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10 poches pour passer l’hiver

Le plaisir de la lecture ne connait pas de saison mais quand il fait froid, que les jours sont courts et que les envies de cocooning prennent le dessus, les têtes à tête avec un bon bouquin ont une saveur particulière. Et puis ils peuvent faire oublier les blues de saison, les débuts d’année comme des pages blanches qui filent le vertige en nous emmenant ailleurs dans le temps, dans l’espace et dans d’autres vies. C’est cette idée à l’esprit que j’ai sélectionné 10 poches pour passer l’hiver :

1-Savourer l’instinct présent : Délices de Tokyo

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🇯🇵CHRONIQUE : ÉCOUTER LA VOIX DES HARICOTS🇯🇵 Si je vous dis, la prochaine fois que vous préparez à manger, écoutez les aliments 🍒🍓 vous parler, vous allez vous demander si je n’ai pas abusé sur le saké. Non je n’entends pas de voix dans ma cuisine mais j’aime l’idée de traiter avec un certain respect, une certaine douceur les cadeaux que nous fait la nature. Lorsque je regarde les chefs pâtissiers travailler avec admiration, j’y vois souvent cette délicatesse. 🇯🇵Dans Les Délices de Tokyo, Tokue, une vieille femme aux doigts étrangement déformés, écoute ce que lui disent les haricots rouges pour préparer la garniture des dorayaki. 🇯🇵 Sentarô qui tient une échoppe de dorayaki, embauche Tokue. Elle connait tous les secrets pour confectionner le « an » dans les règles de l’art et la clientèle de la boutique se met alors à être de plus en plus nombreuse. 🇯🇵 Si on était dans un film américain, Sentarô apprendrait à son tour à faire la meilleure pâte de haricots rouges de la ville, les clients seraient tellement nombreux que bientôt la presse et les réseaux sociaux ne parleraient plus que de lui. Il deviendrait riche et célèbre et il épouserait sa cliente la plus fidèle et la plus timide. 🇯🇵 Vous vous en doutez les choses ne se déroulent pas ainsi et la suite est à lire sur le blog. #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #roman #poche #japon #litteraturejaponaise #dorayaki #duriansukegawa #lyonnaise #blog

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2-Mettre ses pas dans celui d’un grand écrivain : Mrs Hemingway

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🍹CHRONIQUE 🍹 « Les livres sont comme les gens, ils sont bien meilleurs quand on ne les comprend pas tout à fait. » Naomi Wood a choisi de livrer une version parcellaire, romancée, subjective d’Ernest Hemingway à travers le regard des 4 Mrs Hemingway qui ont partagé sa vie. En ouvrant ce roman, j’ai entendu le bruit des cigales de la riviera française et senti l’humidité des maillots de bain après la baignade, la chaleur poisseuse de la Floride m’est tombé dessus, la végétation luxuriante de La Havane et des images colorées de Cuba ont envahi mon esprit. Au fil des pages, le décor change, les seconds rôles aussi, le temps passe mais tous les regards restent tournés vers Hemingway. Charismatique mais en perpetuel besoin d’amour, mari infidèle mais amant voulant à tout prix épouser ses maîtresses, solide physiquement mais noyant son mal être dans l’alcool, lâche et touchant, Naomi Wood brosse tout en nuances quelques facettes de cet écrivain mais dresse aussi de beaux portraits de femmes qui l’ont aimé différemment chacune à leur manière. Il serait peut être temps maintenant de lire au moins un des romans d’Ernest Hemingway. Lequel me conseilleriez-vous en priorité ? #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #poche #hemingway #litteratureamericaine #lyonnaise #blog

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3-Croire à l’incroyable : Les mains du miracle

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// INOUÏ MAIS POURTANT VRAI // Inouï de penser qu’un homme, Félix Kersten, qui s’est formé auprès d’un maître chinois arrive à soulager les souffrances pour lesquelles les médicaments ne peuvent rien juste avec ses mains ; Inouï qu’il se retrouve, un jour, à soigner Himmler « le technicien sans rival en exterminations massives  » d’incessants maux d’estomac. Encore plus inouï de voir comment Félix Kersten par la confiance qu’il a su installer, par la connaissance psychologique très fine qu’il a acquis du dignitaire nazi, par de fines manoeuvres et par le pouvoir qu’il avait sur lui, du fait de ses mains aux dons extraordinaires, a réussi à sauver des milliers de vies. Oui c’est dans un état de sidération que j’ai lu Les mains du miracle (livre longtemps introuvable et republié bien heureusement par Folio en 2013 ) du fait du caractère quasi impensable de ce volet peu connu de l’histoire mais aussi du fait du contexte dans lequel il s’insère. Comment expliquer que des hommes dangereux, prêts à tout, brutes, sans affect, se soient retrouvés concentrés tous à des postes sous les ordres de Hitler et comment autant d’hommes ont rejoint la Gestapo pour semer partout terreur et mort ? Au delà de cette rencontre entre Félix Kersten et Himmler,Les mains du miracle éclaire sur le contexte, les rouages d’une organisation, l’endoctrinement et nous plonge dans les coulisses d’une période de l’histoire où une poignée d’hommes haineux ont décidé du sort de millions d’autres ! J’avoue que j’ai douté de la véracité des faits, les vies humaines semblant tenir à si peu de choses mais la plus grande majorité des actions racontée à Joseph Kessler par Kersten a été vérifiée et attestée. Invraisemblable et pourtant vrai, Les mains du diable est à la fois glaçant et passionnant ! #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #histoire #secondeguerremondiale #poche #lyonnaise #blog

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4-S’armer de patience : Une longue impatience

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🔺MAL DE MÈRE 🔺 Second roman de Gaelle Josse que je lis et gros coup de ❤️. Pourtant l’histoire–une mère dont le fils de 16 ans ne rentre pas un soir et dont l’absence va la ronger- ne m’enthousiasmait pas vraiment. Et puis au bout de quelques paragraphes à peine, j’ai été totalement réceptive à la musicalité d’Une longue impatience . 🔺Pour qui ? 🔺 Pour ceux et celles qui ne comprennent pas vraiment quand on leur dit que l’insouciance s’arrête le jour où l’on a des enfants. Pour ceux et celles que le couple de Meghan Markle et du prince Harry fait rêver (beaucoup si on en juge le nombre d’abonnés de leur compte Instagram tout neuf) mais qui se demandent si c’est facile d:épouser quelqu’un qui n’est pas de son milieu social Pour ceux et celles qui aiment la Bretagne et la mer Sur le blog je vous dis plus en détails pourquoi j’ai tant aimé ce roman. Vous l’avez lu ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #roman #poche #litteraturefrancaise #bretagne #amour #lyonnaise #bloggueuse #blog

