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Woody Allen

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Le dernier film de Woody Allen n’a pas de bonnes critiques (absence de scénario, temporalité des différentes histoires, inconsistance des personnages)  mais les plus mauvaises d’entre elles n’auraient pu me convaincre de renoncer à To Rome With Love. Voici  8 raisons de se laisser convaincre :

1 –  Rome
Certains ont écrit que Rome est filmé comme un spot de l’office du tourisme et c’est vrai qu’on voit les monuments les plus connus, les endroits les plus fréquentés et l’un des quartiers les plus charmants, le Travestere (note pour plus tard : profiter de l’été pour trier les photos que je n’ai pas encore eu le temps de mettre en ligne). Toujours est-il qu’il est plus que plaisant de revoir des lieux qu’on a découverts il y a peu, ça donne carrément envie d’y retourner. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la capitale romaine, je parie que le film est un très bon argument pour mettre cette destination dans sa to travel list.

2 – Woody Allen
Je l’ai écrit plusieurs fois ici, voilà un réalisateur que je mets dans mon panthéon personnel. Par principe, je vais voir tous ses films, j’y retrouve sa patte, son humour, ses névroses et obsessions avec une jubilation certaine. Dans To Rome with love, Woody Allen joue aussi un des personnages et chacune de ses apparitions m’ont amusé du fait de sa gestuelle, ses attitudes et ses répliques.

3 – Les dialogues
Même les plus mauvais des films de Woody Allen se distinguera toujours par la finesse de ses dialogues et  ses jeux de mot.

4 – Esprit badin et marivaudage
Dans Vicky Cristina Barcelona, personne n’était heureux en amour. Ici au contraire, tout est léger, tout est flirt et séduction. La fidélité n’est pas la règle mais personne n’en souffre.

5- Riccardo Scamarcio
Je l’ai découvert dans Nos meilleures années (saga en deux volets que je te conseille), je l’ai revu récemment dans Police. Il a un physique pas désagréable du tout (ses yeux, non mais tu as vu ses yeux ?) le rital et une petite scène dans ce film.

6- Les airs d’opéra
La magie du cinéma c’est te donner envie d’écouter de l’opéra en sortant de la salle alors qu’habituellement tu n’écouterais pas du tout ça et ne plus jamais prendre une douche sans penser à ce film.

7- Les triangles amoureux
C’est une des marottes  du réalisateur, un homme doit choisir entre deux femmes ou une femme entre deux hommes : raison ou passion…toujours la même chose? peut-être mais je marche à chaque fois !

8Les histoires d’amour
C’est peut-être mon côté fleur bleue mais j’aime toujours autant qu’on me parle d’amour et Wooddy Allen est un bon conteur. Chez lui, les scènes de baiser sont toujours réussies. Dans To Rome with Love, les décors des scènes d’amour sont ultra romanesques…

…du coup dans la foulée, je reprendrai bien une petite tranche de comédie romantique avec Paris Manhattan )
Et toi, Woody Allen, tu accroches ou pas ?

Après un titre pareil, il ne faudra pas que je vienne me plaindre d’attirer les tordus, les bizarres et les  carrément space sur mon blog via les requêtes google )

Mais consacrer un billet sur un ballet et un film pas vraiment grand public un 14 juillet, n’est ce pas un peu suicidaire? Pas de ma faute, si la semaine dernière a été riche en sorties, si aujourd’hui c’est férié et si la blogosphère risque de ressembler à une station balnéaire hors saison.

L’exploit de vendredi dernier a été non seulement d’enchaîner deux sorties mais aussi de cumuler deux déceptions.

(lot de consolation : Henri Cavill ci-dessus n’est pas désagréable à regarder)

Commençons par le dernier Woody Allen, Whaterver works que je me suis empressée d’aller voir dès mon premier jour de congé.
Alors que j’avais lu et entendu de très bonnes critiques à son sujet, je l’ai trouvé paresseux, en manque d’inspiration, d’imagination, sans réelle mise en scène. Soit les dialogues sont brillants, mais cela donne un peu l’impression de lire un recueil d’aphorismes de Woody Allen et leur enchaînement n’est même pas particulièrement drôle. L’acteur principal, incarnation partielle du réalisateur, n’a rien d’exceptionnel et la jeune fille qui s’entiche de lui est carrément fade…on aurait préféré largement Woody Allen à l’écran même s’il n’a plus l’âge d’incarner le rôle. Visiblement ceux qui avaient descendu Match Point ou Vicky Christina Barcelona ont adoré ce film….et inversement ).


