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Vous ne partez pas pour les vacances de Pâques et vous bavez devant toutes les photos de destinations étrangères que vous voyez défiler sur votre fil Facebook ou Instagram ? (toute ressemblance avec une situation vécue n’est pas purement fortuite) ? Voici deux adresses pour voyager sans quitter Lyon.

Un tea time au Bourbon’s house

Le Bourbon’s house propose depuis peu, sur réservation, une formule tea time comme à Londres. La formule comprend 3 sandwich salés (ce jour là un à l’oeuf curry, un brie chutney d’oignon rouge, un asperge coriandre bressaola), 4 pièces sucrées (mini tarte citron, brownie noisettes, millionnaire shortbread..), une verrine (trifle aux fruits rouges), 2 scones (un nature, un aux raisins secs) servis avec de la confiture d’orange et de la confiture framboise maison (très bonne) et du thé à volonté.

Cette escale outre-manche coûte 20 euros (27 euros avec une coupe de champagne en plus) et est située à seulement 5 minutes à peine de l’Opéra. Il n’y a plus qu’à trouver un(e) ami(e) anglais pour vous accompagner : )

Bourbon’s house
22 rue gentil
69002 Lyon

Une escale au Portugal au Café Lisboa

On quitte le frog, les bus impériaux, la garde royale et la reine Elisabeth pour le soleil, les trams jaunes, les azulejos avec le Café Lisboa qui a ouvert, en lieu et place du polo club (qui était branché english food d’ailleurs).

Avec sa devanture verte, sa petite terrasse dans une rue peu fréquentée par les voitures, ses nappes et ses coussins colorés, son patron avec un accent charmant et sa carte avec des plats qui se partagent, le Café Lisboa est une adresse où on a envie de revenir. Je ne suis pas une spécialiste de cuisine portugaise mais je me suis régalée avec la Bacalhau à Bràs (une spécialité à base de morue).

Les pastéis de nata peuvent être dégustés sur place en dessert mais aussi un peu plus tard dans l’après midi. Vous pouvez également les emporter (dans ce cas là faites les très brièvement réchauffer, cela se déguste tiède) et légèrement saupoudrés de cannelle, ils m’ont transporté à Lisbonne !

Café Lisboa
9 rue des Quatre Chapeaux
69002 Lyon

Une série de billets « Le monde à Lyon  » ça vous intéresserait ?

Je vous ai dit combien j’aimais mon quartier. Plateau ou pentes, je ne me lasse pas de m’y balader et quand je le peux, je teste aussi de nouvelles adresses . Alors attention il ne s’agit pas de toutes nouvelles adresses qui sentent encore la peinture sur les murs (j’ai renoncé à cette course entre blogueurs ou city guides en ligne pour être LE premier à parler d’un nouveau lieu …ça me fatigue )) mais elles sont tout de même relativement récentes. Et puis si vous êtes lyonnais et que vous les connaissez déjà toutes, ces 3 lieux serviront peut être à des non-lyonnais de passage dans le plus beau quartier de Lyon.. la Croix-Rousse bien-sûr !

Tortilla chips, guacamole maison et tacos à Go Mex Cantina

On commence par une adresse sur les pentes de la Croix-Rousse, presque à deux pas de l’Hôtel de Ville : Go Mex cantina, qui se définit comme les cantines qui existent au Mexique. Si vous voulez être dans la salle du haut (que je trouve plus agréable), je vous conseille de réserver, surtout si c’est le week-end mais y compris pour le midi.

La déco des murs et des luminaires joue sur les couleurs vives, les motifs tropicaux, les assiettes sont colorées…dans un mois de janvier très gris après un mois de décembre très gris, on apprécie.

On nous demande, une fois notre choix fait, si on veut la « version » épicée ou « non épicée ». On se la joue prudent pour cette fois mais la prochaine fois j’essaie avec épices.

