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Le nouveau catalogue Ikéa 2013 est arrivé dans ma boîte aux lettres et je me suis empressée de le feuilleter -c’est un rituel de fin d’été – en rêvant d’intérieurs aussi cosy et bien rangés. Comme je m’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin à la gastronomie, la pâtisserie et au chocolat, j’ai regardé avec un peu plus d’attention la façon dont les ikéens se comportaient à table.

Note que le catalogue s’ouvre sur le chapitre Dormir et il est vrai que globalement, à part quelques insomniaques et hommes d’État, nous passons plus de temps dans notre lit que devant une assiette. Là où je suis plus perplexe est lorsque le second chapitre est Prendre soin de soi : les Ikéens seraient-ils des squatteurs de salle de bain?

Les choses sérieuses commencent enfin avec une section Cuisiner suivie d’une section manger (et tout cela avant travailler..l’Ikéen serait-il sourd au travailler plus pour gagner plus? ) .

Première observation : les hommes investissent la cuisine même s’ils sont rarement seuls (et dans la joie et la bonne humeur s’il vous plait, voir première photo). Je n’ai pas réussi à trouver de statistiques très récentes sur un site non militant mais à priori 80% des tâches domestiques sont toujours assumées aujourd’hui par les femmes. L’Ikéen serait-il particulièrement égalitaire ou idéaliste ?

en 2012, le sosie de Patrick Juvet met la main à la pâte

en 2013 c’est le Père Fouras

Seconde observation : les cuisines Ikéa sont un modèle de propreté et de rangement. Ont-ils tous écouté les remontrances du jury de Masterchef demandant aux candidats de nettoyer leur plan de travail mais on mangerait par terre ). Elles sont tellement bien faites que tu peux mettre ton canapé juste à côté de la table à manger sans craindre les tâches et éclaboussures.

 chez Ikéa tu ne surveilles même pas ta confiture elle se fait toute seule…pas loin d’un tabouret blanc ) 

Troisième observation : les Ikéens ont des drôles de mœurs..ou alors c’est moi qui suis bizarre. Je cite le texte extrait du catalogue « une fois les amis repartis, on se régale des restes« . Personnellement c’est rangement et vaisselle parce que je déteste découvrir une pile d’assiettes dans l’évier le lendemain. Et toi tu repasses à table une fois tes invités partis?

Et à part ça, on se nourrit de quoi chez Ikéa ?

Pour en savoir plus, penchons nous sur cette table photographiée tout au début avec beaucoup de vert (salade, herbe aromatique en pot, asperges), une sorte de pizza, des gressins et du parmesan dont on se demande à quoi il sert. A première vue, l’Ikéen mange sain et à un petit appétit (un seul s’est servi).

En feuilletant les autres pages de la partie manger, on trouve des légumes, des tomates en veux-tu en voilà…

 

un petit déjeuner très healthy aussi (céréales, café et jus d’orange qui a peu de chance d’être fraîchement pressé vu sa couleur)

une soupe…huileuse

des oeufs trop blancs pour être bio

Admet que cela reste très raisonnable….alors j’ai poussé l’enquête un peu plus loin et j’ai découvert que les toppings, cuillère à glace et autres gourmandises sont planqués dans les tiroirs ..

 

que les femmes, quand elles se retrouvent pour une bouffe entre elles, oublient les légumes et mangent charcuterie, fromages et vin )

Finalement, Ikéa veut se la jouer un peu l’ami Ricoré en cuisine mais je suis sûre qu ‘hors plan, les casseroles débordent, la graisse dans la poêle saute sur les plaques et les ikéens mangent en douce un petit carré de chocolat )

Et toi, du Ikéa dans ta cuisine?

crédits photo : Ikéa

Certaines personnes arrivent à travailler avec la musique à fond, la télé en marche, les enfants qui jouent dans la même pièce…pas moi. Du coup, quand j’ai vu un bureau à tout petit prix à Ikéa, j’ai décidé de l’acheter pour l’installer dans la chambre et m’isoler un peu à certains moments critiques où j’ai vraiment besoin de calme.

Le carton est resté dans l’entrée une semaine et puis profitant d’une plage de temps libre inespérée, je me suis lancée dans son montage, croyant naïvement que l’affaire serait pliée en 20 minutes. J’avais juste oublié un détail : j’ai deux mains gauches.

Quand j’ai ouvert le carton et que j’ai découvert le nombre de pièces, mon enthousiasme initial a subi un léger coup de canif.

Etape numéro 1 : tout bon bricoleur compte le nombre de pièces quitte à partir à la quincaillerie s’il s’aperçoit qu’il manque une vis. N’étant pas dans cette catégorie, je me suis contentée de pester en découvrant la grosseur du sac contenant tout ce que j’étais sensée visser.

