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Peut-on retomber amoureuse à 50 ans bien sonnés ? Oui et cela pourrait être même la plus belle histoire d’amour d’une vie, en tous cas celle de Joyce Maynard. Un jour tu raconteras cette histoire est en effet  le récit  de la dernière histoire d’amour de cette auteure américaine dont je vous conseille Long week-end et L’homme de la montagne (elle a écrit d’autres romans mais je n’ai pas encore tout lu pourtant à chaque fois, sa plume fait mouche).

Joyce Maynard s’était déjà prêtée à l’exercice autobiographique racontant sa correspondance avec Salinger, elle revient avec ce titre qui fait partie de la rentrée littéraire, sur les quelques années qu’elle a vécu avec Jim, après avoir été pendant plus de 25 ans célibataire.

Le récit est construit en deux grandes parties : Avant et Après …avant et après l’annonce de la maladie de Jim.

La première partie d‘Un jour tu raconteras cette histoire raconte ainsi leur rencontre mais revient aussi sur la vie amoureuse de Joyce Maynard (elle pose un regard sur elle sans concession). Au fil des pages, se dessine le visage d’une femme qui a toujours été libre et indépendante, fantasque parfois, blessée souvent. Joyce comme Jim ne sont pas vierges sentimentalement  : il est question des rancœurs suite au divorce (ils ont été tous les deux mariés et ont eu des enfants de leur premier mariage) qui ne s’oublient pas, du rapport aux enfants  impacté par la séparation.

Sous les yeux du lecteur, né un amour à la fois plus sage qu’un amour adolescent car les deux personnes ont un long vécu et savent quelles erreurs ne pas reproduire et très passionné.

« L’humilité devant mes erreurs, l’ouverture d’esprit à l’idée qu’il pouvait y avoir des choix valables autres que les miens, était une attitude nouvelle pour moi »

 

« J’aimais sa façon de m’aimer; il était inébranlable, immanquablement passionné et j’aimais son attitude protectrice. Quelqu’un se mit à poster des commentaires sur ma page Facebook. Il créa un personnage « George l’Épicurien » dont l’unique fonction consistait à réfutait implacablement tout commentaire déplaisant à mon encontre ».

Rita Mitousko avait-t-elle raison quand il chantait Les histoires d’amour finissent mal ….en général ? En tous cas, la parenthèse de rêve que vivent Joyce Maynard et Jim prend fin quand ils apprennent que Jim est atteint d’un cancer du pancréas dont la chance de guérison est de -5%.

« Comment décrire le moment où son univers s’effondre. Je l’ai senti dans mon cœur, aussi réel qu’un coup de poignard. J’ai cru que j’allais vomir ».

Si vous êtes hypocondriaque, la seconde partie d’Un jour tu raconteras cette histoire, qui plonge le lecteur dans l’univers médical, risque d’être très éprouvante pour vous (et si vous avez des dysfonctionnements lacrymaux ou êtes hypersensible, vous afficherez probablement, en refermant le livre, les même yeux rouges que moi).

Est ce qu’on passe par les mêmes étapes que celles d’un deuil après l’annonce de la maladie à savoir le déni, la colère, la tristesse, l’acceptation ? Ces deux là sont prêts à tout pour saisir la moindre chance de guérison, les traitements conventionnels et les médecines douces, les injections à 6000 dollars l’une (cela me parait dément, faute de frappe ?) et les régimes tellement draconiens que manger n’est plus du tout un plaisir (on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a un véritable « business » autour du cancer aux États-Unis).

Face à cette épreuve, l’un comme l’autre font preuve d’une force et d’une bravoure que je leur envie. On pourrait s’attendre à un tableau très noir mais Joyce Maynard insiste sur le fait que ces longs mois de maladie les rendent tous les deux meilleurs l’un pour l’autre. Finies les critiques acerbes qui polluent souvent la vie de couple. Joyce Maynard consacre toute son énergie à améliorer le quotidien de Jim, à lui offrir des beaux souvenirs sans jamais tomber dans la niaiserie.

L’auteure brise aussi un tabou en osant dire sur sa page Facebook qu’elle met totalement sa vie entre parenthèses, qu’elle ne travaille plus et est parfois furieuse de ne plus exister. Elle reçoit alors des centaines de réponses de personnes qui ressentent la même chose mais qui, par culpabilité, l’ont toujours tu.

