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Le goût de l’enfance à la fois doux et amer de Philippe Conticini

Il y a une rencontre que je n’oublierai jamais dans ma vie, c’est celle avec Philippe Conticini en 2013 lors de la coupe du monde de pâtisserie au Sirha. Il avait échangé un long moment avec Louise de Raids pâtisseries, Rose de Rose and Cook et moi même avec une passion, une disponibilité et un sens de la transmission remarquables. Alors quand dans son livre, Cochon de lait, je suis tombée sur cette phrase :

Donner aux gens ce que j’aurais tellement rêvé que l’on me donne étant jeune.

J’ai repensé à ce moment incroyable.

Avant cet échange, j’avais goûté un de ses gâteaux, son fameux Paris Brest, ce grand classique que je n’aimais pas car trop marqué par le goût de la crème au beurre…jusqu’à ce que je déguste un jour le sien (avec 70% de beurre en moins ) et que je tombe à la renverse.

Philippe Conticini c’est aussi ce chef pâtissier qui s’est toujours distingué (pour moi) par -le mot est galvaudé à force d’être utilisé à toutes les sauces – sa bienveillance face aux candidats de l’émission Le meilleur pâtissier. De tous les chefs invités, dans différentes saisons, c’est lui qui m’a le plus frappé par le temps passé à prodiguer des conseils, par sa pédagogie, par sa gentillesse.

Alors lorsque j’ai eu , sous les yeux, son dernier livre qui n’est pas un livre de recettes, j’ai lu sans pouvoir m’arrêter ses souvenirs d’enfance et de jeunesse, son parcours, ses expérimentations, ses doutes, ses blessures, ses hauts et ses bas.

Cochon de lait s’ouvre sur ce qui a provoqué un jour une véritable extase gustative :

« Le terme risque d’en déconcerter plus d’un mais je jure que j’ai un véritable orgasme.« 

Par la suite, Philippe Conticini fera tout pour éprouver et provoquer  » ces mêmes frissons exquis » à travers la pâtisserie.

Cela va paraître brumeux-mystique mais au delà de son génie, il y a toujours eu quelque chose qui m’a touché chez Philippe Conticini. Est ce sa sensibilité exacerbée ? ou tout ce qui est tu mais qui transparaît quand même : sa solitude enfant qu’il comble par la nourriture, ce manque de confiance qui l’a accompagné longtemps même lorsqu’il était reconnu par les plus grands, ce besoin de faire plaisir aux autres qu’il raconte dans Cochon de lait ? Ce qui est sûr est, que ce portrait en creux, rend l’homme encore plus attachant.

Frappant de constater que l’on peut être au sommet professionnellement mais au plus bas personnellement. Touchant de voir que l’on recherche toujours l’approbation, la reconnaissance, l’amour de ceux même qui ont passé leur vie à vous rabaisser…même lorsqu’on est un génie de la pâtisserie.

Pâtissier est un métier difficile, dur et Philippe Conticini le montre aussi. Sa force, sa capacité de travail énorme lui ont sûrement sauvé la vie en 2010.

chou Paris-Brest, crédit photo : Philippe Conticini

Et puis Cochon de lait est un livre « sensuel ». Lorsque Philippe Conticini parle des plats de son frère ou de sa mère, j’étais comme assise avec lui en train de les goûter. Lorsqu’il parle de desserts, de ses jus courts de fruits, de ses croquettes au chocolat, de sa tarte tatin, j’ai salivé.

Au passage, le chef pâtissier nous donne une leçon de dégustation que je vais essayer d’appliquer à l’avenir. Plutôt que d’être frappé par une saveur particulière dans un dessert, il écrit :

« Pour multiplier par dix les sensations, je n’ai qu’une devise : toujours mélanger dans la bouche, pas dans l’assiette. »

« Ce qui m’agite c’est surtout le goût global. »

En connaissant plus l’homme et son histoire à travers Cochon de lait, on comprend mieux pourquoi aujourd’hui sa boutique s’appelle Gâteaux d’Émotions.

10 choses à découvrir à Dijon

En juillet dernier, je suis retournée à Dijon. En 1h45, j’ai retrouvé cette ville dont j’apprécie la qualité de vie (le centre ville historique est entièrement piétonnier), la richesse de la gastronomie, la beauté des hôtels particuliers. Le temps d’une journée, j’ai découvert de nouveaux lieux, re-découvert des incontournables. C’est une destination facilement accessible depuis Lyon, pour un week-end avec au moins 10 choses à découvrir à Dijon

1-Entrer dans le marché couvert des Halles

Première halte incontournable d’une journée à Dijon : le marché couvert des Halles pour embrasser en quelques foulées les spécialités et les bons produits de la région (et éventuellement en glisser quelques uns dans son sac) avant d’aller boire un café sur une des terrasses qui jouxtent les halles.

