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Lors de mon week-end en Alsace, j’ai pu visiter l’exposition Ça tourne qui évoque la passion de Peter Knapp pour l’image et sa fascination pour le mouvement.

Peter Knapp est un artiste connu pour ses photographies et ses courts métrages réalisés pour le magazine télévisé Dim Dam Dom mais il est aussi  graphiste, peintre, enseignant.En 1953 il prend en charge la communication des Galeries Lafayette, de 1959 à 1966 il est directeur artistique du magazine Elle.

Au delà des images de la mode, il montre des femmes naturelles, féminines, sensuelles, qui bougent, qui rient, qui vivent. A l’époque, c’est une révolution !

♥♥♥ son hommage à Charlie Chaplin

♥♥♥ la métamorphose de son modèle, Nicole de Lemargé en Greta Garbo, Marilyn Monroe ou Rita Hayworth

♥♥♥ le petit salon très psychédélique dans lequel le visiteur est invité à s’assoir pour regarder Dim Dam Dom

Exposition ça tourne, Simultania (33 rue Kageneck, Strasbourg)

jusqu’au 4 avril 2011

Et toi, tu connaissais Peter Knapp?

(ceci est l’homme du vendredi pour Virginie B)

 

Quoi, t’exclames-tu? avec un nouveau-né sur les bras, elle trouve encore le temps d’aller manger un clafoutis chez l’ex d’Antoine de Caunes ?

Je t’arrête tout de suite : le temps je l’ai juste pris pour cuisiner la recette donnée par l’actrice dans le magazine Elle. Cela prend 10 minutes de préparation vaisselle comprise et cela a redonné le sourire à l’homme qui reprenait le travail le lendemain (oui je triche un peu, le clafoutis a été réalisé la semaine dernière)

Qu’est ce qu’il te faut pour réaliser cette recette?

500 g de framboises (achetées sur le marché si tu peux c’est nettement meilleur et en plus moins cher); 2 oeufs entiers + 2 jaunes; 60 g de Maïzena (je n’en avais pas, j’ai mis de la farine); 150g de sucre semoule; 2 sachets de sucre vanillé; 2dl de lait; un pot de crème fraîche épaisse; 20g de beurre

Et maintenant qu’est ce que tu fais?

Tu allumes le four à 180° (th 6), tu beurres un plat à four pouvant contenir les framboises en une seule couche et tu y étales les framboises

Tu casses les oeufs dans un saladier, tu ajoutes les jaunes, les deux sucres et la Maïzena. Puis tu incorpores le lait et la crème, sans cesser de fouetter (j’ai tout fait au fouet électrique pour une question de rapidité) jusqu’à l’obtention d’une pâte fluide.

Tu verses la pâte dans le moule, sur les framboises et tu mets au four chaud pendant 30 minutes jusqu’à ce que le clafoutis soit pris et sa surface blonde.

Tu sers le clafoutis tiède c’est meilleur. Tu peux saupoudrer de sucre glace pour l’esthétique.

Verdict? Extra ! les deux hommes adorent, l’acidité de la framboise et la texture du clafoutis plus originale qu’un clafoutis traditionnel grâce à la crème fraîche épaisse font merveille….c’est léger et savoureux et vraiment facile à réaliser !

Edit 1 : la photo est un peu pourrie mais si tu as des conseils pour un shooting culinaire je t’écoute avec joie )

Il ne sera point question de bébé prématuré mais de billet hebdomadaire publié deux jours avant le jour habituel  puisque belle-maman débarquant dans l’après-midi, je suspends toute activité virtuelle pendant quelques jours parce que 1) c’est pas très poli de squatter l’écran quand on a des invités 2) je n’ai pas du tout envie que belle-maman lise mon blog. Bref voici le traditionnel glop/pas glop !