N’en concluez pas en lisant les quelques lignes qui précédent qu’Un jour tu raconteras cette histoire est un livre sur la maladie. Ce roman est avant tout le récit d’une histoire d’amour très forte et bouleversante entre deux personnes qui savourent chaque instant de leur vie jusqu’au dernier souffle, une histoire portée de bout en bout par la puissance d’écriture de Joyce Maynard.

 

 

Admettons que cet été vous ayez plus de temps pour lire parce que vos enfants sont chez leurs grands-parents ou en colonie, parce que vous n’avez pas envie d’allumer votre télé ou votre ordinateur, parce que vos amis sont au bout du monde et boivent des spritz/mojito sans vous, parce que vous avez regardé toutes les saisons de toutes les séries jugées incontournables (bon ok c’est peu probable), parce que vous n’arrivez pas à dormir avec la canicule même avec le ventilo à fond, parce que que vous êtes en vacances ou bien encore parce que vous avez des heures de libre de transat/serviette sur la plage/chaise sur le balcon de prévu bref admettons que vous avez du temps et que vous cherchez des idées de lecture …tandam voici quelques idées pour vous aider, à commencer par 5 romans à lire cet été. Je vous ai déjà parlé, sur ce blog, de chacun de ces titres (mais vous ne lisez pas pieusement tous mes articles, si ?), du coup plutôt qu’écrire un best-of, j’ai retenté l’expérience vidéo avec des euh, des hésitations, des phrases pas finies, des phrases avec une négation manquante (les correcteurs d’orthographe vont frémir) et  …que des couvertures de livres : )

Pour que la vidéo ne soit pas trop longue à visionner (je lisais récemment que seuls les formats très courts « marchent », quelle époque quand même #minutevieilleconne), j’ai prévu un épisode 2 avec d’autres titres #artduteasing.

Pour ce volet 1, je vous propose de plonger dans un roman choral en entrant dans le destin d’un groupe d’amis depuis leurs 16 ans jusqu’à leur cinquantaine, de suivre l’histoire d’une jeune femme entre le Nigeria et l’Amérique et celle d’un homme en quête d’identité des années 50 aux années 80 mais aussi de vous glisser dans la peau d’une femme de presque 50 ans ou dans celle d’un ex-agriculteur reconverti en recouvreur de dettes vivant à Paris. Clap de début, c’est parti :

5 romans en poche pour l’été from virginie on Vimeo.

 

Avez vous lu un de ces titres ? ou vous avez envie d’en lire un ? lequel ? Je sais que c’est un peu pénible de devoir remplir plusieurs champs pour laisser un commentaire mais selon la formule le blog se nourrit de vos mots alors n’hésitez pas : )

Aujourd’hui je me la joue booktubeuse sauf que la star ce n’est pas moi mais le livre (je vais essayer de trouver d’autres idées que le plan fixe sur la couverture sans qu’on voit ma bobine, c’est ma première, soyez indulgent). Ma mission consiste donc à vous convaincre en 1 minute 30 (j’étais partie sur 30 secondes mais c’est vraiment trop court !) que le roman Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda (dont je n’ai rien lu d’autre et dont je n’avais pas entendu parler…c’est la quatrième de couverture qui m’a donné envie de l’ouvrir) est LE roman que vous devez lire cet été sur la plage, sur votre transat, sur votre terrasse ou votre balcon, devant votre ventilo, au bureau…fill the blank : )

500 pages où vous serez loin, en Inde, aux États-Unis, dans la peau d’un futur médecin, dans les services d’urgence d’un hôpital, dans la peau d’une jeune femme mariée sans son consentement…vous allez vivre au moins deux vies en plus de la vôtre et vous n’aurez pas envie de quitter les personnages d’Un fils en or !

A lire absolument cet été from virginie on Vimeo.

J’ai oublié de vous dire dans la vidéo que l’auteur, en plus de son talent d’écriture, a le don de vous mettre l’eau à la bouche à chaque fois qu’il évoque des plats indiens ou des plats mexicains goûtés par le personnage principal en Amérique.

Si vous lisez Un fils en or, n’hésitez pas à venir me le dire ici ou si je vous ai donné envie, un petit commentaire ça fait toujours plaisir ; )

Et vous, vous savez quel sera votre livre de chevet cet été ?

