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 Il est coutume de s’extasier sur les joies de la grande ville en Août quand elle est déserte. Il y a en effet quelques avantages (personne dans les transports, personne dans les squares, personne dans les rues…personne quoi). Bien que tout le monde ne parte pas en vacances, tous les commerçants – ou presque – ferment leur boutique à cette période de l’année…c’est un peu la double peine : non seulement tu ne pars pas mais en plus tu manges des biscottes.

Heureusement le parc de la tête d’Or, notre Hyde Park à nous les lyonnais, ne ferme pas ses portes et pense à tous ces parents désœuvrés qui se demandent comment occuper leurs chères têtes blondes tout en leur permettant d’être au grand air malgré la chaleur, en proposant une exposition intitulée Rouge de plaisir.

Hier matin, dès l’aube quand tout le monde fut enfin levé, direction le poumon vert de Lyon et plus précisément le jardin botanique au sein duquel je crois n’être jamais entrée auparavant. Quelques photos en préambule suspendues dans les arbres, le trombinoscope de toutes celles et ceux qui rendent ce parc si agréable et  si riche et voici allées et parterres où le rouge des plantes, des fleurs domine.

Chic le rouge se mange aussi : on découvre fraisier, framboisier ainsi que tomates, canneberges ou piments. Rien n’est mûr et j’ai envie de dire heureusement car quatre petites mains s’affolent déjà autour des plantations.

Le jardin botanique est frais, largement ombragé, c’est plus agréable que le ventilateur de ton salon et la végétation est dépaysante. On est même plongé dans un paysage aride, en entrant dans la serre de Madagascar où les plantes grasses sont reines. Mieux vaut regarder où l’on se pose, attention ça pique !

 

Alors que les enfants courent, mon regard attrape au vol :

[typography font= »Molengo » size= »24″ size_format= »px »]Une fleur au coeur pas banal [/typography]

 

[typography font= »Molengo » size= »24″ size_format= »px »]Des nénuphars XXL [/typography]

 

[typography font= »Molengo » size= »24″ size_format= »px »]Un oranger qui ne donne pas d’oranges [/typography]

 

[typography font= »Molengo » size= »24″ size_format= »px »]Des plantes qui semblent sortir d’une teinture [/typography]

Miss Zen a aimé les fleurs rrrroses (oui il y en avait aussi), le fiston s’est pris d’une soudaine passion pour les plantes carnivores en visitant une serre en présentant un nombre impressionnant. Le parc en plein mois d’août fera peut-être partie de leurs souvenirs d’enfance de vacances d’été,  qui sait ?

Exposition Rouge de plaisir du 24 mai au 4 novembre, jardin botanique extérieur du parc de la tête d’Or (entrée porte du Lycée du parc)

Allez pour le coup, une expression avec rouge? (attention, rien à gagner)

Je ne sais pas si c’est l’approche de mes 1 ans de plus bientôt et de cette pente déclinante sur laquelle je n’ai pas envie de mettre un pied mais en ce moment je suis en plein trip fleur bleue. 

J’enchaîne donc les films d’amour les uns après les autres sans lassitude aucune:

-J’apprécie les badinages de To rome with Love et j’ai prévu de revoir Vicky Cristina Barcelona juste pour la scène de baiser en bas des marches du parc Guell

–  j’ai été plutôt déçue par Paris Manhattan mais quel bonheur d’entendre la chanson I‘m in love again de Cole Porter dans une des séquences

– je me demande pourquoi la vie n’est pas comme dans un film en visionnant la scène de rencontre entre la libraire et Denis Ménochet (tu remarqueras que la scène de la librairie est un grand classique dans la comédie romantique) dans Les adoptés

– je note dans mon agenda « ne pas rater  » les Bienaimés qui passe à la télé la semaine prochaine même si je l’ai déjà vu

– j’espère que Benjamin Biolay ne se mariera pas dans Pourquoi tu pleures et il …(non je vais quand même pas tuer le suspense)

– je repense encore à cette histoire d’amour impossible racontée dans Laurence Anyways

– j’ai vu le film mais je suis prête à lire  Un jour (au cas où j’aurais pas tout compris hein…)

– je repense toujours à la magnifique scène de  Last night quand je suis dans un ascenseur

-je regarderais bien une seconde fois Les étreintes brisées ou Two Lovers

J’en ai encore quelques uns en prévision (dont Jane Eyre) et en attendant j’écoute à fond la BO de Love actually ou de Bridget Jones  )

 J’espère bien que c’est incurable ...

crédit première photo : savanahrosegift, etsy

 Même si j’ai lâché en court de route le challenge 1% de la rentrée littéraire, même si j’ai vraiment peu lu du moment où je me suis jetée dans mon master pro, j’ai toujours eu un livre sur ma table de chevet ou dans mon sac à main. Je n’ai pas toujours eu le temps de partager ces lectures sur le blog mais j’ai noté tous les titres. Si tu cherches des bouquins à emporter en vacances ou si tu as envie d’évasion, voici donc quelques idées de livres lus, bientôt lus ou que j’aimerais lire.

