zumba Archives - Chroniques d'une Chocoladdict
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A part si vous êtes un(e) vrai(e) sportif(ve) (de ceux et celles qui aiment réellement cela et non de ceux et celles qui font du sport pour pouvoir manger du fromage et du bon pain /des plats consistants/des pâtisseries ou pour ne pas trop ressembler à un flamby), vous avez sûrement été frappé au moins une fois par ce phénomène qui consiste à ne pas avoir envie du tout d’aller à une séance de natation/danse/fill the blank alors qu’une fois que l’activité a commencé, vous êtes bien et limite heureux (se).

C’est un peu l’état dans lequel je me trouvais mardi, date de la supposée reprise de la zumba, après quelques mois d’interruption. Pourtant personne ne m’avait forcé, contrainte, menacé de mort. J’avais décidé de reprendre la zumba de mon plein gré, l’aspect « danse » de cette activité me manquant grandement. Alors expliquez moi pourquoi dès le matin, je cherchais intérieurement tous les prétextes possibles pour rester chez moi comme si j’avais rendez vous chez le médecin. Florilège :

– il fait si froid dehors et il n’y a pas meilleure perspective que me glisser ce soir sous la couette avec Jonathan Coe (son dernier roman bien sûr)
– je vais être complètement perdue dans les nouvelles chorégraphies, la prof va arrêter la musique et lancer une bande son de rires enregistrés ou de huées en braquant un projecteur sur moi
-je ne vais pas suivre le rythme aussi bien qu’avant et les autres vont chuchoter ou pouffer en regardant dans ma direction
-à la fin du cours, je vais être rouge comme une tomate et je ne veux surtout pas croiser mon voisin, celui qui a un sourire charmant dans cet état, ni même le Nicolas Duvauchelle de la Croix Rousse (ne le cherchez pas, c’est un pur fantasme)
– je vais rentrer dopaminée à bloc et je n’arriverai pas à trouver le sommeil (bon au moins je pourrais avancer dans ma lecture de Jonathan Coe)
– parcourir 200 mètres (oui parce qu’en plus c’est vraiment à côté de chez moi) toute transpirante en plein hiver c’est un coup à attraper la crève
-je vais faire du bruit en rentrant et réveiller les enfants déjà couchés
-mes séances de vélo d’appartement cela suffit non ?
-20h15 c’est trop tard pour commencer une activité

J’ai fini par demander à ma petite voix intérieure de la boucler, j’ai mis mes baskets (chouette, c’est sympa tu verras..), j’ai franchi les quelques mètres qui me séparaient de la salle où a lieu le cours, je suis arrivée un peu en avance et j’ai attendu avec impatience le début. L’heure est passée vite, la prof ne m’a pas conspué, j’ai suivi à peu près correctement, j’étais bien rouge comme une tomate à la fin (et comble de l’horreur en jogging !) mais je n’ai pas croisé mon voisin dans l’ascenseur.

Heureusement que (et contrairement à ce que pourrait laisser penser la photo en Une dont je n’ai pas trouvé le crédit mais que je trouvais plus « drôle » qu’une vraie photo de zumba ) la pratique de la zumba ne nécessite nullement le port de short .. là j’aurais tenu l’excuse béton: )

Bonus : je suis tombée sur la chaîne The fitness Marshall, des vidéos courtes pour se bouger un peu sans se prendre au sérieux (et avec des musiques connues contrairement à gym direct ou aux cours gratuits en ligne de décathlon )

