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Les pralinés merveilleux de Fabrice Gillotte

Je soupçonne les personnes qui déclarent ne pas aimer le praliné d’être restées scotchées à leur souvenir de boule praliné industrielle. De la même façon, j’ai longtemps cru ne pas aimer le pain d’épices ou les quenelles avant de goûter du bon pain d’épices ou de savourer une quenelle à mille lieux de celles de la cantine. En tous cas les pralinés de Fabrice Gillotte font partie de mes chocolats préférés. Il a eu la bonne idée de proposer un coffret dans lequel il les décline en 8 saveurs différentes toute aussi excellentes les unes que les autres.

Les pralinés de Fabrice Gillotte
Les pralinés de Fabrice Gillotte

Si, sous la contrainte, on m’obligeait à n’en choisir que quelques uns (l’esprit humain aime les tops, mais personnellement je trouve toujours cela trop restrictif), je désignerais :

le praliné ROCHER : un praliné amandes-noisettes, chocolat au lait (peut être le plus gourmand de tous )

Le praliné PISTACHIO parce que dès mes yeux voient le mot pistache, je m’affole et parce que le praliné amandes pistache, chocolat noir est très bon

Le praliné MUSCOVADO qui confirme que les sucres bruts et le chocolat forment une belle alliance (praliné aux noisettes du Piémont et sucre muscovado de l’île Maurice, chocolat noir).

Le praliné ARABICA qui comme son nom le laisse supposer marie un praliné amandes-noisettes et du café en grains de Sidamo avec un chocolat au lait (et ça va très bien ensemble !)

Le praliné CROUSTILLE parce qu’il renferme un praliné aux noisettes et des crêpes dentelles et que niveau texture et goût cela a un côté régressif

pralinés de fabrice gillotte

Les autres pralinés sont très bons aussi mais les 5 cités sont mes préférés.

Vous pouvez faire ploum ploum sans crainte: chaque chocolat est une très délicat, la couverture est fine et craquante, le praliné tapisse le palais comme si vous marchiez pieds nus dans une moquette épaisse et le miracle avec les pralinés de Fabrice Gillotte, c’est qu’un seul chocolat vous apporte la dose de plaisir que vous attendez. (cachez les quand même )).

Mazel Tov : apprendre à vivre ensemble

Je pensais en ouvrant Mazel Tov -le récit de la journaliste Margot Vanderstaeten de ses années pendant lesquelles elle a donné des cours de soutien scolaire aux enfants Schneider, une famille juive orthodoxe à Anvers -que j’allais rire du décalage entre leurs univers. Elle, athée, en couple avec un iranien. Eux au quotidien rythmé par leurs règles et leurs coutumes. Tout les sépare, y compris leur condition sociale : elle passe son temps à bosser pour joindre les deux bouts, ils sont plutôt aisés.

Mauvaise nouvelle, si j’ai souri parfois face à Margot, cette jeune fille qui mets les pieds dans le plat à de nombreuses reprises, je n’ai pas ri. Bonne nouvelle, cela ne m’a pas empêché d’apprécier beaucoup ce récit, riche en questionnements et en informations.

A travers les rapports qu’elle a avec les enfants (elle est là pour les aider aux devoirs mais son rôle avec le temps est bien plus important), elle les interroge sur le rôle de la religion dans leur vie et apprend peu à peu leurs règles. Elle a un regard extérieur assez critique, pas totalement dénué de jugement. Jacob, un des fils, a tendance à se sentir un peu supérieur, à part. Ce sont deux mondes qui, sans les circonstances de la vie, ne seraient jamais entrés en contact et qui vont apprendre à s’apprivoiser.

Margot commence à s’attacher à eux en développant une relation de confiance et de plus en plus importante avec Elzira, jeune ado dyspraxique à qui elle apprend à faire du vélo. Elzira déteste ses mains et lui dit rêver de devenir un oiseau. Au fil des années, Margot deviendra pour elle une confidente, elle sera même invitée à son mariage.

L’ombre de la Shoah plane sur cette famille (65% des juifs d’Anvers ont été déportés) et comme le souligne Mr Schneider, leur attachement très fidèle à toutes les règles est une réponse à cette tragédie. S’ancrer dans la tradition comme un refuge.

