Tag

fac

Browsing

Si vous avez regardé trop de séries américaines comme moi, vous imaginez déjà le gymnaste reconverti en salle de danse avec boule à facettes, saladiers énormes de sangria et hug en veux-tu en voilà. La réalité est un poil différente (on est en France bon sang !) : la soirée de remise officielle du diplôme de master pro avait lieu hier soir sur le campus de Bron (imaginez un peu le bout du monde ? voilà vous y êtes )) dans une salle de classe et les anciens élèves en question, je les ai revu en partie il y a tout juste quelques mois.

Pas de mariage, divorce, naissance de triplés, prise de poids (mais une des filles a fondu…j’ai évité de me mettre trop à côté d’elle pour le côté Laurel et Hardy), perte de cheveux, changement radical de look  ou de quoi alimenter les conversations telles qu’elles pourraient être dans une vraie soirée d’anciens élèves où le jeu consiste à montrer aux autres combien tu  » as réussi » dans la vie (une expression employée par une personne proche que je ne nommerai pas et qui a le don de m’énerver….pas la personne, l’expression) …un peu comme Copains d’avant que j’ai toujours fui au temps où chacun se lançait dans un avis de recherche spécial collège et lycée.

Bref me voilà de retour parmi les préfabriqués après avoir attendu dans le froid et la nuit un tram qui est arrivé au moment où je pensais que j’allais perdre un orteil. Ce qui est rigolo (enfin il  y a des bonnes choses plus drôles, j’en suis consciente) c’est qu’il y a tout juste un an, je faisais partie de la promo en cours, celle qui avait accueilli les élèves de l’année précédente venus chercher leur diplôme en les harcelant pour savoir s’ils avaient trouvé du boulot…et voilà que je suis à mon tour la vieille (d’autant plus que j’ai facile 10 ans de plus que les autres), l’expérimentée, celle qui est passé par là et qui a survécu. Une aura m’ a enveloppé peut-être qui sait…

La nouvelle promo a l’air plus sérieuse que nous…au même moment il y a un an on pouffait comme des gosses en présentant notre travail, on avait un peu trop bu…je chuchote et je rie pour oublier ce pincement au coeur, la nostagie d’une page qui se tourne. Je suis passée championne en nostalgie du moment présent. J’aimerais bien critiquer un peu les nouveaux mais en vérité je reste discuter avec ma promo. On est content de se revoir, rassurés peut-être de constater que la situation n’est idyllique pour personne vu le contexte économique.

Ah il est l’heure d’aller récupérer ce petit bout de papier, témoin de ces quelques mois où j’ai cru que je n’allais jamais y arriver niveau rythme. Finalement je l’ai eu ce master à trente ans bien tassés et deux enfants plutôt jeunes…j’aimerais bien qu’il débouche sur quelque chose, que les sacrifices que cela a entraîné n’aient pas servi à rien.

Je noie mes doutes dans une coupe de champagne et puis il faut quitter les lieux, la grille du campus se ferme (et ce n’est pas qu’une image).

Allez on trinque ?

 

Cette semaine j’ai eu le plus grand mal à prendre 7 photos et comme je ne suis pas du genre « positive attitude » (je laisse cela à Lorie, Jean-Pierre Raffarin et à tous ceux qui t’expliquent que pour obtenir quelque chose il suffit de le vouloir très fort), je crains d’écrire le billet le plus déprimant de l’histoire de ce blog. Non en réalité ayant passé le plus clair de mon temps en devoirs et partiels divers, j’ai eu l’impression de ne plus avoir grand chose t’intéressant à te raconter. En recevant les sms de Virginie B. s’éclatant en Laponie, j’imaginais tous les billets que j’aurais pu écrire d’où ma première photo comme un clin d’oeil au voyage. A chaque fois que je vois cette camionnette orange garée vers chez moi, j’imagine une escapade, peu importe la destination.