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5-Donner vie à une statue connue : La petite danseuse de 14 ans

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♦️PETIT RAT ♦️ J’aurais Camille Laurens en face de moi (si j’arrivais à faire taire l’idée que toute question posée par moi, sera forcément mauvaise voire stupide) je lui demanderais comment lui est venue l’idée de ce livre ou comment est né un intérêt tel pour la danseuse de Degas. À travers cette célèbre œuvre de l’artiste (que je serais allée voir à Orsay après avoir fini ce roman si j’habitais à Paris), Camille Laurens nous plonge dans un Paris qui nous paraît bien éloigné de l’actuel. Elle nous apprend comment cette sculpture si admirée et connue aujourd’hui a été reçue lors de son exposition au salon des Indépendants en 1881. Mais surtout elle se penche sur la vie de celle qui a servi de modèle et nous entraîne dans les coulisses de l’opéra de Paris. 💪 Le super pouvoir de la petite danseuse de quatorze ans ? 💪 Camille Laurens redonne vie à une sculpture de cire avec tellement de vigueur qu,’elle confie avoir eu du mal à dire adieu à son personnage.. Peut être parce que celui ci a réellement existé. Original et stimulant ! ♦️ De Camille Laurens, j’ avais également beaucoup aimé Celle que vous croyez et j’ ai maintenant très envie de lire Dans ces bras là. Vous connaissez cette auteure ? ♦️♦️ #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #poche #degas #danseuse #lecturedumoment #lyonnaise #blog #vendredilecture

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6-Devenir un champion : Einstein, le sexe et moi

(Il est sorti en livre de poche )

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📘 JE SUIS AUTISTE ASPERGER.. 📘 « Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. » Drôle c’est ce que j’ai pensé d’abord d’Einstein, le sexe et moi quand @olivierliron m’a invité dans les coulisses de l’émission de Questions pour un champion. Drôle ses observations attentives des autres candidats (il est l’un d’eux), des tics de langage et de la mélopée (ses envolées, ses hors sujet) de Julien Lepers. J’ai même souvent ri. Rageuse aussi son écriture quand il revient sur la violence, le harcèlement, la moquerie, la stigmatisation vécus au collège. Rageuse je l’étais en lisant ce tableau d’une école normative, qui, au lieu de valoriser la différence, fait tout pour l:étouffer. Touchée par cet homme qui dit ne pas avoir les codes avec les filles mais qui face à un tableau de Rothko ressens un « orgasme de nuances » ; touchée par celui qui a une connaissance encyclopédique mais qui se trouve souvent démuni face aux autres; touchée lorsqu’il confie que l’écriture et la poésie l’ont sauvé. Proche de ce narrateur qui aurait aimé dire tant de choses à Barbara, cette fille dont il était fou amoureux mais qui est resté muet. Émue enfin de retrouver, par ces séquences de jeu télévisé construites comme un thriller et une tension croissante, mes grands parents. Chez eux il ne fallait surtout pas rater cette émission, pas question de prévoir autre chose à ce moment là. Alors je les ai revu face à l’écran, quasi silencieux, s’autorisant tout juste parfois un « il est fort lui ! ». Moi j’essayais de trouver des réponses pour impressionner mon grand-père mais c’était rare. Cela aurait pu être sombre c’est lumineux. Cela aurait pu être pathos, c’est sans fard, sans tricherie mais plein d’humour. Derrière les feux des projecteurs et des madeleines trempées dans le coca, une sincérité et une sensibilité qui vont droit au coeur. L’avez vous lu ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #litteraturefrancaise #asperger #roman #lyonnaise #rl2018 #blog

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7-Se sentir poète(sse) : Entre ciel et terre

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//NULLE CHOSE NE M’EST PLAISIR EN DEHORS DE TOI. // ❤️❤️❤️ Vous croyez au coup de foudre ⚡ littéraire ? Celui qui vous ensorcelle, vous éblouit, vous subjugue ? ⚡Ce coup de foudre je l’ai vécu avec Àsta de Jón Kalman Stefánsson. J’avais un peu peur que la magie n’opère qu’une fois alors j’ai attendu avant de me lancer dans un autre livre de l’auteur. Et puis j’ai ouvert Entre ciel et terre, premier volet d’une trilogie et premier roman de cet écrivain islandais traduit en France par le formidable Éric Boury. Et le ciel a été traversé de miliiers d’étoiles filantes 🌌. L’histoire se déroule il y a un siècle, dans un petit village de pêcheurs en Islande (ces pêcheurs qui ne savent pas nager.. De toute façon ça ne sert à rien l’eau est trop froide) bref à des années lumières de ma vie et pourtant tout fait écho. La plume de l’auteur est si poétique et si mélancolique que j’ai noirci mon carnet d’extraits. J’avais envie de noter une phrase sur deux ! La foudre a encore frappé ⚡⚡. Chronique complète sur le blog où je vous parle aussi de la rencontre aux Assises internationale du roman. #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #vendredilecture #litteratureislandaise #ecrivainirlandais #jonkalmanstefansson #poche #vieuxlyon #lyonnaise #blog

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8-Rire : Le discours

(il est sorti en livre de poche depuis mon post)

9-S’émanciper : La vie invisible d’Euridice Guismao

10 poches pour passer l'hiver

C’est sûrement parce que j’ai lu Miss Islande il y a peu mais j’ai vu un lien entre ces deux histoires.

Euridice vit à Rio de Janeiro au début du 20ème siècle. Euridice est double : celle qu’elle aimerait être (une femme qui aime créer, écrire) et celle qu’on attend qu’elle soit (attente de ses parents, attente de la maîtresse d’école, attente de son mari).