(et j’en parle tout le temps mais si vous aimez les sagas ET les histoires d’amour pas ordinaires vous pouvez ajouter dans vos valises Americanah)

Voici venu non pas le temps des rires et des chants, ni d’ailleurs celui des cathédrales mais celui des bilans de fin d’année en sachant que je me suis donnée comme contrainte, de ne sélectionner que 5 livres dans tous ceux que j’ai lus en 2016 (et avec mon côté « école des fans », je vous assure que c’est pas facile, facile ).
Si je devais conseiller 5 livres à lire absolument, 5 livres que j’ai envie d’offrir, de prêter, 5 livres dont j’aimerais discuter avec des amis, ce serait  les 5 suivants. A chaque fois, j’ai été autant touchée, accrochée, scotchée par le style de leur auteur que par la puissance de l’intrigue.

La petite femelle de Philippe Jaenada

C’est en voyant Philippe Jaenada sur un plateau télé que j’ai eu envie de lire son roman, La petite femelle. Si vous aimez quand la grande et la petite histoire se mélangent, si vous aimez les portraits de femme tout en nuances, si vous aimez les digressions pleine d’humour de l’auteur, si vous aimez les enquêtes et les procès, alors foncez ! (et moi si j’étais écrivain, je serais je crois de « l’école » de Philippe Jaenada, celle qui se documente et qui fouille dans les archives).
Depuis j’ai lu, Sulac, qui est aussi inspiré d’un fait divers. J’avoue que j’ai été un peu moins emportée que par La petite femelle car la dimension historique est moins présente mais on retrouve la patte de Philippe Jaenada et cette même jubilation à le lire.

ma chronique ici.

NB : ce titre est depuis sorti en poche.

la petite femelle

Vernon Subutex de Virginie Despentes

Il parait que Vernon Subutex est un des livres les moins « trash » « violent » de Virginie Despentes pourtant c’est le genre de roman qu’on n’oublie pas une fois refermé, ni quelques semaines après, ni quelques mois plus tard. Histoire d’une chute sociale, d’un déclassement dans une société impitoyable pour les plus faibles et malheureusement il ne s’agit pas que de fiction.

ma chronique ici

 

lecture avril 2016

L’arabe du futur de Riad Sattouf

Je sais qu’à chaque fois que je parle de BD ici, on me dit « je ne suis pas très BD », à quoi j’ai envie de répondre que moi non plus (et c’est vrai je suis venue à la BD très tard grâce à un collègue de bureau quand je travaillais en bibliothèque) mais que Riad Sattouf fait partie des quelques auteurs dont je ne raterai aucune publication et qu’il faut absolument lire.
Si vous avez envie de rire tout en apprenant un tas de choses sur la vie quotidienne et la culture au Moyen Orient à travers l’enfance d’un garçon, ne ratez pas l’Arabe du futur.

ma chronique ici.

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L’autre moitié du soleil de Chimananda Ngozi Adichie

2015 a été marquée par la lecture d’Americanah (si cela n’est pas encore fait, lisez le vous ne l’oublierez jamais, je n’ai pas réussi à convaincre l’homme à mon grand désespoir), 2016 a commencé avec L’autre moitié du soleil et Chimananda Ngozi Adichie a rejoint mon panthéon personnel.
Là encore la petite et la grande histoire (la guerre au Nigeria) s’entremêlent. Si vous aimez les romans où l’on suit le destin de personnages pendant des années, si les pavés ne vous effraient pas (c’est comme les séries ils vous accompagnent des soirs et des soirs et qu’est ce que c’est dur de les lâcher !) mettez le sans hésitez sur votre table de chevet.

Ma chronique ici.

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Au commencement du septième jour de Luc Lang

C’est mon dernier coup de cœur de l’année 2016. J’en ai parlé il y a très peu de temps alors je vous renvoie vers mon chronique ici. Ce que je retiendrai de Au commencement du septième jour, au delà de l’histoire et de son ambition, c’est sa capacité à transmettre de manière aussi puissante et juste au lecteur les sensations que ressent le personnage principal, c’est cette précision dans l’écriture quelque soit l’endroit où l’auteur nous emmène.

luc-lang

Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux.
Jules Renard.

