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La vie de Marie Curie en roman graphique

« J’ai la sensation que toute aptitude à la vie est morte en moi‘, dit Marie Curie à la mort de Pierre Curie.

D’elle, je ne savais pas grand chose si ce n’est qu’elle est la première femme à s’être vue décerner un prix Nobel (elle est aussi la seule personne à en avoir obtenu deux dans des sciences différentes, la physique et la chimie) et qu’elle s’inscrit comme une véritable pionnière de la place des femmes dans le monde scientifique.

Dans ce roman graphique à la fois très documenté (sa démarche scientifique est reprise en détails) et romanesque, Alice Milani montre que le parcours de Marie Curie n’a pas été simple. Elle est gouvernante en Pologne lorsqu’elle se décide à fuir son pays sous emprise soviétique. Arrivée en France à l’âge de 24 ans, elle poursuit ses études en physique chimie et rencontre Pierre Curie. Elle devra une grande partie de sa vie faire face aux préjugés pour s’imposer. 

Marie Curie

J’ai été particulièrement sensible à la beauté des illustrations dès la première page. Le travail sur les couleurs est remarquable :  La palette des couleurs choisies est froide lorsqu’elle est gouvernante en Pologne; le fond de l’image joue sur les roses lorsque Marie et Pierre Curie se rencontrent.

Les pages consacrées à des vacances en bord de mer sont magnifiques visuellement comme celles dédiées à la Suède ou au week-end au Mont Saint Michel. Lorsque Pierre Curie est victime d’un accident et meurt, le dessin est sombre, tourmentée. Les pages suivantes sont presque comme effacées, traduisant probablement l’état de demie-conscience, de brouillard dans lequel se trouve alors Marie Curie.

Marie Curie
Marie Curie

Ces illustrations mettent en lumière, de manière subtile, une femme à la personnalité bien affirmée et qui ne s’est jamais laissée marcher sur les pieds. 

Marie Curie

Une biographie dessinée qui me donne envie de lire d’autres titres de l’auteure !

Le dernier Lapon, Les improbablologies

Si mes lectures depuis quelques mois sont très liées au Grand Prix des lectrices Elle, il m’arrive de faire quelques écarts. J’ai lu récemment deux bandes dessinés très différentes dont j’ai eu envie de parler ici :

Le dernier Lapon / Javier Cosnava-Toni Carbos

Une enquête policière au pays des aurores boréales

Le pitch : En Laponie, un tambour précieux pour le peuple Sami a été dérobé au musée qui venait de l’acquérir. La seule personne qui connaissait son histoire est retrouvée tuée et ses oreilles découpées. L’enquête est menée par Klemet, un policier Sami et Nina.

Ce que j’ai aimé :
♦ La façon dont sont dessinés les paysages de Laponie et en particulier les paysages de nuit. J’ai cru au début que c’était du noir et blanc avant de remarquer la couleur bleu de l’uniforme des policiers
♦ La « plume » du dessinateur Toni Carbos dans la façon dont il dessine tous les nez des personnages
♦ Le dépaysement qu’offre ce roman graphique : j’ai appris l’existence d’une police des rennes mais aussi des gumpis et des joïk
♦ L’intrigue qui mêle petite et grande histoire. A travers le vol du tambour, Le dernier Lapon brosse les difficiles relations entre le peuple Sami et les Norvégiens à travers les siècles.

Ce roman graphique est tiré du roman éponyme d’Olivier Truc que j’ai bien envie de lire maintenant !

Les improbablogies de Zoé Thouron

La science improbable…pour les Nuls

Le pitch : Faire comprendre ce qu’est la science improbable, c’est à dire interroger la méthode scientifique d’une façon incongrue et avec humour.