Ce que mon fils préfère dans la galette je crois, ce sont les fèves. Elles sont rangées dans un tiroir dans la cuisine et il ne loupe pas une occasion de les regarder sur toutes les coutures, de vérifier que je n’en ai pas jeté une un jour de grand ménage (il me connait déjà aussi bien?). Quand nous sommes passés tous les deux devant la vitrine de Rolancy, il était prêt à acheter 9 galettes pour avoir ces 9 fèves sur le thème du cinéma…pas moi ni pour nos estomacs ni pour mon porte-feuille .

Le lundi est le seul jour où je peux récupérer les enfants tôt à 16h30 alors j’aime bien leur préparer un petit goûter sympa ce jour là…cette fois j’ai préparé très vite de retour du campus, des tartelettes crème de marrons/pommes et d’autres à la praline moins réussies visuellement mais tout aussi bonnes.

 

Lundi j’avais eu la stupide idée de mettre des chaussures toutes fines et pas chaudes du tout alors qu’il faisait environ 0 degré dehors…quand le tram a été arrêté pour une durée indéterminée et que j’ai du rejoindre à pied le relais bus, j’ai doublement regretté mon choix…même si j’avais les pieds congelés, je me suis arrêtée 30 secondes pour prendre une photo de Parc de Parilly que j’ai longé ce jour là pour la première fois.

Sur le trajet qui mène à l’appartement de la nounou, il y a plusieurs magasins de pompes funèbres et un cimetière mais aussi un terrain vague dont les murs ont été colorés et investis par des graffitis…le contraste est assez saisissant …

 

J’habite à la Croix Rousse depuis des années et je n’ai encore jamais mis les pieds à la maison des canuts qui retrace leur histoire à travers entre autres les machines à tisser comme celle dessinée sur le mur peint ci dessus (et devant lequel je passe au moins deux fois par jour)…peut-être en 2012 ?

Comme j’ai pas mal parlé de mes études depuis octobre dernier, j’ai pris une photo d’un bâtiment récent de la faculté de Bron histoire que le décor soit définitivement planté et d’autant plus que le campus je n’y retournerai plus sauf pour mes deux soutenances (et pour recevoir mon diplôme j’espère). Vendredi était le dernier jour où toute la classe se réunissait et au soulagement lié à la fin des cours se mélangeait chez moi une nostalgie pour cette parenthèse de 4 mois riche en rencontres. Heureusement on n’a pas attendu très longtemps pour se revoir puisque le soir même on faisait la fête tous ensemble.

Et toi, ta semaine?

 (la première photo est ma photo de la semaine pour Magda)

Attention si tu es trop jeune, il est probable que les multiples références qui suivent ayant trait à un de mes films mythiques, L’étudiante (bon ça va à l’époque j’avais 13 ans, c’est une excuse valable non?),  n’évoquent absolument rien pour toi.

Depuis septembre je suis sur les bancs de la fac. Étrangement je n’en ai pas profité pour sortir ma paire de lunettes pourtant quand je regardais le film je voulais la même monture que Sophie Marceau (sauf que les verres immenses et carrés je suis pas certaine que ce soit donné à tout le monde). Je n’ai même pas acheté de petit cartable ou de duffle-coat.

Je ne suis pas partie au ski pour me détendre un week-end, je n’ai donc pas eu la moindre chance de rencontrer un musicien nommé Edouard dans une télécabine qui m’aurait tendu un mars barbouillé de labelo rose pour les lèvres. Par conséquent personne ne m’a embrassé dans sa voiture, ne m’a proposé de verre de vin chaud en caleçon, ne m’a entraîné sur son canapé lit alors qu’en bande son on entendait You Call it Love. On ne  m’a pas joué la fameuse scène du baiser sous la pluie, pourtant côté réplique j’aurais pu assurer   :

Lui « tu pleures?« 

Elle  » je pleure pas, c’est la pluie « 

Lui «  faut pas tuer les instants de bonheur Valentine, faut pas« 

Elle « Tu cites Baudelaire maintenant?  » ( c’est du dialogue avoue)

Je n’ai pas vécu les joies de la vie entre étudiants, cela aurait été un peu compliqué avec homme et enfants. Du coup je n’ai pas connu les engueulades avec les colocs à table et le téléphone qui sonne alors que je suis sous la douche (ben oui le téléphone portable n’existait pas encore !).