Ce que j’ai aimé dans Mazel Tov est cette volonté de comprendre l’autre, cette ouverture, ce pas vers autrui même quand on a des visions très opposées de la société et de la vie, même quand on n’est pas d’accord sur tout. J’ai trouvé cela émouvant, peut être en réaction à ce que je vois sur twitter et sur les réseaux sociaux en règle générale, à savoir l’absence de dialogue, chacun étant certain d’avoir raison et tous les autres étant des cons à condamner (sur des sujets aussi divers que l’écologie, être végétarien, le féminisme, etc..).

Pourquoi les Schneider qui vivent dans un quartier juif, dont les enfants fréquentent des écoles juives, qui ne sortent qu’au sein de leur communauté ont embauché puis gardé pendant plus de 6 ans une jeune femme goy et athée ? Ne sont-ils pas plus tolérants que nous qui les jugeons ? N’est ce pas une façon de montrer à leurs enfants une autre vision du monde et de nourrir aussi leur réflexion par une certaine confrontation ?

Une belle leçon de vivre ensemble que je vous incite vivement à découvrir !

Mazel Tov, Margot Vanderstraeten, Presses de la cité

Fondant express chocolat & marron

C’est officiel je suis rentrée dans ma période « marrons » hivernale et comme j’ai assez peu de recettes de desserts avec cet ingrédient sur le blog, il risque d’y avoir souvent de la crème de marron au programme d’ici la fin de l’hiver. Aujourd’hui je vous propose un gâteau super rapide à faire (rien à éplucher, pas de pousse, pas de blancs à monter bref en 10 minutes maximun c’est plié) et qui associe la douceur du marron avec le chocolat. Il est en plus sans gluten. Voici la recette du fondant express chocolat & marron.

Ingrédients pour un fondant express chocolat & marron

75 g de chocolat noir
60 g de beurre demi-sel (ou doux si vous préférez)
300 g de crème de marron
40 g de poudre d’amandes
3 oeufs
1 CS de rhum

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Faites fondre au bain marie le chocolat chocolat coupé en morceaux et le beurre en dés. Vous devez obtenir une texture lisse, brillante et homogène.

2-Versez le mélange chocolat/beurre fondu dans un grand saladier puis ajoutez la crème de marron. Mélangez de manière à bien incorporer.

3-Ajoutez 1 à 1 les oeufs en incorporant bien chacun d’eux.

4-Ajoutez la poudre d’amandes tamisée et le rhum (vous pouvez l’enlever si vous craignez qu’une cuillère de rhum fasse de vos enfants de futurs alcooliques )).

5-Versez votre pâte dans un moule à cake tapissé de papier cuisson et enfournez pour 35 à 40 minutes dans un four préchauffé à 170°. Comme vous pouvez le voir sur les photos ci dessous, le fondant format une petite croûte sur le dessus mais l’intérieur doit rester un peu humide (la pointe d’un couteau doit ressortir tout de même sèche sinon c’est un coulant et pas un fondant ).

Laissez refroidir avant de démouler et de déguster le fondant express chocolat & marron .

fondant express chocolat & marron

Bon à savoir :

Le goût de ce fondant express chocolat marron sera meilleur avec une crème de marron de qualité et du bon chocolat noir.
Ce gâteau se conserve très bien du moment que vous le mettez dans une boîte bien hermétique.

fondant express chocolat & marron
fondant express chocolat & marron

Si vous préparez ce fondant express chocolat & marron, n’hésitez pas à me faire un clin d’oeil sur Instagram avec la mention @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

Sur les traces de Jean-Jacques Rousseau : Les Charmettes

Avant que les feuilles d’automne ne tombent complètement, laissez-moi vous inviter à me suivre sur le chemin qui mène à la maison dite Les Charmettes. Cette maison, située sur les hauteurs de Chambéry, porte le nom du vallon éponyme. Jean-Jacques Rousseau y séjourna avec Mme de Warrens de 1736 à 1742.

Depuis le centre de Chambéry, à pied, en suivant la route principale (peu fréquentée à partir du panneau Les Charmettes), il faut compter une bonne demie-heure en sachant que cela grimpe un peu (la maison est située à 411 m d’altitude). Il existe un autre chemin, peut être plus agréable qui passe par un parc mais comme il avait bien plu le matin même et que le sol était boueux et glissant, nous avons préféré suivre la route (#pasdelouboutinaupiedpourtant).