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Vous savez quoi ? j’ai songé à chroniquer les livres dont je vais vous parler façon booktubeuse (enfin pas tout à fait ). Bon le souci est qu’il n’est pas question que je me filme et que je me mette en scène alors une vidéo en plan fixe d’un bouquin, je ne suis pas sûre que ce soit le truc le plus affolant : )

Allez je cogite et qui sait mais en attendant et de manière très old school, voici mes dernières lectures, celles qui m’ont permises de me glisser dans la peau d’…:

Une amante et une mère : Cannibales de Régis Jauffret

Cannibales est le premier livre de Régis Jauffret que j’ai entre les mains, je ne sais donc pas si ses « romans » sont habituellement des exercices de style. Il y excelle, à chaque page, on ne peut qu’admettre qu’il est très fort pour jouer avec les mots. L’ennui c’est que cette histoire de femme qui écrit à la mère de son ex-amant pour lui dire tout le mal qu’elle pense de son fils jusqu’à imaginer, au fil de leur correspondance, de le faire cuire et de le manger, je n’y crois pas. Ce n’est peut être pas le « but » de ce livre. J’ai encore cédé au « syndrome des liaisons dangereuses » et me voici une nouvelle fois déçue.

Un fils en deuil : Comment tu parles de ton père de Joan Sfar

Est ce le petit garçon ou l’homme adulte (lui même papa) qui nous parle de son père qu’il admire tant et qu’il vient de perdre ? Un peu des deux sûrement et cela donne un regard à la fois tendre, drôle et touchant. La mort du père brasse tout un tas de souvenirs et est l’occasion pour l’auteur de revenir sur les circonstances mystérieuses de la mort de sa mère, sur sa culture juive, sur Nice cette ville à laquelle il semble si attaché, sur son rapport aux femmes.

Je connaissais depuis l’âge de trois ans et demi les mensonges des grandes personnes, « ta maman est partie en voyage », mais il a fallu attendre quarante-deux ans et demi pour que j’assiste à ça…Je connais les cadavres. J’en ai disséqué à l’hôpital Pasteur, je connais les os. Aux Beaux-Arts, on n’allait jamais loin sans brandir un fémur ou un maxillaire. Mais je n’avais jamais vu une âme quitter un corps. Voyant comme elle s’est dévouée au chevet de papa, j’ai failli présenter des excuses à ma sœur chérie, pour avoir eu à sa place l’étrange privilège de voir mon père mourir dans mes bras.

 

dernieres-lectures

Une meilleure amie : L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset

J’aurais pu aussi écrire dans la peau d’un bi-polaire car c’est lui qui est au cœur du dernier roman, L’autre qu’on adorait, de Catherine Cusset. Pourtant c’est à travers ses yeux d’écrivaine et de meilleure amie qu’on suit la vie de cet homme. Meilleure amie l’a t elle vraiment été ? bien sûr comme souvent dans ses romans Catherine Cusset ne s’épargne pas et elle est particulièrement dure avec celui qu’on devine pourtant hypersensible. En même temps, comment aurait elle pu retracer si finement le parcours, les échecs, les amours du désormais absent si elle n’avait été cette meilleure amie ?

Ce personnage excessif dans ses joies comme dans ses désespoirs agace  autant qu’il séduit. Au final, devant tous les échecs de sa vie et face à la maladie qu’il subit, on aimerait que le destin joue enfin à sa faveur même si on connait l’issue depuis le début.

J’ai eu le temps de me rendre compte qu’il n’y avait aucun ami que j’aimais davantage, personne qui me fasse me sentir plus vivante, et que cela était du à quelque chose d’exceptionnel qui en toi t’illuminait.
Le rire.
C’est à cela que j’ai pensé à l’instant où mon frère m’a appris ta mort : qu’il y aurait moins de rire sur la terre.

 

Un peintre : Deux remords de Claude Monet

Je finis avec un roman qui a probablement été moins médiatisé que les titres d’avant et qui est pourtant celui qui m’a le plus plu. Il m’a permis de vivre à nouveau quelques soirées avec Claude Monet comme j’avais pu le faire en visitant sa maison et ses jardins à Giverny par exemple. Le premier chapitre s’ouvre sur Frédéric Bazille, un de mes amis du peintre qui apparait sur l’une de ses toiles (Le déjeuner sur l’herbe) et qui mourra jeune au combat en 1870. Sa mort hantera Claude Monet toute sa vie comme la disparition de sa première femme Camille.

Avec Deux remords de Claude Monet, on aime, on doute, on part au petit matin dans la nature, on épouse le regard de l’artiste, on tient un pinceau, on déménage, on vit perclus de dettes souvent, on s’attable avec ses amis bref on est un peu Monet mais surtout on apprend à connaître son œuvre à travers le prisme de sa vie. Érudit mais jamais ennuyeux, ce roman m’a donné envie de retourner voir les œuvres du peintre impressionniste.

