Tag

été

Browsing

Comment utiliser des feuilles de pâte filo suite à une soirée plancha? Après avoir cherché à droite à gauche, dans livres et blogs, j’ai opté pour cette recette toute simple de bouchées croustillantes à la mousse au chocolat blanc et aux framboises.

Qu’est-ce qu’il te faut? 160g de chocolat blanc, 30 cl de crème liquide; 1 fève tonka râpée (pas obligatoire mais apporte une touche fort sympathique); 3 feuilles de pâte filo; une barquette de framboises; une grosse noix de beurre fondu

Et maintenant qu’est ce que tu fais? la veille hache le chocolat blanc, amène à ébullition 10 cl de crème liquide et verse la sur le chocolat, mélange bien jusqu’à obtenir une préparation bien lisse. Ajoute la fève tonka. Filme ton plat et entrepose le toute une nuit au frigo.

Le lendemain bats la préparation au fouet électrique et ajoute progressivement 20cl de crème très froide jusqu’à l’obtention d’une mousse. Mets la au frais.

Préchauffe le four à 180° (th 6.). Découpe 24 carrés dans les feuilles de pâte filo, garnis chaque empreinte (moule à muffins pour ma part) avec un carré, beurre le à l’aide d’un pinceau. Ajoute un carré et beurre le à nouveau. Fais cuire 4/5 min. Laisse refroidir et enlève les croustilles très délicatement des moules.

Mets deux ou trois framboises dans les croustilles, complète avec de la mousse au chocolat (le mieux est de le faire avec une poche à douille mais comme je n’en ai pas, je l’ai fait avec une grosse cuillère et pour la photo j’ai un peu triché avec une bombe de chantilly..oui je dis tout!). Ajoute une framboise sur le dessus pour la finition.

Verdict : Posée dans l’assiette, l’intéressée a suscité son petit effet auprès des testeurs présents. En bouche la mousse au chocolat blanc avec la framboise additionnée au craquant de la croustille, c’est loin d’être déplaisant.

(participation au défi fruits de Virginie B et au concours de photos gourmandes avec la dernière photo (celle avec la fraise)  de légitime gourmandise)

Edit : la recette a été trouvée sur le blog très gourmand de Gloubiblog

Il existe une rumeur selon laquelle l’été est synonyme de néant, de grosses daubes et séries B américaines au cinéma. Aujourd’hui je vais tenter de démontrer que c’est totalement faux et que tu peux envisager de te rendre dans les salles obscures en juillet et en août pour autre chose que  la climatisation.

Voici 6 raisons de faire rimer été et ciné :

1) Se balader dans la campagne anglaise, savourer le délicieux accent des personnages et partager leur tour des restaurants gastronomiques british dans The trip.(voir la bande annonce en VO et désolée pour la pub avant)

 

 

2) Être sous le charme de Mathieu Demy (ben oui je ne sais pas pourquoi mais je le trouve charmant…une fois je me suis même retrouvée assise à côté de sa mère, Agnès Varda et je n’avais qu’une envie, l’interroger sur son fils), goûter au plaisir d’une comédie romantique un peu inconsistante mais agréable à regarder avec l’Art de séduire (voir la bande annonce)

3) Traverser une partie du Canada en train, avoir presque froid dans son fauteuil …s’envoler avec le personnage masculin de Voyez comme ils dansent (voir la bande annonce)

4) Frissonner avec le dernier film d’Almodovar La piel que habito (voir la bande annonce ici)

5) Arriver en vaporeto à Venise, y poser ses bagages et observer les liens qui unissent André Dussolier, Carole Bouquet et Mélanie Thierry dans Impardonnables (voir la bande annonce ici)

 

 

6) Chantonner dans sa barbe, voyager des sixties à aujourd’hui, de Paris à Londres grâce aux Biens aimés, découvrir Michel Delpech en tant qu’acteur (voir la bande annonce)

 

De l’évasion, de l’amour, du suspense, de la bonne bouffe, des émotions, voilà tout ce qu’offre le 7ème art cet été !

Et toi, l’été tu vas au ciné?

 

 

Ce n’est pas parce que j’ai déjà une pile de livres à lire haute comme un joueur de basket, ce n’est pas comme si je ne butinais pas des idées et notais des titres en me promenant sur les blogs, n’empêche que quand je jette un œil vers les nouveautés littéraires, j’ai envie d’ajouter quelques livres à mon programme estival.