Etape numéro 2 : tout bon bricoleur a un CAP « lecture de mode d’emploi« , option « pas de légende« . Pour ma part, j’ai cherché vainement la moindre phrase d’explication, le plus petit mot qui m’aurait guidé et je n’ai surtout pas feuilleté la brochure en entier…car j’aurais découvert qu’il y avait 16 étapes.

Etape numéro 3 : le vrai bricoleur travaille dans une pièce, seul et tranquille. J’ai tenté pour la troisième fois de chasser les enfants de l’endroit où je m’étais installée.

Etape numéro 4 : le bon bricoleur ne se trompe jamais dans l’assemblement des différentes pièces car il SAIT lire un mode d’emploi. Je me suis soudain aperçue que j’avais emboîté deux morceaux de bois qui n’auraient pas du l’être.

Etape numéro 5 : alors que le vrai bricoleur avance à un rythme régulier, je me suis retrouvée à revenir en arrière et à pester. La voiture rend agressif la plupart des gens, moi c’est le bricolage.

Etape numéro 6 : l’idée de tout planter m’a traversé l’esprit mais laisser un amas de planches en plan ça aurait fait désordre.

Etape numéro 7 : le bon bricoleur appelle son fils pour lui montrer combien ce qu’il est en train de faire est facile (et rigolo !). Moi c’est mon fils qui est venu me voir pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

Etape numéro 8 : le pro du bricolage ne visse jamais rien dans le vide..

Etape numéro 9 : à ce moment là, pour me donner du courage probablement, j’ai tourné les pages du mode d’emploi pour voir si j’avais bientôt fini…c’était une mauvaise idée.

Etape numéro 10 : les enfants ont choisi cet instant pour débarquer avec toutes leurs peluches pour un spectacle…si je te dis qu’ils ont été mal accueillis, tu comprends?

Etape numéro 11 : j’ai du allumer la lampe, la nuit commençait à tomber dehors…le bon bricoleur, lui, aurait sûrement décapsulé une bière en regardant le travail fini.

Etape numéro 12 : au moment où je suis arrivée à la dernière étape, j’étais plus soulagée que ravie.

Etape numéro 13 : quand j’ai retourné le bureau sur le sol, j’ai prié pour qu’il ne s’écroule pas.

Etape numéro 14 : je me suis dit que j’allais éviter de tester sa résistance en m’asseyant dessus.

Etape numéro 15 : le bon bricoleur a utilisé toutes les pièces présentes au début du montage. Je me suis retrouvée avec trois visses en trop.

Etape numéro 16 : le vrai bricoleur se vantera plus tard d’avoir monté le meuble en 5 minutes…je me contenterai de dire « c’est moi qui l’ai fait » )

Et toi, tu te débrouilles en bricolage?

En matière de cuisine, je me suis embourgeoisée (qui a dit « et pas qu’en cuisine »?). J’ai connu ce qu’on nomme de manière euphémique une kitchenette qui se résume dans la réalité à un bac, deux plaques électriques et avec un peu de chance un placard sous l’évier. J’ai vécu des périodes à Paris sans four et aujourd’hui en y repensant, je me demande comment cela était possible (en tous cas je ne me nourrissais pas de gâteaux ).

En arrivant à Lyon, la cuisine, à l’image de l’appartement, a changé de dimension mais il était toujours impossible de manger dedans. Enfin lors de mon dernier déménagement, bien que locataire, je me suis lancée dans le montage en kit d’une cuisine Ikéa (depuis ce jour là les voisins ne m’adressent plus la parole) histoire de ne pas cuisiner ou dîner par terre.

A l’époque, j’imaginais déjà un ilot central sur lequel je pouvais poser bols, saladiers, robots et ingrédients comme dans les émissions de cuisine ou les séries américaines…dans la réalité,  je me suis contentée d’un plan de travail contre le mur mais dans ma tête la cuisine idéale, je la vois comme ça :

avec un meuble dédié uniquement à la préparation des plats

avec un frigo américain

avec des tabourets autour

avec des roulettes sous le ilot car pour le ménage c’est plus pratique

Et toi, ta cuisine elle ressemble à quoi?

Dis-moi j’ai comme l’impression que j’ai un peu délaissé ces temps-ci, mon petit glop/pas glop chéri…rien de telle qu’une virée Ikéa entre sœurs pour réparer cet oubli :

Glop : pour les employés c’est peut-être pas top mais pour les gens qui ont des horaires de bureau, les ouvertures en nocturne d’Ikéa c’est top. Le parking est quasiment désert, il n’y a pas d’embouteillages comme le week-end.

Pas glop : mince, me dit ma sœur, t’as vérifié que c’est bien ouvert au moins aujourd’hui?