La semaine a plutôt mal commencé car je me suis retrouvée en urgence dans la salle d’attente d’un cabinet de dentistes. Je passe sous silence les détails (mais je suis condamnée à ne plus sourire et à garder la bouche fermée pour les 3 prochains mois au moins ), tout est de ma faute, j’ai laissé traîner des soins provisoires (et quand je dis traîner, on est au stade bien supérieur) suite aux dernières séances de torture où j’avais failli m’évanouir de douleur allongée sur le siège d’un dentiste (et pourtant je ne crois pas être particulièrement douillette). Bref j’étais stressée au moins 4 heures avant, encore plus en attendant mon tour, incapable de lire quoique ce soit et aussi rassurée que le petit garçon à côté de moi qui demandait à sa mère si les bruits qu’ils entendaient étaient ceux d’une perceuse ou d’une tronçonneuse (là j’ai vraiment failli me lever et partir en courant). Bien entendu mon nouveau dentiste (j’ai biaisé pour ne pas retourner avec mon ancien tortionnaire qui aimait se regarder dans le miroir tout en me parlant …je me demande s’il fait des selfies parfois avec ses patients )) a eu du retard, augmentant encore plus mon angoisse. J’ai ensuite du bafouiller pour lui faire comprendre que je n’étais pas une grande fan de son collègue quand il m’a interrogé sur le sujet. S’est -il alors donné pour mission de représenter dignement les dentistes pour que je change d’avis ? a-t-il vu que j’étais aussi blanche que l’émail du mini-lavabo avec son bras articulé ? Toujours est-il qu’il a été adorable, super rassurant …et qu’il m’a collé déjà 3 prochains rdv. Financièrement cela ne m’arrange pas du tout mais je n’ai pas vraiment le choix. Mon sens de la logique m’a poussé à choisir les dits rendez vous les lundis à 8h30…après une séance chez le dentiste, un lundi ne peut plus vraiment être pourri n’est ce pas ? C’est un peu comme lorsqu’on mange dans son assiette ce qu’on aime le moins pour finir par ce qu’on préfère (vous faites ça vous aussi ? ). Bref demain matin pensez à moi : )

Jeudi midi j’ai rejoint d’autres blogueuses (l’occasion toujours agréable de revoir certaines personnes et de mettre un visage sur d’autres personnes que je suivais virtuellement) pour une dégustation aux Halles Paul Bocuse (dans la boutique Ciao Ciao) de jambon de Parme. J’ai appris que le jambon de Parme (qui bénéficie de l’A.O.P et n’a ni conservateur ni additif) se reconnait grâce à sa Couronne ducale à 5 pointes, qu’on vérifie sa qualité pendant son affinage en plantant à 5 endroits un os de cheval, que la salaison est effectuée par des spécialistes aux gestes ancestraux. J’ai goûté des tranches fines comme de la dentelle (la découpe est vraiment importante) de jambon de Parme affiné 18 mois et 24 mois (au minimum un jambon de Parme est affiné 12 mois) et la différence de goût est vraiment nette, plus le jambon vieillit plus la concentration des arômes est intense (pour connaitre les adresses des Spécialistes du Jambon de Parme, il existe un site www.prosciuttodiparma.com). Un verre de vin blanc italien, de la très bonne mozzarella, ce petit voyage en Italie était bien sympathique.

jambon de parme bis

jambon de parme

semaine

Par contre j’étais un peu hors les clous côté boulot et j’ai passé une grande partie du 1er mai à travailler (Vive la fête du travail ), j’ai juste eu le temps de préparer avec les enfants des muffins 3 chocolats, beaucoup plus rapide et simple que les choux que j’avais prévus de réaliser.

Hier soir j’ai vécu ma première Zumba party. Comme je suis très consciencieuse (ou comme j’avais l’occasion rare de faire semblant d’être une sportive), le midi j’ai mangé un plat de pâtes. Pas d’investissement dans un tee shirt spécial Zumba, je me suis contentée de regarder avec envie les super tenues de certaines, coordonnées des baskets aux noeuds dans les cheveux. A part ça, je crois que je suis le Johnny Hallyday de la zumba, j’ai rarement autant transpiré qu’hier soir, l’expression en nage n’a jamais été aussi vrai. Étant donné que cette soirée tombait pendant un pont, c’était je crois une petite zumba party (90 participants contre 300 dans d’autres occasions si j’ai bien compris) mais quand tout le monde tapait dans les mains, c’était chouette. J’ai dansé sur toutes les chorégraphies sans jamais m’arrêter (si ce n’est pour aller boire de temps en temps et m’éponger !). Entre les deux heures de danse, il y avait une petite entracte bienvenue mais à part ça, I did it et je suis plutôt fière d’avoir tenu alors que j’ai repris une activité physique seulement en septembre dernier. A la fin de soirée, j’étais bien entendu dans le clan des écarlates (mais loin d’être la seule), j’avais une envie d’enfer d’enlever mes baskets et je rêvais plus que tout d’une douche. Ce matin en me levant, j’avais mal un peu partout mais j’arrivais à marcher : )

