J’ai découvert la littérature islandaise avec Ásta de Jón Kalman Stefánsson, lors du prix des lectrices Elle pour lequel j’étais jury. Depuis j’accueille chaque nouveau titre islandais avec joie et d’autant plus quand il est écrit par Auður Ava Ólafsdóttir et traduit par Eric Boury.
DJ Bambi est l’histoire de Logn (un nom qui signifie absence de vent et qui se décline en bien d’autres mots qui sont autant de nuances), née dans un corps d’homme mais qui s’est toujours sentie femme. A 61 ans, après un divorce, un traitement hormonal, elle attend l’opération et ne tolère plus de ne pas être dans un corps qui ne lui correspond pas mais en dehors de son frère jumeau, Trausti, sa famille lui tourne le dos et refuse qu’elle porte le prénom de leur grand mère.



DJ Bambi : Ce que j’ai aimé
- La poésie de ce livre, une poésie propre à la littérature islandaise et qui m’emporte à chaque fois
- La plume de l’écrivaine qui est à la fois d’une incroyable délicatesse et drôle
- La justesse des personnages jamais figés
- La beauté de la langue islandaise que j’explore roman après roman
- L’importance de la nature (omniprésence des goélands, balade dans des endroits qu’on imagine splendides)
- Ce beau portrait de femme qui se bat pour être acceptée
- Echanger avec @Bokagramm qui habite en Islande et découvrir ainsi la couverture originale que j’ai eu envie de dessiner


D’autres romans à lire de Auður Ava Ólafsdóttir : L’exception; La vérité sur la lumière ; Eden ; Miss Islande
DJ Bambi, Auður Ava Ólafsdóttir, Zulma, 208 p.