3 lectures de début d’été (2026)

Les épisodes de canicule se répétant cet été et les températures donnant l’impression une bonne partie de la journée et des soirées d’être dans un four géant, les sorties sont souvent purement utilitaires. Impossible d’allumer le four sous peine de voir le thermomètre grimper davantage (et 31°C c’est bien assez) alors j’essaie de piocher dans ma pile de livres à lire quand mon cerveau n’est pas trop ramolli par la chaleur (et non je n’ai pas de piscine ).

Chercher la fraicheur islandaise avec Dieu .O

Est-ce être un brin mono-maniaque que de vouloir lire tout d’un écrivain ou une écrivaine quand on a aimé son premier livre ? J’ai découvert Sigríður Hagalín Björnsdóttir avec La lectrice disparue que j’avais beaucoup aimé puis L’île et Éruptions, amour et autres cataclysmes Dans Dieu .O, on suit Sigfur, chauffeur de bus et poète, qui, alors qu’il est au volant, a une révélation divine. Son chemin va croiser celui d’Isabella, harcelée à l’école et d’Andri, qui était journaliste mais au chômage. Andri va être embauché chez Deus technologies qui a mis au point un chatbot spécialisé dans les problèmes de religion. A travers ces 3 destins, l’écrivaine montre l’importance des mots et le pouvoir selon la façon dont ils sont utilisés. La poésie bouleverse à jamais la vie d’Isabella alors que les mots d’Andri servent à nourrir l’IA. J’ai lu ce roman juste après le magnifique Ghost stories et je crois que cela n’a pas réellement joué en sa faveur. Reste le plaisir de revenir en Islande où la place de la poésie semble toujours plus importante qu’en France.

Ressentir l’injustice avec Ton seul garçon

Inspiré de faits réels, « Ton seul garçon » de Nelly Alard raconte l’histoire d’un jeune homme, au mauvais endroit au mauvais moment. Voulant photographier des manifestants pacifistes, il reçoit une grenade dans la figure, est grièvement blessé et passera des années à tenter de faire reconnaitre cette violence policière injustifiée. A votre avis, a-t-il obtenu gain de cause ?

Plonger dans la société anglaise avec Pièce montée

Le roman débute par le mariage de Lucy Carmichael dont le frivole Patrick Reilly lui pose un lapin le jour dit. Tout le monde autour de Lucy se désole, la plaint, cancane mais Lucy n’a pas l’intention de jouer la femme délaissée. Elle quitte Londres et devient professeur de théâtre dans la petite ville de Ravonsbridge.
Pièce montée est le portrait de la société anglaise des années 50, celui d’une jeune femme qui renait et qui s’avère beaucoup plus libre que le début du roman ne pouvait le laisser supposer mais aussi l’histoire d’une profonde amitié entre Lucy et Mélissa. Le tout saupoudré d’humour et de clins d’oeil à Jane Austen.

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