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Automne gourmand avec Fabrice Gillotte

Lorsque j’étais enfant, il m’arrivait régulièrement, lorsque j’étais en vacances chez mes grands parents en Corrèze, de partir ramasser des champignons (nous ne ramassions que des cèpes et des girolles, rien d’autre ). Il fallait connaitre les bons coins, les bons arbres, le bon terrain, faire attention aux faux amis (et éventuellement aux serpents…je suis une phobique et je me souviens encore d’histoires de personnes ayant mis la main (ou presque ?) sur une vipère en voulant cueillir un champignon, ce qui me terrorisait) mais quelle joie de revenir avec, dans son panier, de quoi préparer une omelette aux girolles ou des cèpes servis avec des marrons. Le chocolatier Fabrice Gillotte, avec son coffret Champignons en chocolat rempli de champignons en chocolat noir, lait, blanc et blond, a réactivé ces souvenirs.

Très généreux par leur taille, le chapeau de ces champignons contient un onctueux caramel vanille et leur base un croustillant praliné amande-noisettes. J’ai emmené mes enfants dehors pour ma séance photo et en voyant ces chocolats avec cette forme, ils n’avaient qu’une envie c’était de piocher dans le coffret. Quand ils ont goûté, cela a été une avalanche de « c’est trop bon » et de « hum ! ». C’est pour moi une création chocolatée qui plait aux jeunes comme aux grands gourmands. Entre le caramel coulant, le croustillant du praliné et l’enrobage chocolat, c’est régressif et gourmand. Impossible de résister !

Fabrice Gillotte

Fabrice Gillotte nous invite à poursuivre notre balade gourmande dans les bois avec ses feuilles d’automnes dont j’ai d’abord admiré la finesse du dessin. Comme pour ses bouchées, l’enrobage est très fin garantissant un parfait équilibre entre extérieur et intérieur.
En effet les feuilles au chocolat noir renferment un caramel à la vanille onctueux alors que les feuilles au chocolat au lait cachent un praliné noisettes. Entre les deux, mon coeur balance vraiment car pour les feuilles au chocolat noir comme pour les feuilles au chocolat au lait, enrobage et garniture se répondent parfaitement. Si on me forçait sous la torture à choisir entre l’un ou l’autre, je mettrai en premier les feuilles au chocolat au lait car j’aime beaucoup le praliné et celui-ci est excellent. Noir ou au lait, ces feuilles d’automnes sont des merveilles !

Fabrice Gillotte
Fabrice Gillotte

Fabrice Gillotte

A chaque saison ses plaisirs parait-il. Si je ne suis ni fan du changement d’heure (depuis combien de temps doit-on arrêter ?), ni des ciels tout gris et des jours humides, je n’ai rien contre les goûters au chaud avec un bon thé, un bon bouquin…. et une part de cake aux noisettes coeur fondant de Fabrice Gillotte.

Ce gâteau de voyage joue avec différentes textures entre l’enrobage légèrement croquant, le fondant de son coeur ganache et le moelleux du gâteau. Il n’est pas trop sucré, le parfum de la noisette est bien présent et avouez qu’il est drôlement élégant.

Fabrice Gillotte

Bref Fabrice Gillotte m’a donné au moins 3 raisons d’aimer l’automne avec ses trois créations que j’ai dégustées d’abord avec les yeux avant de mettre en joie mes papilles.

Fabrice Gillotte
21 rue du Bourg, Dijon
33 rue Carnot, Beaune

Florent Thevenon : un chocolatier pas dans le moule

Si vous êtes en balade dans le 6ème arrondissement pour aller au Parc de la tête d’Or ou si vous allez acheter du fromage chez le MOF Didier Lassagne, faites quelques pas de plus et allez admirez la vitrine du chocolatier Florent Thevenon. Je n’ai d’ailleurs pas mis de photos pour vous la laisser découvrir et en échangeant avec cet artisan qui fourmille d’idées, j’ai regretté d’avoir loupé son bassin plein de poissons ou la pelouse qu’il avait installé dans toute la boutique !

Pas de doute, on est bien à Lyon, en attestent ces rideaux rouges ouverts sur une scène accueillant Guignol (ça m’a rappelé ces spectacles où on emmenait les enfants, petits et où on apprenait au passage quelques mots d’argot lyonnais, le discours parfois d’ailleurs plus adapté aux adultes qu’aux enfants).

