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chocoladdict

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J’ai la chance, grâce à des amis qui ont un énorme figuier dans leur jardin, d’avoir eu en cadeau un énorme panier de figues vertes. Visiblement les étourneaux les adorent et je comprends pourquoi, vu leur goût sucré et juteux. J’en ai profité pour préparer une tarte rustique aux figues toute simple mais bien bonne ! Voici la recette :

Ingrédients pour une tarte rustique aux figues

Pour le fond de tarte
200 g de farine
120 g de beurre froid
25 g de poudre d’amandes
80 g de sucre glace
1 oeuf
1 pincée de sel

Pour la garniture
500 gr de figues
5 CS de poudre d’amandes torréfiée au four (10° à 180°C)
2 CS de sucre cassonade

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

La veille, préparez le fond de tarte. Avec un robot ou du bout des doigts, travaillez le beurre très froid coupé en morceaux avec la farine, la poudre d’amandes, le sucre glace et le sel jusqu’à obtenir un sablage très fin. Creusez un puits et ajoutez un oeuf battu. Avec le plat de la main, formez (rapidement car il faut travailler le moins possible la pâte) une pâte homogène.

Enveloppez la pâte dans du film alimentaire et laissez la reposer au frigo toute la nuit (vous pouvez aussi la faire le jour même, en comptant au minimum 1h de temps de repos).

Sur une feuille de papier sulfurisé, étalez votre pâte au rouleau (farinez-le légèrement) et découpez un disque de 24 à 26 cm. Laissez reposer à nouveau la pâte sur le papier sulfurisé au moins 20 minutes au frigo.

Mettez le fond de pâte avec son papier sulfurisé sur une plaque de four. Piquez le fond de pâte avec une fourchette puis saupoudrez de poudre d’amande torréfiée en laissant un bord de 4cm environ. Rangez en cercle les quartiers de figue. Saupoudrez de sucre cassonade puis repliez le bord de la tarte.

Enfournez à 170°C pendant 30 à 35 minutes (à adapter selon votre four!).

Pour une version plus gourmande, vous pouvez préparer une crème d’amandes pour napper la tarte ou la servir avec une boule de glace à la vanille.

Vous avez refait cette tarte rustique aux figues chez vous ? N’hésitez pas à me faire un clin d’oeil sur Instagram avec la mention @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

Mercredi dernier, ma fille a eu l’occasion de préparer des oranais aux abricots dans le cadre d’un atelier organisé par Jeanne de Delicatessen Factory. Comme on les a trouvé aussi beaux que bons et plus originaux que le classique clafoutis, on a eu envie d’en refaire à la maison. Lors de cette matinée, on a aussi dégusté différentes variétés d’abricots, customisé des pots de confiture à emporter (abricot citron gingembre pour moi et abricot vanille pour ma fille, toutes les deux délicieuses car pas trop sucrées et préparées par Aude d’Epices et Compagnie)

Ingrédients pour 4 oranais aux abricots

6 abricots
250 g de pâte feuilletée
2 cuillères à soupe de sucre en grains
1 jaune d’oeuf battu avec un trait de lait

pour la crème pâtissière
25 cl de lait
25 g de farine
50 g de sucre semoule
1 jaune d’oeuf
1/2 gousse de vanille ou un peu de fève tonka râpée

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

La crème pâtissière

1-Réalisez la crème pâtissière en mettant le lait et les petits grains de la gousse de vanille (ou la fève de tonka râpée) dans une casserole. Faites chauffez jusqu’à frémissement puis laissez tiédir.
2-Dans un cul de poule ou un saladier, mélangez le jaune d’oeuf avec le sucre. Fouettez jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
3-Ajoutez la farine et mélangez bien.
4-Versez le lait tiède peu à peu sur l’appareil en fouettant continuellement. Quand l’appareil est bien délayé, transvasez tout dans une casserole et fouettez à feu très doux jusqu’à ce que cela épaississe (environ 4 minutes).
5-Placez la crème dans un récipient, recouvrez de film alimentaire. Si vous réalisez la crème pâtissière la veille, conservez-la au frigo jusqu’au façonnage le lendemain