Ma soutenance finale n’aura lieu qu’en juin mais j’ai pas l’intention de finir en larmes en citant Alfred de Musset ni d’inviter mes amis à venir me voir parler de mon stage.

Je me suis levée souvent aussi tôt que Valentine et comme elle il m’est arrivée de lutter pour ne pas dormir en classe. Heureusement comme je n’étais pas en amphi, je ne me suis pas faite grillée par un prof…enfin je crois pas.

Je n’ai pas donné de cours dans une primaire pour payer le loyer et les charges mais j’ai continué chaque jour à écrire pour ce blog et pour Fais toi la belle et je t’assure que cela n’a pas été toujours simple.

 A la fin du film, on ne sait même pas si elle va l’obtenir son agrégation Valentine….j’espère, moi, que mon master je l’aurai.

Et toi, y a t-il un film mythique lié à ton adolescence ?

Cette semaine j’ai repris le chemin de la fac avec une présentation orale mardi et plein de boulot pour le mois à venir. J’ai tenté un petit résumé en photos, la première étant prise rue de la république pour son côté 31 décembre.

Dimanche dernier, pour le 1er janvier, j’ai préparé des verrines mousse carambar sur truffon

lundi j’ai joué au château de princesse que Miss Zen a eu en cadeau pour Noël de la part de la nounou

Mardi après les cours, je suis passée à Zara enfants et j’ai tilté sur ce tee-shirt très fais-toi la belle pour Miss Zen…peut-être qu’il sera soldé la semaine prochaine, avec un jean il serait parfait )

Mercredi je suis allée voir Une vie meilleure (et j’ai pris une photo de la roue illuminée place Bellecour)… un film que je conseille particulièrement à Laurent Wauquiez (les travailleurs pauvres ça existe!), un film qui montre l’impuissance de la politique aujourd’hui incapable de légiférer face aux marchands de sommeil ou aux crédits revolving qui poussent au surendettement…à voir aussi pour le jeu de Guillaume Canet.

Jeudi soir j’ai assisté à une conférence sur les métiers du web à l’amphi-opéra….en m’y rendant j’ai remarqué une façade dont l’architecture m’a plu…

Vendredi soir j’ai commencé à préparer un buffet pour le lendemain soir car dans la famille on fête toujours Noël au moins une fois en janvierc’est l’avantage de ne pas habiter à côté )

  Et toi, cette première semaine de janvier?

Je n’ai jamais aimé les exposés. Pour une personne timide, un exposé c’est un peu le supplice de la chèvre qui lèche le sel des pieds d’un chatouilleux. A science-po, cela faisait partie du package et je me souviens du mal de bide, des mains moites et de ma tête rouge écarlate en début de topo devant la classe.

Plus de 10 ans plus tard, les choses ont-t-elles changé? j’ai pris un peu d’assurance mais parler devant un groupe n’est toujours pas un exercice qui me procure beaucoup de plaisir. Je suis plutôt dans le mood « qu’on en finisse et vite ». Manque de pot, dans le cadre de ma formation, je n’ai jamais eu autant de travaux à exposer à mes petits camarades.

Je ne me suis malheureusement pas transformée en pro du discours, haranguant la foule, provoquant les rires de mon auditoire là où je l’avais prédit, captant tous les regards. Non en vrai je ne peux pas me séparer de mon papier que j’ai limite appris par cœur, je ne sais pas qui regarder (les élèves, la prof ?), j’ai abandonné les méthodes à deux balles (imagine tout le monde nu ) pour me détendre et entreprendre des exercices de respiration une fois au tableau passe difficilement inaperçu.