♥♥ Parce que j’ai aimé  Le mec de la tombe d’à côté

Pas son genre de Philippe Vilain

Le pitch : Un jeune professeur de philosophie, d’origine parisienne, est affecté dans une ville du nord de la France. Déçu de cette affectation, nostalgique de sa vie dans la capitale, les premiers temps sont une épreuve. Il rencontre Jennifer, une coiffeuse, qui devient son amante. Tout les oppose : l’appartenance sociale et les ambitions, le langage et les goûts… Est-il possible pour un professeur d’aimer une coiffeuse ?

♥♥ Parce qu’il est présenté comme la version 21ème siècle de Paris est une fête

Les privilèges de Jonathan Dee

Le pitch : Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n’existe pas, ou bien par le frisson du danger qu’il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe : une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu’ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d’une famille américaine étourdie de désir, d’argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d’une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l’Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l’absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.

♥♥ Parce qu’il parait que ce livre plaira aux lecteurs de Laura Kasischke

Syster de Bengt Ohlsson

Le pitch :  » La sœur de Marjorie disparut un vendredi, début mai « . Ce jour-là, Miriam n’est pas rentrée de l’école, mais on l’a vue marcher, là-bas, du côté de la colline… Si ses parents sont angoissés, Marjorie, elle, semble hors d’atteinte, indifférente, insondable. Ou… peut-être se réjouit-elle un peu, un tout petit peu de cette disparition car, après tout, il y avait parfois des jours où elle ne l’aimait pas trop, sa grande sœur Miriam… Alors, pour l’éloigner d’une ambiance saturée de désespoir, sa tante Ilse l’héberge. Et, de jour en jour, tente de l’aider à voir un peu plus clair en elle, à distinguer l’amour de la haine, la jalousie de la générosité, l’aveuglement de la lucidité. En somme, elle apprend à Marjorie à grandir et à assumer ses contradictions

♥♥ Parce que j’ai envie de me plonger dans sa vie dissolue

Tennessee Williams :Théâtre, roman, mémoires de Pierre Laville

♥♥ Parce que je veux frissonner malgré la chaleur :

Avant d’aller dormir de Steve Watson

Le pitch : À la suite d un accident survenu une vingtaine d années plus tôt, Christine est aujourd hui affectée d un cas très rare d amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu elle a en fait 47 ans et qu elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

♥♥ Parce que Denis Lehane est mon auteur de romans policiers préféré :

Moonlight Mile de Denis Lehane

Le pitch : Patrick Kenzie et Angela Gennaro ne sont plus détectives privés. Patrick travaille pour une grosse société de surveillance qui refuse de l’embaucher définitivement car il n’est pas assez « lisse » pour son patron. Il est toujours consumé par la colère face aux injustices et c’est peut-être cela – ainsi que la culpabilité – qui le pousse à accéder à la demande de Beatrice, la tante d’Amanda McCready. Douze ans plus tôt, Angie et lui avaient enquêté sur la disparition de la petite Amanda, mais le fait d’avoir retrouvé l’enfant s’était soldé par un fiasco humain. Selon Beatrice, Amanda, aujourd’hui âgée de 16 ans, a de nouveau disparu et elle est peut-être en danger… Comme Gone, Baby, Gone, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L’auteur de Mystic River et de Shutter Island n’a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L’art de faire palpiter la vie à chaque page.

♥♥ Parce sa BD précédente était très drôle (Moi vivant vous n’aurez jamais de pause : ou comment j’ai cru devenir libraire)

L’effet Kiss pas cool : journal d’une angoissée de la vie de Leslie Plée

Le pitch : Leslie est toujours traumatisée, et toujours aussi drôle. Traitant des phobies, elle croque des scènes hilarantes et pleines de justesse. Des bacs à sable aux bancs de l’université, de l’adolescence à l’âge adulte, ses crises d’angoisse ne l’ont pas quittée. Leslie nous livre, avec ironie et décalage, ses faiblesses qui font toute sa singularité.  u fil des planches, elle se dénude et nous touche à sa manière, entre deux éclats de rire !