Les Charmettes

En dehors de la destination, le trajet est bien agréable car il longe un petit cours d’eau, des bois et des champs enveloppant le promeneur dans des sons de chants d’oiseaux et de clapotis d’eau. Plus vous montez et plus la vue sur les montagnes environnantes se dégage.

Miraculeusement nous étions quasiment seuls à visiter la maison des Charmettes en ce début d’après midi, nous donnant un peu l’impression d’être les propriétaires de cette demeure.

L’entrée est gratuite pour les adultes comme pour les enfants, pour un euro vous pouvez bénéficier d’un casque audio et d’une visite guidée.

Nous avons découvert les lieux un peu à l’envers, nous attardant d’abord sur les extérieurs, le jardin, la vue, les vignes et les ruches au dessus de la maison.

A l’intérieur de la maison dont on ne voit pas tout j’imagine (je me suis demandée où était la cuisine, crucial non ?), les pièces ne sont pas vides, ce qui permet de mieux imaginer la vie de l’écrivain Jean-Jacques Rousseau et de Mme de Warrens dans ce lieu qui était leur maison de campagne.

A mes enfants qui avaient râlé car le chemin montait, j’ai montré la chaise à porteurs trônant dans l’entrée, leur demandant d’imaginer le même trajet tout en portant à bout de bras du centre de Chambéry à ici, Mme de Warrens.

La maison des Charmettes est décrite dans les livres V et VI des Confessions et dans la 10ème des rêveries du promeneur solitaire. A partir de l’époque révolutionnaire, elle devient un lieu de pélerinage du monde entier et nous avons, ce jour là, mis nos pas non seulement dans ceux de JJ Rousseau mais aussi dans ceux de George Sand et de Lamartine.

Je me suis demandée un peu naïvement quels avaient été les rapports exacts de Jean-Jacques Rousseau et de Mme de Warrens, chacun ayant une chambre et l’un appelant l’autre « maman » alors qu’elle lui donnait du « mon petit ». Si elle a été sa protectrice et a joué un grand rôle dans son éducation, elle a été aussi son amante (#minutequicoucheavecqui).

Saviez-vous que Jean-Jacques Rousseau, en plus d’être écrivain et philosophe, était musicologue ?

Si vous visitez la maison des Charmettes, arrêtez vous devant la tapisserie présente dans les chambres. Elle a été réalisée au pochoir puis certains détails repassés aux crayons. Ci dessous, la chambre de JJ Rousseau (la plus petite) avec au dessus un grenier accessible par une échelle, grenier dans lequel dormait un domestique.

La plus grande partie des pièces de la maison des Charmettes offre une large vue sur le jardin, les pommiers, les montagnes. On comprend pourquoi Jean-Jacques Rousseau a dit à son sujet [ là où ]« commence le court bonheur de [sa] vie ».

Les Charmettes
Les Charmettes
Les Charmettes
Les Charmettes
Les Charmettes
Les Charmettes

Même si le ciel était un peu gris ce jour là, j’ai eu un gros coup de coeur pour Les charmettes, son calme, son emplacement, son côté bucolique et l’histoire que porte le lieu.

Les Charmettes,
890 chemin des Charmettes
73000 Chambéry

Spécial amoureux de chocolat : Tour Choco’Lyon de Praline et Rosette

Le samedi 26 octobre dernier, je me suis levée un peu plus tôt que d’habitude (#pasmatinale) direction Aisnay où j’avais rendez-vous avec Audrey de Praline et Rosette et avec les participants du Tour Choco’Lyon. Audrey est une jeune femme pétillante et dynamique qui a eu l’idée de mettre en avant la richesse gastronomique de Lyon à travers des « food tour » thématiques : un autour du chocolat; un où vous découvrez les halles Paul Bocuse; un autour des spécialités lyonnaises salées et sucrées appelé « very gone trip ».

Je ne vais pas vous raconter dans le détail en quoi consiste le Tour Choco’Lyon car cela éventerait l’effet surprise (et cela fait partie du plaisir !). Si vous voulez vraiment découvrir totalement « vierge » ce tour « Choco’Lyon », zappez ce qui suit et allez directement à la fin de cet article.