Infos pratiques : le marché se tient dans les halles les mardis, vendredis et samedis de 6h30 à 13h.

2-Découvrir le nouveau musée des Beaux Arts

Etant donné la richesse des collections du musée des Beaux Arts, vous pouvez sans problème y passer toute une matinée. Pour ma part, j’ai juste admiré la cour intérieure qui donne un bel aperçu de l’architecture de ce musée installé dans le palais des Ducs et des Etats de Bourgogne et j’ai été voir l’exposition du peintre contemporain Yan Pei-Ming , l’homme qui pleure.
Ce qui m’a le plus marqué c’est le contraste dans la salle des tombeaux entre les tombeaux (qui sont des pièces à ne pas rater ) et les portraits de l’artiste.

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Bon à savoir : les collections du musée des Beaux Arts de Dijon sont parmi les plus riches des musées français (130 000 oeuvres conservées ) et son accès est gratuit !

3-S’offrir le 7ème ciel

Quoi de plus magique que de dominer toute la ville, de pouvoir admirer les toits de tuiles vernissées, de repérer les monuments, d’être à la hauteur de gargottes (et pourquoi pas de crier « I’m the queen of the world ! » ) ? Pour cela direction la Tour de Philippe Le Bon qui s’élève à 46 m et offre un panorama exceptionnel sur Dijon. Pensez bien à réserver votre place auprès de l’Office du Tourisme qui grimpera avec vous les 316 marches en vous racontant l’histoire de cette tour élevée entre 1450 et 1460.

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Bon à savoir : Il est possible de prendre l’Apéro là-haut avec vue à 360° les vendredis et samedis soir du 17 mai au 2 novembre, la classe non ?

4-Déjeuner à la causerie des mondes

Si comme moi, vous aimez les lieux qui mêlent livres et nourriture, vous avez déjà une grosse chance de tomber sous le charme de la Causerie des mondes. En plus c’est à deux pas du musée des Beaux Arts et de la tour Philippe Le Bon, la terrasse donne sur une rue piétonnière sans aucune voiture et dans l’assiette c’est frais, c’est coloré, c’est équilibré, c’est savoureux (avec un prix très raisonnable).

Bien-sûr Dijon regorge de bonnes adresses gastronomiques. Il y a plusieurs années, j’ai été dînée chez Stéphane Derbord et j’en garde un merveilleux souvenir.

5-Se mettre au vert au parc de l’Arquebuse

C’est devenu une habitude lorsque je visite une grande ville, je cherche systématiquement les endroits les plus verts. Alors parmi les 10 choses à découvrir à Dijon, pour une balade digestive après le déjeuner ou pour une dernière halte au calme avant de repartir, le parc de l’Arquebuse vous tend les bras avec plus de 500 espaces végétales de Bourgogne et du monde entier.
Entre vignes, fleurs, ruisseau, l’endroit est vraiment charmant !

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Bon à savoir : Si vous venez en train à Dijon , sachez que le parc de l’Arquebuse est juste derrière la gare. C’est quand même plus sympa de finir la journée sur un banc au milieu de la verdure que dans une salle de gare non ?

6-Se sucrer le bec chez Jonathan Pautet

Ce ne serait pas l’heure du goûter par hasard ? Toujours à l’affût des nouvelles adresses sucrées, j’avais repéré, avant de venir à Dijon, la nouvelle pâtisserie de Jonathan Pautet.

Ce chef pâtissier s’est installé rue de la verrerie (avec ses belles maisons à colombages). Il a fait ses armes de Veyrat à Ladurée et propose dans sa boutique lumineuse et spacieuse des chocolats et des pâtisseries. L’accueil assuré par Sara Happ est souriant, charmant, pas du tout snob.

Pour des questions purement pratiques (un seul estomac, un train le soir même et le risque que tout arrive en bouillie), je n’ai pas pu goûter les pâtisseries si alléchantes et élégantes présentées en vitrine. Je suis donc obligée de revenir à Dijon ! Par contre, j’ai emmené à Lyon ses escargots au praliné déclinés en 7 variantes et ils sont délicieux. Gros coup de coeur pour celui au praliné noisettes caramélisées et celui à la ganache citron !