Le façonnage de l’oranais aux abricots

1-Préchauffez votre four à 180°C.
2-Étalez la pâte feuilletée sur une épaisseur de 3-4 mm puis découpez des rectangles d’environ 10 cm sur 7 cm.
3-Nappez chaque rectangle de crème pâtissière (une bonne cuillère mais pas plus) puis disposez 3 moitiés d’abricots.
4-Repliez l’un des coins sur l’abricot du milieu, badigeonnez de jaune d’oeuf délayé dans un peu de lait. Repliez l’autre coin et dorez à nouveau.
5-Parsemez de sucre en grains et enfournez pour 20 minutes environ.

oranais aux abricots

Bon à savoir :

♦Par rapport à la quantité de crème pâtissière, j’ai voulu être plus généreuse en garnissage que recommandé. Les croissants se sont écartés pendant la cuisson. C’est moins joli esthétiquement mais plus gourmand, à vous de voir ce que vous préférez.

♦Il existe de nombreuses variétés d’abricots en France (plus d’une quarantaine), de la plus sucrée à la plus acidulée. Si comme moi, vous n’aimez pas l’amertume que peut avoir l’abricot cuit, choisissez une variété très sucrée comme l’est le Bergarouge issu du Bergeron.

oranais aux abricots
oranais aux abricots

La saison de l’abricot c’est jusqu’à fin août alors vous avez le temps d’essayer cette recette et il y a bien d’autres façons de cuisiner ce fruit comme le prouvent les images ci-dessous, aussi bien en version salée qu’en version sucrée ( buffet réalisé par Chez Guillemette/ journée autour de l’abricot organisée par l’Agence Cru et Les fruits et légumes frais).

oranais aux abricots
oranais aux abricots

A vous de jouer maintenant : )

source de la recette : Délicatessen Factory

Si vous aimez les romans qui interroge les nouvelles façons d’aimer à l’ére des réseaux sociaux et des applications de rencontre alors Comme elle l’imagine devrait vous plaire ! 

Laure a « connu » Vincent sur Facebook. De commentaires publics ils sont passés aux messages privés puis aux SMS si fréquents à présent que Laure a l’impression que Vincent est avec elle le soir lorsqu’elle rentre du travail. 
Laure est tellement accro à leur relation virtuelle qu’elle préfère aux « vraies » sorties et soirées son écran. Mais bientôt Laure se demande pourquoi cet homme pour qui elle ressent une telle alchimie ne semble pas pressé de la rencontrer ?

Les supers pouvoirs de Comme elle l’imagine :

♦J’ai aimé chez Laure le réconfort qu’elle trouve dans les livres, ses rêveries (comme elle l’imagine c’est comme elle l’imagine lui mais aussi la rencontre.. idéalisée), sa façon de lier état amoureux et chansons. Sa solitude m’a touché, son hypersensibilité aussi.

♦J’ai aimé ce que j’appelle leur ping pong verbal ou plutôt écrit.

Stéphanie Dupays dissèque avec justesse le sentiment amoureux mais aussi l’addiction et la servitude créées par les écrans. 

Avec le smartphone, l’amoureux inquiet, le parent apeuré, le travailleur méticuleux se sentaient libérer de l’incertitude. Ils pouvaient joindre l’être aimé, l’enfant ou le chef à tout moment, savoir quand il ils s’étaient connectés à leur messagerie pour la dernière fois. Pourtant l’omniscience masquait une servitude volontaire. Oui ils savaient précisément à quelle heure leur interlocuteur avait lu leur message mais pourquoi ne répondaient-ils pas ? L’ objet magique devenait instrument de torture. « 

À votre avis, la rencontre avec Vincent sera t elle à la hauteur des espoirs de Laure ?

Si vous avez aimé, vous aimerez aussi Celle que vous croyez .

Après les 20 choses à faire dans la Capitale des Gaules cet été, je vous propose en complément 15 choses à goûter à Lyon en juillet-août. Pour cette sélection -encore une fois très subjective et pas tout exhaustive-, j’ai essayé de privilégier des adresses qui font voyager et des mets estivaux. Je précise également que ce ne sont que des lieux où j’ai été.

Enfin ma liste des 15 choses à goûter à Lyon cet été est géographiquement plus concentrée sur mon quartier et la presqu’île, non que je snobe les autres quartiers mais pour des raisons purement pratiques (je ne me déplace quasiment qu’à pied alors aller manger une glace dans le 7ème ou à Montplaisir ça fait tout de même un peu plus loin )).