Glop : pour les lyonnais(es), à la recherche d’un salon de thé,  je vous recommande la langue de chat . Ici pas de napperons en dentelle, pas d’ambiance british (quoique j’aime bien aussi), pas de mémés super sapés mais des grands canapés, une bibliothèque, un peu comme si on était chez quelqu’un. Pas mal de thés vert à la carte et quelques gourmandises pour les accompagner, la spécialité de la maison étant les pancakes. J’ai été incroyablement raisonnable (pour une fois) alors que Gromit59 profitait de sa ligne de mannequin pour s’envoyer un crumble aux pommes )

Pas Glop : c’est reparti comme tous les ans avec l’arrivée du printemps, tous les magazines féminins font leur couverture et leur dossier spécial minceur (et pourquoi s’en priveraient-ils, ça se vend très bien ?). Ben oui on a passé l’hiver à manger des raclettes, des tartiflettes et autres trucs qui tiennent au corps pour lutter contre le froid et maintenant on pleure en essayant le maillot de bain pour nos vacances d’été. Par pure curiosité, j’ai feuilleté le numéro de Elle consacré à nos kilos superflus (illustré par des filles à la plastique de rêve…traduire ce à quoi nous ressemblerions si seulement nous faisions preuve d’un peu de bonne volonté bon sang) et rien de nouveau sous le soleil malgré ce qu’ils essaient de nous faire croire. Des crèmes pour la cellulite, un régime soit-disant plaisir (on ne doit pas avoir la même définition du plaisir) et des exercices de gym pour raffermir tout ça. C’est à ce moment là qu’un collègue lisant par dessus mon épaule (j’étais en pause) me déclara que ce genre de filles n’était pas du tout son genre rapport à sa poitrine…plate! ….je résume : mince, ferme de partout mais avec 90 de poitrine, c’est pas gagné moi je vous le dis )

Glop : emportée par l’enthousiasme du beau temps qui s’est rafraîchi depuis, j’ai craqué pour une veste a-do-ra-ble pour le chérubin trouvé à Orchestra. Quand je l’ai montré au principal intéressé en rentrant, il a voulu la mettre sur le champ, sur son pyjama et nous a fait carrément un défilé de mode en se regardant devant la vitre sous toutes les coutures l’air très content de lui….serait-il aussi coquet que sa maman?

Pas glop : en 2008, une personne meurt toutes les 10 secondes du sida dans le monde …et pendant ce temps là, le Pape balaie en une phrase des années de travail de prévention dans les pays en voie de développement. Même si j’espère que les cathos français sont plus modernes que le discours officiel, on ne le redira jamais assez « Sortez couvert » !

Glop : souvenez-vous, il y a quelques semaine de cela, je lançais dans cette rubrique, un chantage affectif en direction de quelqu’un qui se faisait pour le moins désirer pour ramener sa fraise sur Lyon…visiblement l’intéressé a été sensible à mes arguments puisqu’il va ENFIN me faire l’honneur de sa visite en juin prochain. Elle est pas belle la vie?

Pas glop : on en voit sur tous les étals de marché et même sans être enceintes, on en a envie…je veux parler des fraises ! mais je vous invite à lire ce billet sur les fraises d’Espagne et peut-être aurez vous la patience d’attendre que les fraises soient de saison pour en acheter, même si vous en avez ras-le-bol des pommes )

Glop : Hier midi en revenant de ma pause déjeuner, j’ai trouvé sur mon bureau une belle boîte Ladurée avec des macarons dedans…et c’était même pas mon anniversaire ! deux collègues de bureau m’ont fait ce cadeau juste pour me faire plaisir, c’est chouette, non?

Glop : Demain soir, sortie à deux pour aller écouter un chanteur français en concert sur Lyon…je vous raconte tout ça en détail la semaine prochaine…

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous dis à très bientôt !

Je suis une blogueuse abandonnée
qui a blogué sans être remarquée
et Elle l’a même pas invité
Pour elle, c’est fini

A celles qui ont voulu la lire
Elle a donné ce qu’elle avait
Mais elle, elle se demande qui elle est
Abandonnée, oui, abandonnée

Qu’est-ce qui lui prend, à celle-là, de nous chanter du Johnny un dimanche matin? Ben c’est que celle-là, son chéri lui a acheté le Elle qui parait normalement que le lundi sauf que même en Province on peut l’avoir le dimanche ! )

Et qu’est ce qu’elle voit, celle-là, dans le classement des blogs féminins les plus en vue du moment? elle n’y est même pas dans le Elle du 8 décembre !!)