Enfant, elle est très douée pour la flûte mais envisager qu’elle puisse être musicienne ne fait pas partie des possibles pour sa famille. Mariée, elle est si douée en cuisine qu’elle imagine un livre de recettes et espère pouvoir le publier. Quand elle le montre à son mari, il ricane et est à mille lieux de comprendre qu’elle puisse vouloir être autre chose qu’une femme au foyer.

Euridice étouffe, rêve de liberté dans une société patriarcale, se sent comme invisible car elle n’existe pas telle qu’elle aimerait être.

« Je suis en train d’écrire un livre. Sur l’histoire de l’invisibilité »

Et puis il y a aussi l’histoire de Guida, sa soeur, qui essaie d’échapper à sa condition sociale plus abruptement, en quittant tout.

Ce que j’ai aimé ?
Plonger dans ces familles portugaises et dans la culture brésilienne à travers la cuisine (bien entendu j’ai eu envie de préparer un bolo de fuba, des brigadeiros), les radionoveles
Le regard de l’auteure sur ses personnages (dont pas mal « hauts en couleur ») : elle ne les juge pas, elle essaie tous de les comprendre, même les moins sympathiques
La combativité d’Euridice et de Guida qui ne renoncent jamais vraiment à s’émanciper

10-Etre rital : Une saison en enfance

10 poches pour passer l'hiver

Une saison en enfance est le dernier poche que j’ai lu en 2019, offert par Peonies_in_october. Je n’ai pas pris beaucoup de notes à son sujet (alors que c’est tellement plus simple ensuite pour en parler) car je l’ai lu dans le train et je me suis complètement laissée entraîner par cette histoire, celle de l’enfance romancée de l’auteur.

André est un petit garçon de 12 ans dont les parents déménagent souvent. Il n’a jamais le temps de se faire des amis, de se créer des habitudes. En arrivant à Genève, il est vu comme un étranger, il est « le rital » pour la bande qui rode au pied de sa barre d’HLM comme pour les élèves de sa nouvelle classe.

Le fait de n’être pas d’ici, le fait d’être habillé « comme un pauvre », les autres vont lui faire payer. Au déracinement, s’ajoutent le racisme et le violence et cette année scolaire signe la fin de l’enfance pour André.

Le retour en Sicile à l’occasion de vacances est une respiration bienvenue dans ce roman sous tension qui m’a laissé avec un amer goût de révolte face à l’indifférence des adultes.

Est ce qu’un de ces 10 poches pour passer l’hiver vous tente ?

Pour retrouver facilement ces 10 poches pour passer l’hiver, épinglez-le sur Pinterest grâce au bouton Pin situé en haut à gauche de cette photo.

10 poches pour passer l'hiver

Quel livre offrir à Noël ?

C’est un peu la tradition ici, chaque année en décembre, je me creuse la tête pour sélectionner une dizaine de livres différents à mettre au pied du sapin pour Noël. Cela ne correspond pas à mes livres préférés de l’année car mon goût me porte souvent vers les histoires sombres et qui dit fêtes dit joie et bonne humeur : ). Beau livre, guide, roman, essai, livre de loisirs créatifs, polar, voici des livres à offrir à Noël !

Pour un(e) esthète

Un livre qui s’ouvre comme un accordéon, un livre imprimé à seulement mille exemplaires, un livre assemblé manuellement et qui vous emportera sur les falaises d’Yport près d’Etretat

Du rêve, de la poésie, de la délicatesse avec la Côte d’Albâtre d’Alan Johnson aux éditions Apeiron.

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//POURTANT QUE LES FALAISES SONT BELLES 🌊 // C’est bien plus qu’un livre. C’est un objet précieux tiré à seulement 1000 exemplaires, assemblé manuellement et dont la couverture a été façonnée .Il se présente sous forme de bandes pliées en accordéon (Leporello si vous voulez crâner dans les salons). La couverture est en carton teinté avec marquage à chaud et découpe des fenêtres. 🌊 Derrière ce livre qui s’admire avant de s’ouvrir, il y a la maison d’éditions Apeiron. Cette dernière nous emmène à Yport en Normandie, à une dizaine de kilomètres d’Etretat avec ce paysage de hautes falaises et de roche couleur craie. 🌊 L’idée, à travers ce livre-objet d’art, est de regarder cette côte plus profondément, en prenant le temps, et pas comme un produit de consommation. Cela est en parfaite adéquation avec le processus de fabrication du livre. 🌊 Sur une double page, le naturaliste Alan Johnson raconte un moment de vie, une lumière particulière, une ambiance. Tout est là : les couleurs, les sons environnants, la flore et la faune. 🌊 Mon aquarelle préférée est celle des falaises avec leurs ombres violacées (que l’on retrouve sur un marque page glissé dans le livre) et leur bandes de mer blanches. Magnifique ! 🌊 Ceci n’est pas un livre. Ceci est un cadeau à offrir ou à s’offrir. (je vous le montre un peu plus en story) #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #livred’art #varionsleseditions #normandie #cotedalbatre #aquarelle #nature #alanjohnson #slowtourism #lyonnaise #blog

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Pour un(e) accro aux séries

Guide de voyage ou guide des séries tournées à New York ? Un peu des deux car c’est dans les pas de vos personnages préférés que l’auteur de ce livre vous fait visiter la ville.

Documenté, calé, parfait pour ceux et celles pensent déjà avoir regardé toutes les séries, Découvrir New York en séries existe aussi pour Londres !

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🍩 NEW YORK NEW YORK 🍩 Marcher dans les pas de Seinfeld ou du personnage principal de Master of None, c’est ce que nous propose @marion_en_vo à travers son guide New York en séries. Carte à l’appui, l’auteure nous entraîne dans une visite inédite qui laissera sûrement à ceux et celles qui fouleront les trottoirs de la grosse pomme un sentiment de déjà vu. Mais ce guide est pour moi bien plus qu’un guide de voyage. Il analyse très finement un nombre assez impressionnant de séries et la façon dont les séries ont bouleversé certains codes (tant au niveau du fond que de la forme). Chronique complète sur le blog où je vous parle aussi d’un autre titre de la même collection, Découvrir Londres en séries. Des amateurs (trices) de séries parmi vous ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #vendredilecture #guidedevoyage #travel #newyork #londres #london #series #lyonnaise #blog

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Pour un(e) addict aux réseaux sociaux

Les rencontres amoureuses qui commencent virtuellement sont-elles forcément idéalisées ? finissent-elles en histoires d’amour ? Réponse dans Comme elle l’imagine qui décortique les jeux de séduction 2.0.