Et toi, tu sais ce que tu vas lire cet été ?

Pendant que tu reprenais le boulot, transpirais dans les transports en commun, essuyais les larmes du petit dernier qui ne voulait pas rester à l’école, je me prélassais délicieusement en Corse, pas loin d’Ajaccio (et cette année vu mon programme cela ressemble fort à ma vision de la paresse, Sandra)…résumé :

Glop :  J’ai été subjuguée par la beauté du cadre dans lequel j’ai passé une semaine de vacances…côté pile la montagne, côté face la mer transparente et le mariage des deux est juste à couper le souffle

Pas glop :  Partir sur l’île de beauté et ne faire aucune excursion, c’est un peu stupide, non? sauf qu’avec une enfant de 11 mois et un garçon de 4 ans qui est malade au moindre virage, bizarrement cela ne m’a pas tenté…je ne vais donc pas t’inonder de photos cette fois-ci…et puis  cela me fait une excuse pour y retourner en amoureux et visiter vraiment cette région magnifique

Glop : l’avantage c’est que je me suis retrouvée souvent toute seule dans la piscine pour quelques longueurs …idem pour la plage, seule dans une mer à 26° avec comme uniques compagnons des petits poissons ça se rapproche du paradis

Pas glop : les contacts avec l’autochtone ont été peu concluants, les commerçants étant aussi sympathiques que des gardiens de prison…le corse s’apprivoise-t-il? n’aime-t-il pas le touriste et/ou le métropolitain? le corse est-il ouvert? je m’interroge…


du chocolat

un carré de sucre avec l’emblème corse


si tu n’as pas compris que le miel vient de Corse,
c’est que tu y mets beaucoup de mauvaise volonté

Glop ou Pas glop ?: en même temps quand on voit la façon dont ils mettent en avant leur identité, on a déjà une partie de la réponse

Glop  : l’insulte suprême visiblement là-bas c’est « fais pas ton parisien », sous-entendu sois pas pressé…on pourrait leur retourner l’argument « fais pas ton corse » sous-entendu, bouge toi un peu mais quand on voit leur cadre de vie, on se dit aussi  qu’il serait dommage de courir

Glop : fiadone, charcuterie et fromages corse, veau à la corse servi avec une polenta à tomber par terre, filet de loup à la tapenade et au thym frais, bisque de crevette, gratinade de courgettes et de tomates, beignets au brocciu… côté gastronomie, il n’y a pas à dire les corses assurent

Pas glop : assistant à un concert de polyphonies corses, je me suis demandée si la main sur l’oreille c’était pour le folklore ou pas…les gars entre deux chants affichaient une mine de six pieds de long comme Yves Mourousi du temps où il présentait le journal du 13h…les corses, un peuple martyr?

Glop : je pensais bêtement que les paillotes ressemblaient un peu à la maison de paille d’un des trois petits cochons mais pas du tout ce sont des vrais restos en bord de mer où il est plus qu’agréable de s’attabler…

Pas glop : encore que la présence de Miss Zen transformée en Miss Ronchon quasiment pendant tout le séjour, suite à une poussée dentaire, de la fièvre et une bronchite a un peu gâté l’ambiance (elle pourrait pas être malade en silence?))

Pas glop : quand j’ai vu arriver le médecin, j’ai cru que c’était le plombier…bourru et taciturne, il a fait pleurer Miss Zen du début à la fin de l’examen , elle qui ne moufte jamais lors des visites chez la pédiatre

Pas glop : dans ces cas là, loin d’être une mère dont on loue la patience à toute épreuve, j’ai plutôt tendance à penser intérieurement « pourquoi ai-je fait des enfants? étais-je vraiment faite pour? »…devant ma mine un brin exaspérée, une maman m’a suggéré de faire comme elle, payer les vacances à la nounou et l’emporter en Corse…ben voyons )

Glop : le fiston s’est trouvée une petite copine plus belle selon lui que le coucher de soleil sur la plage (et pourtant boire une sangria dans ce cadre ça efface tous les soucis)…mais c’est encore à moi qu’il a offert les fleurs honteusement coupées dans les espaces communs )

Voilà j’espère que mon appartement ne va pas être plastiqué suite à ce billet…demain toutes les participations en ligne du concours Laissez parler vos petits carnets et le nom de la gagnante après tirage au sort !