Cause à effet je ne sais pas mais ce matin j’ai mis une robe, ce qui reste relativement rare vu que j’ai décrété que mes jambes n’étaient pas faites pour être vues (oui je sais on devrait s’en foutre du regard de l’autre, s’assumer comme on est, patin couffin, en théorie je suis bien entendu parfaitement d’accord et je ne juge d’ailleurs jamais les autres nanas qui elles, s’assument, elles ont mille fois raisons …dans la pratique mes robes restent la plupart du temps dans mon placard), ce qui a eu son petit effet familial :

mon fils  » Waouh Maman tu as ta photo de classe aujourd’hui ou quoi ? » (mon fils est très impressionnable)
l’homme « euh tu sors, t’as un rendez vous ? …elle est nouvelle cette robe ? » (ça doit être sa façon de faire des compliments)
moi « non elle n’est pas nouvelle mais je ne l’ai jamais mis, elle n’est pas assez longue, on voit mes genoux »
l’homme «  c’est un peu le principe d’une robe » (lui rappeler qu’il existe des robes vraiment longues)

giverny village 27

Je vous laisse avec une photo de Giverny où j’étais l’an dernier début mai (Ma’ voici ma photo de pierres) et je vous souhaite une bonne semaine !

A toutes celles qui ont un point de côté après 5 minutes de footing (et arrêtez d’essayer de me convaincre que le running c’est génial-il suffit de s’y-mettre-ça a changé ma vie, j’aime PAS courir), à toutes celles qui détestaient les sports collectifs et faisaient un petit pas de côté en voyant arriver le ballon dans leur direction, à toutes qui ont séché les cours d’EPS, à toutes celles qui ont mal au ventre juste en respirant l’odeur du chlore de la piscine municipale et qui ne peuvent s’empêcher de penser aux champignons, à toutes celles qui n’ont qu’une envie qu’on en finisse au plus vite en pleine séance d’abdo-fessiers et compagnie, j’ai envie de dire, je vous ai compris mais surtout j’ai trouvé l’activité qui permet de se bouger tout en s’amusant (et je vous assure que pour moi sport n’a jamais rimé avec enthousiasme).

J’en avais parlé à la rentrée peu de temps après avoir commencé cette nouvelle activité mais je me connais comme si je vivais avec moi-même depuis un certain nombre d’années et je sais qu’à l’idée de sortir en hiver en jogging, je peux très très vite préférer rester au chaud, trouver un nombre de prétextes hallucinants, ressentir une soudaine et totale absence de motivation. Je jauge donc l’intérêt de la Zumba par le fait avant tout que les semaines passent sans que je trouve cela lassant ou ai envie de passer à autre chose …Pire quand je rate un cours, ça me manque.

Bien-sûr je ne vais pas vous raconter de salades, le cours a lieu à 20h et j’ai toujours un petit passage à vide où j’envisage de ne pas y aller parce que j’ai un bon DVD à regarder / un livre qui m’attend sur ma table de chevet / une flemme brutale /une fatigue qui s’abat sur moi. Heureusement le cours a lieu à environ 2 minutes à pied de mon appartement (tellement près qu’une fois m’apercevant que j’avais oublié d’envoyer un mail important, j’ai eu le temps de rentrer, envoyer le mail et être à l’heure au début du cours) alors même s’il pleut, qu’il fait froid, j’ai vraiment zéro excuses.