Les sortilèges de Cap Cod t’amèneront sur la côte Est des Etats-Unis alors que tu n’auras qu’à traverser la manche pour te retrouver En cuisine avec Monica Ali (pour en savoir plus sur l’histoire et ce que j’en avais pensé, clique sur les liens). Après avoir été enthousiasmée par les tous premiers livres de Jonathan Coe, j’étais plus mitigée pour les suivants. Quel plaisir de retrouver la verve et l »auto-dérision très présente dans La vie très privée de Mr Smith, un anti-héros que tu suivras d’Ecosse en Australie.

Ils sont un peu lourds à emmener dans une valise vu leur épaisseur mais ce sont mes deux derniers coups de coeur en bande dessinée :  Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle  ou comment tenter de comprendre la complexité de la situation israelo-palestinienne à travers le regard du dessinateur qui a suivi sa femme en mission pour Médecins sans frontières dans ce pays. En 300 pages, et avec un point de vue extérieur non emprunt d’une certaine naïveté Guy Delisle, à travers son quotidien, dit les absurdités, les haines, les contrariétés sans jamais tomber dans le simplisme et toujours avec une pointe d’humour. Cela me donne envie de le suivre dans les autres voyages qui ont déjà fait l’objet de livres (Chine, Birmanie et Corée du Nord).

Portugal de Cyril Pedrossa : j’avais découvert cet auteur avec le très drôle Auto-bio (en deux tomes) dans lequel il se moque gentiment des bobo bio (dans lequel il s’inclut). Le ton est nettement différent ici mais la bande dessinée se lit avec tout autant de plaisir. Loin de la balade touristique, Portugal met en scène Simon, un auteur en mal d’inspiration qui, lors d’un séjour à Lisbonne, commence à s’interroger sur ses racines et son histoire familiale. Paradoxalement ce n’est pas tant les parties se déroulant au Portugal que j’ai préférées mais le mariage d’une de ses cousines en Bourgogne, l’occasion de scènes familiales justes et touchantes.

On poursuit avec quelques livres que j’espère avoir finis d’ici la rentrée, à commencer par Le caveau de famille suite du Mec de la tombe d’à côté et de Mary Ann en automne qui me permettra de renouer avec les Chroniques de San Francisco dévorées il y a quelques années déjà. Pas d’été sans roman policier et si Les anonymes est aussi bien que Seul le Silence du même auteur, je ne devrais pas être déçue. Enfin ça fait longtemps que j’entends parler des Spellman & associés, il est donc au programme.

 

 

Je dois avoir un humour d’ado : non seulement je me marre aux chansons de Max Boulbil mais je me plonge avec plaisir dans Retour au collège de Riad Sattouf (les passages sur le sport sont tellement vrais pour moi !). Voilà pourquoi j’aimerais lire Points noirs et sac à dos de Leslie Plée consacrée à ses années d’adolescence (et si tu n’as pas encore lu journal d’une angoissée et Moi vivant vous n’aurez jamais de pause, fonce). Allez je vais décevoir des milliers de fans (sic) mais je n’irai pas voir Batman dans sa petite combinaison moulante… La vie sexuelle des super-héros  a l’air nettement plus drôle. Enfin au moins pour cet humour juif qui me rejouit toujours autant, je suis tentée par un des livres de Gael Parent dont Sheila Levine est morte et vit à New York.

Une fois cette liste bien entamée, il sera temps de plonger dans la rentrée littéraire )

Et toi, quelles sont les lectures de ton été ?

(titre emprunté à Decitre )

Chaque année, quand l’anniversaire des enfants approche, je me lance dans une intense cogitation pour trouver LE gâteau qui fera briller les étoiles dans leurs yeux. Bon, à vrai dire, au tout début, ils étaient trop jeunes pour vraiment apprécier et c’était juste pour m’entraîner pour les années suivantes…sauf que maintenant impossible de revenir en arrière et de présenter un gâteau yaourt et quelques bougies après avoir préparer le gâteau Trotro (2 ans), le gâteau monstre (3 ans), le coffre de pirate et le gâteau rock and roll spécial playmobil l’an dernier.

Comme le fiston a une passion (passagère?) pour la magie, j’avais déjà un thème de fixé. Ensuite je voulais quelque chose de sympa visuellement mais de bon aussi et si possible une base jamais essayée. Je n’avais pas de pâte à sucre sous la main et je n’étais pas plus emballée que ça pour cette idée. Je souhaitais aussi que le décor soit entièrement comestible, c’est là que j’ai pensé aux oursons à la guimauve (vu la chaleur, pas forcément évident de les préserver intact).

 Pour la base, j’ai préparé un gâteau très fondant aux amandes et aux framboises car il fallait une texture qui, à la fois, ne s’écroule pas, mais permette de planter des éléments du décor dedans. J’ai mis des framboises fraiches à la place des surgelés mais seulement une barquette, sinon je n’ai pas touché à la recette. Il est moelleux, il se déguste peut-être plus facilement en été qu’un gâteau au chocolat bref je le conseille hors anniversaire.