Touchant et juste, Comme elle l’imagine au mercure de France

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❤️CHRONIQUE : RENCONTRE AMOUREUSE 2.0 ❤️ Si vous aimez les romans qui interroge les nouvelles façons d’aimer à l’ére des réseaux sociaux et des applications de rencontre alors Comme elle l’imagine devrait vous plaire ! Laure a « connu » Vincent sur Facebook. De commentaires publics ils sont passés aux messages privés puis aux SMS si fréquents à présent que Laure a l’impression que Vincent est avec elle le soir lorsqu’elle rentre du travail. Laure est tellement accro à leur relation virtuelle qu’elle préfère aux « vraies » sorties et soirées son écran. Mais bientôt Laure se demande pourquoi cet homme pour qui elle ressent une telle alchimie ne semble pas pressé de la rencontrer ? 💪Les supers pouvoirs de Comme elle l’imagine 💪 💪J’ai aimé chez Laure le réconfort qu’elle trouve dans les livres, ses rêveries (comme elle l’imagine c’est comme elle l’imagine lui mais aussi la rencontre.. idéalisée), sa façon de lier état amoureux et chansons. Sa solitude m’a touché, son hypersensibilité aussi. 💪J’ai aimé ce que j’appelle leur ping pong verbal ou plutôt écrit. 💪Stéphanie Dupays dissèque avec justesse le sentiment amoureux mais aussi l’addiction et la servitude créées par les écrans. À votre avis, la rencontre avec Vincent sera t elle à la hauteur des espoirs de Laure ? « Avec le smartphone, l’amoureux inquiet, le parent apeuré, le travailleur méticuleux se sentaient libérer de l’incertitude. Ils pouvaient joindre l’être aimé, l’enfant ou le chef à tout moment, savoir quand il ils s’étaient connectés à leur messagerie pour la dernière fois. Pourtant l’omniscience masquait une servitude volontaire. Oui ils savaient précisément à quelle heure leur interlocuteur avait lu leur message mais pourquoi ne répondaient-ils pas ? L’ objet magique devenait instrument de torture.  » #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #roman #romanfrançais #sentimentamoureux #virtuel #lyonnaise #blog

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Pour un(e) sans voiture

Même si on me regarde comme une extraterrestre à chaque fois que je dis que je vis sans voiture, je ne pense pas être la seule à ne pas conduire.
Slow train s’adresse aussi à ceux et celles qui ont envie de ralentir dans un monde où l’on veut tout, tout de suite.

Original, détaillé et écologique, Slow Train pour Voyager Autrement

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🚞 Viens on ira on partira toi et moi, où je sais pas, il y a que les routes qui sont belles et peu importe où elles nous mènent 🚞 Si il y avait eu un bandeau racoleur pour Slow Train, cela aurait pu être « Recommandé par JJG ». Dans un monde où on va jusqu à regarder les séries en accéléré, Slow Train de @juliettelaba (avec les très chouettes illustrations de @floragrrr) nous invite à des voyages en train lents, avec plein d’arrêts, sans WiFi mais avec des paysages qui donnent envie de lever le nez de son écran (et avec des tarifs beaucoup plus doux que ceux du TGV). Sur le blog je vous dis pourquoi j’ai aimé ce guide pas comme les autres et quelles échappées ferroviaires parmi les 30 proposées me tentent le plus. Pour qui ? Les contemplatifs, les rêveurs et ceux qui aiment voyager en train. #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #lecture #guidedevoyage #slowtrain #slowlife #train #travelgram #lyonnaise #blog #garedesaintpaul

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Pour un(e) italian lover

Dans un petit village des Pouilles, dans les années 60, la vie de 3 jeunes garçons va basculer pendant un été. Il fait chaud dehors, dans les ruelles de ce petit village où tout le monde se connait et qui est une peinture sociale en miniature (le poids de la religion et celui du patriarcat, la société divisée en clans).

Intense, plein de sensations, avec un suspense croissant, L’été meurt jeune est passé inaperçu et c’est totalement injustifié !

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//🇮🇹COUP DE COEUR ITALIEN// Ce premier roman là, je ne l’ai pas vu passer (ou alors je l’ai raté). Pourtant il m’a transporté immédiatement, en quelques phrases, dans un petit village des Pouilles dans les années 60. Cet été là, la vie de trois garçons de 12 ans va basculer. Cet été sera la fin prématurée de leur jeunesse. Je l’ai ouvert un jeudi matin, je l’ai fermé le lendemain soir et entre temps je l’ai lu en apnée, saisie par l’écriture de l’auteur Mirko Sabatino, par sa violence, par sa force, par sa sensibilité. Sur le blog je vous dis pourquoi c’est un gros coup de cœur ❤️ ! Le lien est dans ma bio www.chocoladdict.fr L’avez vous lu ? #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #litteratureisraelienne #pouilles #premierroman #lyonnaise #blog

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Pour un(e) paper-addict

Connaissez-vous Fifi Mandirac et son univers coloré ? Elle a publié un livre que j’ai prévu d’offrir à ma fille à Noël (ouf elle ne lit pas encore mon blog) avec plus de 250 pages détachables à utiliser pour des heure de pliage, découpage, collage et création.

Lettres, enveloppes, cartes, guirlandes, vases et lampions, étiquettes, boîtes et pochettes, fanions, dés et cocottes, on trouve tout cela à l’intérieur.

Au tout début de All you need is papier, il est expliqué comment bien utiliser le livre. avec les différents pliages.

Je vous en reparlerai, à travers une des choses qu’elle aura créée, après les fêtes.

Pour un(e) bec sucré

La pâtisserie est devenue synonyme de glamour et de stars mais en coulisses comment cela se passe-t-il ? C’est par le biais de Philippe Conticini qui raconte son enfance mais aussi toute son expérience en cuisine et en pâtisserie que je suis rentrée en cuisine.

Sincère, doux et amer, Cochon de lait met aussi l’eau à la bouche !