Ce que j’ai aimé :
-la salle du haut
-les tortillas chips cuits maison (rien à voir avec ceux qu’on achète en grandes surfaces)
-le guacamole maison trop bon (il n’a pas fait un pli)
-les tacos (on en a pris différents : échine de porc confit/dinde marinée /boeuf braisé et nous nous sommes tous régalés)
-les prix : 5.90 l’assiette de tortillas et guacamole à partager ; 7.90 les deux tacos ou 10.90 € les 3Pourquoi y retourner ? parce que tout est frais, fait sur place, la viande est délicieuse et aussi pour goûter le reste de la carte : les ceviche, les quesadillas et pourquoi pas une petite tequilla : )

GoMex Cantina
Place de Forez
69001 Lyon
leur page Facebook

Pancakes à volonté, tartines et œuf cocote au Chien Perché

Le dimanche midi, de temps en temps, on s’offre le luxe de mettre les pieds sur la table le temps d’un brunch. Je sais qu’il y a des anti-brunch (à chacun ses combats hein )) mais si ce n’est pas votre cas, sachez que dans la montée de la Croix-Rousse une adresse familiale et conviviale propose les dimanches une formule à 20 € (tout est fait maison et avec des produits frais) comprenant des œufs fermiers cocotte au comté, pommes de terre grenaille rôties au thym et salade verte de Caluire (juste à côté), une tartine au choix (j’ai pris l’hivernale au potimarron rôti, châtaigne et reblochon), un fromage blanc aux sablés et caramel au beurre salé, des pancakes à volonté avec des confitures maison et un caramel maison , une boisson chaude au choix et un verre de jus de fruits artisanal au choix.

Ce que j’ai aimé :
-la vaisselle anglaise dépareillée (je n’ai quasi pas pris de photos mais il y a plein de chouettes théières )
-l’accueil des enfants à qui a été proposé un panier avec des jeux pour occuper le temps. Même si maintenant les miens sont grands et patients, ils étaient contents d’avoir quelque chose pour jouer
– les paniers en tissu dans lequel est servi le pain qui viennent de la Fabrique à côté (c’est chouette de faire travailler les commerçants voisins )
– une formule avec des plats chauds
-les pancakes à volonté (dès qu’il n’y en a plus, ils en remettent ) et pas de nutella : ) Pourquoi y retourner ? parce qu’on a bien mangé, que l’accueil était souriant et que je suis curieuse de goûter à leur cuisine familiale en dehors du brunch

Au chien perché
108 Montée de la Grande-Côte
69001 Lyon
Leur page Facebook

Carrot cake et ateliers de pâtisserie au salon de thé Tonka

Encore plus près de chez moi et sur le plateau de la Croix-Rousse cette fois, le salon de thé Tonka a ouvert ses portes à la fin de l’année 2017.  Le lieu propose des cupcakes (sans crème au beurre remplacée par de la chantilly), un banoffee (que je n’ai pas goûté car je n’aime pas les desserts à la banane), un carrot cake (oui celui en Une de ce billet et il est aussi bon que beau), des cheesecake en pots mais aussi une formule déjeuner avec une tarte ou une soupe, un dessert et un expresso pour 8 euros.
Le menu change toutes les semaines. Tonka va bientôt proposer un brunch, des places en terrasse (quand on aura fini d’avoir froid) et des ateliers divers avec des intervenants ponctuels. Gaëlle fait l’accueil en salle, Marine est en cuisine et comme elle est spécialisée en cake design, elle confectionne des gâteaux licorne, des pop cake arc en ciel et autres gourmandises thématiques pour les anniversaires.

Ce que j’ai aimé :
-l’accueil super gentil
-le prix de la formule du midi avec des légumes qui viennent du potager du papa de Gaëlle, du pain qui vient du Fournil des Artistes (plus local c’est pas possible)
– le carrot cake très peu sucré, moelleux, avec des gros morceaux de noix (et en plus Gaëlle m’a demandé si je voulais emporter ce que je n’avais pas fini …moi qui déteste jeter de la nourriture, j’ai apprécié )
-les ateliers pâtisserie en comité très restreint : j’en ai suivi un pendant lequel nous avons préparé une tarte au citron meringuée et si la meringue italienne me faisait un peu « peur », je pense avoir compris tous ses secrets
-Sonos, la station de radio anglaise en fonds sonore (c’est peut être anecdotique mais après des chansons plutôt pop, le speaker parle anglais et c’est chouette )

Pourquoi y retourner ? pour discuter avec Gaëlle parce qu’entre passionnées de pâtisserie, nous avons toujours des choses à nous dire, pour reprendre une part de carrot cake, pour tester un atelier de pâtisserie enfant pour ma fille.

Tonka
Place Bertone
69004 Lyon
Leur site internet

Comme la Croix-Rousse est le quartier que je connais le mieux à Lyon, je lui ai dédié une rubrique spéciale que vous retrouvez dans le menu sous la catégorie Lyon City Guide. J’ai déjà quelques idées d’articles pour faire grandir cette nouvelle catégorie.

