C'est un beau roman

Des lacs canadiens à l’été Islandais

Est ce qu’il vous arrive de choisir un livre par rapport au lieu où l’intrigue se déroule ? C’est mon cas lorsque je lis le mot Islande. Comme j’ai lu tous les romans de Stefansson, je cherche depuis d’autres auteurs à lire. A l’affut de noms finissant par -son (fils de) ou dottir (fille de), j’ai découvert l’écrivaine Lija Sigudardottir et son dernier thriller Froid comme l’hiver.

Froid comme l’enfer : un polar islandais peu classique

Le pitch : Aurora doit quitter Edimbourg pour partir en Islande à la recherche de sa soeur Isafold avec qui elle a plus ou moins rompu les liens. Une fois sur place, sa soeur reste introuvable et Aurora progresse peu dans son enquête.

Pourquoi j’ai aimé ?

En ouvrant un thriller islandais, je m’attendais à quelque chose d’assez précis : peu d’action, un rythme lent et un livre surtout d’atmosphère…..et j’ai été surprise sur toute la ligne. D’abord Lilja Sigurdardottir choisit comme saison l’été : la nuit ne tombe jamais et même s’il fait bien plus froid que dans beaucoup d’autres pays en juillet, les lieux ne sont pas couverts de neige ou de glace. Aurora mène une double enquête : celle à titre privée sur sa soeur et celle en tant qu’enquêtrice financière sur un directeur d’hôtel qui fraude le fisc et les banques et l’action est beaucoup plus rythmé qu’habituellement. S’il y a assez peu de doute sur le présumé coupable, tout n’est pas bien qui finit bien à la fin.
Enfin à travers son personnage de jeune femme britannique, Lija Sigurdardottir se moque de certains traits des islandais ou choses qui semblent lui déplaire avec humour.


Bref j’ai mis sur ma liste de livres à lire plus tard, sa trilogie Reykjavik Noir !

Si vous avez envie de lire d’autres romans noirs islandais, je vous conseille :

Vik de Ragnar Jonasson , Snjor ou La dame de Reykjavik

Le lac de nulle part

Le pitch : Trig et Al, frère et soeur, jumeaux, n’ont plus de nouvelles de leur père, depuis 2 ans, quand ce dernier réapparait dans leur vie pour les embarquer dans une « dernière aventure »: naviguer en canoë les lacs du Canada pendant un mois. Dès leur arrivée, les tensions apparaissent et un malaise quant aux réactions du père s’installe.

Pourquoi j’ai aimé ?

En relisant le paragraphe ci dessus, je me disais que ça pourrait évoquer un roman de David Vann. Sauf que Pete Fromm a un univers beaucoup moins sombre et qu’il consacre une place beaucoup plus importante aux dialogues qu’à l’introspection.

N’ayant pas du tout accroché à son premier roman Indian Creek (et ses histoires de chasse), j’avais peur que le côté « nature writing » surpasse le reste et que cela m’ennuie. Dès les premières pages, Pete Fromm a balayé mes réticences. Si les paysages du parc national canadien sont présents comme les scènes de pêche et de camp, ce sont les relations familiales qui sont au coeur du lac de Nulle part comme dans le très beau Mon désir le plus ardent.

Je ne vais pas trop spoiler mais comme cela tourne mal, le suspense augmente au fur et à mesure alors que les personnages principaux oscillent entre doutes, colère, rancœur, peurs, courage et espoir. Une fois de plus, la plume de Pete Fromm m’a embarqué et j’ai eu bien du mal à refermer ce roman pendant que je le lisais.

Alors Islande ou Canada ?

2 Comments

  1. Bonjour,

    J’aime bien votre blog. Et là, je viens de lire votre article sur Le Lac de nulle part. je viens de le terminer et j’ai adoré, cela dit j’ai aimé les autres romans que j’ai lus de cet auteur. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille aussi La Vie en chantier.
    Et je mets Froid comme l’enfer sur ma liste, merci pour le conseil !

    • c’est un auteur fabuleux ! J’avais beaucoup aimé la vie en chantier aussi.
      Au plaisir d’échanger sur nos lectures 🙂

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