Glop : une fois dans le magasin, la bonne impression de départ se confirme, pas de foule. Je peux faire semblant de cuisiner sur les ilots de mes rêves, me vautrer dans les énormes canapé qui, chez moi, seraient tâchés par des petites mains pleines de petits suisses/ feutres/ pâtes à modeler tandis que ma sœur se prend pour Gaby dans Desperate Housewife en ouvrant les immenses penderies.

Pas glop : l’ennui avec Ikea c’est qu’ils sont tellement fortiches pour agencer leurs meubles que tu penses qu’en achetant la bibliothèque Billy et le fauteuil Poang, ton salon va ressembler à celui que tu as sous les yeux…et puis installés chez toi, l’effet est un tout petit différent )

Glop : cette fois, je suis organisée…ou raisonnable…je suis venue avec ma liste, histoire de ne pas repartir avec tout un tas d’articles vus en cours de route.

Pas glop : reconstituer un lampadaire relève de l’exploit…avec ma sœur on joue à chaud-froid dans l’espace luminaire…pied Rood je l’ai…l’ampoule Sparsam aussi…ah non attend toutes les ampoules s’appelle comme ça et moi il me faut la E27…euh en fait faut habiter à côté d’Ikea ou on la trouve partout cette ampoule?

Glop : en une heure, les achats sont terminés…pas de file interminable devant les caisses

Pas glop : on décide de s’arrêter à l’épicerie avant de sortir du magasin mais on a l’impression que les étalages sont spécial « problème de transit intestinal » …pain complet, biscottes aux fibres…

Glop : nous sommes des aventurières, nous décidons de goûter aux wraps au renne séché…bon par sécurité on en prend aussi au saumon fumé…

Pas glop : les wraps sont plutôt bons mais le goût du renne n’est pas franchement reconnaissable

Et toi, ton dernier achat Ikéa c’est quoi?

Malgré mes rêves de voyage à l’autre bout du monde, mon goût pour les macarons Pierre Hermé scandaleusement chers, je suis une fille simple. Au retour de vacances, je trouve le nouveau catalogue Ikea 2011 dans ma boîte aux lettres et voici que je frétille de partout, me réjouissant à l’avance du moment où je le feuilletterai tranquillement sur mon canapé ou dans mon lit.

Mais qu’est-ce qui me plait tant dans ces 380 pages de meubles et d’articles utiles ou décoratifs qui se retrouvent dans une grande majorité de foyers français, italiens, belges, suédois?

– Tu remarqueras que les intérieurs non seulement sont super bien aménagés par rapport à la surface, aucune perte de place, mais aussi bien rangés tout en étant vivant…pas de paire de chaussures qui traînent dans l’entrée, pas de corbeille à linge qui déborde, pas d’enfants qui déménagent toute leur chambre dans le salon, pas de tornade dans la cuisine quand Monsieur s’est mis aux fourneaux…déjà c’est très reposant )

les habitants de la planète Ikea ont l’air extraordinairement sereins, hors de la pression des emplois du temps, ils sont lascifs sur des canapés moelleux, toujours souriants (limite ils surjouent les gars), épanouis dans leur cuisine super fonctionnelle avec des plans de travail immenses, rassemblés autour d’une grande table (tu remarqueras qu’ils mangent rarement dans leur cuisine) toujours rectangulaire comme s’ils étaient en train de refaire le monde et scoop dans le dernier catalogue d’Ikea le Ikéen n’est pas forcément blond aux yeux bleus mais latino  (voir pages 30-31), afro-américain (pages 110-111) ou asiatique (pages 170-171)

– tu sais qu’ils sont très forts quand même ces suédois car limite ils me font aimer l’hiver et ses rigueurs avec leur salon méga confortable avec cheminée, leurs plaids en veux-tu en voilà, leurs gros rideaux, leur tapis moelleux (c’est une plaie pour les nettoyer dans la réalité mais là sur la photo tu t’imagines juste pieds nus ), leur fauteuil club doublé de coussins., leurs bougies allumées pour un éclairage tout doux ..ça s’appelle créer un cocon )

– les ikéens sont tous de grands lecteurs si tu en juges par la taille de leur bibliothèque, leurs murs couverts de rayonnages, leurs livres disséminés dans toutes les pièces et en plus à en juger par le nombre de placards dans leur cuisine, leur étagère à épices, leur robot prêt à tourner ils aiment cuisiner …ça s’appelle créer un sentiment d’identification )

– malgré des noms de produits souvent imprononçables, tu ne te sens pas en terre inconnue…année après année, tu retrouves les classiques comme de vieux amis, la fameuse étagère Billy ou le fauteuil Poäng revus au goût du jour