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//LE GOUT DE L’ENFANCE DOUX ET AMER DE PHILIPPE CONTICINI// Philippe Conticini fait partie de mon panthéon personnel : je suis en admiration devant le Chef pâtissier et sa créativité et sur le plan humain, j’ai toujours apprécié sa volonté de transmettre, sa pédagogie, sa « bienveillance » (le terme est tellement employé qu’il a perdu de sa force mais dans son cas, je n’en vois pas d’autre plus juste). ▪️ Alors forcément j’ai eu envie de me plonger dans ce récit qui mêle souvenirs d’enfance et de jeunesse, parcours, doutes, blessures, hauts et bas pour former le portrait d’un homme très touchant. ▪️ Cochon de lait est à la fois doux et amer et je vous dis pourquoi sur le blog (lien 👉dans la bio ). ▪️ #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #patisserie #pastry #chefpatissier #conticini #recit #gastronomie #lyonnaise #blog

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Pour un(e) dingue de polars

Ras le bol du flic alcoolique, des histoires d’enfants disparus et autres tics que l’on retrouve d’un polar à l’autre ? J.M Erre égratigne justement tous les clichés et appelle à la rescousse le lecteur pour le consulter sur tel ou tel bon supposé ingrédient de roman noir. Quant aux personnages, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont hauts en couleurs !

Drôle et atypique, L’homme homard a, en plus, un dénouement inattendu.

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//LE POLAR QUI NE MANQUE PAS D’AIR// Ca fait longtemps que je n’avais pas trouvé un polar aussi drôle et atypique ! Non seulement J. M. Erre égratigne tous les clichés des polars et dialogue avec son lecteur pour savoir quel ingredient peut marcher ou pas au fur et à mesure du roman mais côté personnages il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il campe une truculente galerie de portraits de « monstres » réservant le premier rôle à une narratrice tétraplégique qui parle d’elle comme d' »un mollusque à moteur » et adore mettre mal à l’aise ceux qui la regardent avec pitié ou différence. 💪Les super pouvoirs de Qui a tué l’homme-homard ? 💪 🔺 Rire de tout et se moquer aussi bien des complotistes que des journalistes parisiens, des flics que des provinciaux 🔺Instaurer une vraie complicité avec le lecteur en le sollicitant sur la suite que devrait prendre l’histoire 🔺Construire une intrigue originale à mille lieux des polars habituels avec un dénouement que je n avais pas du tout deviné 🔺Pour qui ? Pour ceux et celles qui aiment les digressions, les polars rocambolesques et l humour noir ! #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #lecturedumoment #livrestagram #romannoir #polar #humournoir #polarfrançais #lyonnaise #blog #vendredilecture

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Pour un(e) passionné(e)

Le portrait plein de rage et de force de la femme et artiste, Frida Kahlo, à travers le prisme de sa relation passionnée avec le peintre Diego Riviera.

Vibrant, fougueux, flamboyant, Rien n’est noir est de mes derniers coups de coeur.

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//WITH OR WITHOUT You 🎨 // Quelle écriture fougueuse, vibrante, pleine de rage et de douleurs, de vie et de désirs, une plume qui mord dans la vie à 100% sans s’économiser à l’image de l’héroïne du livre Frida Kahlo ! Est ce que Claire Berest écrit toujours ainsi ou s’est telle fondue à ce point dans ses deux personnages principaux qu’elle a traduit cela en un tableau qui m’a porté de bout en bout ? 🎨 Rien n’est noir et rien n’est tiède. Ça brûle, ça pique et cela donne envie de vivre intensément ! 🎨 Chronique complète et citations sur le blog (lien dans la bio) #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #lecture #bio #fridakahlo #artiste #passion #mexique #lyonnaise #blog

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Pour un ado qui ne jure que par Youtube

Le choc des générations version 2019 c’est quand mon fils ne jure que par Youtube et que je lui réponds livres et blogs : ) . Mais j’ai peut être trouvé un terrain d’entente avec Mythes et légendes cultes de Max Bird. Ce comédien vulgarise les connaissances sur sa chaîne Youtube depuis 2016 et mon fils m’en a déjà parlé.

Il vient de publier un tour du monde des légendes mythologiques avec de l’aventure, de la romance, du gore, du suspense et vous l’aurez compris de l’humour.

Pourvu que mon fils ne me dise pas : je préfère regarder la vidéo : )

Pour un(e) adepte du retour à la nature

Dans une ambiance de fin du monde (les héros américains pour nous sauver des méchants en moins), deux soeurs apprennent à vivre autrement au milieu de la forêt.

Un hommage à la nature porté par la beauté des illustrations !

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//DANS LA FORET, LE ROMAN GRAPHIQUE// J’ai lu d’abord le roman Dans la forêt dont est adapté ce roman graphique par Lomig et je me demande si l’idéal n’aurait pas été de commencer par le roman graphique. Mais peut être aussi qu’il faut s’empêcher de comparer les 2, que cela n’a pas beaucoup de sens. Dans l’un, en tant que lecteur, on est placé au coeur de la forêt mais aussi dans la tête de ces deux soeurs qui doivent apprendre à survivre, isolées et privées de tout. Dans le roman graphique, on met des traits sur leurs visages, sur leur environnement et la nature apparaît dans toute sa splendeur, sa richesse, son imprévisibilité. ▪️ . Lomig nous plonge Dans la forêt dès la couverture vraiment magnifique (bravo aussi aux éditions sarbacane pour la reliure verte et le soin apporté au livre en tant qu’objet) et nous montre au fil des pages combien la forêt est vue comme une menace, puis au contraire comme protectrice, comme ressources et enfin comme refuge. ▪️ . L’évolution psychologique des deux soeurs est aussi bien traduite de leurs rêves dans leurs vies d’avant cette quasi fin du monde à leur survie quotidienne avec toutes les questions et les heurts que cela peut engendrer. ▪️ . J’ai essayé de me détacher du récit du roman que j’avais encore bien en tête et que j’avais beaucoup aimé (notamment pour l’originalité de sa construction, ma chronique est sur le BLOG ) et j’ai été frappée par la beauté des dessins de Lomig représentant la nature. ▪️ Si vous n’avez pas lu le roman et que vous ouvrez ce roman graphique, je serais curieuse de savoir si cela vous donne envie de prolonger le récit autrement. ▪️ . #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #romangraphique #lemoisamericain #litteratureamericaine #fablesurvivaliste #naturalwriting #retouralanature #adaptation #lyonnaise #blog

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C’est une sélection, il n’y a donc qu’un nombre réduit de propositions mais vous trouverez plein d’autres idées de lectures dans la rubrique « Idées lecture » (dans le menu horizontal) ou sur mon compte Instagram @bookaddictlyonnaise.