7-Pousser la porte de librairies indépendantes

Après cette explosion de papilles, que diriez vous de nourrir votre esprit ? Si je devais ouvrir une librairie salon de thé, je l’aimerais aussi cosy, charmante, accueillante que La fleur qui pousse à l’intérieur. Attention risque de tomber dans une faille spatio temporelle élévé !

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Vous pouvez aussi boire un verre en bouquinant à la librairie Grangier près de la poste (profitez-en pour jeter un oeil à la façade ).

8-Suivre le parcours de la chouette

Si vous venez à Dijon en famille, c’est doublement chouette : d’abord parce que le centre ville est un véritable paradis pour les piétons, ensuite parce que vous pourrez visiter la ville en suivant les petites chouettes présentes dans les pavés ou sur les trottoirs (exit le nez sur les plans).

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9- Flâner d’hôtels particuliers en jolies boutiques

Le centre historique de Dijon compte de nombreux hôtels particuliers construits entre le XVème et le XVIIIème siècle. Certains sont indiqués par des panneaux extérieurs et accessibles facilement. L’Office du Tourisme propose également des parcours guidés.

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Ne manquez pas, près de la fameuse chouette à toucher de la main gauche pour excauser les vœux, deux jolies boutiques où vous pourrez, en plus, ramener des souvenirs de votre séjour.

La moutarderie Edmond Fallot a un choix totalement dingue de moutardes de Dijon (label IGP) avec des moutardes classiques, des moutardes aromatisées, un distributeur de mini-pots de moutarde et la possibilité de déguster des produits sur place.

J’ai acheté de la moutarde au pinot noir qui s’accorde très bien avec des viandes et de la moutarde au pain d’épices que je n’ai pas encore ouverte.

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En parlant de pains d’épices, à quelques pas de là, la boutique Mulot et Petitjean est une véritable caverne d’Ali Baba, le genre d’endroit où vous savez quand vous rentrez mais pas quand vous sortez : )

10-Plongez dans l’histoire de la maison Mulot et Petit Jean

Pour en savoir plus sur cette maison Mulot & Petitjean fondée en 1796 qui a été labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » en mars 2012 pour son histoire et son patrimoine séculaires, ses capacités d’innovation et son savoir faire rare, je suis allée visiter la fabrique de pain d’épices.

A travers un parcours visuel, la visite revient sur l’histoire du pain d’épices et de la Maison Mulot et les différentes étapes de la fabrication du pain d’épices.

Savez vous quelle est l’une des différences entre pain d’épices d’Alsace et pain d’épices de Dijon ? le premier est à base de farine de seigle alors que le second est avec de la farine de froment.

Connaissez-vous les Jacqueline ? Cette confiserie a été inventée par A. Michelin en 1926. Mulot et Petitjean en fabrique à nouveau depuis 2002 à la main, (une par une) en découpant la forme à l’emporte pièce et en trempant chaque pièce dans la meringue. Si la fabrication est lente, le temps de dégustation peut être très court car avec son coeur praliné, cette confiserie est très addictive !

Nonnettes, glacés minces, pains d’épices variés, la visite se termine dans une belle boutique en bois où il y a de quoi satisfaire tous les gourmets et gourmands.

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//NONNETTE// Scoop : les nonnettes existent aussi au chocolat 🍫🍫. Je les ai découvertes chez @mulotpetitjean lors d’une journée à Dijon avec @mybourgogne . Le pain d’épices et le chocolat ça marche 👌👌. J’ai d’ailleurs emporté une recette de tarte pain d’épices (absolument rien à voir avec Prosper youp la boum, personnellement je pensais ne pas aimer le pain d’épices jusqu’au jour où j’ai découvert toutes les variations autour de ce produit chez @mulotpetitjean) chocolat 🍫 que j’ai bien envie d’essayer. ▪️ #nonnette #chocolat #chocolate #yummy #sweet #dijon #mybourgogne #foodphotography #tourismesucre #bonneadresse #lyonnaise #blog

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10 choses à découvrir à Dijon : les adresses à retenir

J’espère que ces suggestions de 10 choses à découvrir à Dijon vous ont donné envie d’aller passer un week-end dans cette jolie ville. C’est un tout petit aperçu, purement subjectif mais il y a mille autres choses à voir, à faire, à goûter à Dijon et en Bourgogne qui est une région magnifique !

