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crédits photo : atelierpompardour, boutique etsy

Aujourd’hui avec Virginie B. on a bouclé nos valises, on a emporté nos portables, on a arrosé les fleurs et on a fermé les portes à clef…avant de partir, on a consulté les cartes mais pas trop…toutes les routes nous semblent belles à deux !

On ne s’ interdira aucune destination, on a prévu quelques haltes gourmandes, des étapes avec ou sans enfants, on a repéré les choses à voir absolument, les nouveautés à tester.

Parfois à cours d’essence, le temps sera venu de se poser pour ouvrir les carnets de voyage, pour chercher des souvenirs à ramener ou pour dénicher des objets qui prolongeront l’escapade.

Fais-toi la belle avec nous !

J’ai envie de changer de métier, notre loyer est trop cher, nos voisins sont antipathiques, les enfants sont encore petits alors c’est décidé on part vivre ailleurs !!


Ailleurs, ailleurs mais où ? a demandé l’homme (sa préoccupation principale étant de savoir s’il pourrait continuer à se procurer sa dose quotidienne de presse française) ?


Partons en Angleterre ais-je lancé …j’interrogerai les hommes dans la rue prétextant une étude ethnographique sur l’accent des anglais quand ils parlent français, je m’offrirai un faux trench Burberry, j’aurai une collection de chapeaux de pluie, l’été on passera nos vacances dans les Cornouailles ou en Bretagne, on partira en week-end en Irlande ou en Ecosse, on aura une maison avec des bow-windows et de la moquette partout, nos enfants seront bilingues et auront le sens de l’humour façon british

Tu réaliseras très vite que les anglais sont moches et que Jude Law est une exception, tu seras déprimée après 3 jours de pluie, tu pesteras contre les tâches sur la moquette et nous serons obligés de revenir en France pour faire soigner nos enfants étant donné le système de santé anglais a répondu l’homme

Bon alors partons en Espagne..j’apprendrai à danser le flamenco, nous irons en amoureux en Andalousie, j’interrogerai les hommes dans la rue prétextant une étude ethnographique sur l’accent des espagnols parlant français, nous nous coucherons à point d’heure, tu feras la paëlla comme un dieu…

Je te rappelle que j’ai fait Allemand seconde langue, que je n’aime pas les fruits de mer et que tous les espagnols ne ressemblent pas à Gaël Garcia Bernal a rétorqué l’homme de plus en plus rabat-joie

Oublie l’Angleterre, oublie l’Espagne, si on partait s’installer en Italie ? tu mangeras des pâtes autant que tu voudras, tu croiseras tous les jours des femmes très élégantes, nous découvrirons Rome, Florence, la Toscane, Capri…et je fantasmerai sur l’accent italien…

Tu oublies un petit détail :Berlusconi ! m’asséna-t-il

(en fait je ne connais de beau portugais alors…)

Alors faisons nos bagages pour Lisbonne, la ville aux 7 collines, aux pastéis de nata, la ville au micro-climat…le samedi soir on ira écouter du fado et boire de la sangria…le dimanche on partira pique-niquer au bord de la mer…

Bien entendu l’homme a encore trouvé des contre-arguments (le fado à haute dose risquait de rendre nos enfants dépressifs) et j’ai compris qu’il était vain de chercher ailleurs le bonheur qu’on a parfois juste devant soi…

Edit 1 : dans la vraie vie, l’homme n’est ni franchouillard ni pantouflard….je profite juste de ce blog pour me donner le beau rôle )

Ceci est un billet pour Aude sur le thème Vivre ailleurs

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