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2018 : une année particulièrement « livres »

J’ai déjà plus ou moins « élu » les livres qui m’ont le plus marqué cette année dans une sélection de livres à offrir pour les fêtes alors pas de nouveau best of, ni de reprise de tous les livres lus mais un retour sur une année où les livres ont eu plus d’importance pour au moins 3 raisons.

D’abord j’ai créé un compte Instagram, bookaddictlyonnaise, dédié aux livres fin avril et j’ai découvert une communauté très active, réactive, engagée, bienveillante, avec des textes longs, de l’imagination, de la créativité et le même goût de la lecture. Pour une fois je ne me suis pas posée la question de ma légitimité. J’ai toujours aimé partager mes lectures (quand je bossais en bibliothèque, sur le blog, dans la vraie vie), j’ai découvert une autre façon de le faire, plus synthétique, pas en remplacement du blog mais en complément (ou peut être pas, selon les destinataires).

Ensuite j’ai envoyé ma candidature pour faire partie du jury du Grand Prix des lectrices Elle 2019 et j’ai eu la chance d’être retenue. Depuis fin août, je reçois chaque mois dans ma boîte aux lettres des romans, des polars, des documents que je lis, note et commente. Cela m’a permis de m’aventurer hors de la fiction, d’aller vers des auteurs que je n’aurais pas forcément choisi, d’échanger autour de tel ou tel roman et d’avoir un énorme coup de coeur.

Cela a boosté mon rythme de lecture : je n’ai noté les titres des livres lus que très sérieusement à partir du mois de septembre mais j’évalue à un peu plus de 80, le nombre de romans, bd, beaux livres, documents, albums lus en 2018.

Enfin en tant que freelance, j’ai eu l’opportunité d’accompagner une bibliothèque dans la prise en main et le lancement d’un compte Instagram. Cela a été l’occasion d’analyser la manière dont les différents acteurs du livre se sont appropriés cet outil, comment ils l’utilisent. J’ai pris autant de plaisir à construire ma formation qu’à la donner et à échanger. Ce retour en bibliothèque par le biais de la formation a été très stimulant et gratifiant.

Et puis en vrac les livres ont « changé » ma vie ainsi :

-j’ai acheté un cahier spécial où je note toutes mes impressions de lecture, quelques citations (il est presque fini car je gribouille beaucoup, ça part dans tous les sens !)

-même quand un livre me tombe des mains, si je dois le lire pour le jury, je ne l’abandonne pas

-je me suis offert bien plus de voyages que mes moyens financiers ne me le permettent : Guadeloupe, Italie, Islande, Corse, New York, Algérie, Suède, Finlande…

-j’ai développé un petit côté « amie des bêtes  » (qui a concordé avec l’arrivée d’un chat chez moi) avec La vie secrète des animaux, Chats ce qu’ils essaient de nous dire, Panda Love

-je me suis glissée dans la peau d’une actrice, d’un flic, d’un comte, d’une inspectrice du guide Michelin, de femmes particulièrement culottées, d’un prisonnier à Guantanamo, d’une jeune femme en Arabie Saoudite….

-j’ai été accro au dernier tome de l‘Arabe du futur de Riad Sattouf comme si je regardais une série dont je n’arrivais pas à décoller (ou l’art d’agencer les bulles, les textes pour qu’on ait envie de connaitre la suite ….si vous avez une BD à lire en 2019 c’est celle là !)

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✴️SECRET DE FAMILLE✴️ J’ai fini hier soir le tome 4 de l’Arabe du futur, j’ai essayé de faire durer sa lecture autant que possible et après avoir lu la dernière page, j’aimerais déjà connaître la suite. C’est un des talents de Riad Sattouf : rendre le récit de sa jeunesse au Moyen-Orient aussi addictive qu’une très bonne série. 💪Le super pouvoir de l’Arabe du futur tome 4 💪 Sa dimension dramatique encore plus forte que précédemment, sa densité, sa façon de faire évoluer les personnages (le père et la mère) à travers le regard de l’auteur enfant, l’éclairage que ce titre apporte sur l’œuvre du dessinateur (les beaux gosses, retour au collège), son humour toujours présent, sa chute terrible. Ce tome dit aussi très bien cette jeunesse partagée entre Syrie et Bretagne (cela aurait été si tentant de se dire que le pire était en Syrie mais la violence envers la différence est tout aussi présente en France), cette double culture, pas simple pour construire son identité. Et puis il y a ce coup de théâtre final qui laisse sans voix. Bref Riad Sattouf fait définitivement partie de mes auteurs préférés de bande dessinée. Lisez-le !! ✴️✴️ #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #lecturedumoment #livrestagram #romangraphique #riadsattouf #bandedessinee #lyon #blog

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-j’ai vibré à d’autres histoires d’amour (le jour où cela n’arrive plus, achevez-moi ) de Mon désir le plus ardent à Asta en passant par la révolution de l’amour et Nos souvenirs sont des fragments de rêve

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🌹LES JEUX DE L’AMOUR ET DU CLAVIER 🌹 L’amour serait devenu un objet de consommation comme un autre, vite consumé et jeté. Les mots d’amour seraient ringards et les lettres enflammées seraient d’un autre temps. En ouvrant Amours Solitaires j ai pensé au film récent Mlle de Joncquieres. Deux époques très éloignées, deux modes d’expression aussi mais les mêmes jeux de séduction, le même goût des mots, le même amour de l’amour (et le même plaisir à écouter ou lire cela pour moi). 🌹 Pas de lol, ni de mdr dans cette histoire d’amour que l’on suit de ses débuts par échange de SMS. Pas de honte à s’ exprimer avec passion et même emphase parfois. 🌹 Cette histoire constituée de centaines de messages je l’ai lue tout doucement, jamais plus d’un chapitre par soir car le plaisir est dans l’attente et j’avais envie de suivre le rythme de ces 2 cœurs, 2 corps qui ont pris leur temps. Entre les mots, les doutes, les questionnements, le désir, le plaisir, la chaleur, la peur, le sentiment amoureux qui grandit, la sensation d’être vivant enfin, la blessure… Tout sauf l’indifférence. 🌹 L’epistolaire 2.0 existe bel et bien, ce livre en est la preuve et le compte @amourssolitaires aussi. Cyniques et moqueurs s’abstenir. 🌹 #love #amour #epistolaire #2.0 #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #rl2018 #lecturedumoment #lyon #lyonnaise #blog