Un petit récapitulatif des bonnes adresses

La Fabrique de pains d’épices
6 boulevard de l’Ouest -Dijon
du mardi au samedi de 10 à 12h30 et de 14h à 18h30 (dernière visite à 17h30)
à 750 m de la gare à pied ou en bus ligne 10-12 arrêt Perrières

Librairie la fleur qui pousse à l’intérieur
5 Place des Cordeliers – Dijon
(fermée dimanche, lundi)

Librairie Grangier
14 Rue du Château -Dijon
(fermée dimanche)

La causerie des mondes
16 Rue Vauban -Dijon
(ouvert de 8h30 à 19h30 sauf dimanche et lundi)

Pâtisserie-chocolaterie Jonathan Pautet
2 Rue de la Chouette – Dijon
(fermé le dimanche)

A lire aussi :
Une journée au château de Couches
La pâtisserie Pierre Hubert à Dijon
Pause chocolatée chez Fabrice Gilotte

Merci à Bourgogne Franche Comté Tourisme, Designed By Bourgogne et l’Office du Tourisme de Dijon pour leur accueil !

Lyon Street food festival version sucrée

Hier soir j’ai eu la chance de découvrir Lyon Street Food Festival juste avant l’ouverture officielle et j’avoue je suis tombée dans un espace temps au niveau du Sugar Hangar. Si je vous dis que c’est un espace dédié exclusivement à la street food sucrée, ça ne vous étonnera pas. Alors certaines choses étaient en cours d’installation, d’autres n’étaient pas encore là mais voici un premier aperçu de ce que vous pourrez déguster cette année coté sucré !

Le Mitchut ® par Le bistrot du Sucré

Le Bistrot du Potager est sans conteste un des mes restaurants préférés à Lyon alors quelle bonne nouvelle d’apprendre qu’il ouvre une nouvelle adresse spéciale becs sucrés ! Le Bistrot du Sucré sera situé au cœur du Food Traboule, le food court 100 % lyonnais qui ouvrira ses portes en fin d’année dans le Vieux Lyon.

Au menu, il proposera des desserts de cuisiniers à consommer sur place ou à emporter comme le riz au lait, tiramisu et mousse au chocolat servis à la cuillère, crème caramel, flan, tarte à partager.

La spécialité du Bistrot du sucré sera le Mitchut ® du Bistrot ! Il s’agit d’un dessert à composer selon ses envies à partir d’une brioche landaise réalisée par l’artisan Patrice Lubet à Hossegor et pressée façon gaufre. Ensuite il ne reste plus qu’à choisir son topping parmi les crémeux chocolat, fruits frais, granola et autres compotées !

Hier soir, Axel Ozier a préparé un Mitchut ® avec la fameuse brioche au rhum dite pastis landais (une brioche avec une texture dense dont le goût ne ressemble à rien de ce que j’ai pu goûter avant), un crémeux vanille chocolat blanc, un caramel cacahuètes et des cacahuètes caramélisées. Est ce que j’ai vraiment besoin de préciser que c’était très très bon ?

La tarte tropézienne version street food par Dorner Frères

Dorner Frères sont deux frères (comme son nom l’indique ): Gauthier (qui a travaillé à Signé Extrait) et Maxime Dorner, passionnés de pâtisserie. Fin octobre-début novembre, ils ouvriront une pâtisserie/salon de thé dans le 6ème arrondissement dans le quartier des Brotteaux avec une offre de pâtisseries classiques et 2 desserts dressées minute proposées pendant l’après-midi.

Pour Lyon Street Food Festival, ils ont imaginé une tropézienne façon street food avec une brioche feuilletée, une crème mousseline (super légère), un coulis de caramel. Ça croustille, ça fond, c’est gourmand et ça me donne très envie d’aller déguster leurs pâtisseries !

Le Gône praliné et le Banana Dog sauce yuzu des Téléphones

Autre nouvel invité du Sugar Hall : Le restaurant Les téléphones du magnifique Fourvière Hôtel . Sur leur stand, était présenté le Gône praliné composé d’un cornet ganache praliné et d’une boule de glace en trompe l’oeil qui est en réalité un chou praline rose avec un glaçage chocolat blanc curry.

Au menu également, le Banana Dog : un pain au lait avec un coulis de banane, meringue, sucre pétillant, sauce yuzu et craquelin de banane praliné.

Scoop ! J’ai eu l’occasion de discuter avec le chef pâtissier du restaurant Les téléphones, Mathieu Masson et j’ai appris que depuis 3 mois, Fourvière Hôtel propose un tea time les vendredis, samedis et dimanches de 14h30 à 18h.


Actuellement ce tea time comprend une viennoiserie à la praline rose, une tarte crème d’amandes myrtilles et un cake chocolat noisettes. Il est possible d’ajouter à cette formule de base un des desserts à l’assiette de la carte du restaurant Les téléphones.

