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…de David, celui qui écrit des romans et qui vient de travailler à l’adaptation de son livre La délicatesse que j’avais beaucoup aimé.

Je l’ai découvert avec Le potentiel érotique de ma femme (chouette un auteur français drôle, c’est rare non? ), je n’ai pas été marquée par En cas de bonheur. Qui se souvient de David Foeninkos? m’a même ennuyé et j’ai carrément été déçue par sa pièce de théâtre Célibataires sur laquelle j’avais écrit un billet à l’époque.

J’ai retrouvé son style, sa dérision, son sens de l’intrigue dans Nos séparations.

Il faut croire qu’avoir un frère qui écrit des livres ne soit pas totalement anodin car les femmes écrivains c’est précisément le thème de l’exposition de Stéphane Foeninkos.

Il est le modèle unique de l’exposition photo qu’il consacre à 55 femmes écrivains avec drôlerie ou poésie à la galerie Dupin.

Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu de billets sur cette exposition, vous avez deviné de qui il s’agit sur les 4 photos ?

Un jour, j’ai écouté cette chanson de Vincent Delerm et ça m’a donné envie d’en savoir plus sur Martin Parr

Ice-cream balnéaire
Martin Parr
Eighties, Angleterre
Martin Parr
Ventre blanc à l’air
Martin Parr
Nager quelque part

New Brighton, caissière
Martin Parr
Caddie, pack de bières
Martin Parr
Plastique dans la mer
Martin Parr
Jeter quelque part

Casino désert
Martin Parr
Vert fluo, dessert
Martin Parr
Cheveux bleus, grand-mère
Martin Parr
Vieillir quelque part

Gasoil ou super
Martin Parr
Enfant à l’arrière
Martin Parr
Mal au cœur sur terre
Martin Parr
Dormir quelque part

Photographe anglais, j’aime son regard corrosif et la dérision découvertes dans son œuvre. S’il a surtout braqué son appareil sur ses compatriotes, en 2008, invité par le vice-président du parc de Marne-la Vallée à monter un reportage, il croque Mickey et ses visiteurs avec un enthousiasme communicatif. 

En ce moment, il est l’invité de l’institut des cultures d’Islam où il expose une trentaine de photographies sur le quartier de la goutte d’or.

 

Voilà comment naissent les découvertes, d’une chanson, d’un film, d’une discussion et l’idée de cette curiosité jamais rassasiée me plait …

(des hommes qui me font voyager pour Virginie B)

Et si Marilyn était plus complexe que que cette image de blonde un peu gourde renvoyée par certains films dans lesquels elle a joué ? S’il y avait deux Marilyn, l’une glamour, qu’on croit superficielle du fait de son apparence et l’autre torturée, cérébrale, passionnée par la littérature et la psychanalyse?

Est-ce l’ambition de l’ouvrage, Fragments, qui rassemble, lettres et écrits divers? en tous cas, c’est le sentiment qui prédomine au fur et à mesure que l’on découvre les textes de cette actrice devenue un mythe.

De cette lettre qu’elle écrit à 16 ans, peu après son premier mariage, je retiens sa maturité. De ce carnet noir « record » dont elle noircit seulement quelques pages, j’apprends sa peur panique de tourner une scène, de ne pas être à la hauteur.

Je suis fascinée devant les photos de Marilyn en train de lire ou d’écrire….leçon de photogénie !

Les textes sont souvent mélancoliques, assez pessimistes quand il s’agit d’amour, introspectif, reflétant une volonté constante d’apprendre et de se former.

On l’imagine loin du quotidien. Pourtant quand il s’agit de décorer un appartement, elle multiplie les notes, prend des mesures, collectionne les échantillons ou prévoit la place des meubles. Quand elle prépare un dîner d’anniversaire, elle dresse une liste sans fin et pense aux moindres détails.

Dans une lettre au Docteur Greenson suite à son internement, elle confie que sa pire crainte est de finir dans un hôpital psychiatrique comme sa grand-mère et sa mère. Le spectre de la folie familiale rôde et c’est cette détresse que je lis sur son visage sur la photo de la couverture du livre.

crédit photo : Cecil Beaton

En annexe, sont proposés, entre autres, quelques livres de sa bibliothèque personnelle (Flaubert, James Joyce, Walt Whitman, Hemingway, Beckett, Albert Camus, Kerouac..)  et la photo sublime prise par Cecil Beaton à l’Ambassador Hotel.

Un beau livre sur le cinéma et sur Marilyn Monroe !

(livre lu aussi dans le cadre du challenge Marilyn proposé par George Sand)

 

Lors de mon week-end en Alsace, j’ai pu visiter l’exposition Ça tourne qui évoque la passion de Peter Knapp pour l’image et sa fascination pour le mouvement.

Peter Knapp est un artiste connu pour ses photographies et ses courts métrages réalisés pour le magazine télévisé Dim Dam Dom mais il est aussi  graphiste, peintre, enseignant.En 1953 il prend en charge la communication des Galeries Lafayette, de 1959 à 1966 il est directeur artistique du magazine Elle.

Au delà des images de la mode, il montre des femmes naturelles, féminines, sensuelles, qui bougent, qui rient, qui vivent. A l’époque, c’est une révolution !

♥♥♥ son hommage à Charlie Chaplin

♥♥♥ la métamorphose de son modèle, Nicole de Lemargé en Greta Garbo, Marilyn Monroe ou Rita Hayworth

♥♥♥ le petit salon très psychédélique dans lequel le visiteur est invité à s’assoir pour regarder Dim Dam Dom

Exposition ça tourne, Simultania (33 rue Kageneck, Strasbourg)

jusqu’au 4 avril 2011

Et toi, tu connaissais Peter Knapp?

(ceci est l’homme du vendredi pour Virginie B)

 

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