La spécificité de Florent Thevenon est que c’est une petite entreprise comme chantait l’autre : une seule boutique, une petite équipe, un labo pas immense où j’ai pu jeter un oeil (et humer l’odeur du praliné en préparation). Tout un bestiaire attendait sur une grille et il n’y a pas besoin d’avoir fait Saint Cyr (sombre référence vu son actualité) pour voir tout de suite que les moulages du chocolatier sont différents de ce qu’on voit ailleurs.

Florent Thevenon créé en effet ses propres moules en silicone à partir de modèles (souvent des jouet ou des figurines ) qu’il glane ici ou là. Il « ‘s’amuse » ensuite à travailler le rendu, la « matière » : Dans des collections précédentes, à brosser pour donner un effet bois ; cette année pour donner l’effet de poils d’animaux ou de peau de crocoAutre spécificité de Florent Thevenon : il expose régulièrement sur les murs de sa boutique des toiles d’artiste …peut être une autre façon de ne jamais tomber dans la routine (d’une année sur l’autre, la plupart des sujets en chocolat changent) ou de rencontrer d’autres personnes, d’autres univers et qui sait trouver une nouvelle source d’inspiration (là je brode)).

Comme visiblement ce chocolatier aime les choses singulières, ses truffes sont carrées et pour les avoir goûtées au Salon du Chocolat quelques éditions en arrière, je vous les conseille (c’est d’ailleurs un produit phare de la boutique).

Chocolaterie Florent Thévenon,
53, rue Tête-d’Or.
69006 Lyon

Et vous, Florent Thevenon vous connaissez ?

Mes 4 coups de coeur de la semaine

Il est loin le temps des colliers de nouille (et pour dire vrai, je n’en ai jamais eu et n’en suis pas traumatisée). Hier ils m’ont offert dessins, bons « pour petit déjeuner au lit », petits cadeaux et des wagons de mots doux. Ils avaient même imaginé une pièce de théâtre (qui parlait de gâteau au chocolat, mais où vont-ils chercher tout cela ?) et un tour de magie spécial fête des mamans (j’ai tiré une carte avec le nom de Julien Doré dessus…bon il n’est pas sorti d’un chapeau )).

Le fraisier trop choux de Guillaume Flochon

Dimanche matin j’avais la valise du fiston à boucler pour sa semaine de classe verte (comme je vais l’attendre le petit mot sur la porte de l’école pour dire aux parents que les enfants sont bien arrivés à destination) et je n’avais pas le temps de pâtisser (et puis autant j’adore préparer un dessert pour des personnes à qui j’ai envie de faire plaisir, autant je suis peu emballée à l’idée de préparer mon propre dessert ).

J’avais vu passer la création éphémère de Guillaume Flochon : le fraisier trop choux et j’aimais bien l’idée de ne avoir à choisir entre le fruité d’un fraisier et la gourmandise d’un chou. Ce fraisier trop choux était composé d’une crème mousseline légère, d’un biscuit amande, de fraises gariguettes, et de choux garnis d’un confit de fruits rouges et d’une crème mascarpone à la vanille de Madagascar …un régal ! (le cœur s’est fêlé pendant le trajet).

Week-end à Lille

Si je n’ai pas eu le temps de pâtisser, c’est aussi car nous sommes rentrés très tard samedi soir d’un grand week-end à Lille. A 3h de train de Lyon, Lille est une ville très colorée, avec des jardins et des parcs, un centre historique où il est très agréable de se balader et un grand dynamisme culturel. Nous avons eu la chance, en plus, d’avoir un ciel bleu et un temps estival du début à la fin bref gros coup de cœur pour Lille dont je vous reparlerai bientôt sur le blog quand j’aurais trié mes trop nombreuses photos.

Dans les ruelles si charmantes du Vieux Lille cet après-midi

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Fin du week end Lillois riche en découvertes (ici la place Gilleson )

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Verre avec vue au bar Les Muses

C’était l’été avant l’heure aussi lorsque j’ai pris un verre à la terrasse des Muses, le bar de l’Opéra de Lyon, lors d’une soirée Only Lyon. Vue sur la colline de la Croix Rousse d’un côté, vue sur la colline de Fourvière en face, lumières changeantes sur la ville quand le soleil commence à faiblir, l’endroit vaut le coup de braver votre vertige si vous en souffrez (et puis vous n’êtes pas obligé de vous approcher tout près des Muses).
Ce bar devait n’être ouvert que jusqu’à fin mai et bonne nouvelle, vous pourrez aller y trinquer et admirer le point de vue magique sur Lyon pendant tout l’été.