Autant vous dire que je vais tester ce tea time très vite !

Les petits choux des Éclaireurs Pâtissiers

Encore une belle histoire de frères : celle de Romain et Guillaume Luyat qui proposent éclairs salés et sucrés à la Commune (j’ai honte mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’y mettre les pieds !) .

Très bonne nouvelle : Les Éclaireurs Pâtissiers vont ouvrir une boutique courant novembre tout près des terreaux . Ce sera pour moi l’occasion de goûter leur éclair matcha framboise, le chocolat intense (garni d’une mousse au chocolat noir et enrobé d’une fine couche de chocolat croquant avec éclats de noisettes ), leur éclair praline rose (visiblement bien moins sucré qu’on ne l’imagine) ou celui qui m’intrigue le plus l’éclair Baïteul avec un crémeux herbe de Padan, de la mangue et de la feuilletine.

Pendant Lyon Street Food Festival, Les Éclaireurs Pâtissiers seront présents samedi et dimanche et proposeront une assiette dégustation avec 3 choux, de la chantilly et le topping de votre choix.

Les autres chefs présents

Sont également présents :

-la maison Bouillet avec le hot sand, un croque sucré au praliné ou caramel au beurre salé et un bar à mousse avec une mousse yuzu, un coulis framboises et des perles croustillantes framboises

-la maison Bernachon et leurs cookies chocolat au lait noisettes / chocolat noir noix de pécan (et la présence de Vincent Guerlais vendredi)

-Unico avec son bar à esquimaux personnalisables et son petit frère Fresco Glacier (samedi et dimanche) avec un bar à sundae

-Ikone et son bar à chocolat

-Glaces Glazed avec des gaufres de liège à la fleur d’oranger et 10 parfums de glaces

Voilà je crois qu’il y a de quoi régaler les amateurs de desserts et pour la partie salée, je vous invite à aller voir la programmation détaillée, avec les chefs présents, les 4 pays à l’honneur, les ateliers proposés sur le site officiel de Lyon Street Food Festival.

Cookies aux 2 chocolats

Cela faisait un moment que je voulais essayer la recette de cookies de David Leite du New York Times, recette adaptée par Clotilde du blog Chocolate & Zucchini. A chaque fois, l’idée de laisser la pâte reposer 36 h au frigo me décourageait et puis finalement ce week-end je me suis lancée car la quête des cookies parfaits est sans fin. J’en ai aussi profité pour tester, lors d’une fournée, un autre mode de cuisson : avant de les glisser au four, j’ai mis mes boules de pâte à cookies dans des mini cercles à entremet. Cela a pour objectif que les cookies ne s’étalent pas trop et gardent une certaine épaisseur. Résultat ? Cela marche, par contre visuellement je trouve que cela ressemble plus à un sablé qu’à un cookie mais c’est vraiment une appréciation personnelle. Bref si vous n’êtes pas trop impatient(e)s en cuisine, je vous propose cette nouvelle recette des cookies aux 2 chocolats.

Ingrédients pour une vingtaine de cookies aux 2 chocolats

  • 140g de beurre demi-sel ramolli
  • 100 g de vergeoise
  • 100 g de sucre de canne roux clair
  • 1 oeuf, à température ambiante
  • 1 c.c. d’extrait de vanille 
  • 240g de farine 
  • 1/2 c.c. de bicarbonate de sodium 
  • 3/4 c.c. de levure chimique
  • 280g de pistoles de chocolat noir et au lait (moitié, moitié )

