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anxiété

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J’aime bien les institutrices (on dit professeur des écoles je sais) : ma sœur est instit, deux de mes très bonnes amies sont instit. Je connais un peu leur quotidien, je sais que n’a pas le concours qui veut. Jamais tu ne m’entendras critiquer leurs vacances car je n’envie pas leurs journées entières, debout face à  des classes de 30 élèves dont le niveau de décibels peut vite atteindre Lara Fabian s’époumonant sous sa douche, leurs conditions de travail qui, ces dernières années, se sont empirées vu la suppression de personnel et des parents qui ne leur prêtent parfois que peu d’estime.

Mais j’avoue la maîtresse, cette année, je ne suis pas sa plus grande fan et de manière générale la façon de considérer l’enfant dans l’école maternelle de mon fils je n’arrive pas à y adhérer.

J’ai du adresser deux fois la parole à celle qui s’occupe de la classe du chérubin cette année (bonjour et au revoir mis à part, je suis polie tout de même) mais les deux fois j’ai eu une pluie de remarques négatives. Mon fils n’est sûrement ni en avance, ni un génie. Il ne sait pas lire avant l’heure, il ne dessine pas particulièrement bien et niveau psychomotricité il est même en retard sur un certain nombre de points mais c’est un enfant plein d’imagination, créatif, qui adore les livres, curieux de tout.

Qu’elle veuille m’alarmer, je ne le nie pas..d’ailleurs tous les lundis, je fais la navette école-psychomotricien, profitant de mon 50%. J’ai vu aussi ses progrès, son désir « d’essayer » prendre le pas sur sa peur de ne pas y arriver mais les retours positifs je les attends toujours.

Dépassionnons le débat et éloignons nous de mon fils. Ils ont des dividendes sur chaque consultation chez l’orthophoniste, les instits? non parce dès la petite section, la maitresse prend tous les parents dont les enfants ont des défauts d’élocution à part et leur conseille d’emmener leur progéniture en séances. Je ne suis pas spécialiste du langage, j’ai juste observé qu’à cet âge là, les choses évoluent grandement en un an.

Bref je m’interroge sur cette médicalisation de l’enfance au sein de l’école, ce discours qui met en avant uniquement ce qui ne va pas (j’ai entendu aussi à propos d’un autre enfant et de la part d’une autre maîtresse « votre enfant est lent, à part lui mettre des piles je ne vois pas ce qu’on peut faire »…et je t’assure que je ne suis pas dans une maternelle, prépa du lycée Henri V), ce besoin de rentrer dans le moule à tout prix. Je croyais qu’il fallait encourager l’enfant, ce n’est plus à l’ordre du jour?

Je me demande s’il y a une place pour les enfants qui ne pigent pas tout tout de suite, qui mettent plus de temps que les autres, qui ont des difficultés ou si l’école finalement n’est là que pour les bons élèves (si on peut utiliser cette notion si tôt).

Que mon fils sache lire avant d’entrer en primaire, qu’il saute une classe ou qu’il passe son bac à 16 au lieu de 18, quel intérêt cela a ? cela le rendra-t-il plus heureux dans la vie?

Ce que j’observe aujourd’hui c’est un gamin, très sensible à la base, qui a mal au ventre tous les matins.

J’aimerais surtout c’est qu’il ne perde pas le goût de l’école, le goût d’apprendre et vu la pédagogie à l’œuvre, je ne suis pas certaine qu’on soit sur la bonne voie.

J’attends vos avis, nombreux j’espère !

Edit : Sur Fais-toi la belle, je parle aussi enfants puisqu’on mercredi  !

 

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