Est ce des articles spécial Croix Rousse, cela vous intéresse ?

Je défie quiconque d’un peu gourmand de passer sans ciller devant la vitrine de Karamel. Entre les brioches dodues qui jouent du coude, les pépitos (mi corazon) au caramel, chocolat et noix de pécan, les flans caramel et le gros pot de teurgoule comme chez mamie (enfin pas chez les miennes mais chez les mamies normandes en tous cas ), on est quasiment obligé de rentrer pour ne pas le regretter ensuite toute la journée.

Là cela a presque failli être le drame. Un samedi en début d’après midi, en dehors des vacances parisiennes et pourtant au premier coup d’oeil toutes les places assises (oui Karamel a LA bonne idée de proposer des tables où s’installer pour déguster ses pâtisseries et c’est quand même encore assez rare pour être souligné) semblent être prises. Une des vendeuses aperçoit mon air désespéré et vole à mon secours. Bonne nouvelle il reste une table avec deux places cachée par des clients.

Je pourrais presque l’embrasser (je viens de Lyon faut m’excuser )) mais heureusement une large vitrine nous sépare et mon regard est happé par les éclairs caramel, les tartes au citron tout en rondeur, les tartes au chocolat et caramel, les créations éphémères qui m’évoquent des toupies. Comme je n’ai pas loupé un éclat de Karamel avant même que la boutique n’ouvre, je savais déjà ce que j’allais choisir…et ce à quoi je devais renoncer (pour mieux revenir ).

Mettons fin tout de suite à ce suspense insoutenable : j’ai choisi la fameuse poire caramel et lui, l’homme, a pris un millefeuille caramel. Si vous me lisez de temps en temps, vous avez peut être noté que je n’aime pas la galette des rois et que dès qu’il y a beaucoup de pâte feuilletée dans une pâtisserie, je crains de mourir étouffée par les miettes. Bref j’aurais pu le soupçonner d’avoir choisi EXPRÈS le millefeuille pour être certain que je ne pioche pas dans son assiette à dessert (loupé !)

Attention la photo qui suit est  indécente, éloignez les enfants.

Et alors, et alors ? au-delà des photos qui me faisaient saliver depuis des semaines à chaque fois que je les voyais passer sur Instagram, au-delà de l’idée de tout « caraméliser », est ce que ces pâtisseries valaient le détour depuis Lyon ? Oui, 100 fois oui. Quand on pense au caramel, on s’imagine presque instantanément quelque chose d’assez sucré pourtant la poire caramel est à la fois gourmande, régressive, fruitée et pleine de fraîcheur.

Quant au millefeuille caramel (oui je l’ai goûté), je ne sais pas comment mais le chef pâtissier Nicolas Haelewyn m’a réconcilié définitivement avec cette spécialité. Sa pâte feuilletée ne s’effrite nullement, la garniture est généreuse, onctueuse mais sucrée juste comme il faut et les petits morceaux de caramel ont porté le coup final à mon préjugé.

J’aurais bien demandé à Nicolas Haelewyn (ancien de Ladurée) d’où lui venait son obsession pour le caramel, si ce ne sont ses origines normandes mais on a du lui poser la question déjà un nombre incalculable de fois (et puis surtout il n’était pas présent lors de ma visite )).

Avant de repartir (et d’emporter un pépito), j’ai jeté un œil aux rayons de sa boutique garnis de caramels bien-sûr mais aussi de tablettes de chocolat, de pâtes à tartiner et autres gourmandises. Un paradis pour tous les amateurs de caramel dans tous ses états.

♥ Adresse gourmande ♥
Karamel
67 rue Saint Dominique
75007 Paris
site web : karamelparis.com

Je ne savais pas avant de m’attabler au Recommandé (même si le nom aurait pu me mettre la puce à l’oreille) que ce salon de thé était avant une annexe de la poste et que les propriétaires avaient transformé ce lieu (déjà j’aime bien l’idée de donner une nouvelle vie à un lieu plutôt que de le détruire complètement ) tout en jouant avec son passé. Coussins en toile de jute (ceux qui contiennent le courrier), boîte aux lettres/distributeur de papier, meuble pour classer les missives (qui devient un présentoir à brochures touristiques) sont quelques uns des clins d’oeil de cette adresse gourmande.

