Je ne relis jamais les mêmes livres, tellement de classiques attendent d’être lus, tellement de romans dans des listes « à lire un jour », qu’une vie ne suffira pas. Néanmoins en découvrant Une vie dans les mots, un livre d’entretiens d’I.B. Siegumfeldt, une spécialiste de Paul Auster avec l’écrivain, j’ai eu très envie de me replonger dans ses romans.

Chaque livre naît d’une sorte de musique intérieure.

Une vie dans les mots, à lire si …

Les coulisses de la création littéraire vous intéresse. Au fil des livres cités, on découvre qu’est ce qui a inspiré telle scène, tel personnage, éléments d’actualité, histoire, références ou vie personnelle même si Paul Auster aime à rappeler qu’on ne sait jamais d’où vient un livre.
On retrouve au passage ce talent de conteur qui rend chaque roman de Paul Auster unique et mémorable.

Vous voulez avoir des clefs d’analyse de Mr Vertigo, Moon Palace, Trilogie New-Yorkaise et tant d’autres. Paul Auster se refuse à des interprétations mais corrige au passage quelques malentendus (le plus gros concernant son oeuvre étant peut être celui concernant le hasard) et redonne vie à ses personnages parlant d’eux comme s’ils existaient vraiment. A travers ses livres, l’écrivain parle de politique, de judaïcité, de la vieillesse, de l’art, etc….

La souffrance est la principale source de créativité. Il n’y a aucun doute là dessus. Les gens tout à fait heureux, s’ils existent, n’ont pas besoin d’écrire des romans ou de jouer de la batterie.

Il y a des écrivains qui vous submergent par trop de mots. Il n’y a pas assez d’espaces. Ils ne vous laissent pas entrer.

Quand vous n’avez pas d’argent, tout ce à quoi vous pensez est l’argent. C’est la malédiction de la pauvreté. Vous manigancez, vous rêvez, vous prévoyez, vous espérez, vous comptez combien vous avez et de combien vous aurez besoin. La seule chose positive qu’apporte le fait d’avoir de l’argent, c’est de vous permettre de penser à autre chose qu’à l’argent à chaque instant de votre vie.

Autant le dire clairement, Paul Auster me fascine : d’abord parce qu’il a eu une vie avant d’être écrivain et comme il le rappelle, il ne roulait pas sur l’or et ensuite par son quotidien d’écrivain dont il a réussi à faire un métier (le plus incroyable peut être ).

Une vie dans les mots, Paul Auster (traduit de l’américain par Céline Curiol), Actes Sud

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