1-Siroter un Hugo chez Tipico

Pour se la jouer « Week-end à Rome » ou Dolce Vita, direction Tipico un restaurant épicerie italien à quelques pas du mur des lyonnais. Je pourrais y déjeuner tous les jours car au menu les pâtes et le risotto sont rois, les produits sont toujours sélectionnés avec soin et cerise amaretta sur le tiramisu, Alessandro et Simone m’accueillent toujours avec sourire et chaleur et cette pointe d’accent chantant si charmant.

C’est chez eux que j’ai découvert récemment Hugo, un cocktail avec du prosecco valdobbiane aop, du sirop de sureau, des feuilles de menthe et des rondelles de citron. C’est très frais, rafraîchissant et moins alcoolisé que le plus connu Spritz. A accompagner de burrata bien crémeuse ou d’une délicieuse planche de charcuterie !

Tipico
10 Rue de la Martinière
69001 Lyon

2-Croquer dans un cannolo chez Garri

Pas besoin d’adopter le look d’une veuve sicilienne (pique de mon père quand j’étais ado et que j’avais déjà tendance à m’habiller en noir ) pour déguster le cannolo proposé à la carte de Garri. Si le tube n’est pas frit comme dans la recette traditionnelle, il est plus croustillant et moins gras et garni de crème pistache, servi avec des oranges pour un dessert à la fois gourmand et frais. Un délice !

Le menu du déjeuner entrée/ plat /dessert à 18 euros et est une invitation à savourer les cuisines du sud. Les assiettes sont colorées, savoureuses, servies sur une terrasse sur une place où les voitures ne passent carrément jamais bref une adresse croix roussienne où j’ai vraiment envie de retourner !

Garri
 8 Place Tabareau
69004 Lyon

3-S’attabler pour un Bo Bun chez Bobun Boulevard

Sur la place de l’hôpital, juste à quelques mètres d’une des entrées du Grand Hôtel Dieu, avec une terrasse dans une rue piétonnière (bref un emplacement quasi rêvé), Bobun Boulevard a ouvert une seconde adresse. Alors que je n’ai jamais eu l’occasion de tester son adresse croix-roussienne, j’ai goûté son Bo Bun au poulet croustillant récemment. Je l’ai trouvé copieux, sans arnaque (les nouilles sont bien présentes mais on ne cherche pas où se cachent les morceaux de nems ou de viande), les nems sont croustillants, c’est parfumé et ça m’a rassasié suffisamment pour ne pas avoir besoin de dessert.

choses à goûter à Lyon cet été

Bobun Boulevard
28 Rue Louis Paufique
69002 Lyon

4-Demander un café avec de la glace chez Mokxa

Les italiens appellent cela Affogato. Avant je pensais qu’il fallait aller jusqu’à Turin pour en trouver mais bonne nouvelle parmi les propositions glacées au café de Mokxa, la boutique a eu l’excellente idée de mettre à sa carte, cet expresso servi avec une boule de glace au café (la glace vient de chez Page glaces et gâteaux et est excellente !). Si vous aimez le café, foncez. Si vous n’êtes pas fan des desserts au café, essayez quand même, ça passe tout seul !

Mokxa Boutique
5 Rue Bellecordière
69002 Lyon

5-Tester le cheesecake au yuzu chez Okawali

Lorsque je vois cheesecake à la carte d’un coffee shop, d’un salon de thé ou d’un restaurant, c’est plus fort que moi, il faut que je le goûte.

Celui d’Okawali, restaurant ouvert depuis peu à la Croix Rousse et spécialisé dans les ramens, sert une version très mousseuse/crémeuse (assez éloignée de la texutre habituelle du cheesecake) et parfumée au yuzu. Alors que le cheesecake traditionnel peut être un peu ploum ploum par grosses chaleurs, celui là avec son côté acidulé se finit sans problème.

Okawali propose aussi un cake matcha-chocolat blanc qui m’a réconcilié (provisoirement ?) avec le matcha. Comme l’a très justement souligné Anne de Papilles et Pupilles, le matcha me donne la plupart du temps l’impression de manger du henné …pas là : )

♦ Okawali
7 rue Dumenge
69004 Lyon

6-S’offrir une soirée en Corse chez A Cantina

La première fois que j’ai goûté quelques spécialités d’A Cantina, que ce soit la charcuterie, les petits burgers au veau, le poulpe ou les autres mets choisis, tout a été à la hauteur des souvenirs que je gardais de la cuisine corse (goûtée lors d’un blogtrip). J’y suis retournée et le charme a encore opéré.