Ce que j’ai aimé :
♦ Les questions loufoques et saugrenues posées mais qui ont donné lieu à de vraies recherches scientifiques. Vous voulez des exemples ? Assis ou couché, dans quelle position étudier ? Pourquoi les hommes sont très prévisibles ? Est il possible de s’enivrer en immergeant les pieds dans de l’alcool ? (cette dernière question repose sur une légende urbaine danoise)
♦ Les questions spéciales cinéma : Peut-on vraiment briser un crâne avec une bouteille en verre ? Peut-on vraiment dissoudre un cadavre dans de l’acide en 20 minutes ?
♦ Si les expériences apparaissent pour le moins décalées, les dessins ne sont pas en reste !

Cet album Les improbablogies réunit une sélection de vraies recherches scientifiques compilées par Pierre Barthélémy, chroniqueur de science improbable pour le Journal Le Monde. J’imagine la discussion  » et toi tu fais quoi dans la vie ? » « Chroniqueur de science improbable » : )

Alors plutôt prêt(e)s à partir en Laponie ou à revêtir votre blouse blanche ?

J’aurais jamais pu être urgentiste

J’aurais aimé être une artiste (danseuse) mais j’aurais jamais pu être urgentiste. Je fuis autant que je peux les cabinets de médecin (j’ai pas mal d’hypocondriaques dans mon entourage qui sont rassurés quand ils voient des docteurs mais je suis du genre à me sentir déjà beaucoup mieux dès que j’ai un rdv médical ) et lorsqu’il s’agit de l’hôpital, j’ai carrément des sueurs froides. Les quelques fois où j’ai été forcée d’y mettre les pieds pour rendre visite à quelqu’un : 1) je me suis évanouie (celle qui ne comprenait pas le concept de visiteur et de patient )) 2) je ne suis pas d’un grand réconfort craignant l’odeur de l’éther, l’ambiance, les choses que je pourrais apercevoir dans l’entrebâillement d’une porte. Avec les urgences, on franchit encore une étape supplémentaire : je n’y ai que des mauvais souvenirs et une angoisse, à chaque fois, qui vrille le ventre et qui me donne l’impression de suffoquer. Bref à l’idée que des personnes travaillent jour après jour (et nuit) dans un service d’urgences, je suis à la fois admirative et intriguée (comment tiennent-ils le coup psychologiquement ?). C’est justement au sein des urgences que nous invitent Baptiste Beaulieu (cette BD est une adaptation de son ouvrage Alors voilà. Les 1001 vies des urgences ) et D. Mermoux avec l’ouvrage Les milles et une vies des urgences.

Aujourd’hui médecin généraliste et romancier, Baptiste Beaulieu plonge son lecteur dans le quotidien des internes aux urgences de l’hôpital d’Auch où il a exercé. J’ai été trop peu aux urgences (et tant mieux) pour faire une étude comparative sur le comportement des internes avec les patients mais si je base sur mes quelques expériences, l’auteur me paraît nettement plus « chaleureux », « humain » voire empathique que les personnes à qui j’ai eu affaire (je suppose que leur froideur est un moyen de se protéger mais le manque total de psychologie rajoute au stress…j’ai d’ailleurs sur ma table de chevet le livre de Martin Winckler Les brutes en blanc car le sujet m’intéresse ).

Humanité c’est le mot qui résumerait, pour moi, le mieux Les mille et une vie des urgences : celle de Baptiste Beaulieau qui ne traite jamais les patients comme un dossier, un numéro mais s’attache à restituer leur histoire en les rendant unique et singulière. Revenant en quelques planches sur ce qui lui a donné la vocation, il répond aussi au fil des pages à la question : comment tient-il face aux tentatives de suicide, cancers en phase terminale, accidentés de la route …? L’humour est une béquille sur laquelle il s’appuie beaucoup, aussi bien auprès des patients (et de manière assez surprenante ils sont souvent eux mêmes capables de rire de situations pourtant loin d’être drôles) que de ses collègues dont il dresse aussi des portraits forts.

