Gniiii dans cette année 2020, les bonnes nouvelles existent. La preuve le tome 5 de L’Arabe du futur de Riad Sattouf est sorti ! Le tome précédent s’était terminé sur un coup de théâtre, nous laissant tous comme à la fin de l’épisode d’une bonne série. Alors alors ? Fin du suspense, l’auteur n’a rien perdu de son génie à faire rire dans une bulle puis à bouleverser dans la bulle suivante.

Ce que je peux reprocher à pas mal de bandes dessinées, à savoir être beaucoup moins dans l’introspection qu’un roman ne s’applique pas à l’Arabe du Futur. Au contraire Riad Sattouf excelle à nous faire pénétrer dans les pensées de son héros principal (lui ado dans ce tome 5) grâce à des bulles rouges au dessus de la tête du personnage. Le lecteur est ainsi plongée dans les scénarios imaginés par Riad Sattouf suite à l’enlèvement de son petit frère par son père.

Arabe du futur

Si la Syrie est encore présente lorsque Riad Sattouf révèle ses origines à ses deux amis ou lorsqu’il entend la voix de ses cousins syriens, sorte de mauvaise conscience, l’action dans ce tome 5 se déroule entièrement en France, en Bretagne. Si on connait le reste de l’oeuvre de Riad Sattouf (Les cahiers d’Esther, La vie secrète des jeunes mais aussi au cinéma Les beaux gosses), on se régale à tisser des liens.

Quand Riad Sattouf parle de son adolescence, des blagues pourries que déclenche son nom de famille systématiquement, de son premier amour et des premières lettres échangées, des dominants (je les appelais plutôt les élèves populaires dont je ne faisais pas partie), ça fait tilt à chaque fois !

Dans ce volet 5 de L’Arabe du Futur, on apprend aussi pas mal de choses sur ce qui a nourri et influencé Riad Sattouf dans son oeuvre (les romans qu’il lit, les premiers dessinateurs de bandes dessinées qu’il découvre et qui sont un choc pour lui).

Est ce parce qu’il est touchant (il est toujours celui qui essaie de faire rire sa mère et sa grand mère désespérées par la situation, celui qui essaie de voir le côté positif (trait qu’on retrouve, il me semble, dans les dessins qu’il poste sur son compte Instagram régulièrement), est ce parce que ses références sont celles de ma jeunesse aussi (Mitterrand, Nirvana, Perdu de vue) mais j’ai été incapable de m’arrêter de lire L’Arabe du Futur une fois commencé.

Non seulement L’Arabe du Futur est riche, drôle, émouvant mais en plus c’est un des rares titres qu’on lit tous (mes deux ados aussi) avec le même plaisir !

Et la suite alors ? Riad Sattouf est en train de l’écrire et ce sera la fin (sniff).

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