Les gens voyaient la robe, il voyait le sentiment. Les gens donnaient à l’œuvre le nom de l’objet, il lui donnait le nom de son amour. C’est cela qu’il avait peint. […] Bazille et Renoir, qui avaient découvert le tableau dans l’atelier et avaient fait connaissance de Camille en même temps que leur ami, avaient deviné. Pour eux, il n’y avait d’autre mystère dans ce chef d’œuvre de quatre jours que la rayonnante puissance d’une passion neuve.

 

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Une fois n’est pas coutume, je partage aujourd’hui des lectures qui n’ont pas été des coups de cœur et qui font toutes partie de la rentrée littéraire 2016.

Beaux rivages de Nina Bouraoui

Nina Bouraoui s’est elle faite quitter pour écrire un livre entier sur la rupture amoureuse, là n’est peut être pas la question. En tous cas elle maitrise son sujet, décrivant dans le détail toutes les étapes par lesquelles elle passe avant un jour d’accepter vraiment que c’est fini.

Certaines femmes plongent dans la folie (c’est le thème du livre sorti en poche Les jours de mon abandon d’Elsa Ferrante que je n’ai pas encore lu mais qui est dans mon PAL), d’autres dans la colère, la protagoniste, elle, est totalement obsédée par l’autre, celle qui l’a remplacé et dont elle lit le blog. Hormis lorsqu’elle travaille, elle ne pense qu’à lui, qu’à leur couple et se laisse glisser peu à peu dans la dépression.

Même si la rupture amoureuse est un thème universel, j’ai trouvé le livre trop nombriliste pour qu’il reste gravé dans ma mémoire.

I love Dick de Chris Kraus

J’ai une grosse faiblesse : dès que je lis à propos d’un roman qu’il est épistolaire, j’ai absolument envie de l’avoir entre les mains. Je suis probablement victime du syndrôme « Les liaisons dangereuses », un de mes livres préférés. Malheureusement difficile d’être à la hauteur de ce chef d’oeuvre et I love Dick n’a pas fait exception. Je pensais m’offrir des heures de lecture de courriers passionnés, enflammés. J’ai vite eu l’impression d’un truc branché où il est question de « romantisme abstrait » (ne me demandez pas de vous expliquer, j’en suis incapable) ou de « baise conceptuelle » (baise virtuelle je vois encore mais baise conceptuelle, c’est plus flou) et de performance façon Sophie Calle….bref à des années lumières, même transportées à l’époque moderne, des lettres de Laclos.

Pour faire l’amour d’Howard Jacobson

Il parait que Pour faire l’amour d’Howard Jacobson est un roman érotique. Personnellement l’idée, malgré le titre, ne m’a pas effleuré l’esprit une seule fois en le lisant tant il est cérébral et si peu sensuel (en tous cas pour moi). Je suis passée peut être à côté de l’histoire de cet homme qui ne trouve rien de plus excitant que d’imaginer sa femme avec un autre homme et si possible avec un autre homme qu’il a « choisi » lui même puis poussé dans les bras de sa chère et tendre.

La succession de Jean Paul Dubois

Peut on avoir un avis éclairé sur un roman que vous avez trouvé déprimant et qui vous a donné envie, au moins l’espace de quelques heures, de mettre la tête dans le four ? C’est la question que je me pose depuis que j’ai lu le dernier roman, La succession, de Jean-Paul Dubois. Je ne sais pas comment il a été « reçu » « ressenti » par d’autres lecteurs, peut être n’était je pas en bonne disposition le soir où je l’ai fini.

Dans ce roman, on retrouve certaines obsessions de l’auteur : un père absent mais pourtant pesant sur le présent, l’attachement aux chiens, la passion des voitures, un goût pour l’absurde. De cet auteur, j’avais beaucoup aimé Une vie française (pas forcément très optimiste non plus) et dans un tout autre style Vous plaisantez Monsieur Tanner ? Ses autres romans m’ont moins marqué.

Cette fois, on suit la vie de Paul, un joueur de pelote basque installé à Miami, après avoir fui une famille pour le moins peu ordinaire et comme marqué par le sceau du malheur. Paul connaitra quelques années de bonheur mais forcé de rentrer en France à la mort de son père, son destin en sera chamboulé pour toujours.

Je n’arrive guère à en dire plus à son sujet, j’ai trouvé l’histoire qu’il a avec une femme beaucoup plus âgée que lui très belle. Si vous l’avez lu ou que vous le lisez, j’aimerais beaucoup savoir s’il vous a sapé le moral…ou pas : )

Prochaine chronique livre : un roman sur Claude Monet

 

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