J’ai peut être été particulièrement sensible à cet univers car un de mes oncles a été facteur (j’ai baigné dans les histoires de vélo, celles de chiens qui montrent les crocs et mordent parfois les mollets) et j’ai toujours une tendresse particulière pour la poste.

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Cependant ce qui m’avait amené au Recommandé ce n’était pas le lieu en lui même mais ses pâtisseries dont m’avait parlé Lalydo. Tant est si bien que j’ai insisté pour revenir une seconde fois à Pléneuf Val André (l’occasion aussi d’une belle randonnée). Quand on est gourmand, on est prêt à bien des détours : )

 

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C’est à l’heure du déjeuner que nous nous sommes installés au Recommandé, l’occasion de déguster une belle assiette de fromages (cette adresse travaille avec des producteurs locaux, encore un bon point) avant de passer au dessert.

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Le moment de choisir une pâtisserie a été particulièrement délicat, la vitrine étant particulièrement bien garnie (difficulté renforcée par le fait qu’habitant très loin de Pléneuf Val André, je savais que je ne pourrais pas revenir pour goûter d’autres choses). On a fini par se décider pour un entremet à la goyave (original et très parfumé), une religieuse au caramel au beurre salé (onctueuse et gourmande) et pour un moelleux au chocolat qui était absolument délicieux (fondant au milieu, moelleux dessus dessous et tout en hauteur alors que généralement les gâteaux fondants au chocolat sont plutôt plats).

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recommande-18oui c’est presque la même photo mais il était tellement bon !

Bref si vous êtes en vacances dans le coin de Pléneuf Val André, si vous voulez reprendre des forces après une balade en bord de mer ou si vous cherchez un endroit où vous posez, je vous conseille le Recommandé (fallait que je la fasse celle là )).

A défaut d’y retourner (et si on partait en Bretagne l’été prochain ?), je les suis sur les réseaux sociaux et ils proposent des desserts différents régulièrement. Pas du genre à s’endormir sur leur laurier mais du style à vous donner envie d’y revenir.

♥ Adresse gourmande♥

Le Recommandé
3 rue Amiral Charner
22370 Pléneuf Val André

(je ne vous ai pas encore parlé de Paimpol, je suis partie en août, on est en décembre, on est dans les temps )).

 

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Se sont ils dits « à 3 on y va ! » (titre d’un film) ou « seul on va plus vite, ensemble on voit plus loin« ? toujours est il qu’un jour ces 3 amis (Torü en Maori signifie 3) alors en Nouvelle Zélande, ont décidé de réunir leur savoir faire et leurs compétences respectives pour lancer un projet sur lequel ils ont bossé pendant 2 ans. Kiss Kiss Bank Bank leur a permis de financer leur comptoir, pour le reste ils ont eu l’idée de proposer 3 offres (une restauration pour le déjeuner, un teashop avec la possibilité d’acheter du thé en vrac et un endroit où l’on peut venir déguster une pâtisserie l’après-midi) et ont mis beaucoup d’amour dans tout ce qu’ils ont fait.

J’avais repéré le lieu début septembre lors d’un vide grenier alors que le tea shop n’était pas encore ouvert. J’avais noté dans un coin de ma tête l’adresse et comme j’habite à 10 minutes à pied, je n’avais qu’à descendre la montée de la grande côte pour y revenir et cette fois, y entrer.

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Je ne savais pas à quoi ressemblait le lieu avant mais j’ai tout de suite eu le regard accroché par le comptoir et le mur de thés, par les tables les plus éloignées de l’entrée, un peu à l’abri des regards mais avec vue sur la cuisine, par le plafond vouté et bleu (je ne sais pas si c’est voulu mais cela m’évoque l’Orient), par les touches de vert et les petits détails ici et là qui rendent l’espace singulier et personnel.

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Assise aux premières loges, regardant ces 3 jeunes Grenoblois (Justine, Maïlys et Simon) s’activer en salle et en cuisine, je les ai trouvés audacieux et je les ai même pas mal envié d’avoir osé aller au bout de leur projet. Peu à peu la salle s’est remplie d’amies dinant en tête à tête, de couples, de groupe de copines et le bouillon thaï aux ravioles que j’avais commandé est venu me chatouiller les narines.

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Au moment du dessert, j’ai opté pour le « hors formule » (plat du jour et dessert pour 12.50 euros) pour goûter le chou pommes caramel chantilly (et après avoir pas mal hésité avec l’éclair vanille chocolat blanc, je vais donc être contrainte de revenir )). Il était parfait avec le thé blanc « vent de fraîcheur » que j’avais choisi dans une carte aussi étoffée qu’une carte de vins dans un restaurant gastronomique.