– autant les prix du catalogue de la Roche Bobois  te confirment définitivement que tu ne pourras jamais t’offrir ce genre de meubles, autant le catalogue Ikéa te laisse espérer qu’avec un budget pas démentiel tu vas pouvoir redonner une seconde jeunesse au salon ou changer l’ambiance de ta chambre

– les travailleurs à domicile sont-ils en sur-représentation sur la planète Ikéa? en tous cas ils ont tous des coins bureaux douillets et intimes …forcément je m’y vois déjà )

Le lendemain, j’ai accroché tous les tableaux qui attendaient dans un placard depuis des mois, ça aussi c’est l’effet Ikéa )

Et toi, Ikéa tu en as chez toi? un peu, beaucoup, pas du tout?

Dans la série « vis ma vie », aujourd’hui je te propose une plongée dans le monde merveilleux des cuisines personnalisables à l’excès d’Ikea. Avoir une grande cuisine mais un seul meuble en tout et pour tout sous l’évier c’est un peu ballot. Tu pensais pouvoir cuisiner en t’étalant tout ton saoul et tu te retrouves à jongler avec une poêle et une casserole. Tu t’imaginais nue sous ton sablier et tu manges des sandwichs dans ta robe de chambre. Tes courses sont posées à même le sol faute de placards et tu es sensée organiser un grand repas pour les fêtes.

Fly, Alinéa, Castorama, But, et Ikea tous te proposent de télécharger un logiciel pour composer la cuisine de tes rêves selon les dimensions de la pièce, l’emplacement des fenêtres, portes, prises et appareils électro-ménagers. Après t’être énervée quelques heures sur des modélisations en 3D, tu te contentes de mesurer l’espace libre une fois que tu as casé machine à laver, four et frigo.

Tu rêves d’une cuisine rouge ou d’une cuisine bois et acier avec un îlot central et des tabourets hauts comme dans les films au cinéma…tu vas faire un tour sur le site du géant suédois, tu cliques sur les articles de ton choix, tu deviens verte en voyant  combien cela va te coûter et tu redeviens raisonnable…tu choisis la gamme la moins chère…tu miseras sur les accessoires, la décoration plus tard.

Avant de te rendre dans le magasin le plus proche de chez toi, si tu es une fille organisée comme moi , tu imprimes la liste des produits qui composent la future cuisine de tes rêves et cela te fait gagner un temps précieux. …car une fois sur place, il faut te rendre au comptoir des cuisines ! Coup de bol, tu as choisi un plan de travail standard et tu n’as pas prévu d’acheter plus de cinq éléments, tu grilles donc tout le monde et le vendeur peut rentrer tes produits dans son ordinateur magique pour la transformer en une liste de références.

C’est à ce moment précis que les choses se corsent. Tu crois que tu as fait le plus gros du boulot mais le plus stressant reste à venir : te balader avec un chariot qui ne roule jamais droit et qui pèse très vite une tonne d’allées en allées pour aller récupérer tes portes, tes devants de tiroir, tes placards, et prier pour ne rien oublier.

Après le passage en caisse qui s’apparente à une séance de mémo (tu es sensée aider la caissière à retrouver sur ton chariot les articles sur la liste imprimée par le vendeur cuisine..tu suis?), tu trouves soudainement que le berlingot n’est plus une voiture hideuse mais formidablement pratique et surtout qui te permet d’économiser un voyage parking d’Ikéa-appartement.

Tu appréhendes le montage des meubles vu ton absence totale de logique et de capacité manuelle mais sous la houlette de ton beau-frère transformé pour l’occasion en cuisiniste, tu te transformes en bricol-girl. Tu serais prête à siffloter et à enfiler un bleu de travail si tu ne découvrais pas que le mur porteur, celui dans lequel tu as choisi de suspendre les éléments muraux est en béton armé doublé de cailloux. Percer un trou dans ce mur se révèle rapidement un véritable cauchemar…et il faut en faire 6 !

Ton beau-frère à la fin de la journée est sourd pour le restant de sa vie, ses mains sont prises de tremblements incontrôlables, tous les copropriétaires ont organisé une réunion en urgence pour nuisance sonore, tes voisins te haïssent 15 jours après ton installation et ta fille jusque là surnommée Miss Zen s’étrangle de fureur.

Heureusement tous tes efforts sont récompensés car après deux jours de dur labeur, la cuisine telle que tu l’avais imaginée est là sous tes yeux. Tu peux te suspendre aux placards (sans grand intérêt n’empêche que c’est solide), ouvrir les tiroirs sans que la poignée te reste dans la main, prendre une pose suggestive sur le plan de travail…ou tout simplement commencer à cuisiner avec plaisir ) 

Et toi, ta cuisine elle est comment?

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