Peut-être que les cas les plus « légers » ( les gens qui prennent des suppositoires par la bouche (si, si), les patientes qui ont perdu l’alliance de leur mari (ahem), ceux qui jouent avec des sex toy ) sont des bulles d’air dans un quotidien qui peut vite devenir asphyxiant, sûrement qu’on vit plus intensément en dehors de ses heures de travail quand on est interne aux urgences.

Les internes ont un sens de l’humour souvent très noir et souvent déplorable. Mais il est à l’image de leur sexualité : ils rient comme ils font l’amour, dans une sorte de « sauve-qui-peut-généralisé ». En prétextant que tout va bien.

Et puis au milieu de toutes les anecdotes que l’auteur nous raconte, l’histoire de la femme Oiseau-de-feu (Baptiste Beaulieu la surnomme ainsi comme il a donné des surnoms à tous ses collègues), est un fil conducteur et le plus bouleversant témoignage de la relation qui se noue, ici, entre médecin et malade.

3 bd, 3 voyages

Où sont les livres que vous avez prévus de lire ? est ce que vous avez une sorte de planning intérieur de lecture ou est ce que vous choisissez le prochain livre en fonction de votre humeur ? J’ai toujours une énorme pile sur ma table de chevet juste à côté de ma lampe et dans cette pile, en ce moment, j’avais mis surtout des bd (des romans graphiques en fait). Comme les 3 que j’ai lus m’ont plu (à des degrés divers), en voici quelques mots :

Martha & Alan : voyage dans la Californie des années 30

Pas vraiment un roman graphique, encore moins une bande dessinée, l’auteur de Martha & Alan s’est affranchi des cases pour apposer son texte en haut et en bas des doubles pages. On pourrait presque parler de livre illustré. Si j’ai été saisie par la beauté des dessins, le propos est, pour moi, trop vite lu et manque un peu de consistance. L’auteur raconte l’histoire d’une amitié (avec l’idée que cela aurait pu être une histoire d’amour si…) entre Martha et Alan en Californie dans les années 30 à travers quelques bribes d’enfance.

Le plus surprenant dans cette histoire vraie (inspirée des souvenirs de l’ami américain de l’auteur, Alan Graham Cope qui lui a déjà « servi », de personnage principal, dans d’autres bd) est qu’après de très nombreuses années sans se voir, Alan et Martha, vers 60 ans, se mettent à s’écrire et découvrent qu’ils n’ont rien oublié de petits détails de leur relation. Touchant.

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Tombé dans l’oreille d’un sourd : voyage dans le monde du silence

Je serais tenté de dire que Tombé dans l’oreille d’un sourd est presque l’inverse du titre précédent : bien que certaines des illustrations de ce récit autobiographique sont plus parlantes que des mots, ici c’est ce que nous raconte l’auteur, père de famille de jumeaux dont l’un est sourd, qui m’a accroché dès le début.

Plus j’avançais dans cette lecture et plus je me disais que lorsqu’on est parent d’un enfant handicapé, on doit se sentir bien seuls. Seuls parce que les spécialistes se renvoient la balle, vous traitent plus comme un cas ou un dossier que comme un patient (encore une fois médecine et psychologie ne font pas bon ménage). Seuls parce que l’éducation nationale apparait comme une grosse machine qui ne supporte pas les petits grains qui pourraient la faire dérailler. Seuls parce que les lois concernant le handicap (2005 puis 2015)  ne sont pas forcément appliqués (et je n’ai pas entendu grand chose concernant le handicap dans les programmes électoraux).

Face à la surdité de la société, ces parents n’ont de cesse de se battre, de trouver des solutions, d’adapter leur emploi de temps, de taper aux portes, de monter des dossiers. Stupeur, tristesse, culpabilité, colère, le couple passe par toutes ces émotions et moi j’ai ressenti beaucoup d’admiration face leur détermination.

