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Bon en réalité ça risque de te prendre un peu moins de temps que l’éternité et surtout  ne suis pas la consigne de Desireless « jamais ne reviens« , j’ai pas envie de me retrouver à parler toute seule ici. C’était juste une façon de te dire que j’avais actualisé la rubrique Voyages, voyages dans le menu horizontal du blog et mis en ligne mes dernières escapades et évasions.

Si tu me lis de manière tout à fait occasionnelle, si tu tombes sur ce blog en tapant comme requête Puis je appeler mon ami poussin?, si tu es un(e) jeune lecteur/ lectrice, si tu t’es perdu(e), si tu as raté des épisodes, si tu hésites sur la destination de tes prochaines vacances :

– tu peux t’offrir quelques balades iodées dans le Morbihan

– tu peux prendre de la hauteur avec vue sur le Mont Blanc à Cordon et passer par Megève

– tu peux découvrir la richesse et la beauté de la Corse

– tu peux dormir dans une bergerie et te poser un week-end à la ferme en Auvergne

– tu peux partir à Rome quelques jours

le tout saupoudré toujours d’une bonne dose de gourmandise ( peut-être un peu trop sucrée pour Anne-Laure T )

Est-ce que tu me suis ? (Florent Pagny sors de ce corps immédiatement !)

crédit photo : we heart it

..pour Rome du ghetto tape 2 car ce sont les deux quartiers où je te propose de me suivre aujourd’hui. Le ciel est dégagé, les températures sont douces, tu peux enlever tes bottes de pluie et ton cardigan pour cette première étape : le forum romain et le palatino. Temples, colonnes, arcs de triomphes, statues, bas relief, l’expression « musée à ciel ouvert » est peut-être éculée mais y a t-il d’autres villes (Florence) où le décor est aussi marqué ?

 à l’horizon le Colisée que je n’ai vu que de l’extérieur faute de temps mais qui est impressionnant même sans entrer dedans

 je te conseille de te promener dans ce coin le soir quand le soleil se couche et que le ciel se teinte de rose …tu l’entends l’air de Nessum Dorma dans ton oreille ?  (non pas par Florent Pagny)

A quelques pas de là, une curiosité architecturale, le teatro di Marcello mêle le théâtre antique (ou ce qu’il en reste) construit par Auguste vers 13 avant J.-C. et un palais renaissance de l’architecte Peruzzi. Visiblement ce monument abrite aujourd’hui des appartements de haut standing, ça doit valoir le coup de les visiter.

Ensuite en empruntant la via del Portico d’Ottavia, on tombe sur les vestiges des 300 colonnes (ils faisaient pas les choses à moitié les gars) du portique colossal.

La voie mène au musée Hébraïque de Rome qui marque le début du quartier dit du Ghetto car la communauté juive fut contrainte de s’y réunir en 1555 suite à un décret de Paul IV et ce jusqu’en 1848. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce quartier avec ses ruelles paisibles et ses boutiques casher, sa place Mattei et sa fontaine des tortues.

Juste à côté de la place, se trouve le Palazzo Mattéi assez stupéfiant du fait du nombre de bustes, statues et bas reliefs antiques en excellent état de conservation.

Alors Rome antique ou Rome du Ghetto ?

Cette semaine j’ai eu le plus grand mal à prendre 7 photos et comme je ne suis pas du genre « positive attitude » (je laisse cela à Lorie, Jean-Pierre Raffarin et à tous ceux qui t’expliquent que pour obtenir quelque chose il suffit de le vouloir très fort), je crains d’écrire le billet le plus déprimant de l’histoire de ce blog. Non en réalité ayant passé le plus clair de mon temps en devoirs et partiels divers, j’ai eu l’impression de ne plus avoir grand chose t’intéressant à te raconter. En recevant les sms de Virginie B. s’éclatant en Laponie, j’imaginais tous les billets que j’aurais pu écrire d’où ma première photo comme un clin d’oeil au voyage. A chaque fois que je vois cette camionnette orange garée vers chez moi, j’imagine une escapade, peu importe la destination.

Ce que mon fils préfère dans la galette je crois, ce sont les fèves. Elles sont rangées dans un tiroir dans la cuisine et il ne loupe pas une occasion de les regarder sur toutes les coutures, de vérifier que je n’en ai pas jeté une un jour de grand ménage (il me connait déjà aussi bien?). Quand nous sommes passés tous les deux devant la vitrine de Rolancy, il était prêt à acheter 9 galettes pour avoir ces 9 fèves sur le thème du cinéma…pas moi ni pour nos estomacs ni pour mon porte-feuille .

Le lundi est le seul jour où je peux récupérer les enfants tôt à 16h30 alors j’aime bien leur préparer un petit goûter sympa ce jour là…cette fois j’ai préparé très vite de retour du campus, des tartelettes crème de marrons/pommes et d’autres à la praline moins réussies visuellement mais tout aussi bonnes.

 

Lundi j’avais eu la stupide idée de mettre des chaussures toutes fines et pas chaudes du tout alors qu’il faisait environ 0 degré dehors…quand le tram a été arrêté pour une durée indéterminée et que j’ai du rejoindre à pied le relais bus, j’ai doublement regretté mon choix…même si j’avais les pieds congelés, je me suis arrêtée 30 secondes pour prendre une photo de Parc de Parilly que j’ai longé ce jour là pour la première fois.

Sur le trajet qui mène à l’appartement de la nounou, il y a plusieurs magasins de pompes funèbres et un cimetière mais aussi un terrain vague dont les murs ont été colorés et investis par des graffitis…le contraste est assez saisissant …

 

J’habite à la Croix Rousse depuis des années et je n’ai encore jamais mis les pieds à la maison des canuts qui retrace leur histoire à travers entre autres les machines à tisser comme celle dessinée sur le mur peint ci dessus (et devant lequel je passe au moins deux fois par jour)…peut-être en 2012 ?