Et puis surtout j’aime vraiment la Zumba même si la différence de  perception entre ce que je ressens et la réalité doit être à peu près équivalente à ça :

zumba 3

Non pas que je me sente forcément dans la peau d’une bombasse dès que le cours commence mais je me fous royalement de ce que les autres peuvent penser de moi à ce moment là (le cours est donné par une association, ici pas de concours de qui a la plus belle tenue), je ne me vois pas car il n’y a pas de miroirs dans la salle et je vis le truc vraiment à fond (je me fais violence pour ne pas chanter fort sur le refrain de « I kiss a girl » de Katy Perry). J’ai d’ailleurs résolu une partie du mystère sur les filles qui ne sont jamais rouges et qui ne transpirent pas : il y a zumba et Zumba. Vous pouvez suivre le cours sans sauter trop haut, sans descendre trop bas sur les cuisses, sans mettre les bras, en mode tranquillou-bilou, voire même en discutant des faits marquants de la semaine avec votre voisine (j’ai des noms). Et puis vous pouvez mettre la gomme, boostée par la musique, par l’énergie de la prof et par l’envie de vous libérer de toutes vos tensions….bon je crois que c’est comme ça que je suis mal retombée sur une cheville, du coup au dernier cours je faisais moins la maline.

zumbaj’aurais pu vous montrer mon corps de rêve grâce à la zumba mais il était déjà pris : )

Une grosse partie du succès du cours tient à la prof j’en suis certaine. Elle a une telle patate sur scène, que c’est comme si elle nous en donnait une partie et puis on a envie de lui renvoyer les mêmes ondes. Les chorégraphies changent très régulièrement et sont variées tant au niveau des influences (bollywood, danse orientale, salsa, funk, danse africaine…) que des musiques. Parfois je me dis que ce cours de Zumba c’est comme si j’avais l’autorisation d’aller en boîte une fois par semaine. Je peux danser sur du Dalida (oui, oui), Partenaire Particulier, Mickaël Jackson ou même une version « zumbatisée » de Ella elle l’a de France Gall (oui ça fait peur dis comme ça mais le morceau est juste parfait pour se déhancher). Au dernier cours, la prof nous a toutes fait mettre en ligne pour un morceau de danse irlandaise …grand moment !

Le seul pré-requis est peut-être d’avoir un peu le sens du rythme et d’être capable d’assimiler rapidement les chorégraphies en sachant qu’on connait assez vite un répertoire de mouvements qui revient régulièrement. Bien entendu si vous n’aimez pas danser (en plus de ne pas aimer le sport ? ) alors là c’est mal barré.

La zumba peut même être drôle (à son insu) quand vient le moment des étirements et que j’ai l’impression que mes bras ont raccourci au lavage. Pourquoi la nana juste devant moi arrive à être à l’écart , le ventre contre le sol alors que j’ai du mal à toucher du bout des doigts mes pieds ?

J’aime bien aussi l’après-zumba, quand le cours est fini, qu’avec mon amie Sophie on est toutes les deux rouges comme des tomates (mais quand même moins au fil du temps, on a gagné en endurance mine de rien) et qu’on marche dans la nuit jusqu’à son arrêt de bus en discutant. Plaisir aussi de la douche qui n’est jamais aussi agréable qu’après un cours de zumba quand le corps a transpiré et qu’on sent l’eau chaude glisser sur tous les muscles qui ont travaillé.

Prochaine étape si tout va bien (si ma cheville est d’accord), une Zumba party avec plusieurs profs sur scènes, plusieurs heures de zumba (là, l’angoisse pointe : vais-je tenir le coup ? ) et que des gens en jogging …allez avouez ça fait envie non ? : )