(photo d’un spectacle précédent, Sylvie Guillem et Akram Khan)

Le soir même, je retrouvais une amie et profiter des largesses du comité d’entreprise de l’homme pour me rendre aux Nuits de Fourvière voir le ballet  créé par Sylvie Guillem. C’est quasiment devenu une tradition : tous les ans, je dîne avec la même amie dans le vieux Lyon et puis nous montons sur la colline de Fourvière, nous profitons de la vue extraordinaire sur la ville depuis les arènes et nous assistons à un spectacle de danse (et souvent celui proposé par Sylvie Guillem).

Mais cette année, je suis restée sur ma faim malgré l’histoire de ce chevalier Éon à la destinée hors du commun, malgré les costumes magnifiques d‘Alexander Mcqueen, malgré les jeux de lumière sublimés par le lieu et la nuit noire (le spectacle commence à 22h). Après un passage époustouflant pendant lequel Sylvie Guillem, accompagné pour ce ballet de Robert Lepage et Russel Maliphant jouent et dansent autour de trois tables, j’ai guetté les passages dansés bien trop rares à mon goût au profit de monologues ou de scénettes jouées.

Sylvie Guillem a toujours une grâce, une façon de se déplacer dans l’espace, une souplesse, une expressivité éblouissantes mais j’ai eu le sentiment, peut-être à tort, qu’elle donnait moins au public que dans ses précédents spectacles… ou  bien a-t-elle voulu sciemment misé plus sur la mise en scène (parfois magiques comme le passage où l’on a le sentiment que les danseurs sont en lévitation) que sur la chorégraphie. 

Et vous, avez-vous déjà été déçu par quelqu’un dont vous étiez fan?

Edit : l’interview Thierry Pastor sera en ligne demain ! et si je vous dis, tu sais ce qu’elle te dit la fraise, vous avez deviné de qui il s’agit….

Edit 2 : demain j’ai prévu une virée à bébé neuf et je suis toujours indécise concernant l’achat d’une écharpe de portage (d’où le titre du billet vous suivez?). Pour le chérubin j’avais acheté un porte-bébé babybjork à 80 euros qui me faisait un mal de dos terrible mais je ne suis pas sûre de maîtriser les 10 noeuds pour pouvoir porter numéro 2 (je sais qu’il existe des ateliers mais bon comment te dire quand j’ai du temps libre, j’ai envie de faire autre chose..je sais je suis chieuse). Il me faut un truc facile, rapide, confortable, utilisable dès la naissance ou presque et compatible avec un chérubin qu’il faudra amener à l’école à pied. Bref si vous avez une bonne expérience, un conseil, n’hésitez pas à me les faire partager !

Pas glop : Soyons honnêtes les candidats lyonnais à la Nouvelle Star n’ont pas cassé trois pattes et un canard. Bizarrement j’ai plus été marquée par l’insupportable petite gamine qui faisait des grimaces et faisait semblant de prendre la note avec sa guitare…j’espère qu’elle va se faire éliminer rapidement. A part ça, y a au moins un vieux (Damien) pour aller à Balthard, enfin un gars dans mes âges quoi et qui a une voix pas désagréable du tout en plus.

Glop : J’ai emprunté la bande originale du film Vicky Christina Barcelona et dès que je la branche me voilà transportée à nouveau à Barcelone. Je m’imagine devant un verre de sangria et une assiette de tapas à la tombée de la nuit alors qu’un bel espagnol me glisse à l’oreille avec un délicieux accent des mots d’amour…l’instant d’après je réalise que je suis au bureau et que l’après-midi est loin d’être finie )….Voilà l’île de Ré détronnée, j’ai envie de partir à Barcelone en juin et de découvrir le parc Guël, las ramblas, le quartier historique et toutes les beautés de cette ville même si avec un chérubin le rythme risque d’être fort ralenti.

