Les livres lus ces derniers semaines s’accumulent sur ma table de chevet et je n’arrive pas à trouver le temps pour écrire des billets complets sur le blog (je crois aussi que je n’ai pas envie de rouvrir mon ordinateur alors que je suis déjà devant un écran toute la journée au travail et que je préfère me mettre sur mon pupitre à dessin) alors voici 4 rendus express, histoire de garder une trace.

La vie des palestiniens vue de l’intérieur
Plus on avance dans la lecture d’Une journée dans la vie d’Abed Salama, Anatomie d’une tragédie à Jérusalem, plus on comprend que ce qu’on nous présente souvent comme des questions de religion ne le sont pas. A travers la tragédie d’un homme (tirée d’une histoire vraie), l’auteur Nathan Thrall (juif précisons-le !), cette fiction très documentée (3 ans d’enquête, des années de vie sur place) montre les conséquences de la colonisation (qui n’a jamais cessé) sur la cohabitation entre deux peuples. A lire absolument !
En savoir plus avec cet entretien de Blast

Le bureau des légendes en Irlande
Même ressenti avec Gens du Nord de Perrine Leblanc ! Le vrai problème en Irlande du Nord n’est pas entre catholiques et protestants mais entre répartition des richesses. Un air de l’excellente série Le bureau des légendes dans ce roman qui mêle enquête, question géopolitique et histoire d’amour. Encore un coup de coeur !

Portrait d’une jeunesse à la rue
Dans des chapitres très ramassés où se mêlent violence et tendresse, Oliver Lovrenski avec Tah l’époque suit un groupe de jeunes garçons, sans repère et sans but, qui se perdent dans l’alcool et la drogue. Ils ont à peine 15 ans mais sont déjà sans illusion. Les pères sont absents, les mères sont dépassées, la rage se lit dans chaque mot mais au détour d’une phrase on est cueilli par la fragilité sous la carapace, par l’humour sous la brutalité. Un coup de poing !
En savoir plus en écoutant l’entretien avec Olivier Lovrenski de La maison de la poésie

Une fable islandaise sur l’absurdité de la guerre
Je ne suis pas une amatrice de fable, cela me sort toujours de ma lecture mais comme j’ai à coeur de lire le plus d’auteurs islandais possibles lorsqu’ils sont traduits en français, j’ai lu Les enfants de la Forêt aux rennes de Kristín Ómarsdóttir.
Le roman s’ouvre sur une scène très violente où l’on voit un soldat tué toute une famille et les deux soldats qui l’accompagnent. A quelques mètres de là, une enfant, Billie, se cache dans un buisson pour échapper aux tirs. S’ensuit une étrange cohabitation entre Raphaël et Billie, chacun apprivoisant l’autre. L’intrigue se déroule à travers le regard de la fillette, soulignant l’absurdité des mots des adultes, l’absurdité de la guerre. C’est à la fois poétique, fantastique et déroutant.
