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Quoi de plus réconfortant qu’un goûter pour braver le froid lyonnais ? rendez vous était donné vendredi après-midi à 16h dans un endroit dévoilé quelques jours avant dans un loft chambre d’hôtes que je n’aurais jamais découvert autrement. Après avoir poussé la porte cochère de l’adresse indiquée, avoir laissé manteau, écharpe au vestiaire, me voilà en joyeuse et très chouette compagnie dans une petite pièce meublée de quelques tables, tabourets et d’un bar à café. Ce sera un lungo pour moi…sans petit biscuit pour accompagner, étant donné la longueur du menu mieux vaut garder son appétit intact.

Nous sommes alors invités à pousser une porte miroir, à emprunter un petit passage avec œilletons sur lesquels se pencher pour avoir un avant goût du décor avant de soulever un rideau et d’arriver dans le grand living room où se tient le goûter et à d’autres moments de la journée susceptibles d’être accompagné d’un café (petit déjeuner au lit, déjeuner de famille, dîner en ville).

La pièce est très lumineuse avec cuisine américaine, ce qui permet de suivre le travail des chefs (Mathieu Rostaing, ex-126 et Guillaume Monjuré, Le Palégrié), la précision de leurs gestes, leur concentration, le dressage des assiettes. On se sent comme dans un cocon, à l’aise, bien loin de la ville, un peu comme si soudain il n’y avait plus ni heure ni lieu.

Au delà des lieux, j’ai été surprise à chaque fois par le mariage des saveurs, les textures, l’alternance de sucré et de salé …les chefs ont préparé avec la même imagination 6 assiettes vraiment gourmandes !

Noisettes torréfiées, lait

croque comté millésimé mariné au whisky, champignons, grué

chicorée, chocolat, orange sanguine

pizza choco-noisettes

tartines champignons chocolat blanc

coque meringue, crème glacée au cardamone fumée

J’ai repris l’intitulé des plats tels qu’ils étaient indiqués dans le menu mais à chaque fois nous avons eu des surprises : noisettes en galette (vraiment exquis), orange sanguine en granité (parfait avec le gâteau au chocolat et la chicorée), foie gras avec la tartine, mousse au goût de yaourt bulgare servi avec la coque meringue.

Papotage, dégustation, photos, il était 18h bien tassé et les deux chefs devaient laisser la place à Pierre Sang (là j’ai eu ma minute midinette en le voyant arriver même si je n’ai pas osé aller le voir) pour le dîner du soir… l’heure de remettre manteau, écharpe, avant de sortir dans le froid encore plus mordant mais avec les papilles encore en émoi.

Bravo à Nespresso,au fooding et aux chefs pour ce moment gourmand convivial et accessible à toutes les budgets (10 euros pour ce goûter quand on pense au prix des certaines pâtisseries !) et merci à Stephatable qui m’a proposé de l’accompagner …quand est ce qu’on remet ça ?

Je sais que certaines personnes sont en pleine phase détox post-galette/ fête de fin d’année et voilà que je publie une nouvelle fois des photos à 1000 calories la bouchée mais pour parler de goût, j’avoue que la première image qui me vient en tête n’est pas celle de poisson vapeur ou de soupes de légumes. Non là tout de suite, quand je ferme les yeux, je repense au fabuleux dessert dégusté chez la Mère Brazier, au fondant caramel de chez Guillemette ou au chocolat chaud bu à la Charlotte de l’Isle. Je pense aussi au plaisir que j’éprouve quand mes desserts maison ont un goût à la hauteur de mes espérances et qu’ils provoquent quelques c’est bon voire même quelques encore.

Avant même de passer à la dégustation, j’aime que le produit soit beau à regarder, appétissant ou pourquoi pas amusant, girly comme ce rainbow cake photographié dans la vitrine de la boutique Little.

 Je pense aussi à ces pâtisseries si parfaites qu’on n’ose plus les goûter une seconde fois par peur d’être déçue, à ces choses si simples comme du pain frais au petit déjeuner ou du fromage accompagné d’un verre de vin mais pourtant si bonnes .

Avant que je ne parle tout à fait comme dans une pub Herta , je voulais dire quelques mots sur Lyon a du goût ! qui a lieu dans le cadre du Sirha (rendez vous mondial des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie qui se tient à Lyon du 26 au 30 janvier).