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-j’ai vécu dans un monde apocalyptique avec Dans la forêt

-J’ai parfois détourné les yeux devant les mots de My absolute darling

-j’essaie d’être un peu plus « amie avec moi même » après avoir lu Help, un livre drôle sur le développement personnel

-j’ai écouté Philippe Jaenada parler fiction à Quais du Polar et je l’ai trouvé aussi drôle et passionnant que ses livres

2019 sera je l’espère l’occasion de nouvelles recontres, avec des auteurs et des lecteurs/lectrices et j’en suis sûre de nouvelles piles à lire qui diminuent puis augmentent à nouveau !

Avec toutes mes sympathies : ce frère qu’elle adorait

Je lis ses papiers depuis de nombreuses années,  je suis tombée quelquefois sur ses chroniques sur France 2, je l’ai écouté dans L’émission Le masque et la plume, alors c’est la voix d’Olivia de Lamberterie qui m’a lu Avec toutes mes sympathies.  Ce livre sera associé à jamais à St Malo, à cette chambre comme une alcôve dans une location de vacances,  aux cris des goélands par la fenêtre et à l’impression que l’auteur était dans la même pièce que moi.

Je lis comme je respire, j’ai mes rituels, je commence par la page 66 pour voir si l’ouvrage en vaut la peine puis je dévore. J’adore cette existence parallèle, cette réalité augmentée.

C’est une tarte à la crème d’écrire que les livres ont une grande importance pour Olivia de Lamberterie, pourtant jusqu’à présent elle n’était que d’un seul côté, celui du lecteur. Est ce paralysant de prendre la plume quand son métier est de lire les plus grands auteurs ?  Ou est ce qu’il faut avoir vécu un « drame » pour que la nécessité d’écrire soit si impérieuse qu’on ne puisse faire autrement ? Je me souviens de Paul Auster dans l’émission La grande librairie racontant combien il a été marqué par ce camarade de classe foudroyé devant lui, je me souviens de l’interview très riche de John Irving dans America expliquant pourquoi certains thèmes sont centraux dans son oeuvre. Olivia de Lamberterie, elle, à la mort de son frère Alex, a vu son rapport au livre changer : incapable soudain de lire quoique ce soit, elle a été saisie du besoin d’écrire. Pour tenir une promesse comme elle explique, pour continuer à faire vivre celui dont elle était si proche, Avec toutes mes sympathies a vu le jour.

Je n’ai pas de frère, je n’ai pas perdu de sœur pourtant en lisant Avec toutes mes sympathies, j’avais un frère et il est mort. Je suis peut être un peu plus empathique que d’autres personnes mais un livre réussi n’est ce pas avant tout savoir rendre universel un drame pourtant très personnel ?

Olivia de Lamberterie exprime avec justesse cette impuissance face à une maladie assez proche de la bipolarité (j’ai pensé forcément à L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset d’où mon titre). Ce frère brillant a « objectivement » tout pour être heureux mais il sombre dans la dépression dont les racines semblent être familiales (plusieurs cas de suicides sur plusieurs générations) et l’amour de ses proches, aussi grand soit-il, ne suffit pas à lui maintenir la tête hors de l’eau.

Olivia de Lamberterie met aussi le doigt sur quelque chose que j’ai ressenti lors d’un événement triste dans ma vie (même si beaucoup moins grave que la perte d’un être cher) : je trouvais insupportable les mots des gens qui se voulaient réconfortants avec des phrases toutes prêtes (le fameux « c’est la vie » et son cortège). Je n’acceptais d’entendre que celles qui étaient passées par la même épreuve que moi et elles, seules pouvaient , à mes yeux, me comprendre.

Dans Avec toutes mes sympathies, Olivia de Lamberterie parle de son milieu bourgeois (avec humour et en l’égratignant parfois ), de ses souvenirs d’enfance, de son quotidien en tant que responsable de la rubrique livres de Elle (elle évoque aussi ses débuts de manière touchante), de son amour des livres, de Montréal (cela donne franchement envie d’y aller …en évitant d’y être malade). J’ai aimé pousser chaque porte de son univers et ce beau portrait d’un frère surdoué, drôle, sensible, créatif, torturé, chéri et admiré.

Un rien m’entame, un rien m’enchante, ai-je coutume de dire. La bonne blague, tout m’entame. Ma tête est folle et pleine d’effroi. Dans une interview pour le New York Times, Emmanuel Carrière affirme qu’on ne doit écrire que les histoires que personne d’autre ne pourrait écrire. Ce legs immatériel que tu m’as laissé vaut de l’or. Ce truc si important pour moi, oser, moi douteuse de tout et d’abord de moi-même. Ce livre qui n’aurait jamais dû exister, puisque que tu n’aurais jamais dû mourir.

Je sens grandir ma peur : le thriller impossible à lâcher

J’ai ouvert Je sens grandir ma peur, sans en avoir entendu parlé, sans connaitre l’histoire (et d’ailleurs ne lisez pas la 4ème de couverture, il y a un élément que je considère comme un indice et c’est bien dommage). En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire j’étais dans une voiture sur une route de campagne américaine enneigée. La main posée sur le volant (qui apparait sur la couverture) c’était celle de Jack, le petit ami de celle, assise côté conducteur et qui était  la narratrice.

Ce jeune couple se parlait de temps en temps mais le tableau m’a vite semblé peu idyllique : d’abord elle avait en tête de le quitter et cherchait le bon moment, la bonne façon de lui annoncer et puis elle n’était pas franchement dans son assiette, harcelée par d’incessants appels provenant de son propre numéro.