Pour une immersion sur l’île de beauté (chants inclus), c’est à quelques pas de l’Opéra que cela se passe.

choses à goûter à Lyon cet été

A Cantina comptoir corse
4 Rue Giuseppe Verdi
69001 Lyon

7-Petit déjeuner presque scandinave chez Signé Extrait

Signé Extrait
21 Rue Ferrandière
69002 Lyon

8-Déjeuner sur le bon pouce à l’Annexe Ravigote

Des sandwichs avec du bon pain ou de la foccacia et garnis de produits frais et avec une qualité au top, montés au dernier moment et servis avec le sourire pour un petit prix c’est ce que propose l’Annexe Ravigote.

A chaque fois que j’y suis allée, je m’y suis régalée. C’est vraiment le super bon plan du quartier (juste à côté de la place Guichard)

L’Annexe Ravigote
76 Rue Mazenod
69003 Lyon

9-Hésiter entre Nuts power et Exotic cosmic à La Fabrique Givrée

Des glaces et sorbets 100% naturels,foisonnées de 15 à 20% (contre 80% pour les glaces industrielles, ce qui signifie 80% d’air !), avec 80 % des ingrédients locaux , des desserts créatifs qui suscitent de vrais choix cornéliens et un goût qui donne toujours envie de revenir.

Depuis que la Fabrique Givrée s’est installée dans le Vieux Lyon, j’ai eu pas mal l’occasion de m’y arrêter soit pour reprendre mes parfums préférés (pistache, datte, citron gingembre…) soit pour goûter leurs nouveautés (qui respectent toujours la saisonnalité, pas de fraises proposée tant que la qualité recherchée n’est pas au niveau) et je n’ai jamais été déçue.

choses à goûter à Lyon cet été
choses à goûter à Lyon cet été

La Fabrique Givrée
66 Rue Saint-Jean
69005 Lyon

10-S’envoler pour Naples chez Maria

Il parait que les pizzas de chez Maria (juste à côté des Desjeuners) sont aussi bonnes qu’à Naples. Difficile pour moi d’être catégorique sur le sujet, je n’y suis encore jamais allée. Pour moi, ce sont les meilleures pizzas dégustées à Lyon avec une pâte gonflée comme je l’aime et des ingrédients pour la garniture excellents (goûtez la saucisse au fenouil de la boucherie Tête Bech quelques mètres plus bas dans la même rue, elle est délicieuse mais aussi la crème aux brocolis …même si comme moi vous ne courrez pas après les brocolis).

La pizza la plus simple (celle sur la seconde photo) est à 6.5 euros et les prix ne s’envolent pas. Bref c’est une adresse parfaite pour se faire plaisir en famille avec un budget raisonnable.

choses à goûter à Lyon cet été

♦ Maria
rue des pierres plantées
69004 Lyon

11- Savourer la tropézienne de Guillaume Flochon

Parmi les choses à goûter à Lyon cet été, il y a aussi la tropézienne de Guillaume Flochon.

♦ Pâtisserie chocolaterie Guillaume Flochon
26 Bis Rue Masaryk
69009 Lyon

12-Craquer pour les brioches de Suzanne Brioche

♦ Suzanne Brioches
vendredi 19 juillet de 10 h à 18h30
Co-Local, 15 rue Désirée
69001 Lyon

13-Croquer dans les chouchous des Bonbons de Julien

Chouchous, beignets, glaces, boissons fraîches, cette phrase entendue si souvent est associée aux vacances, à l’odeur du monoï et à la plage. Croquer dans les chouchous de Bonbons de Julien, c’est se retrouver sur le sable mais sans les grains dessus au premier coup de vent.