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

  1. A l’aide d’un robot, mélangez le beurre ramolli et les sucres pendant 5 minutes. Le mélange doit être mousseux. Ajoutez l’oeuf et la vanille et battez à nouveau jusqu’à ce que vous obteniez une texture crémeuse.
  2. Dans un saladier, mélangez la farine, le bicarbonate, la levure. Ajoutez ce mélange d’ingrédients secs au premier. Battez de manière à ce qu’il n’y ait plus de farine mais pas plus (une pâte à cookies ne doit pas être trop mélangée).
  3. Incorporez les pistoles de chocolat au lait et les pistoles de chocolat noir délicatement. Appliquez un morceau de film alimentaire sur votre pâte et mettez au frais pendant au moins 24 heures. Pour ma part j’ai fait la pâte le samedi en début d’après midi et je l’ai reprise du frigo le lundi matin.
  4. Si votre pâte est trop dure à travailler lorsque vous la sortez du frigo, laissez-la à température ambiante 20 minutes. . Prélevez des boules de pâte de taille uniforme (je les pèse de manière à ce qu’elle fasse 40g et 4 cm de diamètre) soit à l’aide d’une boule à glace, soit à la main. Placez-les sur une plaque de cuisson sur laquelle vous aurez mis une feuille de cuisson. Aplatissez-les légèrement avec la paume de la main et surtout espacez-les bien. Avec la quantité de pâte, j’ai fait trois fournées pour être sûre de ne pas avoir deux cookies qui se touchent en cuisant. Mettez la plaque au frais 15 à 20 minutes pour raffermir les boules de pâte.
  5. Préchauffez le four à 175°C. Insérez la plaque à mi-hauteur et faites cuire entre 12 et 14 minutes. J’ai un four qui ne me permet pas de régler très précisément la température alors je surveille à partir de 12 minutes. Les cookies sont dorés sur le pourtour mais encore bien souples (ils paraissent même pas assez cuits au centre, c’est normal !).
  6. Faites glisser le papier sulfurisé sur une grille très délicatement et laissez refroidir. Les cookies durcissent en refroidissant.
  7. Pendant la cuisson, faites d’autres boules de cookies que vous laissez au frigo et refaites une tournée quand le four est libre. Vous pouvez aussi congeler vos boules de cookies et les ressortir selon vos envies. Vous n’aurez pas besoin de les décongeler. Mettez les directement dans un four préchauffé à 175 °C et prolongez la durée de cuisson initiale d’1 ou 2 minutes.
cookies aux 2 chocolats

Bon à savoir :
Pour moi, ce qui fait vraiment la différence d’une recette de cookie à une autre est l’utilisation de la vergeoise. Elle apporte un côté humide au coeur du cookies et un goût que j’aime beaucoup.

J’ai utilisé des pistoles plutôt que du chocolat coupé en morceaux car les pistoles fondent seulement en partie à la cuisson et cela donne une texture moitié fondante moité croquante aux cookies.

cookies aux 2 chocolats

La question qui tue ?
Est ce que cela vaut vraiment le coup de laisser la pâte aussi longtemps au frigo ? Est ce que cela change fondamentalement quelque chose ? Il faut peut être avoir un palais aussi fin que les œnologues mais niveau texture, même s’ils réunissent tout ce que j’attends d’un cookie (croustillant sur l’extérieur, moelleux au centre), je pense avoir déjà obtenu cette texture sans le temps de repos. Par contre niveau goût, j’ai trouvé que les arômes étaient particulièrement développés.

cookies aux 2 chocolats

Vous me direz, si vous testez ces cookies aux 2 chocolats ? N’hésitez pas à me faire un clin d’oeil sur Instagram avec la mention @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

D’autres recettes de cookies :
Les cookies au praliné
Les cookies chocolat noir dulcey façon Levain Bakery

Journal de L. : Redonner la voix à Lolita

Ce que j’ai tout de suite remarqué avec Journal de L. (1947-1952), c’est sa couverture. Elle est gaufrée et en creux est écrite la première phrase du journal. Il y a cet or orangé qui se détache sur le titre, le nom de l’auteur, la maison d’édition, la 4ème de couverture. En ouvrant le livre, on découvre sur les rabats,de part et d’autre, les lettres qui forment le surnom Lolita comme si on commençait la lecture avec une image partielle du personnage principal et que celle ci se dessinerait totalement en refermant la dernière page. Je n’avais pas le classique de Nabokov en tête (je l’ai lu il y a très longtemps) mais une idée de cette adolescence la plus célèbre de la littérature américaine très conforme au regard porté sur elle par les hommes, une poupée plus qu’une jeune fille.

Et puis j’ai écouté la voix de Dolores dans son road trip infernal à travers le journal de L.


Lolita est une jeune femme objet pour son beau-père, un objet qu’on trimbale partout, qu’on exhibe comme un trophée, qu’on habille pour le rendre plus attrayant à son goût. C’est d’autant plus facile de la voir ainsi que Lolita est muette. Muette par sidérée par ce qu’elle subit dès 12 ans, muette parce que Humbert Humbert la menace et qu’elle a peur. Muette parce qu’il est la seule personne qu’il lui reste et qu’elle est, au moins au départ, attachée à lui.

En faisant de ce roman, le journal intime de Dolores Haze, Christophe Tisson lui redonne une voix, lui redonne sa vraie place, son épaisseur, sa complexité d’être humain.