Alors forcément elle se lamente, elle pleure, elle s’imagine à la place de celles à qui on a consacré un article, des photos, des interviews (bon je ne dévoile pas le suspense, mais il y en a une que je « connais » virtuellement, que le lis tous les jours et à qui je laisse des commentaires…bravo Miss !)

Et puis comme c’est une fille qui raisonne toujours à chaud puis à froid elle se dit :
– qu’elle n’aurait pas du tout aimé sa tronche dans Elle…déjà qu’en voyant la couverture avec Helena Christinsen, juste sublime à 40 ans, elle a l’impression d’être une grosse vache )
– qu’elle aurait été nulle pour répondre aux questions des journalistes étant donné qu’elle se prend déjà sérieusement la tête sur le moindre TAG )
– qu’elle sait bien qu’elle ne peut pas consacrer assez de temps à la rédaction et aux commentaires qu’il faut laisser sur la blogosphère si on veut un jour atteindre les sommets
– qu’elle ne fait pas assez dans le blog spécialisé et que parler du même sujet tous les jours, elle n’y arriverait pas
– que son blog ne ressemble pas à grand chose par rapport à ceux cités alors qu’elle aurait plein d’idées mais qu’elle est une quiche en feuilles de programmation, que les tarifs d’une relookeuse de blog (devis de 360 euros pour celle que j’avais contacté) ne sont ni compatibles avec son salaire ni avec ses envies de dépense
– qu’elle ne pourrait pas gérer sa soudaine célébrité : tous ces commentaires auxquels elle n’aurait pas le temps de répondre, toutes ces fleurs envoyées à domicile (non fallait pas vraiment), toutes ces envieuses aussi qui vont sûrement cracher leur venin
– qu’elle a déjà commencé de parler d’elle à la troisième personne, c’est dire comme elle pourrait vite choper le chou-fleur
– qu’elle aussi a eu son heure de gloire, vu qu’il y avait une ou deux phrases signées de sa plume dans le Elle de la semaine dernière dans le cadre du Prix des lectrices Elle

Bref elle a fini par se faire une raison )

Vous croyez qu’être starlette de cinéma c’est la belle vie parce qu’on se fait habiller par les plus grands couturiers, payer pour s’afficher dans ses soirées d’anniversaire de grandes marques, qu’on voyage pour son travail et vit de sa passion ? Détrompez-vous tout n’est pas rose pour nos comédiennes françaises, preuve à l’appui, l’interview « secrets de leur forme » dans le dernier Elle d’une jeune actrice française. Comme ce billet n’a pas vocation à devenir une tribune contre cette personne, par ailleurs plutôt sympathique, je n’ai pas dévoilé son identité…les plus curieux iront jeter un œil dans le magazine.

M. commence pour nous confier que , pour se préparer avant un tournage, elle fait une diète régénérante. Késako? pendant une semaine, elle mange dix pruneaux par jour avec de la compote de pommes (sans sucre…très important) et des légumes verts, le tout arrosé d’une tisane aux vertus drainantes. J’espère juste qu’elle a chez elle des toilettes qui lui sont réservés et qu’elle a fait installer la télé ou le wifi à l’intérieur, parce que même une femme enceinte constipée (pléonasme) ne résiste pas à un régime pareil.

M. déclare ensuite être très gourmande MAIS elle a éliminé récemment les laitages et le gluten car cela ne convenait pas à son corps. Là va falloir qu’elle m’explique ce qu’elle entend par gourmandise quand on ne peut manger ni fromages, ni yaourt mamie nova, ni glaces, ni pâtisseries, ni pâtes, ni pain….)

Mais qu’on se rassure, il arrive que M. se lâche complètement…puisqu’elle adore les tartes salées, accompagnées de thé des moines. Oh oui carrément??? dingue! t’aurais pas du, tu vas être barbouillée pendant 15 jours ! Moi perso quand je me lâche je me ressers deux fois, je déguste un cheesecake à mille calories la bouchée ou je me fais un repas fromage-pain et vin…visiblement avec M. on ne s’entendrait pas sur les définitions )

Le meilleur est pour la fin de l’interview, le secret ultime de la forme de M étant d’allumer une bougie senteur prune quand elle  est chez elle parce qu’elle a alors l’impression qu’une tarte est sortie du four…ben voilà je le savais qu’à force de bouffer du quinoa et du tofu acheté en barquettes entières, M. finissait si privée et si frustrée qu’elle en était réduite à sniffer de la bougie parfumée !