Pour cette version artisanale, ce sont des amandes qui sont enrobées à la place des cacahuètes et c’est vraiment addictif !

choses à goûter à Lyon cet été

Les bonbons de Julien
2 Rue Grenette
69002 Lyon

14-Manger frais et coloré chez Marza Food

Quand le thermomètre grimpe dans la capitale des Gaules et qu’on a envie d’un repas coloré, savoureux, équilibré, c’est la porte de Marza Food qu’il faut pousser. Je vous invite à lire (ou relire) mon article sur cette adresse où les boke bowls varient tous les jours.

choses à goûter à Lyon cet été

Marza Food
4 Rue Villeneuve
69004 Lyon

15-Plonger sa cuillère dans la crème d’ange de Sébastien Bouillet

D’habitude je préfère les pâtisseries avec plusieurs textures aux entremets, j’aime que cela croustille, craque sous la dent. Et puis il y a la crème d’ange de Sébastien Bouillet : une mousse ultra aérée qui vous caresse le palais et vous donne l’impression de déguster un nuage de douceur. Cette crème d’ange renferme un coulis d’abricot. C’est léger, fruité et parfait même quand il fait chaud !

choses à goûter à Lyon cet été

Pâtisserie Sébastien Bouillet
15 place de la Croix-Rousse
69004 Lyon

Ma liste de choses à goûter à Lyon aurait pu être beaucoup plus longue (j’aurais pu parler par exemple de Gomex Cantina, une de mes « cantines » préférées ou bien encore de Violette et Berlingot qui vient d’agrandir sa belle boutique de bonbons artisanaux des quatre coins de France) mais d’autres adresses gourmandes sont à découvrir sur le compte @LyonFoodies que je co-anime avec @tortosette et @mline17.


Vous l’attendiez tous et toutes à corps et à cris, mon top 20 des choses à faire cet été à Lyon est en ligne. Comme les années précédentes, j’ai privilégié les activités gratuites ou peu onéreuses, c’est une sélection totalement subjective donc très branchée « culture » (à compléter avec d’autres sélections plus sportives/branchées, etc) et pour les informations pratiques, j’ai mis un lien à chaque fois que c’était possible. Bon été à vous !

1-Tout savoir sur les épices grâce à l’exposition en bande dessinée sur Pierre Poivre à l’Orangeraie du parc de la tête d’Or (gratuit)

2-Bouquiner dans un transat dans le jardin du musée Gadagne en plein coeur du vieux Lyon (et en profiter pour visiter le musée des arts de la marionnette qui a été sérieusement relooké )

3-Se pencher sur ces mini-monstres que sont les poux, les puces de lit, les moustiques et autres insectes. L’exposition Mini-monstres, les invisibles du Musée des Confluences est spécialement conçue pour les 7-12 ans avec des quizz, des choses à observer de très très près, des jeux.

4-Jouez comme dans l’Antiquité au musée Lugdunum et avoir peut-être la chance d’assister à une répétition d’un spectacle des Nuits de Fourvière

5-Se faire une toile en plein air, place Ambroise Courtois (gratuit)

6-Utiliser ses sens pour partir à la découverte de sculptures au musée des beaux arts avec l’expo L’art et la manière, prière de toucher (gratuit pour les enfants) et profiter du jardin, véritable havre de paix en plein coeur de Lyon


7 -Boire un verre en écoutant un concert du festival du Péristyle de l’Opéra de Lyon (jusqu’au 20 juillet- concerts gratuits)

8-Réviser ses classiques en assistant à la pièce le malade imaginaire au Jardin des Chartreux le 13 juillet (gratuit)

9-Tirer ou pointer à l’électro pétanque de la place Tabareau le 14 juillet (gratuit)

10-Se glisser dans la peau d’un ethnologue à travers l’exposition Le monde en tête au musée des Confluences. Les chapeaux et autres ornements qui se portent sur la tête, réunis ici grâce à la donation Antoine de Galbert, sont très variés et souvent surprenants.

11-Lire au vert et dehors avec le Biblioparc ou comment la bibliothèque se déplace dans 3 parcs de la ville de Lyon (gratuit)

12-Découvrir le Yoga Vinyasa ou le pilates dans le cadre Les Grandes Estivales au Grand Hôtel Dieu

13- Se balader dans le jardin remarquable de Rosa Mir (ouvert les samedis de 14h à 18h, gratuit)

14- S’entendre dire « moteur ça tourne ! »avec l’exposition sur les plateaux des Dardennes , de la galerie photo cinéma de l’Institut Lumière jusqu’au 24 juillet (gratuit)

15- Admirer Fourvière nimbée de feux d’artifice le 14 juillet (gratuit)

16- Devenir un gone du rock pendant la visite de l’exposition Lyon capitale du rock 1978-1983 à la bibliothèque de la Part-Dieu (gratuit)

17- Se rafraîchir les idées avec la carte de lieux frais et accessibles gratuitement dans Lyon (traboules, parcs, points d’eau..)

