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Burano : l’île de toutes les couleurs

Sauf à vivre dans une grotte, il est fort probable que vous ayez déjà vu des photos de Burano, cette petite île au large de Venise, reconnaissable par les couleurs qui parent les façades de ses maisons de pêcheurs bordant des canaux. Plus photogénique que Burano (en dehors de la Bretagne bien-sûr )) c’est difficile. L’île est aussi associée à la dentelle alors que sa voisine Murano est réputée pour ses souffleurs de verre.

Nous avions prévu de nous arrêter à Mazzorbo (arrêt juste avant Burano, il suffit ensuite d’emprunter un pont pour rejoindre l’île) mais le temps de rejoindre l’avant du vaporetto, le personnel remettait la chaîne en place nous indiquant que nous arrivions dans 2 minutes. Pas grave, nous avons emprunté le pont dans l’autre sens pour commencer notre balade pour un jardin avec des vignes avec vue sur l’eau, sérénité immédiate.

Ce jardin donne sur un restaurant (non testé) et il y a aussi quelques bancs pour déguster son casse-croute dans un cadre calme et pas banal.

Burano

Alone …ou presque

Tentez de placer le mot « Burano » dans une conversation, la première chose que l’on vous demandera est probablement « Est ce qu’il n’y avait pas trop de monde ? » (cela fonctionne aussi avec Venise). Regardez mes photos ci dessous, je n’ai pas attendu des heures que personne ne passe et il n’était même pas très tôt le matin (nous n’avons jamais été des lève-tôt !).

A dire vrai, c’est comme si la plupart des visiteurs se concentraient au même endroit, dans la même rue et sur le même quai. Dès que vous vous éloignez de cet axe central (Burano est petit, vous retrouverez toujours le chemin du vaporetto pour rentrer à Venise !), il est tout à fait possible de flâner tranquille…même en pleine vacances scolaires de Pâques.

Burano

United Colors of Burano

Jaune citron, bleu turquoise, rose flashy, l’île de Burano a-t-elle cédé au syndrome de la rue de Crémieux pour attirer les touristes en voyage à Venise jusqu’à elle ? Que Nenni, l’histoire est beaucoup plus ancienne même s’il est difficile de savoir ce qui relève de la légende et du fait avéré. Les coups de pinceaux sur les maisons des pêcheurs (avec une palette de couleurs bien moins étendue au début qu’aujourd’hui) seraient arrivés en réponse aux hivers brumeux. On raconte aussi que c’était une façon très simple pour que les marins à terre et éméchés en sortant du bar, retrouvent facilement leur domicile.

Burano
Burano

Si en se baladant, tout le nuancier semble être employé, quelques règles administratives existent néanmoins : ainsi les maisons doivent être peintes de deux ou trois couleurs très contrastées (couleurs choisies par l’administration selon le « lot » où la maison se trouve), les encadrements de portes et fenêtres doivent rester blanc et les propriétaires s’engagent à garder leur façade en très bon état, quitte à la repeindre tous les ans.

Burano

Si vous ne visitez pas l’île au pas de course , vous croiserez probablement des habitants allant ou revenant du marché le matin (nous sommes arrivés trop tard) ou rentrant chez eux.

Burano

Ici passer d’un quai à un autre avec des provisions demande un certain entrainement et de bons bras 🙂

Burano

N’hésitez pas à quitter les quais et à passer dans les passages couverts qui débouchent sur des petites cours souvent charmantes.

Autre curiosité de l’île : les habitants sont-ils particulièrement maniaques ou les intérieurs vite salis à cause du vent et de l’air iodé ? Toujours est il qu’à côté des portes, sont souvent suspendus des balais et des serpillères.

Burano
Burano

Nous avons gouté une des spécialités de l’île, les biscuits secs en forme de S dits Essi. Avec la même base, ils existent sous forme de couronne ou beignet et nommés bussola. La recette est toute simple, ces biscuits feront probablement partis de mes prochains biscuits de Noël (on a le temps )).

Burano
Burano

Burano
Burano

Comment aller à Burano ?

Depuis Fondamenta Nueve, montez dans le vaporetto ligne 12 pour aller à Burano (nous nous sommes posés la question, mon fils étant très sujet au mal des transports, même en bus …non cela ne tangue pas, en tous cas pas un jour de beau temps). Le trajet dure environ 50 minutes. Nous sommes restés quelques heures ensuite sur l’île de Burano (ce qui explique que sur certaines photos le ciel est bleu et sur d’autres gris, le temps étant assez changeant) en flânant comme nous aimons.

La différence de tarif entre un billet aller-retour Venise/Burano et un billet 1 journée (permettant d’emprunter toutes les lignes de vaporetto dans Venise et pour les îles) étant assez mince, je vous conseille de prendre un billet 1 journée et d’en profiter ce jour là, pour monter dans un des arrêts de la ligne 1 pour admirer les palais bordant le grand canal depuis l’eau. Cela nous a permis d’admirer Venise en fin de journée avec sa lumière toute particulière, assis tranquillement et c’était un des meilleurs moments de notre week-end.

2 Comments

  1. Belle balade de couleurs, et épargnée du monde quelle chance ! Ça donne envie d’y retourner, notamment pour ces intrigants Essi que je ne connaissais pas

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