Comme j’ai pas mal parlé de mes études depuis octobre dernier, j’ai pris une photo d’un bâtiment récent de la faculté de Bron histoire que le décor soit définitivement planté et d’autant plus que le campus je n’y retournerai plus sauf pour mes deux soutenances (et pour recevoir mon diplôme j’espère). Vendredi était le dernier jour où toute la classe se réunissait et au soulagement lié à la fin des cours se mélangeait chez moi une nostalgie pour cette parenthèse de 4 mois riche en rencontres. Heureusement on n’a pas attendu très longtemps pour se revoir puisque le soir même on faisait la fête tous ensemble.

Et toi, ta semaine?

 (la première photo est ma photo de la semaine pour Magda)

…c’était l’été, le ciel était d’un bleu breton et je me promenais dans les ruelles de ce charmant port du Morbihan. Je n’étais pas pressée, aucun rendez-vous, aucune échéance dans mon calendrier, je me sentais libre et légère.

Je quittais les maisons bleus pour regarder les bateaux formaient des petites tâches blanches dans la anse. Quelques mouettes virevoltaient au dessus de ma tête (à moins que cela ne soit ma fille qui geignait dans son lit?) , je marchais jusqu’aux peintres qui tentaient de saisir la beauté du moment et de l’endroit sur leur toile.

Puis je tombais sur ce restaurant où je m’étais attablée en famille..je sentis l’odeur des moules à la marinière lorsque l’on ouvre la marmite et que la fumée embue les lunettes de soleil pourtant La terrasse était vide.

Sans savoir vraiment pourquoi je décidais de me diriger vers l’embarcadère où un bateau pour Belle île en mer était prêt à partir. Alors que je posais mon pied sur le pont, le réveil de mon téléphone portable a sonné ….adieu embrun marin, ressac des vagues et sérénité, il fallait que je me dépêche si je voulais être à l’heure en cours.

Et toi, est-ce que tu te souviens de tes rêves?

J’arpente le bitume, j’avale les kilomètres, je sillonne les quartiers, partout où je suis passée c’est à pied que j’ai aimé découvrir la ville.

A Londres, j’ai marché d’Oxford Street à Hyde Park, de Chelsea à Little Venice, de South Kesingdon à Piccadilly.

A Lisbonne, comment capter cette douceur de vivre sans trainer ses guêtres sur les 7 collines, sans profiter de points de vue splendides sur le Tage…là-bas je me souviens j’ai suivi un à un la dizaine de parcours indiqués par mon guide voyage.

A Edimburgh, je suis allée tous les jours du bed and breakfast à mon lieu de stage à pied, ça montait et descendait, je faisais parfois des  détours par Princes Street, m’arrêtant au retour dans un fish and chip ou au Tesco du coin.

A Venise et à Amsterdam, j’ai flâné le long des canaux, j’ai jeté un oeil indiscret à l’intérieur des péniches, j’ai emprunté chaque pont et m’y suis arrêtée.

A Bruxelles, j’ai découvert le parc du centenaire, les galeries royales et ses chocolatiers, les maisons Art nouveau et le quartier Européen.

J’ai usé aussi mes baskets à Barcelone et à Madrid, à Séville ou à Cordoue, à Dijon ou à Strasbourg, à Paris, Lille ou à Avignon et je n’ai pas fini de parcourir à pied les différents quartiers de Lyon. Chaque ballade est l’occasion de passer devant une boutique que je ne connaissais pas, un restaurant à tester peut-être un jour, une ambiance, un détail architectural.

Aujourd’hui je ne joue plus à la marelle, je ne saute plus à l’élastique mais je rêve de marcher dans Rome, Florence, Berlin, Dublin, Porto,  Naples, Capri, Stockholm, Oslo, Bordeaux, Toulouse, Nantes, La Rochelle et dans bien d’autres endroits lointains lors d’autres voyages pédestres.

Et toi, marche urbaine ou plutôt nature?

crédit photo : Ron Arad

Pour voyager, inutile parfois d’aller bien loin : un fauteuil ou un canapé confortable, une tasse de thé, des enfants qui dorment ou à l’école, une pile de livres à lire bien fournie et c’est parti pour l’évasion :

Avec Douglas Kennedy, je me fais souvent la belle en Amérique mais parfois en Egypte ou à Paris. New York est sûrement la ville dans laquelle j’ai passé le plus de temps et en particulier dans le quartier de Brooklyn cher à Paul Auster. Pour l’instant, j’ai gardé de côté Redemption falls de Joseph O’connor qui me promet un long voyage dans le passé et à travers les Etats-Unis.

Zoé Valdès m’emmène à Cuba dans beaucoup de ses romans depuis La douleur du dollar et si je n’ai jamais mis un pied réellement en Amérique du Sud, j’ai découvert Lima avec la magnifique histoire d’amour Tour et détours de la vilaine fille.

Aux longs vols, je préfère parfois les escapades européennes : La Suède à travers les polars de Mankell, la Grande-Bretagne de Nick Hornby, Jonathan Coe ou Tracy Chevalier dans un tout autre genre; je ne rêve plus que de Rome après avoir lu Un autre amour de Kate O’Riordan.

Pour m’endormir avec le bruit de vague et la lumière d’un phare à ma fenêtre, je pose sur ma table de chevet Les déferlantes de Claudie Gallay.

Et toi, tu as eu envie de partir vraiment dans un endroit découvert dans un livre ?

(ceci est ma participation au voyage dans un fauteuil de Virginie B)

 

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