Et si on faisait comme si la rentrée c’était pas aujourd’hui ? et si on prolongeait encore un peu l’été et les vacances avec une recette de crème brûlée aux trois pêches !

Qu’est ce qu’il te faut? (proportions pour 6 ramequins)
3 pêches (une blanche, une jaune, une rouge de vigne) bien mûres; 6 jaunes d’œufs; 120g de sucre; 60cl de crème liquide; 1 cuillère à soupe d’amandes émondées; 1 gousse de vanille; cassonade

Et maintenant qu’est ce que tu fais ?
Préchauffe le four à 100°C (th 3-4); Pèle les pêches et coupe-les en petits dés; fais dorer les amandes dans une poêle et hache-les grossièrement; Mélange au fouet les jaunes d’œuf avec la crème et le sucre.
Gratte les graines de la gousse de vanille à l’aide d’un couteau; incorpore-les à la crème puis mélange; Répartis dans six plats à crème brulée les dés de pêche et les amandes et recouvre de crème.
Pose les plats dans la lèchefrite du four, puis verse de l’eau chaude pour une cuisson au bain-marie. Glisse la lèchefrite dans le four et fais cuire 1h (1h30 dans mon four et j’ai rajouté de l’eau).
Laisse refroidir, saupoudre de cassonade et fais caraméliser avec un chalumeau ou au grill du four.

Verdict? Le craquant de la croûté caramélisé associé au fondant de la crème, le fruité de la pêche qui se mêle au croquant de l’amande…un délice !

ça va déjà mieux, non?

Bon d’accord d’accord j’étais au bord de la mer méditerranée mais ce n’est tout de même pas ma faute si Richard Cocciante préfère la Bulgarie aux bouches du Rhône. Il se peut qu’en plus je déçoive au passage quelques lecteurs écolos croyant lire un billet vindicatif sur les mers polluées et les plages mazoutées. 

Le pitch de mes vacances est nettement différent de celui du chanteur. Point d’amour estival contrarié mais  des premières fois : premières vacances avec deux enfants (côté bagages quand tu voyages en train cela devient du grand art pour emporter l’essentiel sans craindre le lumbago), premières fois sur la plage, sur le sable, au bord de l’eau, dans un bateau en plastique (et première tasse !) pour elle.

Premier feu d’artifice sur le port de Carry : le chérubin s’est caché derrière les jambes du papa alors que Miss Zen dans les bras du papi ouvrait des yeux grands comme des soucoupes…du coup je ne savais plus vraiment où était le spectacle, dans le ciel ou juste à côté de moi. 

Pas moyen d’échapper aux poignées de sable qui atterrissent dans la bouche de Miss Zen en quelques secondes d’inattention, ni aux châteaux avec tours et ponts levis …au moins dans l’imaginaire parce que dans la réalité c’est autre autre. J’ai, pour ma part, oublié tout glamour, en creusant des mini-piscines au bord de l’eau convoitées rapidement par une dizaine de gamins.

L’avantage d’un emploi du temps rythmé par les siestes de la plus petite est d’avoir le loisir de bouquiner, installée sur la terrasse avec vue sur la grande bleue. J’aurais pu en profiter aussi pour éliminer toutes les boulettes de pain que ma fille s’escrimait à me tendre à chaque repas, la tarte tropézienne ou encore la délicieuse pizza dévorée chez Roger, un restaurant dont la devanture ne paie pas de mine mais dont le cadre (un coin totalement perdu en bord de mer) et la cuisine lui assurent une clientèle de fidèles habitués. J’aurais pu oui…

Regarder le phare s’allumer à intervalles réguliers, baisser la tête par réflexe en apercevant des chauves-souris, découvrir en bord de plage un cirque et des chameaux au clair de lune, ressentir un pincement au cœur en regardant le chérubin danser lors d’un concert au bar de la plage et réaliser qu’il grandit trop vite, pester contre les grains de sable qui malgré les douches se retrouvent dans les draps, s’émouvoir devant ses enfants dormant paisiblement côte à côte, tenter d’emmagasiner le bruit des vagues …

Pourquoi il la ramène autant Richard Cocciante ? elles sont aussi chouettes mes vacances )




Pin It