Glop : Vous avez peut-être un couple d’amis dont les enfants frisent la perfection, sont de véritables modèles qui décideraient le plus no kid de jeter sa contraception dans la cuvette des toilettes…du coup vous stressez peut-être deux fois plus, comme nous, sur le comportement de votre progéniture. Vous vous retrouvez alors dans un bar un dimanche après-midi gris et triste pendant un long moment et vous constatez que votre chère tête blonde, assis sur une chaise de grand, est fier comme un coq, heureux qu’on lui serve un sirop fraise avec une paille, silencieux comme s’il en avait fait le voeu et que quand il commence à s’impatienter, il se contente de descendre de sa chaise pour commencer à enfiler son manteau sans le moindre signe de petite crise…voilà comment naît une réputation de chérubin )

Pas glop : Que faut-il penser d’un ami – que je considère comme, n’ayons pas peur des mots, mon meilleur pote, le frère que je n’ai jamais eu comme dirait Maxime – se fait plus qu’ardemment prier pour bouger ses fesses jusqu’à Lyon? qu’il craint de ne pas supporter un enfant de 2 ans et demi plus de quelques heures? qu’il est le champion des excuses bidons pour reporter à plus tard son escapade? qu’il est moins attaché à moi que je ne le suis à lui? (oui je sais c’est limite du chantage affectif mais je suis sur MON blog et je fais ce que je veux!)

Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un week-end excellentissime…il me faudra attendre samedi soir pour chanter  à mon tour que « L’école est finie » jusqu’à mardi )

Dans mon panthéon personnel, en très bonne place, se trouve Woody Allen. Certains diront qu’il fait trop de films, qu’ils sont inégaux, d’autres glosseront sur ses névroses, sa vie personnelle…n’empêche que pour moi c’est un génie, que j’adore son phrasé et son humour et que je ne rate aucun de ses films.

Ce week-end je suis donc allée voir Vicky Cristina Barcelona, l’histoire de deux touristes américaines passant l’été à Barcelone qui vont entretenir une relation avec un peintre charismatique. Les deux amies ont une vision diamétralement opposées de l’amour : Vicky est une jeune femme sur le point de se marier et qui cherche avant tout la stabilité, le confort d’une relation; Cristina est émotive et sexuellement affranchie, elle ne sait pas exactement ce qu’elle cherche mais sait ce qu’elle ne veut pas.

Et si nous, les femmes, nous voulions les deux? une relation solide, un homme en qui nous avons confiance mais en même temps le souhait d’être toujours amoureuse (et pas seulement aimer), de connaître le bouillonnement de toute passion amoureuse.

Si le film peut paraitre léger au premier abord, vantant les plaisirs de la vie (les scènes où les personnages mangent, boivent du bon vin et visitent des endroits magnifiques dans un pays où la devise semble être « carpe diem » donnent dans un premier temps cette tonalité au film), il ne s’agit pas vraiment d’une comédie. Aucun des personnages n’est véritablement heureux à la fin du film et l’équilibre précaire trouvé par le ménage à trois (le peintre, son ex-femme et Cristina) vole vite en éclats.  N’y-a-t-il pas d’amour heureux comme dirait l’autre?

Amateurs de film d’action passez votre chemin. Ici la saveur se trouve principalement dans les dialogues et dans tous les questionnements lancés et laissés en suspens. Je suis sortie de là, avec l’envie d’un bon verre de Jurançon (eh eh) et avec une idée de l’amour balançant entre incertitude et désenchantement. Les scènes de baiser sont très belles (comme la mémorable scène sous la pluie dans Match Point), les actrices sont très agréables à regarder et pas insipides comme bien des actrices américaines et Javier Barden que je ne trouve pourtant pas beau dégage une sensualité incontestable.

La phrase du film « Seul l’amour non-fait peut être romantique ».

Je vous invite également à lire la critique de Babou moins enthousiaste que moi sur le film et d’aller faire un tour sur le site officiel en cliquant ici

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