Dolores a un corps d’adolescence mais dans sa tête, elle a encore des rêves d’enfant. Assistant à une scène où une mère réprimande ses enfants parce qu’ils traînent, elle écrit :

« J’aurais voulu la tuer, puis lui dire que dans la vie, on a le droit de lambiner. Si on ne le fait pas à cet âge, on le fait quand ? Après tout s’accélère, je suppose, on a des tas de choses à faire comme Madga et Neil. Des tas de choses absurdes. Vite se lever, se laver, s’habiller, vite prendre le train, travailleur, déjeuner, travailler encore, et puis vite rentrer, faire les courses, le dîner, manger, se coucher et vite, vite, ça recommence. Plus le temps de rien, plus le temps de chanter en évitant les rainures, entre les dalles d’un trottoir. »

Dolores a le sentiment d’être invisible. Comment expliquer autrement que les autres (tous ceux qu’elle croise dans ce road trip américain, d’hôtel en hôtel, accompagné de cet homme ) ne voient rien ? Elle s’absente aussi d’elle même, les yeux vides, l’esprit aussi, pour survivre aux viols répétés.

Mais Dolores renaît lorsqu’elle rencontre Stan et en tombe amoureuse :

Il m’a embrassé sur les lèvres et mon corps entier s’est dissous, envolé. Mes jambes, de la fumée et mon coeur sortait de ma poitrine.
C’est donc ça, ce baiser ? Comme si j’étais à vif, et l’espace autour de moi devenu soudain clos, plein d’élan et chargé d’avenir, le temps d’un baiser de théâtre. Ce temps-là, si court, j’appartenais enfin au monde, j’y avais à nouveau une place.

Dolores est réduite à un objet de désir (impossible pour moi de ne pas penser à Marylin Monroe, réduite aussi à son physique) mais sous la plume de Christophe Tesson, elle relève la tête, elle se libère de l’emprise de son bourreau. Ses désirs de fuite grandissent, elle élabore un plan avec Clare …qui s’avère encore plus cruel et pervers qu’Humbert, Humbert.

Journal de L. est glaçant souvent, cru (mais pour moi nécessairement cru, c’est comme une réponse à tous ceux qui minimisent, qui insinuent que les victimes l’ont cherché d’une manière ou d’une autre …j’aurais toujours en tête les paroles terribles de la mère de la jeune fille dans le film Les chatouilles, qui lui dit qu’elle fait bien « des histoires pour deux doigts dans la zézette » ), sans fausse note (probablement parce que l’auteur a lui-même été abusé enfant), rageant, émouvant.

Elle m’accompagnera longtemps cette jeune fille réduite à un « ça » et qui voulait juste être aimée.

Journal de L., Christophe Tisson, Editions Goutte d’Or

Balade parisienne verte et gourmande dans le XIème

Il est certainement paradoxal (voire contradictoire) d’aimer les grandes villes et dans chacune d’entre elles, rechercher les coins calmes, les allées piétonnières et les jardins à l’écart des grands boulevards et carrefours bruyants. Ou peut être qu’avec l’âge, je supporte de moins en moins le bruit des voitures et scooters, l’odeur des pots d’échappement. En tous cas, lors de mon dernier très court passage à Paris, j’ai suivi avec plaisir un parcours entre Bastille et Voltaire, avec du vert, des pavés, des ateliers d’artistes, quelques chats et cela m’a donné envie de privilégier désormais ce genre de promenades. Pour que la luminosité des photos soit idéale, il aurait fallu être en tout début de matinée ou en fin de journée mais c’était déjà un exploit d’avoir quelques heures à 2 juste avant la rentrée alors j’ai savouré chaque minute de cette balade parisienne dans le 11ème arrondissement.

Balade parisienne dans le 11ème : De Bastille à Voltaire

Le point de départ de cette balade est le métro Bastille. A quelques pas se situe la cour Darnoye, qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas une cour, mais un passage avec une belle devanture de torréfacteur, des façades végétalisées et une ambiance sonore qui contraste avec celle de la place Bastille.

balade parisienne dans le 11ème
balade parisienne dans le 11ème
balade parisienne dans le 11ème

J’avais ensuite repéré rue Sedaine, une librairie salon de thé où je me serais bien attablée mais Paul & Rimbaud étaient encore en vacances et c’est sur un rideau de fer que je suis tombée.

Si comme moi, vous aimez flâner dans les librairies, sachez que toujours dans la même rue, se trouvent la librairie L’impromptu (48, rue Sedaine) et la libraire Les Parages (89, rue Sedaine).

balade parisienne dans le 11ème
balade parisienne dans le 11ème
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Pour trouver la prochaine allée verte, il faut traverser l’avenue Parmentier et hop sur la gauche, se dessine une petite impasse à côté de la rue Camille Desmoulins (et personne à cette heure là).