18-Jouer au mini-détective avec Polar en vacances le 17 et 18 juillet au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon  (animation pour les 6-14 ans, gratuit, réservation conseillée)

19-Revêtir un costume de super-héros …du livre avec l’exposition L’odysée des livres sauvés au musée de l’Imprimerie

20-Mettre de la couleur et de la fantaisie dans ses dimanches avec Zoo Art Show 2 (gratuit)

A suivre un top des adresses et des choses à goûter cet été à Lyon !





17 nouvelles, 17 presque morts, 17 fois où Maggie O’Farrel raconte dans I am, I am, I am, non pas sa vie mais sa mort, 17 fois où la vie a repris le dessus.

N’est ce pas exagéré ? 17 fois pour une femme née en 1972 c’est beaucoup et puis écrivain ce n’est ni cascadeur, ni reporter de guerre ni soldat.

17 fois face à la mort

Pourtant dès le première chapitre de I am, I am, I am, la mort est bien là, sous différents traits, touchant à chaque nouvelle à une partie du corps différente, des poumons au cœur en pensant par le crâne ou la colonne vertébrale (cela sert de titre à chaque nouveau chapitre).

Maggie O’ Farrel a-t-elle été particulièrement malchanceuse pour côtoyer si souvent la Grande Faucheuse ? ou au contraire, incroyablement chanceuse d’y échapper tant de fois ? Elle a une façon de l’affronter, sans détour, droit dans les yeux, la défiant presque parfois.

Peut-être parce que celle-ci a plané très tôt au dessus de sa tête, bien avant qu’elle ne devienne une écrivaine. Est ce parce qu’elle a eu conscience, bien plus qu’un autre enfant, du caractère fragile de la vie, qu’elle a vécu les choses à 200 %, surestimant parfois ses forces ?

Effroi, peur, résignation (quand un avion dans lequel elle se trouve manque de s’écraser), instinct de survie, impuissance face à la souffrance d’un enfant mais aussi espoir et humour, Maggie O’Farrel dissèque et analyse ses propres réactions face à la mort et à la douleur avec une incroyable finesse.

Autobiographique mais universel

I am, I am, I am aurait pu être égocentrique, égocentré, le livre, pourtant très autobiographique, est au contraire universel.

Lorsqu’elle écrit sur ses fausses couches, chacun de ses mots ont trouvé un écho en moi : le sentiment d’être la seule à être passée par là (non pas que ce soit particulièrement rare mais c’est tabou et aucune amie, femme de mon entourage ne m’en a jamais parlé), la culpabilité, l’absence de psychologie du corps médical, le déni, la colère, l’abattement, Maggie O’Farrel décrit tout. Je pensais pouvoir revivre ces moments là sans affect. La cicatrice est refermée depuis longtemps mais elle est toujours là.

Il existe un courant de pensée qui préconise que les femmes victimes de fausse couche fassent comme si de rien n’était, métabolisent l’événement au plus vite et reprennent leur vie. C’est un mauvais moment à passer, s’est vu dire une des amies, sèchement, par sa belle mère.
A ce genre de réflexion, je réponds : Pourquoi ?
Pourquoi devrait-on faire comme si rien d’extraordinaire ne s’était passé ? N’est-il pas extraordinaire de concevoir la vie puis de la perdre ?

Lorsque Maggie O’Farrel évoque combien le train train lui pèse et l’étouffe (alors qu’il est sensé être rassurant, une sorte de cocon), ses mots aussi résonnent :

J’avais passé des années à me sentir déroutée, déconcertée par le sentiment d’insatisfaction, de contrainte que me procurait le quotidien, la monotonie, la pénibilité de la routine, par cette répétitivité qui agace, qui chatouille ».

Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai été glacée d’effroi, rageuse contre ce gynécologue trop imbus de lui même pour avoir le moindre doute sur ses décisions médicales, j’ai suffoqué et manqué d’air, j’ai retenu mon souffle, comme si c’était moi qui était en danger.

Intense et bouleversant, I am, I am, I am, nous rappelle combien la vie tient à un fil.

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