J’ai donc déjà deux bonnes raisons (le choix de pâtisseries et le choix de thés) pour m’assoir à nouveau à une des tables de Torü un des après midi pluvieux de Novembre.

Pour le « goûter », sont également proposés des cookies, des madeleines, du brownie, etc selon les jours.

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Ce que j’ai aimé en vrac chez Torü

-le choix de thés à boire sur place, à acheter en vrac ou pourquoi pas à offrir. Rien qu’en laissant errer son regard de boîte bleue en boîte bleue, on voyage. J’aime aussi les petites boules à thé rigolotes devant la caisse et les grosses noix à thé suspendues pas loin

-les théières et les tasses à thé sobres mais élégantes (les théières semblent petites mais j’ai bu accompagner tout mon repas avec du thé et celui ci est resté bien chaud)

-la fraicheur des propositions du menu : Simon en cuisine décide le jour même des deux plats qui seront affichés selon l’arrivage des produits et pour les pâtisseries, il les « monte » au dernier moment. De plus, l’équipe travaille avec la start up Cultures Chefs qui met en relation producteurs locaux et chefs pour cuisiner local.

-l’accueil super souriant et aux petits soins (un vrai +, le meilleur des plats ne suffit pas pour moi si l’accueil est glacial, le service survolté ou stressé)

-l’ambiance générale de cette adresse avec sa terrasse très agréable quand il fait assez doux (il y a un stock de plaids pour les frileux), son mur dédié au thé et sa salle qui donne envie de s’installer pour la journée

– les gâteaux ET les pâtisseries tous préparés sur place

Torü
23 rue Leynaud
69001 Lyon
09 86 57 25 45
Facebook

 

 

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A chaque fois que je passe un jour à Paris, je mets un point d’honneur à tester une adresse sucrée de ma « to taste list » (plus d’une c’est difficile, et pour mon porte monnaie et pour mon estomac )) qui n’en finit pas de s’allonger étant donné l’effervescence que connait la capitale en matière de pâtisserie. Lors de mon dernier séjour, mon choix s’est porté sur le salon de thé/boutique/restaurant Un Dimanche à Paris situé juste à côté du métro Odéon dans un passage pavé « so lovely » diraient les touristes étrangers.

D’abord cette adresse permet de déguster les pâtisseries sur place, ce qui est finalement assez rare parmi toutes les boutiques sucrées.  Ensuite j’avais eu un coup de coeur pour les créations , à la fois élégantes et appétissantes, de Nicolas Bacheyre que je voyais passer via les réseaux sociaux. Enfin la personne qui a créé ce lieu , n’est autre que Pierre Cluizel et si vous me lisez ici régulièrement vous savez que je suis la maison Cluizel depuis un petit moment déjà.

Voilà comment j’ai proposé à Sophie du blog Turbigo Gourmandises (c’est un peu un rituel entre nous, à chaque fois que l’on se voit ou presque c’est autour d’une pâtisserie) de me rejoindre dans ce salon de thé que je n’ai malheureusement pas pris en photo mais dont la salle est loin d’être ordinaire car elle s’organise autour de la tour Philippe Auguste datant de 1210.

 J’ai d’abord découvert la boutique où tablettes de chocolat, inserts pour coulants, cakes de voyage et mille et un autre délices sont proposés.  Dans une vitrine, s’alignaient les pâtisseries à emporter ou à déguster sur place et c’est un euphémisme d’écrire que le choix a été difficile.

Je suis ensuite passée devant le labo où l’on peut apercevoir l’équipe travailler derrière une vitre avant d’aller m’installer dans le salon de thé.

 Round 1 : L’éclair au caramel au beurre salé et le cheesecake mangue passion

Comme j’ai créé il y a peu un blog consacré à 100% aux choux sucrés, Only Choux, et que le caramel au beurre salé a une nette tendance à faire briller mes yeux de convoitise, mon choix s’est porté sur l’éclair au caramel au beurre salé et je ne l’ai pas regretté une seconde.

 Je lisais récemment le portrait très intéressant de Sébastien Gaudard dans Libération.  Ce pâtissier est un peu à la pâtisserie ce que  Françoise Bernard est à la cuisine, en tous cas il s’est positionné sur les grands classiques, les goûts oubliés.  Dans ce papier, il réfutait l’idée assez répandue qu’une pâtisserie pour être intéressante doit proposer plusieurs textures, doit avoir de la mâche.