crédit photo : we heart it

A la base, je ne sais pas si c’est génétique ou culturel mais je n’ai jamais été (très) sportive. Mes parents m’ont mis à la danse très jeune, j’ai suivi des cours de nombreuses années avec plaisir mais à part cette activité, j’ai toujours détesté les sports collectifs, la gym, l’endurance et toutes les heures d’éducation physique et sportive qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’école. En primaire, j’avais été repérée comme cible facile lors des parties de ballon prisonnier, je ne me souviens pas si on constituait déjà des équipes mais ce qui est certain c’est que j’étais toujours dans les dernières à être choisies, le capitaine soufflant bruyamment en me montrant du doigt m’appelant par mon nom plutôt que par mon prénom (ce que cela pouvait m’énerver ….intérieurement) alors que je fixais le goudron ou le sol du gymnase en priant pour que cela finisse.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui a le plus souvent ses règles pendant le cycle (sic) de natation. Le prof était un homme et était visiblement peu à l’aise dès qu’on abordait le sujet. On est quelques unes à en avoir pas mal profité. Aujourd’hui lorsque je mets les pieds dans une piscine municipale, tout me rappelle ces séances où nous étions sensés récupérer un mannequin au fond de l’eau, là où c’est le plus profond bien-sûr : l’odeur de la javel, le sol glissant dans les vestiaires, le petit bac dégueulasse et glacé dans lequel tu essaies de mettre à peine les orteils, l’eau du bassin toujours trop froide, le maitre nageur avec son tee-shirt ultra moulant pour qu’on ne rate rien de sa musculature mais avec un logo de la ville et ses claquettes blanches qui cassent quand même un peu le look, les cheveux encore mouillés qui collent dans le cou au sortir de la piscine en plein hiver pour rejoindre le collège.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui avait toujours un point de côté…au bout de 10 minutes d’endurance. On a du oublier à la naissance de me fournir la capacité « apprendre à respirer correctement en courant » car c’était automatique et cela me pliait quasiment en deux. Pendant que j’ahanais, mes camarades trottinaient en parlant et reprenaient leur vie tranquillement une fois les 10 tours finis. Je mettais une heure pour récupérer une couleur normale et ne plus être rouge comme une tomate.

Au collège et au lycée, j’étais malade de stress le dimanche soir en pensant au cours de gym du lundi et lorsque j’ai eu mon bac, ma première pensée a été « youhou plus de sport à l’école ! » (je jure que c’est vrai). Ça ne m’a pas empêché de vivre pendant de longues années avec quelqu’un dont le rêve le plus cher était de devenir prof de sport et qui passait tous ces week-ends à jouer au football …cherchez l’erreur.  J’ai détesté avec la même pugnacité : le saut en hauteur, le handball, le volley, la course d’obstacles, l’odeur de vieilles chaussettes dans le gymnase, devoir se changer devant tout le monde dans les vestiaires, le rugby (oui j’ai même eu droit au rugby), la poutre, les barres parallèles, le cheval d’arçon, le judo, les joggings qui me semblaient toujours informes et moches sur moi. Cela reste encore un grand mystère mais j’aimais bien le basket alors que je ne suis pas spécialement grande. J’essayais de transformer la gym au sol en danse…ça ne trompait pas grand monde.

J’enviais ceux et celles qui étaient dispensés à vie, je me prenais des engueulades régulières traînant avec les cas sociaux du sport (heureusement nous étions quelques unes à mettre autant de mauvaise volonté dans ces heures sensées nous apporter un bien être physique) et passant le plus clair de mon temps à bavarder (dans le sud on dit bavasser ). J’ai fini au lycée par sécher de manière très régulière les cours d’EPS. Sur mes bulletins j’avais des bonnes notes partout et une case vierge sur la ligne correspondant à cette matière. Interrogée par mes parents à ce sujet, j’ai feint la surprise …Ont-ils été dupes ? oui Papa, Maman, je vous ai menti : )

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 Traumatisée depuis mon plus jeune âge, j’écoute depuis les récits ravis de celles et ceux qui courent, enchaînent les longueurs, participent à des marathons, skient ou que sais-je encore. Comme j’ai arrêté même la danse -qui était pourtant les seuls moments où aucune pensée ne parasitait mon esprit- que le sport est, parait il, bon pour la santé (on ne parle pas de tous les accidents comme les foulures, rupture de ligaments croisés …non on n’en parle pas), j’ai, un jour d’enthousiasme suspect, commandé sur Amazon, le DVD de Mia Fry. Vu qu’il est super vieux, mon investissement a été d’à peine 5 euros et heureusement étant donné son destin. Vous vous souvenez de Mia Fry ? Ses expressions mythiques « Pia pia pia », « Happy Face », un corps de lionne, les mots cellulite, masse graisseuse, elle les a rayé de son vocabulaire. Elle casse les œufs durs sur son ventre ou sur ses cuisses ou sur bras…enfin bref.