Une balade lyonnaise avec des pauses gourmandes

Pendant 3 heures, j’ai suivi avec une dizaine d’autres « chocoladdict » un parcours, d’adresses chocolatées en adresses chocolatées, émaillé d’anecdotes sur le chocolat et sur l’histoire de Lyon. La durée du Tour Choco’Lyon permet de prendre son temps lors des haltes et d’échanger avec les artisans ou commerçants, de ne pas parcourir les distances entre deux points d’arrêt au pas de course et d’avoir un aperçu diversifié des lieux liés au chocolat à Lyon.

Nous avons fait un premier arrêt chez l’artisan chocolatier Louis Simart (j’ai déjà eu l’occasion de vous parler de ses petits pavés totalement addictifs et il avait participé à un rendez vous sweet gones autour du chocolat).

Il nous a montré comment il « dresse » un des produits présents dans sa boutique et à travers ses gestes, en quoi le « fait main » ici a tout son sens avant de nous proposer une dégustation de plusieurs de ses chocolats.

tour Choco'Lyon
tour Choco'Lyon

Nous nous sommes ensuite attablés dans un salon de thé, Tea Landsia, où je n’avais encore jamais eu l’occasion d’aller pour explorer les accords chocolat /thés.

tour Choco'Lyon

Par la suite, nous avons parlé terroirs et crus, avons eu une dégustation à l’aveugle et avons terminé la balade par une dégustation très gourmande.

tour Choco'Lyon
tour Choco'Lyon
tour Choco'Lyon
tour Choco'Lyon

Les + du Tour Choco’Lyon

En dehors du fait que tout ce qui touche de près ou de loin au chocolat est susceptible de m’intéresser, j’ai apprécié dans ce tour Choco’Lyon :
♥ la diversité des adresses (artisan chocolatier, salon de thé, boutique, bar à chocolat) visitées pendant le parcours, ce qui permet d’explorer des facettes différentes du chocolat
♥ la taille du groupe (pas plus de 10 personnes), d’où une ambiance à la fois conviviale et « intime »
♥ les dégustations généreuses …je comprends pourquoi Audrey dans le mail qu’elle envoie aux participants avant le Choco’Lyon conseille de petit déjeuner léger : )
♥ le pep’s d’Audrey de Praline et Rosette
♥ l’accueil des artisans/commerçants

Le prochain Tour Choco’Lyon de Praline et Rosette aura lieu le 30 novembre et les prochaines dates en janvier (parfaites pour un cadeau de Noël gourmand).

Est ce que vous avez déjà suivi un « food tour » dans votre ville ou à l’étranger ?

Amaretti tendres à la crème de marron

Ils pourraient être des biscuits à offrir ou à préparer pour les fêtes de Noël, ils sont -une fois encore- très rapides et simples à préparer, ils demandent très peu d’ingrédients et si vous aimez les amandes ET le marron alors ils sont faits pour vous ! Je les imagine très bien avec un thé, un dimanche, de retour chez soi, le visage encore rougi pour le froid mais proposés en goûter d’enfant, ils ont un grand succès. Bref qu’importe l’usage, pourvu qu’ils soient bons, voici la recette des amaretti tendres à la crème de marron.

Ingrédients pour une plaque d’amaretti tendres à la crème de marrons

210 g de poudre d’amandes
120 g de sucre glace
2 blancs d’oeuf
3 grosses cuillères à soupe de crème de marron

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Mélangez dans un saladier la poudre d’amandes et le sucre glace
2- Ajoutez les blancs d’oeuf et mélangez.
3- Ajoutez la crème de marrons et mélangez à nouveau. Couvrez le saladier avec du film alimentaire et laissez au frigo votre appareil pendant au moins une heure.
4-Préchauffez votre four à 180°C
5-Formez des boules de la taille d’une noix (j’utilise une cuillère). Roulez chaque boule dans le sucre glace, déposez la sur une plaque recouverte de papier cuisson et aplatissez la légèrement sur le dessus.
6-Laissez cuire entre 13 et 15 minutes selon votre four. Les amaretti tendres à la crème de marron doivent être encore mous, ils durcissent légèrement en refroidissant.

Minute vérité : niveau goût, l’amande l’emporte sur la crème de marrons. N’empêche que la copine de ma fille, testeuse du jour, les a adorés !

Si vous préparez ces amaretti tendres à la crème de marron, n’hésitez pas à me faire un clin d’oeil sur Instagram avec la mention @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

Source de la recette : Mes inspirations culinaires

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