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Là où se termine la terre : voyage dans l’histoire du Chili

Gros coup de cœur pour Là où se termine la terre (même maison d’édition Steinkis) de Désirée et Alain Frappier, qui est une plongée dans l’histoire du Chili de 1948 à 1970. J’ai toujours aimé les romans qui mêlent la grande et la petite histoire si cela parait « naturel » et pas didactique. J’ai retrouvé ce dialogue ici entre le portrait d’un homme (ami des auteurs) et celui d’un pays.

D’abord dès la première page, j’ai été captivée par la beauté des dessins (on dirait presque des photos) et puis plus tard par ce véritable cours d’histoire que nous donnent les auteurs (car du Chili, sauf intérêt personnel, on apprend peu de choses pendant le lycée).

De Désirée et Alain Frappier, j’ai lu qu’on retenait leur rigueur documentaire, preuve en est ici l’énorme bibliographique qui est en annexe. Cela pourrait être ennuyeux, il n’en est rien car on vit (ou revit selon son âge), un quart de siècle de l’histoire chilienne à travers l’enfance, l’adolescence et la jeunesse de Pedro. C’est très riche, cela montre aussi la complexité des relations internationales et cette immense jeu d’échiquier que semble être parfois le monde.

C’est tout sauf aride car il est question aussi des souvenirs familiaux du « héros » (beau portrait de père, intellectuel fantasque), de la coupe du monde de football en 1960 (si bien racontée à travers les yeux d’un enfant et pourtant le foot je m’en fous), d’un voyage à travers le Chili, des questions sociales propres au pays, de l’exil et de la nostalgie qui est sous-jacente au récit. A chaque page, la singularité de ce roman graphique m’a frappé et l’enthousiasme de ces auteurs aussi.

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Bref si je devais absolument, sous la menace d’une privation totale de chocolat par exemple, ne choisir qu’un titre sur ces 3 bd, je vous conseillerais Là où se termine la terre.

Est ce que vous connaissez l’un de ces albums ?

A lire absolument : Le Journal de mon père de Jirô Taniguchi

Je pourrais vous faire croire que je suis une lectrice de Jirô Taniguchi depuis des années, que j’ai lu toute son œuvre et que du coup, j’ai été particulièrement touchée par sa disparition récente. La vérité est que par un des hasards de la vie, Jérémie du blog Tendre Jeudi m’a prêté récemment Le journal de mon père et que je n’avais même pas encore eu le temps de l’ouvrir que la nouvelle de la mort de cet auteur japonais est tombée.

J’ai lu il y a longtemps Quartier Lointain mais j’en garde un souvenir très vague (très lointain )) alors que Le Journal de mon père fera partie de ces livres qui m’ont marqué, qui résonnent en moi et que j’ai envie de partager avec ceux et celles qui me sont proches.

A plusieurs reprises sur ce blog, lorsque j’ai présenté des bandes dessinées, j’ai lu en commentaire « je ne connais rien à la BD » ou « je ne suis pas très branchée BD ». Même si j’en lis de temps en temps, j’ai moi-même peu de références mais il serait dommage de passer à côté de ce titre juste pour cette raison.

J’ai eu certainement conscience avec moins d’acuité qu’un connaisseur, de la révolution qu’a opéré Jiro Taniguchi dans l’univers du manga (d’ailleurs pour moi, ce n’est pas un manga). Le fait que l’auteur mêle intimement la culture japonaise et les codes narratifs et graphiques européens m’a probablement moins sauté aux yeux que si j’avais été biberonnée à la bande dessinée.

Ce qui m’a touché ce sont les thèmes que Jirô Taniguchi aborde dans Le Journal de mon père à savoir l’enfance, les souvenirs, le temps qui passe, son regard à la fois mélancolique, poétique, sensible et son universalité.

L’album s’ouvre sur l’annonce faite à un homme de la mort de son père, qu’il n’a pas revu depuis plus de  15 ans.  Cet homme retourne alors dans sa ville natale et à l’occasion de la veillée funéraire précédent l’enterrement replonge dans ses souvenirs. Il découvre peu à peu des facettes de son père qu’il ne soupçonnait pas et réalise qu’il s’est bâti au fil du temps une image paternelle très personnelle et éloignée de la « réalité » (si tant est qu’il y ait une seule réalité).