Avant la partie chorégraphie, le DVD commence par une séquence échauffement et étirement dans un décor un peu cheap façon je reconstitue la jungle dans mon salon. Pendant que Mia Fry attrapait une de ses jambes pour la passer derrière son oreille, tout en conseillant de suivre l’exercice selon son niveau (c’est à cet instant précis que j’ai commencé à la détester), j’étais en train de pleurer sur ma souplesse perdue. Du grand écart au grand rien, c’est rude. Tant pis j’allais me rattraper sur la partie dansée, j’ai toujours eu une facilité à mémoriser les mouvements ….ok ça c’était avant. Mia Fry a une seule élève dans son cours sensée jouer la « pas douée » ou l’idiote sauf qu’elle assure comme une dingue alors même que chaque série n’est montrée qu’une seule fois avant de tout enchaîner.  Bref je me suis sentie bien nulle, j’ai mis le DVD en tout et pour tout une fois, j’ai essayé de le refourguer à Gilbert, ils en ont pas voulu.

Youtube est alors devenu mon coach sportif. On y trouve un nombre impressionnant de « comment avoir un ventre plat en seulement 15 jours tout en mangeant des frites et du chocolat », de cours de fitness gratuits ou ce que je préfère et que je suis le plus souvent (souvent étant plutôt pas assez souvent) des séances de zumba. Dommage que ce ne soit pas toujours bien filmé (euphémisme) et qu’il faille avoir du temps pour se laver les cheveux ensuite parce que ça fait transpirer du cuir chevelu (excuse de compétition).

Allez sur ce, je retourne à mes squats : )

(photo en Une trouvée sur Pinterest ; débardeur activate apparel)

Il y a un mois et demi j’étais pleine de bonne volonté sportive : j’allais reprendre une activité physique, abandonner mon corps flamby pour des jambes fuselées et musclées (eh oh on peut rêver), me défouler en musique, me sentir en pleine forme…à la mi-octobre, la réalité est un petit peu différente :

Glop : En compagnie de Madame Sophie, je suis allée jouer à qui sera la plus rouge de nous deux ou la plus essoufflée lors d’un cours de zumba. Je craignais un peu qu’elle me haïsse jusqu’à la fin de ses jours et sur plusieurs générations mais visiblement elle a apprécié et à l’heure actuelle elle m’adresse toujours la parole.

Pas glop : Mon dos par contre a nettement moins aimé la séance, je me suis levée le lendemain matin avec l’impression qu’un troupeau de vaches m’était passé sur le bas du corps pendant la nuit. J’ai voulu tuer la douleur avec un décontractyl mais c’est le décontractyl qui m’a achevé. Aligner une phrase correcte s’est vite avéré très difficile. Comme l’épisode médoc est arrivé un mercredi de garde d’enfants, côté énergie j’étais pile synchro !

Pas glop : Mon banquier m’a également envoyé des messages subliminaux quand j’ai pris connaissance des tarifs d’abonnement à ce cours et m’a incité à choisir une autre activité

Glop : comme la piscine par exemple, option excellente pour le dos en plus !

Pas glop : oui je sais je ne suis pas très crédible puisque je te parlais déjà de mon envie de natation palmée …en mars dernier. Ma motivation sera-t-écornée par la perspective des dimanches matins d’hiver froid quand je me retrouverai à tenter d’aligner trois longueurs au milieu des barbotages familiaux ou quand je repartirai les cheveux mouillés renonçant à  comprendre le fonctionnement d’un sèche cheveu dont la soufflerie est dirigée vers le sol? 

Pas glop : j’ai bien pensé au jogging mais j’ai peur d’être kidnappée …(oui j’ai osé)

Et toi, le sport fait-il partie de ton programme de la rentrée?

Edit : dernier jour pour participer au concours Quand je serai grande !

Que se passe-t-il en ce début du mois de septembre? j’ai l’impression qu’il y a un complot médiatique pour me persuader que la rentrée est vraiment un moment fantastique. Pas un seul magazine n’échappe au dossier « Vive la rentrée! » alors qu’entre les jours qui raccourcissent, les vacances d’été derrière soi, la reprise du boulot, le retour au rythme scolaire, les vaccins de la petite dernière, la taxe d’habitation qui tombe au mauvais moment, le bronzage qui part déjà, il y aurait plutôt de quoi avoir une bonne baisse de régime, non?