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Van Gogh, la nuit étoilée à L’Atelier des Lumières

Le premier arrêt prévu de la balade était l’Atelier des Lumières (38, rue Saint Maur) pour une exposition immersive sur Van Gogh. Dans une ancienne fonderie, tous les espaces (murs, sols, citerne au centre) sont utilisés pour projeter une création numérique de Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi.

Pendant 35 minutes, cette création parcourt l’immense production de cet artiste (il peignit plus de 2000 tableaux sur 10 ans !), montrant combien son oeuvre a radicalement évolué au fil des ans.

Cette immersion permet de voir autrement les tableaux les plus célèbres de Van Gogh (La nuit étoilée, La chambre à coucher, ses autoportaits) mais aussi de découvrir des oeuvres moins connues. Le parti pris de cette exposition (une projection XXL) révèle la puissance du trait (voire une certaine rage), des couleurs mais aussi le tourment intérieur du peintre.

Ce parcours thématique qui retrace les différentes étapes de la vie de l’artiste (et les différents lieux où il a vécu) est accompagné de manière sonore et cette sélection musicale ( collaboration musicale de Luca Longobardi ) amplifie encore la beauté des ombres et des lumières, des dessins et des mouvements.

Pour info, sachez qu’une exposition immersive sur Picasso est prévue à la Sucrière à Lyon à partir du 11 octobre 2019.

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Une pause gourmande à Broken Biscuits

Si vous lisez ce blog depuis quelque temps, vous savez combien j’aime la pâtisserie. Si vous arrivez ici par hasard, sachez qu’il était impensable pour moi d’être presqu’une journée à Paris et repartir sans avoir essayé une des nombreuses adresses qui me font saliver à distance.

En flânant à la sortie de l’Atelier des Lumières, nous sommes tombés sur une petite boutique de Broken Biscuits fermée mais un panneau indiquait que l’autre adresse située dans le coin était ouverte. Nous sommes donc revenus avenue parmentier (au 13) et nous nous sommes posés dans cette pâtisserie café (où vous pouvez aussi déjeuner salé).

balade parisienne dans le 11ème

Le choix a été compliqué car dans la vitrine de pâtisseries tout me faisait envie du petit chou au baba en passant par le roulé framboise pistache. Finalement nous nous sommes décidés pour cacahuète dreams et lemon berry.

J’ai choisi cette pâtisserie pour sa forme en tourbillon et aussi pour les goûts proposés à savoir un sablé cacahuète, une mousse chocolatée, une crème aux cacahuètes et un coeur praliné cacahuètes maison. C’est réconfortant, gourmand, c’est peut être plus un choix pour les premiers frimas de l’automne que pour les derniers jours encore chauds de l’été mais je me suis régalée (j’aurais juste aimé que le sablé soit un peu moins épais).

Lemon berry est plus frais, fruité, avec une petite touche d’acidulé et est composée d’une base crumble coco d’un crémeux citron, d’une ganache montée à la myrtilles, de petites meringues et de myrtilles fraîches. Un délice !

En prime vous avez l’accent charmant du couple anglo-irlandais (je ne leur ai pas demandé mais je l’ai lu ensuite dans un article), une petite salle avec des tables en bois qui donne envie de rester bouquiner avec un livre bref une adresse où je retournerai volontiers !

Balade parisienne dans le 11ème : Autour du boulevard Voltaire

Après ces douceurs, nous avons continué l’exploration du quartier avec l’idée de rester dans un périmètre assez limité, sans se presser, sans à avoir à prendre des métros. Nous avons ainsi marché jusqu’à l’impasse Mont-Louis puis avons rejoint le formidablement vert passage Gustave Lepeu (avec plein de jeux de mots à faire).

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La promenade s’est achevée dans le jardin de la Folie Titon dont une des sorties donne sur la pâtisserie et la chocolaterie Cyril Lignac (mais même si ma gourmandise me perdra, je n’avais plus de place pour une autre pâtisserie).

balade parisienne dans le 11ème

Pour trouver les passages, même si on a essayé de ne pas avoir le nez sur une carte non stop, nous nous sommes bien aidés d’un article, Les ruelles du Onzième, de Juliette du blog Je ne sais pas choisir.

J’espère que cette balade parisienne dans le 11ème vous a plu, en tous cas cela m’a donné très envie d’en faire d’autres avec le même « triptyque » : des librairies, une pâtisserie et du vert !

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