Ce qui me rassure c’est qu’à part deux ou trois orateurs nés dans la classe, on est plus ou moins logés à la même enseigne. Certains gesticulent, d’autres bafouillent, d’autres encore rougissent, certains tentent de désamorcer la tension (ou de réveiller ceux du fond qui luttent pour ne pas s’endormir…enchainer 3 exposés à la suite a un effet soporifique indéniable, quelque soit l’intérêt de ces derniers) en lançant des pointes d’humour.

J’ai aussi découvert le powerpoint, illustration d’une pratique qui consiste à résumer ta pensée avec le moins de mots possibles, une sorte de filet pour ton auditoire au cas où celui ci aurait décroché quand tu as prononcé le terme accessibilité sociale et pense à ce qu’il va bien pouvoir manger ce soir au moment où tu abordes le concept d’appropriation culturelle. J’avais réussi à me passer des powerpoints pendant mes 11 ans de vie professionnelle mais cette fois on m’a mise au pied du mur : le powerpoint ou la vie !

Alors j’ai fourni mon lot de diapositives au look ringard et dont certains codes m’exaspèrent (par exemple, la dernière diapositive est sensée être toujours la même : Merci de votre attention, avez vous des questions? comme s’il fallait absolument siffler le coup final de l’exposé)

Allez je sens que tu meurs d’envie d‘une démonstration :

la citation apporte toujours une certaine légitimité à ton propos..enfin ça dépend qui tu cites

 

l’historique ou partie  la plus barbante de l’exposé…abrège !

l’argumentaire doit être synthétique…évite les phrases surtout

la conclusion ou ce qu’il faut absolument retenir une fois que tu vaques à d’autres occupations

Et toi, pour les exposés tu assures ou pas ?

 

La cafétéria de la fac ne ressemble pas vraiment à celle d’Hélène et les garçons. Tu te souviens de Chez Alfredo ?  : ambiance quasi silencieuse, organisation de soirée rock (enfin à la sauce de la série), chandeliers sur les tables, menu gastronomique et repas interminables d’étudiants qui n’en rament pas une. Du pas crédible du tout en somme.

Tu as l’image en tête? eh ben c’est pas du tout ça ! Ici les couverts sont en plastiques, les plats principaux varient entre paninis et croque-monsieur chaud sur les bords mais encore surgelé à l’intérieur, tu as rarement plus de 20 minutes pour déjeuner (qui se réduisent parfois à 10 quand la file d’attente s’étire jusqu’à la porte). La dame derrière sa caisse a oublié son sourire dans une autre vie sauf quand elle arrête d’aboyer pour parler à son collègue. On nous bassine avec la malbouffe mais je n’ai jamais vu une feuille de salade, un fruit ou un yaourt dans les victuailles proposées. Pour le dessert, tu as le choix entre barre chocolatée ou croissant )

Pourtant j’ai une certaine tendresse pour cette cafétéria : le café est meilleur ici qu’au distributeur et à l’intercours je file chercher mon expresso histoire de tenir le coup. Parfois je m’assois avec une ou deux filles de la classe à une table, je croque dans mon morceau de pizza gelée, je ne reconnais plus la mienne quand elle ressort du micro-ondes en même temps que d’autres, j’écoute des petits bouts de leur vie, je parle un peu de la mienne avant de repartir vers une salle de classe.

La prochaine fois je te parle du resto U…non je plaisante ) (quoique)

Tiens en parlant d’Hélène et les garçons, est-ce que certain(e)s parmi vous ont eu la curiosité de regarder la série qui est revenue en février dernier, 18 ans après (avec comme promesse, je cite « plus de sexe, plus de gros mots et d’actions …parce que les fans ont muri »)) ? Si oui, raconte j’aurais bien aimé me marrer (enfin j’espère) au moins une fois.

Pin It