 

Le coffret de chocolats  Bretagne Henri Le Roux

Enfin le coffret de chocolats Bretagne* d’Henri Le Roux a comme un avant-goût d’été (quoi, tu pars encore en Bretagne ? oui mais jamais au même endroit ) avec ses 6 bonbons de chocolat, invitation en terres bretonnes.

Caramel au beurre salé enrobé de chocolat noir (classique mais qui produit toujours son effet ), sarrasine (avec une ganache infusion au blé noir, mon préféré !), Yannick (gianduja et crêpes dentelles), p’tit déj lait (praliné feuilleté au café et crêpes dentelles), Soizig (praliné et crumblé blé noir, à la fleur de sel de Guérande, mon second préféré…oui j’ai ma période sarrasin ) et Ganaka (ganache au caramel), voici pour la composition de ce coffret Bretagne qui a bien trop vite été fini.

J’ai déjà eu aussi l’occasion de croquer dans les tablettes du chocolatier Henri Le Roux et si vous passez devant une de ses boutiques parisiennes (une à Saint-Germain des prés, une rue des Martyrs et une rue Saint Dominique), je vous conseille vraiment d’y entrer (il fabrique aussi de très bons caramels).

Sur ce, je vous souhaite un bon lundi : ) (une semaine de 5 jours cela va être limite étrange, non ?)

*coffret offert

Mes 5 coups de cœur de la semaine #2

Le week-end a été bien rempli et est passé à vitesse grand V alors je poste un peu en retard mes coups de cœur de la semaine. Samedi, j’ai eu la chance de découvrir deux belles adresses lyonnaises (Fourvière Hôtel et le restaurant La Forêt Noire) qui sont finalistes du concours Lyon Shop Design,. La piscine que vous voyez en Une, était chauffée et je me suis baignée dans ce cadre magique …je vous en reparle plus en détails très vite.

Les fleurs du Parc de la tête d’Or

Dimanche comme le temps était estival, il était impensable pour moi de rester toute la journée enfermée. Mes enfants voulaient absolument aller au Parc de la Tête d’Or….comme environ la moitié des lyonnais : ). Même si je le préfère en mode moins surpeuplé, je le trouve toujours aussi beau et je suis admirative du travail effectué dans cet espace vert, les parterres de fleurs sont magnifiques en ce moment !

Les nouvelles coupes glacées de la Fabrique Givrée

Cette semaine à l’heure du déjeuner, j’ai eu envie d’aller goûter à deux, une des nouvelles coupes glacées de la carte printemps/été de la Fabrique Givrée . Il a choisi Pom d’Api composé d’un sorbet pomme-safran, d’un sorbet citron-miel, d’un jus de pomme gélifié (en fait la texture ressemble à un coulis et c’est délicieux), de pommes fraîches, de streusel muesli (trop bon, je veux la recette !) et de pousses fraiches ramassées au moment même où la coupe est dressée.
L’ensemble est très frais et  les sorbets très parfumés (pour les pommes, elles viennent d’un producteur du coin, la Fabrique Givrée mettant un point d’honneur à travailler avec des produits régionaux à chaque fois que cela est possible).

Quand à moi, j’ai opté pour Gang Mangue, une coupe composée d’un sorbet mangue, un sorbet coco, des meringues bergamote, d’un espuma citron, de noix de coco râpée et de zestes de citron vert (le tout sans gluten).
Le sorbet mangue dépote vraiment, rien à voir avec les versions qu’on trouve en hypermarché et l’espuma apporte une touche de gourmandise tout en étant très aérien. Une fois que vous avez goûté les glaces et les sorbets (la pistache et la datte étant mes favorites ) de la Fabrique Givrée, vous avez bien du mal à apprécier les glaces industrielles.

Dans la nouvelle carte, est proposé J’en suis baba (un gros baba au rhum à agrémenter avec la glace de votre choix et accompagnée de chantilly et de graines) avec lequel j’ai pas mal hésité. Peggy la Bretonne (caramel mou, riz au lait, espuma citron, crème glacée caramel et sarrasin soufflé) est bien tentante. Hot Charlotte fera son entrée en mai quand les fraises seront de pleine saison (et elle marie fraises et pistache, une association rarement décevante).