J’avoue que c’est pour moi un critère d’appréciation (et quand un dessert est trop mou, j’imagine souvent comment je pourrais lui apporter un peu de croquant). Bref excusez cet aparté mais le jeu de textures de cet éclair est parfait : onctuosité de la crème (et quel goût puissant du caramel, les papilles s’affolent immédiatement ! ), croquant de la pâte à chou ni trop sèche ni humide, glaçage dosé juste comme il faut, croustillant des petites tuiles dessus (que j’ai goûté à part aussi) au grué de cacao. J’ai adoré aussi le mariage entre le chocolat qu’on sent sur ces « tuiles » et le caramel,  entre le salé et le sucré. Je me demande si je mangerai un jour un éclair aussi parfait que celui ci.

 

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J’avoue que j’avais beaucoup hésité devant la vitrine entre l’éclair et le cheesecake (il suffit de voir le nombre de recettes de cheesecakes que j’ai réalisées jusqu’à présent pour comprendre que cette spécialité figure parmi mes desserts préférés).

Composé d’un biscuit spéculoos et chocolat blond, d’un pain de gêne vanille et d’un confit de mangue passion, ce cheesecake dégusté par Sophie (mais que j’ai aussi goûté), est une petite merveille, à la fois ultra léger et bien fruité.  Je suis quasiment convaincue que même une personne n’aimant pas le cheesecake changerait d’avis après avoir plongé sa fourchette à dessert dans celui là.

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Round 2 : La tarte aux poires façon amandine et la tartelette du moment citron basilic

Vous l’avez peut être vue dans le dernier numéro du magazine Fou de pâtisserie, cette tarte aux poires composée de confit de poires et liqueur de Williams, crème d’amande et poires comice cuites.  Sa dégustation m’a replongé dans les tartes amandine de mon enfance mais en beaucoup moins compacte, en beaucoup plus aérienne et fruitée (souvent dans cette tarte le goût de l’amande l’emporte un peu trop sur le reste) avec en plus ces pousses d’atsina cress (je fais ma crâneuse mais en fait j’ai cherché ce que c’était après ) à la saveur entre anis et réglisse.

Comme Nicolas Bacheyre n’a pas confié que la photo de cette tarte mais aussi sa recette au magazine culinaire, j’ai très envie de l’essayer (en la simplifiant probablement). Par contre je ne m’engage pas à vous montrer le résultat. Face au sens du détail du chef pâtissier, ma tarte risque fort de faire pâle figure.

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Auriez vous deviné que cette tarte est l’une des pâtisseries sans gluten proposée par Un Dimanche à Paris ? Non seulement elle est aussi belle qu’une pâtisserie « traditionnelle » mais travailler sans farine de blé signifie être capable de « reconstituer » l’élasticité de cette dernière dans une pâte à tarte et ici le pari est tenu haut la main.

La tartelette du mois au citron vert et basilic est une autre création sans gluten avec une pâte sablée amandes et noisettes.  Si vous aimez les desserts au citron, il y a des chances pour que vous fermiez les yeux de bonheur à la première bouchée, savourant le côté acidulé de cette tarte, la légèreté de la crème, répétant en boucle combien c’est délicieux.

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J’ai eu l’occasion  d’échanger quelques minutes avec Nicolas Bacheyre (chaleureux et sympathique, comme quoi on peut être très talentueux sans avoir la grosse tête) et j’ai appris qu’il avait travaillé, entre autres, au Pavillon de la Rotonde (pas loin de Lyon, le monde étant tout petit, j’y connais  un pâtissier qui était dans l’équipe actuelle jusqu’à présent).

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Il nous a confié aussi que les desserts à l’assiette (servis au restaurant d’Un Dimanche à Paris) lui permettent d’exprimer plus librement sa créativité que les pâtisseries-boutique. Voilà déjà une bonne raison de revenir.

 Et comme la tartelette au citron meringué a l’air exquise, que le chocolat se retrouve dans plusieurs créations et que la tartelette du mois change tous les mois comme son nom l’indique, il est plus que probable que je pousse à nouveau la porte d’Un Dimanche à Paris.

♥ Adresse gourmande ♥

Un Dimanche à Paris
4-6-8 Cour du Commerce Saint André
Paris 6ème
Tél: 01 56 81 18 18

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