En 2011, j’avais bravé le froid pour aller admirer quelques vitrines gourmandes mais je manquais d’organisation. Cette année, j’ai bien l’intention de suivre avec méthode tout le parcours, de prendre des photos et de partager les plus réussies sur le blog puisque un parcours gourmand a lieu dans toute la ville de Lyon du 24 au 26 janvier pour découvrir les vitrines proposées par plus de 30 commerçants et de métiers de bouche. Les différents lieux de ce circuit ( de Confluence à Vaise en passant par les Halles Paul Bocuse, l’Hôtel de Ville et la presqu’île) seront reliés gratuitement par le bus Lyon le Grand Tour. Après avoir admirer toutes les performances gastronomiques, il faudra que je laisse de côté mon indécision chronique pour voter pour mes 3 vitrines préférées.

Lyon a du goût ! ce n’est PAS que pour les Lyonnais ) En effet où que vous soyez , rendez vous sur la page facebook Lyon a du goût sur laquelle vous êtes invités à poster la photo (la vôtre ) qui représente le mieux pour vous le goût et cela à partir du 21 janvier et jusqu’au 4 février. Des repas gastronomiques sont à gagner pour les photos les plus likées.

Et là je ne sais pas pourquoi mais aux images chocolatées succèdent celles de la Corse, de la Drôme liées à tous ses moments de convivialité qui mettent du sel, de la saveur, de l’inoubliable dans les plats, les spécialités dégustés…pas de scoop le goût, au delà de la technique, des bons produits, ce sont des rencontres, des souvenirs, des voyages, des histoires ( la polenda toute seule chez moi, pas sûre que ce ne soit pas un peu fade ).

Et pour vous, le goût c’est quoi ?

Ne soyez pas vexés par mon titre, je voulais écrire néophytes à la place de nuls mais ça sonnait moins bien et puis j’avoue, la première, que la coupe du monde de la pâtisserie tout comme le Sirha (rendez-vous où les professionnels de la restauration & de l’hôtellerie du monde entier se retrouvent pendant 5 jours) je ne savais pas trop ce que c’était il y a encore quelques temps.

Histoire de mettre la pression tout de suite à tous les candidats en lice, il faut savoir que la coupe du monde de pâtisserie est LE concours international référent de l’art de la pâtisserie. J’imagine que l’on s’y prépare longtemps à l’avance comme pour une compétition sportive sauf qu’on ne perd pas forcément de poids au fil des mois. En amont de la finale qui aura lieu le 27 et 28 janvier prochain à l’occasion du Sirha,  quatre sélections continentales (Europe, Afrique pour la première fois cette année, Asie, Amérique du Sud) sont organisées et permettent de désigner les pays participants. Pour la finale, 22 équipes représentant 22 pays s’affrontent (chaque équipe est composée d’un pâtissier, d’un chocolatier et d’un glacier) et disposent de 10 heures pour réaliser :

12 desserts à l’assiette identiques
3 entremets au chocolat
3 entremets glacés aux fruits
3 pièces artistiques (une en sucre, une en glace hybride sculptée et une en chocolat)

Imaginez un peu l’ambiance de la grande finale au coeur d’une arène gastronomique (baptisée Hall Paul Bocuse…on est à Lyon )) de 8000 places en présence de 1500 spectateurs acclamant leur équipe favorite. Dans cette arène, 12 « laboratoires » de cuisine seront installés face au public pour accueillir les chefs.

Lors de la dernière édition en 2011, l’Espagne avait remporté la médaille d’or, l’Italie gagnait la médaille d’argent et la Belgique celle de bronze.

vous me mettrez un doggy bag de côté s’il vous plait ?

J’ai regardé les palmarès précédents avec l’espoir de trouver quelques noms de pâtissiers français ou connus. J’ai repéré le nom de  Jérôme de Oliveira qui, en 2009, avait remporté avec ses co-équipiers la médaille d’Or. Il a ouvert depuis l‘Intuitions à Cannes dont j’ai présenté les bûches sur le blog. Si vous avez un peu de temps, baladez vous dans sa boutique en ligne, c’est un régal pour les yeux. En 2005, Christophe Michalak, Philippe Rigollot (dont j’ai goûté la tarte Mr Smith à Annecy ) et Fréderic Deville qui officie à Thonon montaient également sur la première marche du podium. Je ne vais pas vous décrire le tiercé gagnant année après année (il y en a déjà deux qui dorment dans le fond) mais j’ai noté aussi le nom d’Alain Rolancy, médaillé de bronze en 1991 et qui tient une pâtisserie-chocolaterie dans mon quartier.

 Alors on dit quoi à l’équipe de France  pour les encourager…qui ne fouette pas ses blancs à la main n’est pas pâtissier ? Droit au four ? On fonce ensemble, on monte ensemble ?

crédits photos :  Sirha

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