Quoiqu’il arrive, j’y retournerai pour goûter les parfums de glaces et sorbets éphémères ainsi que les « kifs », mélange entre glaces et pâtisserie (et ce n’est pas un hasard Jérémie Runel vient du monde de la pâtisserie) déclinés en 6 versions individuelles ou à partager.

Le bestiaire chocolaté de la maison Buisson

Le second instant sucré de la semaine était vendredi matin quand j’ai rejoint à pied la chocolaterie Buisson qui se situe dans le 6ème arrondissement, quasiment en face de la Gare des Brotteaux. Estelle du blog Quileutcuit me vante depuis longtemps les orangettess de la maison (les meilleures de Lyon selon elle) et après avoir vu passé sur Instagram, leurs sujets de Pâques, j’avais vraiment envie d’aller les découvrir en vrai.

C’est un véritable bestiaire qui est installé dans la boutique : poissons, chouettes, poules, canards, grenouilles, lapins, écureuils, ours…de petits et de grandes tailles, il y en a partout et c’est d’autant plus impressionnant qu’il n’y a que deux personnes derrière toutes ses créations.

L’accueil est très agréable (et ça compte tellement !), c’est peut être lié au fait que Maud, la personne qui tient aujourd’hui la boutique est la fille de celui qui l’a créée. L’histoire ne s’arrête pas là car le mari de Maud est devenu lui aussi chocolatier pour reprendre le flambeau.

Non seulement quasiment un zoo garnit les rayons mais il y a un choix dingue d’oeufs en chocolat et de fritures.

 

 

 

J’aime bien aussi l’idée des vrais oeufs (c’est une vraie coquille)  garnis de praliné.

 

 

J’avoue un faible pour les animaux rigolos qui marient parties en chocolat et parties en pâte d’amande avec tous les petits détails que l’ont peut voir sur le socle.

 

 

totalement fan de la tête de cette poule !

 

Sur ce, je vous souhaite un bon début de semaine !

 

Pierre Chauvet, le chocolatier qui préfère les grands aux petits carrés

Je crois que la première fois que j’ai aperçu le nom de Pierre Chauvet c’est en tombant sur ses carrés chocolithiques à l’époque où l’on parlait beaucoup de la grotte Chauvet-Pont d’Arc (deux fois plus anciennes que celles de Lascaux) et de sa reconstitution/réplique, la caverne Pont d’Arc. Pierre Chauvet travaille le chocolat à Aubenas en Ardèche (ceci explique cela) : a t-il joué avec l’actualité ? ou avec son nom ? En tous cas, mammouths et bisons se dessinent alors sur ses carrés chocolithiques et l’idée avait attiré mon attention.

chauvet

Mais avant ses carrés, Pierre Chauvet est cité dans le numéro 2 du magazine Bottin Gourmand parmi les 100 meilleurs pâtissiers chocolatiers pour sa spécialité, le mille feuilles. Ce carré de 9 cm sur 9 cm et de 5 mm seulement d’épaisseur se décline selon différentes saveurs et associations, se pare de divers motifs et est présenté dans une jolie boîte en assortiment de plusieurs « feuilles ».

Carré lait et noir céréales grillées riche en cacao, carré noir thé à la bergamote, carré praliné gianduja, carré lait écorces d’orange, carré lait feuilletine..chaque motif correspond à un mariage différent. J’ai particulièrement craqué pour les créations autour du chocolat au lait mais chaque feuille est une belle surprise. J’aime bien l’idée aussi du grand carré, à partager à deux ou plus (et puis on peut en reprendre c’est plus fin qu’une tablette )).

chauvet 3en photo au dessus carré noir Ceïba 64% Bio Équitable, éclats nougatine coriandre, citron confit

chocolat chauvet 2Carré lait caramel, noix de cajou à la fleur de sel (difficile de s’arrêter)

Pierre Chauvet propose d’autres produits gourmands en dehors du chocolat comme cette pâte à tartiner ultra noisetée (non le mot n’existe pas mais tant pis, je voulais essayer de vous traduire la puissance de la noisette quand le bout de votre langue se pose sur la petite cuillère). Je vous assure qu’après avoir plongé dans ce pot, les pâtes à tartiner industrielles (dont la plus connue) vous paraissent bien insipides.