Le Journal de mon père montre l’incommunicabilité qui s’installe parfois entre deux personnes, combien on peut se tromper et passer toute une vie à côté de quelqu’un qu’on pensait connaitre. Il n’y a pas de rancœur dans le propos de Jirô Taniguchi qui s’est plongé dans sa propre histoire pour écrire cet album mais une volonté au contraire de faire la paix avec son passé.

J’ai aussi probablement été touchée par les sentiments contradictoires de ce petit garçon face à la séparation de ses parents, même si j’ai vécu cela à l’âge adulte.

Jirô Taniguchi a le talent ici d’aborder ce retour vers le passé et ses racines à la fois avec une grande pudeur et une extrême sensibilité. Devant le fait inexorable pour ce fils qu’il est désormais trop tard pour se « réconcilier » réellement avec celui dont il s’est éloigné, et que le temps « perdu » ne se rattrape pas, difficile de ne pas laisser couleur ses larmes comme coulent alors celles de ce personnage principal.

 

S’enfuir, récit d’un otage de Guy Delisle

Christophe André est responsable des finances et de l’administration d’une ONG dans le Caucase, c’est sa première mission humanitaire quand il est enlevé dans la nuit du 1er au 2juillet 1997. Au départ, enfermé dans une pièce avec une fenêtre obstruée, une ampoule au plafond et un matelas, il pense n’en avoir que pour quelques jours avant d’être libéré. Mais le temps passe, rythmé par les mêmes micro-événements (on lui apporte un bol de soupe et un mug de thé deux fois par jour, un de ses ravisseurs l’emmène aux toilettes) et il est toujours au même endroit.

Pour ne pas perdre la notion du temps (il essaie de se repérer aux bruits et aux moindres détails), il égrène le calendrier dans sa tête, voyant défiler semaine après semaine (quand il a l’occasion de voir la date du jour écrite sur un journal, il réalise que ses calculs sont bons !).

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Pour ne pas devenir fou d’ennui et (de désespoir), il rejoue dans sa tête toutes les étapes des grandes batailles napoléoniennes qu’il connait visiblement par cœur.

Difficile de savoir si le recul dont il fait preuve assez souvent voir même un certain humour dans des situations particulières (au téléphone avec un membre de l’ONG il affirme qu’il ne faut pas payer la rançon réclamée car c’est beaucoup trop et qu’il peut encore tout à fait patienter) reflète la façon dont il a vraiment vécu ces mois de captivité ou s’il s’agit de la patte de l’auteur.

Ce qui est certain c’est que Guy Delisle a su parfaitement retranscrire le quotidien d’otage de Christophe André (ils se sont rencontrées il y a une quinzaine d’années, sont devenus amis et l’auteur l’a enregistré pendant 2 jours), ses pensées, son environnement, jouant sur les couleurs pour montrer l’alternance de jour et de nuit, répétant les mêmes scènes qui montrent avec puissance quelle impression de vide face à l’attente on peut ressentir.

On pourrait penser que lire 400 pages d’une histoire où chaque jour ressemble à l’autre est ennuyeux mais c’est tout le contraire car Guy Delisle a su allier la force du dessin et du texte, il montre avec une sensibilité remarquable tout ce que ressent cet otage et créé un suspense au fil des pages.

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Il était très bon pour raconter son histoire (je pense à Chroniques de Jérusalem, je n’ai pas encore lu ses autres titres), il est également très doué pour transmettre celle d’un autre.

Être otage, c’est pire qu’être en prison.
Au moins, en prison, tu sais pourquoi tu es enfermé.
En prison, tu connais le jour où tu vas sortir, la date précise…

Alors qu’ici je peux juste compter
les jours qui sont passés sans savoir
quand ça va s’arrêter.

 

 

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