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A Noël, au pied du sapin, j’ai eu la chance de trouver un bon cadeau pour un dîner au restaurant La Mère Brazier, cette institution lyonnaise dont j’attends parler depuis que je me suis installée dans cette ville. C’est le second « grand restaurant » où j’ai la chance d’aller à Lyon, la première fois c’était aux Terrasses de la villa Florentine.

Ces temps ci, je passais matin et soir devant La Mère Brazier pour me rendre à mon stage et il m’arrivait même d’apercevoir le chef, Mathieu Viannay, avec son tablier blanc, sur le trottoir, le temps d’une pause. C’est peut-être pour ça que le portier m’a reconnu quand je me suis présentée devant l’entrée, sûrement étonné que cette fois je ne me contente pas de jeter un œil furtif à travers la vitre espérant apercevoir un plat.

J’ai d’ailleurs été assez surprise de la vue qu’on a des cuisines avant de rentrer dans la salle…je n’osais pas trop tourner la tête dans cette direction, pourtant quand le restaurant a été réaménagé et modernisé c’était une volonté du chef d’ouvrir sur les coulisses.

Une fois installée, j’ai observé la salle, le mobilier, la vaisselle siglée Mathieu Viannay et le ballet entre serveurs, chef de rang, sommelier a commencé. J’ai trouvé l’ambiance un peu guindée, comme souvent dans ce genre d’établissements mais cela ne m’a pas empêché de dégainer mon appareil photo et mon petit carnet.

En amuse-bouche, servis avec l’apéritif,  des accras croustillants avec une sauce aux petits poivrons rouges

Avant l’entrée, un tartare de thon rouge, émulsion au yaourt et gelée d’algues (pas sûre de l’intitulé exact car il a été prononcé très vite par la personne qui nous a servi et je n’ai pas osé faire répéter). Je t’avoue que la texture gelée m’a laissé un peu circonspecte même si cela avait plus de goût que je ne le pensais.

Ensuite le pâté en croûte de volaille de bresse et foie gras, celui dont tout le monde parle, a fait son entrée : un bel exemple de plat traditionnel revisité avec finesse…le croquant des pistaches, le fondant du foie gras et le sucré-acidulé de la confiture de cerises noires, c’était vraiment parfait.

J’opte plus souvent pour les poissons au restaurant mais une fois n’est pas coutume, l’épaule d’agneau confite, polenta et navets « glace » sauce vierge m’ont convaincu par leur fondant et leur parfum.

Ma hantise dans les grands repas comme celui-ci est de ne plus avoir faim au moment du dessert. Cela aurait été d’autant plus dommage que nous avons eu une assiette de mignardises (mention spéciale au macaron à la rose et à la truffe au cœur coulant) et un pré-dessert, une madeleine au miel servie avec une glace à la yaourt, absolument délicieux.

Alors que nous avions choisi les mêmes entrées et plats, j’ai (de manière tout à fait surprenante) craqué pour le cube au chocolat jiavara et cœur passion, sorbet cacao alors qu’il se laissait séduire par un blanc manger au fromage blanc, jus à la fleur d »hibiscus, framboises et fraises gariguettes. 

forcément j’ai goûté son assiette et depuis  j’imagine d’autres desserts à réaliser avec la fleur d’hibiscus

 

pour une accro au chocolat, ce dessert est un must !

Bref tout a été parfait jusqu’au café où l’on nous a proposé guimauve, nougat et caramel maison.

Avant notre départ, le chef Mathieu Viannay est venu saluer les clients encore présents et nous a demandé, d’une voix très discrète, si nous avions passé une bonne soirée. Avec sa silhouette longiligne et ses cheveux poivre sel, il a vraiment un style bien à lui qui détonne plutôt avec l’image habituelle du cuisinier et un charme certain. On a bafouillé quelques mots de remerciements (qui ont toujours l’air d’une banalité terrible) et on a retrouvé la douceur de la nuit pour une balade digestive sur les pentes de la Croix Rousse.

Quelle belle soirée, merci Papa Noël )

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