Félicitations à ceux ou celles qui pigeront la référence de mon titre, c’est un véritable casse-tête de trouver un titre accrocheur pour parler de mes lectures et de mes critiques dans le cadre du jury du Prix des lectrices Elle.

A la dernière livraison du magazine, j’ai reçu 7 livres dont certains plutôt volumineux et j’avoue que plus l’échéance pour rendre ma copie approche, moins je fais ma fière (car bien entendu j’ai gardé le pavé pour la fin). J’ai quand réussi à lire :

1) Ma dolto de Sophie Chérier


Pas vraiment une biographie au sens traditionnel du terme, Ma Dolto mêle des anecdotes de la vie de Françoise Dolto, des comptes-rendus surprenants de patients de cette dernière et des réflexions de l’auteur quant à son expérience de maman.
Ma Dolto se lit comme un roman et donnera peut-être envie à certains de découvrir ou d’approfondir l’œuvre de la célèbre psychanalyste qui a aujourd’hui ses défenseurs et ses détracteurs.

2) Dope de Sara Gran

Joséphine, ex-toxico devenue détective, doit retrouver une jeune fille de bonne famille, Nadine, perdue dans les affres de la drogue et de la prostitution. Elle se retrouve, malgré elle, dans un milieu auquel elle avait tourné le dos et va se prendre son passé en pleine figure.
Sara Gran nous fait toucher du doigt la vie très dure des camés et l’ambiance, légèrement suranné, des bas-fonds new-yorkais après la seconde guerre mondiale sans que le décor ne fasse carton pâte. Joséphine, dont on découvre au fil du roman l’histoire, est particulièrement attachante. Dommage que certains personnages n’aient pas été plus creusés. L’intrigue est pleine de rebondissements sans être réellement haletante mais la vraie surprise arrive à la toute dernière page.

3) Comme une mère de Karine Kesset

Emilie est trop jeune pour avoir un enfant et décide d’accoucher sous x et d’abandonner sa petite fille Léa. Dans la salle d’accouchement d’à côté, Judith, la quarantaine, met naissance à un petit garçon qui décède dans les minutes qui suivent. Judith, qui a déjà perdu plusieurs bébés lors de précédentes grossesses, bascule alors dans la folie, et kidnappe la petite Léa. Le destin des deux mères est à jamais liée : à la reconstruction de l’une répondra la dépression de plus en plus sévère de l’autre. Karine Reysset met des mots justes, précis et émouvants sur le sentiment d’amour maternel. Elle aime ces deux femmes, abîmées par leur vie et nous apprend à les comprendre plutôt qu’à les juger. Si l’histoire est plus banale que ne le laissait supposer le début, l’auteur entretient notre inquiétude jusqu’àu bout de ce roman qui se lit très vite.

4) Elégie pour un américain

Siri Hustvedt prend la voie masculine d’Erik Davidsen, psychiatre new-yorkais d’une cinquantaine d’années, divorcé et sur les pas de son père décédé quelques mois plus tôt. Autour de lui, gravitent les destins de sa sœur Inga, de sa nièce Sonia, de sa voisine Miranda et de ses patients. Comme dans Tout ce que j’aimais, le roman est un entrelacs de situations, de lettres (les mémoires de son propre père mort en 2003) et de personnages, il mêle intrigue et érudition.

Les déambulations de l’auteur sont prétextes à explorer le thème du deuil, de la paternité, du désir, du sens caché, de l’identité. Si l’on suit sans déplaisir ce personnage dans ses errances, on se perd un peu parfois dans les mémoires d’un père porteur d’une histoire familiale lourde de secrets. Face à cette Amérique de l’après 11-septembre, paumée et blessée, on reste spectateur jusqu’à ce que l’émotion nous cueille dans les dernières pages du roman.

Edit 1 : Parmi les trois livres restants, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à deux d’entre eux et je garde ma critique du dernier car je viens à peine d’en démarrer la lecture et pour le moment c’est un vrai coup de coeur.

La question du jour : quand lisez-vous?

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