Pour le décor, le nœud papillon, le chapeau et la cape du magicien sont en pâte d’amande (avec du colorant alimentaire rouge) ainsi que le coffre. J’ai utilisé des mikado pour la baguette comme pour délimiter la scène et planter les rideaux, des pailles d’or pour le fauteuil et un carambar pour le cerceau (et j’ai triché pour le côté lévitation avec une pique en bois).

Un peu de barbe à papa autour et c’était prêt…simple mais efficace, le fiston n’en revenait pas…la magicienne c’était moi l’espace d’un instant )

Maintenant j’ai un mois pour trouver une idée pour Miss Zen )

 

Scoop, j’ai trouvé l’endroit le plus romantique de Lyon. Si après Minuit à Paris et To Rome with Love, Woody Allen décide de tourner un nouvel opus amoureux dans une grande ville européenne, une de ses scènes se déroulera forcément à l’Ile Barbe !

Idéalement il eut été plus opportun de se promener dans ce coin, au printemps ou durant l’été indien (impossible d’utiliser cette expression sans penser à Joe Dassin)  …cela aurait évité d’attendre longtemps, très longtemps le bus, vacances obligent, sous un soleil de plomb mais la balade valait bien ce petit désagrément.

Il suffit de traverser un pont qui enjambe la Saône pour mettre le pied dans cet endroit où le temps semble s’être arrêté même si une partie de l’île est habitée. Pas de circuit à suivre, il est ici plus question d’atmosphère que de visite.

 

Mais quel est ce bâtiment aux volets rouges sur cette place charmante? serait-ce l’Auberge de l’île, restaurant gastronomique où tout gourmet lyonnais rêve d’aller déjeuner ou dîner un jour?

Dommage j’avais oublié ma carte bleue…ballot…

 

Après avoir flâné, rêvé, imaginé qui habite dans ses maisons, pourquoi ne pas s’offrir un café en terrasse à la boulangerie du docteur Jocteur ? Je pensais qu’elle était située sur l’ile même mais il faut traverser un pont pour voir apparaitre sur une place quelques tables devant la devanture de la boutique-salon de thé. L’endroit avec sa verrière est charmant et une fois qu’on a mis un pied à l »intérieur, il est bien difficile de ne pas craquer.

La spécialité de la maison est la praline qu’on trouve dans des cakes, tuiles, tartes ou brioches….miam ! Le choix de pains et de viennoiseries met l’eau à la bouche et comme si cela ne suffisait pas, la maison propose tartelettes, éclairs, millefeuilles, gâteaux de soirée, choux à la chantilly et autres douceurs.

 Une fois que le choix est fait, emporter son butin à l’ombre des grands arbres bordant l’ile Barbe et profiter encore du calme de cet endroit …

Et toi, quel est l’endroit le plus romantique de ta ville?

Dans la série « la cuisine du placard », je te présente la « cuisine du congélateur » ou comment réaliser en un temps record une tarte tatin à la mangue avec quelques ingrédients seulement.

Qu’est ce qu’il te faut? un paquet de mangues en morceau et une pâte feuilletée Picard; 100g de sucre; 5cl peu d’eau, quelques gouttes de jus de citron vert, 1/2 cuillère à café de vanille liquide et 15g de beurre demi-sel.

Et maintenant qu’est ce que tu fais? la veille au soir, décongèle dans ton frigo, la pâte feuilletée et les mangues. Le jour même, préchauffe ton four à 180°. Prépare ton caramel en versant dans une casserole le sucre additionné d’eau et de citron vert. Attention un caramel ne se touche pas, laisse le mousser tranquillement. Une fois qu’il est bien mousseux, hors du feu, ajoute le beurre salé coupé en petits morceaux et la vanille liquide et mélange.

Verse ton caramel au fond d’un moule à manquer et répartis le bien partout (je pensais qu’il fallait un moule spécial mais non ça marche très bien comme ça). Dépose sur le caramel en rosace les tranches de mangue que tu auras redécoupées (je les ai faites un peu trop fines, ça ne change rien au goût mais esthétiquement c’est moins joli). Couvre ensuite avec la pâte feuilletée bien froide en rentrant bien les bords sous les mangues puis en piquant la pâte au dessus avec une fourchette.

Mets au four pour 40 minutes et surtout démoule la (en mettant une assiette suffisamment grande dessus) dès la sortie du four. C’était l’étape que je craignais le plus mais ça se fait vraiment tout seul.

Verdict : on a battu des records familiaux de dégustation de tarte…il serait plus juste d’ailleurs d’écrire qu’elle a été ENGLOUTIE à une vitesse assez incroyable lors d’un goûter…rapide, facile et vraiment délicieuse (miam le caramel et la mangue), que demander de plus ?

Et toi, la tarte tatin tu as déjà essayé?

 

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