Du coup j’ai enquêté sur la question, peut-être que la méthode coué ça marche. Commençons par le meilleur, les gourmandises, source inépuisable de réconfort :

– sortir les myrtilles achetées au marché en fin d’été et conservées au congélateur pour préparer des tartes, des pancakes ou pourquoi pas des mini cheesecakes  (si tu as une bonne recette, je suis preneuse !).

– aller voir l’exposition New York au printemps Haussman et déguster des cupcakes, cheesecakes ou autres gourmandises new-yorkaises du 20 septembre au 10 octobre

– décapsuler une san pellegrino à l’Aranciata en rentrant du travail ou boire un thé du Hammam le soir quand les enfants dorment  et avoir un peu l’impression de prolonger les vacances

– goûter aux nouveaux chocolat Milka duo avant les salons du chocolat à Paris, à Lyon ou mieux à Vaux le Vicomte !


Pas suffisant ? alors je m’auto-prescris une dose massive de cinéma en septembre ou octobre

J’adore les histoires d’amour au cinéma (et dans la vie, éternelle amoureuse avant maman) et là franchement je suis servie :  Ces amours là (le dernier Lelouch, oui j’aime Lelouch pour ce qu’on lui reproche souvent, son manque de réalisme et sa grandiloquence…moi il me fait rêver); Happy Few (pour une rentrée un peu plus caliente); Pauline et François (petit film français dont la bande-annonce m’a plu); Amore (au moins pour le plaisir d’entendre parler italien pendant 2h); Trop loin pour toi (je vais avoir 35 ans et j’aime toujours autant les comédies romantiques à l’américaine quand elles sont bien ficelées, c’est grave docteur?); Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (le dernier Woody Allen, qu’il soit bon ou mauvais j’irai!); Les petits mouchoirs (pas un film d’amour mais au moins pour François Cluzet qui a l’air très drôle)

Va juste falloir que j’avertisse mon employeur que je m’enferme régulièrement dans les salles obscures pendant mes heures de travail pour ne pas être trop désagréable au boulot.



C’est quoi cette larmichette qui pointe à la pensée de l’automne? une cure de bouquins s’impose !

Parmi les 700 livres de la rentrée littéraire, faudrait vraiment être pénible pour ne rien trouver à lire…j’en ai déjà parlé ici, mais je rajouterais bien dans ma liste, Purge de Sofi OKasen, La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre, Omni visibilis de Trondheim et la bande dessinée Rouge Cardinal de Luz. J’adorerais également filer au festival America du 24 au 26 septembre à Vincennes (je bave rien qu’en découvrant la liste des auteurs américains présents!)



Et si au métro-boulot-dodo, je rajoutais expo? (ou spectacles mais ça rimait pas)

Si j’étais parisienne, j’irai voir l’exposition Monet au Grand Palais à partir de 22 septembre et l‘exposition Basquiat au musée d’art moderne de la Ville de Paris à partir de 15 octobre.

A Lyon, si la foule ne me rebute pas, j’irai au défilé de la Biennale de la danse  ! et au ballet de la compagnie américaine Alvin Ailley (encore une fois merci l’homme et son CE ). 

ça c’est moi dans deux mois (interdit de rire dans le fond)

Côté perso, je crois que j’ai quelques atouts :

– J’attaque la zumba à un rythme hebdomadaire après l’avoir testé en stage l’an dernier (d’ailleurs s’il y a des lyonnaises que cela tente, à plusieurs on est toujours plus motivées) pour finir la semaine avec la banane ou la pêche comme tu veux …enfin ça c’est une fois que je connaitrai les tarifs parce que bien entendu le centre qui propose le cours ne veut pas communiquer ses tarifs par téléphone

– Mon astrologie est formelle, je suis enfin libérée de Saturne à cette rentrée 2010 !…je sais pas bien ce que cela veut dire mais ça pouvait signifier que je change d’horizon professionnel ça m’arrangerait carrément

– Le mois de septembre fourmille d’anniversaires de gens formidables : l’homme et  ma fille entre autres )

Voilà maintenant je te donne rendez-vous dans deux mois pour vérifier l’efficacité de ma méthode )

Et toi, la rentrée c’est une période que tu aimes ou pas ?

(ceci est aussi ma participation au défi mot d’Angélita)

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