Bonne pioche et même deux fois bonne pioche, dans ma pile de livres à lire, les deux derniers romans que j’ai choisis m’ont beaucoup plu. Je rame toujours pour donner mon avis sur les livres à l’écrit et procrastination oblige, je reporte cet exercice de jour en jour mais voici quelques mots sur ces lectures, en espérant que cela vous donnera envie.

Le confident : impossible à lâcher

J’ai découvert Hélène Grémillon avec son second roman, La garçonnière alors que j’entendais parler depuis fort longtemps et avec beaucoup d’enthousiasme du Confident. Si vous aimez les romans épistolaires (assez rares finalement, je ne saurais citer que le grand classique Les liaisons dangereuses et Quand souffle le vent du Nord) alors vous allez adorer ce livre et avoir bien du mal à le fermer une fois commencé.

Le confident est l’histoire d’une jeune femme qui vient de perdre sa mère et qui commence à recevoir des lettres. Au départ, elle pense que celles ci ne lui sont pas adressées mais peu à peu elle va comprendre qu’elle a un lien direct avec ces amours, ces destins brisés et ce terrible secret. Hélène Grémillon mêle avec talent récit historique, l’intrigue se passant sous fond de seconde guerre mondiale, suspense, analyse psychologique. L’histoire s’enrichit au fur à mesure des lettres, l’auteur adoptant différents points de vue des personnages. C’est prenant, émouvant, surprenant….un vrai bijou !

Expo 58 : Humour et rebondissements

Changement total d’ambiance et de décor avec le dernier roman de Jonathan Coe que je suis depuis ses débuts avec La maison du sommeil. Expo 58 transporte le lecteur à Bruxelles lors de l’Exposition Universelle de 1958 à travers le personnage de Thomas Foley, fonctionnaire anglais envoyé en Belgique pour surveiller la bonne tenue d’un pub censé représenté la quintessence de la culture britannique.

Le roman alterne entre correspondance avec sa femme, Sylvia, jeune mère qui reste à Londres et ne voit pas forcément d’un très bon œil cette mission de plusieurs mois et récit de péripities et de rencontres truculentes. J’avais peur de ne rien comprendre au côté espionnage du roman mais l’auteur détourne les codes avec humour et habilité de manière à ce que la tension du livre ne se relâche jamais. Le « héros » est tiraillé entre le souci des convenances et son envie de liberté. C’est drôle, documenté mais jamais barbant et la fin est très émouvante. Bref un grand plaisir de lecture avec Expo 58 !

12 Comments

  1. J’ai lu Le Confident lors d’un aller retour à Paris il y a quelques semaines, et comme toi, je n’ai pas pu le lâcher !! J’ai vraiment beaucoup aimé et du coup, tu me donnes envie de trouver La Garçonnière….
  2. Je n’ai pas lu Le Confident donc je ne sais pas si c’est exactement le même genre de roman épistolaire mais il y a « Eux sur la photo », d’Hélène Gestern, qui est aussi sous la forme de correspondance et qui sympa.
    J’ai par contre été déçue par son roman suivant, « La part du feu », trop semblable au précédent.
    C’est vrai que ce style change et apporte un rythme agréable à l’histoire. Du coup, j’ajoute « Le Confident » à ma longue pàl!
    ps: c’est rigolo, je me rends compte que lorsque je commente (très rarement), c’est toujours un billet lecture, alors que je viens te lire tous les jours!
    • je note « eux sur la photo », merci beaucoup : )
      il faut que je parle plus souvent de livres alors ? )
  3. J’ai beaucoup aimé le Confident également !
    Et j’attends avec impatience la sortie poche d’Expo 58 ! Ton billet ne fait que renforcer mon impatience ! 🙂 Coe est certainement l’un de mes auteurs anglo-saxons préférés !
  4. J’entends définitivement beaucoup de bien sur Le Confident, je vais finir par me laisser tenter!

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