Entre deux souvenirs liés à leur couple (la rencontre, les premières fois, les petites habitudes de l’autre…), la peur grandit chez la jeune femme (cette peur ne cessera d’être alimentée par la suite des événements) et si vous êtes un lecteur./une lectrice qui se laisse embarquer par les histoires qu’on lui raconte du moment qu’il n’y ait pas d’incohérences ou qu’elles ne soient pas trop visibles, et du moment surtout que le style fasse mouche, alors cette peur vous la sentez aussi grandir en vous.

Pas d’avalanche de meurtres, pas de description morbides, pas de scènes sanglantes mais un malaise diffus s’installe et s’intensifie jusqu’à la scène finale.

crédit photo : D.R.

En bref, 3 raisons de lire Je sens grandir ma peur :

  • Les dialogues entre ce couple et les monologues intérieurs de la narratrice nourrissent une réflexion riche sur le couple.
  • Ian Reid m’a manipulé avec habilité. J’ai émis plein d’hypothèses au fur et à mesure de ma lecture jusqu’au twist final qui éclaire tout depuis le début de l’histoire (je n’ai pas pu m’empêcher de relire certains passages à la lumière de cette révélation et alors tout s’explique !)
  • Je sens grandir ma peur n’est pas « vendu » comme un page turner, pourtant une fois que j’ai commencé à le lire, je voulais absolument connaitre la suite, je voulais avoir la réponse à la liste de questions qui grandissait. Résultat je ne l’ai plus lâché !

Je sens grandir ma peur, Ian Reid, Presses de la Cité. 

NB : Ian Reid sera présent au Festival littéraire America (auquel j’irai si j’habitais à Paris !)

je sens grandir ma peur

La prochaine fois je vous parle d’une histoire d’amour décrite comme inoubliable …et qui l’est vraiment !

Et vous, avec ou sans thriller votre été ? 

 

Dernières lectures : De Naples à Guantanamo

Si je devais placer une tête d’épingle sur tous les endroits où j’ai pu « aller » grâce aux livres, je crois que je serais une super globe-trotteuse. Ainsi grâce à ma dernière lecture, j’ai été télétransportée en Italie à Naples puis en Arabie Saoudite et à Cuba.

L’enfant perdue d’Elena Ferrante

J’ai attendu longtemps avant d’ouvrir le dernier tome de la saga italienne d’Elena Ferrante comme pour reculer le moment où je dirais au revoir à Lila, Lenu et tous ceux dont je suis la vie depuis l’enfance et l’Amie prodigieuse.  Comme à chaque fois, les premières pages j’en ai un peu de mal à me retrouver dans les différentes familles et puis j’ai été de nouveau transportée à Naples.

On retrouve dans ce dernier tome la violence de la société, la violence du quartier, la violence d’une époque mais aussi la violence qui anime les personnages d’Elena Ferrante et qui se traduit par une écriture jamais tiède. On retrouve aussi cette ambiguïté dans les relations entre Lila et Elena (entre fascination et répulsion, amour et haine, admiration et déception) et aussi au sein même des personnages. J’aime particulièrement la façon dont l’auteure nous parle de ces deux femmes devenant mères à nouveau, aimant à la fois leurs enfants et prêtes à tout pour eux mais les fuyant quand l’occasion se présente pour exister en tant que femmes et se comportant de manière parfois « irresponsable ».

Cette ambivalence se retrouve sur bien des points et c’est pour moi une des grandes forces de cette saga. Et puis il est question d’amour, de fidélité et d’infidélité, de tremblement de terre, de vieillesse et de maladie, de corruption, de racines, de tout ce qui constitue la condition humaine !

Elena Ferrante nous embarque dans de nouveaux drames personnels et dans de nouvelles pages de l’histoire. Elle nous bouscule, émeut, questionne et même si j’ai ressenti une certaine tristesse en lisant le dernier mot de L’enfant perdu, la boucle est bouclée.

Guatanamo Kid

Mohammed El-Gorani n’a pas plus de 14 ans lorsqu’il quitte son pays natal, l’Arabie Saoudite, pour étudier l’anglais au Pakistan. Peu après les attentats du 11 septembre 2001, il est arrêté et transféré vers la base militaire américaine de Guantanamo Bay à Cuba. Il va passer 8 ans dans ce bagne où le droit n’a plus court, 8 ans jusqu’à ce que son innocence soit reconnue.

Vous vous dites peut-être que le pitch de départ de Guatanamo Kid est un peu exagéré sauf qu’il s’agit d’une histoire vraie et c’est d’autant plus glaçant. On note au passage que si Mohammed veut quitter son pays c’est parce qu’il est d’origine tchadienne et qu’il n’a, de ce fait, pas accès en premier à l’école, n’a pas le droit d’ouvrir un commerce et, même en vivant des années en Arabie Saoudite, est toujours vu comme un étranger.

En lisant Guatanamo Kid, j’ai bien-sûr pensé à S’enfuir, récit d’un otage de Guy Delisle car il est question dans les deux cas d’enfermement, de prison et de comment tenir quand on n’a peu d’espoir. Sauf que Mohammed n’est qu’un gamin et qu’il subit un traitement bien pire que cet otage. Torturé, battu, humilié, placé en isolement, Mohammed El-Gorani ne courbe pourtant jamais l’échine, ne manquant pas une occasion de mettre ses bourreaux face à leurs actes.

La guerre (car il s’agit bien d’une guerre après le 11 septembre) justifie-t-il d’oublier toute humanité ? la torture est-elle justifiable selon certaines situations ?

Mohammed El-Gorani finit pour être libéré mais sa vie n’est pas pour autant plus paisible comme nous le raconte l’auteur dans le texte  » La vie après Guantanamo » qui suit le roman graphique. Alors qu’il a été probablement vendu aux américains à qui il fallait des coupables, Mohammed porte toujours le soupçon d’avoir été un terroriste et fuit de pays en pays. Il porte, de plus, de nombreux séquelles physiques de ces mauvais traitements. J’espère qu’il finira par trouver (et avant d’être tout à fait usé)  une vraie terre d’accueil.

Et vous, dans quel endroit avez-vous voyagé dernièrement grâce aux livres ?

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