chauvet 2

Je n’ai jamais couru après les pâtes de fruits mais la poire-gingembre ou la pomme-cannelle m’ont fait réviser mon jugement car elles ont l’avantage par leur association de saveurs d’être moins sucrées que les pâtes de fruit habituelles.

chocolat chauvet 3

C’est peut-être péché que d’avoir utilisé, dans une recette (le cake au chocolat et aux caramels mous) les caramels Folies de l’Ardèche à la crème de marron..heureusement il en restait encore pas mal à laisser fondre tout doucement dans la bouche.

chocolat chauvet 5

chocolat chauvet 7

Je me suis demandée pourquoi Pierre Chauvet avait choisi un motif tâcheté façon guépard pour sa boîte de chocolats. A ma connaissance, les félins ne sont pas encore arrivés en Ardèche : ). J’ai alors appris que le chocolatier avait passé une partie de son enfance en Afrique et qu’il avait ensuite eu l’occasion d’y retourner plusieurs fois.

En tous cas, cette découverte gourmande m’a donné envie d’aller un jour visiter l’une de ses boutiques à Vallon-Pont d’Arc (pas loin de la grotte), Valence ou Aubenas pour goûter ses autres douceurs dont ses glaces servies à la spatule, parait-il (je mets une option sur le citron vert gingembre et sur la glace au chocolat et aux épices).

Pierre Chauvet
42 boulevard Gambetta
07 200 Aubenas

3 place des Clercs
26 000 Valence

16 rue Roger-Salengro
07 1560 Vallon Pont D’Arc

*produits offerts

Les tablettes de chocolat Erithaj

J’ai mis un petit moment à comprendre qu’Erithaj n’était pas compliqué à prononcer et qu’il s’agissait peut-être même d’un jeu de mot tout ça parce que mon cerveau avait vu un h au milieu et un j à la fin (si je vous dis que j’écorche assez systématiquement les noms de famille ça ne vous étonnera donc pas ).

Quand le brouillard neuronal s’est dissipé, je me suis rappelée que l’an dernier, pour le Salon du Chocolat, j’avais passé un moment sur le stand d‘Erithaj où j’avais eu un petit cours de dégustation très intéressant. En effet, si on ne dévore pas le chocolat tout en pensant à autre chose mais qu’on prend son temps, qu’on le croque puis qu’on le laisse fondre, on est parfois étonné des différences de saveurs d’un cru par rapport à un autre (comme pour le vin).

Ainsi les tablettes Ben Tre (chocolat noir Vietnam 70%) et Chu Lam (même pourcentage et même origine pourtant), qui sont les « best seller » de la maison, ne se ressemblent pas du tout à la dégustation.

J’ai été vraiment surprise par la note acidulée de la tablette Ben Tre qui la rend, pour moi, très atypique. On jurerait presque que les agrumes font partie des ingrédients.

La tablette Chu Lam édition limitée est confectionnée à partir de fèves de cacao issues d’une fermentation spéciale. La saveur est plus douce et plus fine. Des deux tablettes c’est ma préférée.

chocolat erithaj 3

chocolat eritah

chocolat erithaj 5

Comme indiqué un peu plus haut, les fèves qui servent à fabriquer les chocolats Erithaj viennent du Vietnam. Les cabosses sont sélectionnées sur place auprès des familles de planteurs. Les fèves de cacao sont ensuite séchées au sud du Vietnam dans le delta du Mekong. C’est en France à Strasbourg que le processus de transformation du chocolat (torréfaction, broyage, affinage) a lieu dans la famille Stengel.

Si aujourd’hui de nombreux chocolatiers ont des plantations au Vietnam, André Stengel et sa structure Vietcacao, a fait figure de pionnier dans le cacao vietnamien il y a un peu plus d’une dizaine d’années. C’est son fils, Arnaud Stengel, qui, après s’être formé en chocolaterie auprès de Christophe Meyer (Pâtisserie Christian), a appris à travailler le chocolat et a créé Erithaj.

La maison a une boutique en ligne et j’avoue que la photo de leurs truffes me met l’eau à la bouche !

(Merci à Erithaj pour l’envoi de ces tablettes)

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