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Avant toute chose, commençons par la fin, il n’a jamais été question pour moi (pour le moment) d’arrêter le sucre. D’abord le sucre ne me rend pas malade (je n’ai pas eu de diabète gestationnel pendant mes grossesses), ensuite une vie sans sucre me parait affreusement triste mais ça, étant donné le contenu de ce blog, ce n’est pas un scoop, enfin pour des questions d’honnêteté j’aurais beaucoup de mal à ne plus du tout manger de sucre mais à continuer tranquillement, comme si de rien n’était, à proposer sur le blog des recettes de desserts, des articles sur des adresses sucrées en vous disant faites le contraire de ce que je crois être bon pour la santé. Si je gagnais un jour au loto, mon rêve le plus dingue serait de financer un tour de France, d’Europe (voir du monde soyons fous)) des pâtisseries, glaciers, chocolatiers et de créer un guide en ligne / papier spécial becs sucrés autour de mes découvertes et coups de coeur. Bref je suis une droguée au sucre.

Oui parce que disons le tout de go, l’auteur australienne, n’ y va pas par quatre chemins concernant le sucre (le fructose plus précisément) utilisant le même vocabulaire que si je m’envoyais des lignes de coke (si je peux être de mauvais poil si on me prive longtemps de chocolat, je ne suis ni en transe ni en en état de manque physique) : il est question d »accro », d’être « tombée dans le sucre » (un peu comme Obélix )), d' »emprise du sucre » et j’en passe puis d’être « libérée ».

Pour résumer le sucre c’est le mal (comparé à de l’arsenic, je n’invente rien). Là j’ai pensé au film des inconnus « le tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout« .

Pour nous convaincre d’arrêter cette drogue dure, outre un argumentaire au rouleau compresseur, l’auteur nous montre ses belles gambettes sur toutes les photos. Pas photoshopées bien-sûr, pas musclées par deux heures de gym et de piscine quotidienne et l’emploi d’un coach à domicile non plus mais juste superbes parce qu’elle ne mange presque plus de sucre.

C’est décidé j’arrête le sucre concrètement de quoi ça parle ?

C’est un programme détox et minceur sur 8 semaines (un régime disons le clairement) qui doit nous faire passer l’envie définitivement de sucre. Attention qui dit pas de sucre, ne dit pas seulement pas de gâteaux, pas de chocolat, pas de sucre dans votre thé, pas de sodas, pas de confitures sur vos tartines, pas de miel, pas de jus de fruit mais aussi pas de fruits (en sachant que certains sont plus dosés en fructose que d’autres…oubliez l’idée de vous caler avec une pomme par exemple). Ces derniers seront réintroduits à petites doses dans l’alimentation une fois le programme détox minceur terminé.

Pour remplacer le sucre, il est conseillé de manger plus gras. Ne vous emballez pas en imaginant frites, charcuterie et assiette de fromages, il est plutôt question de poissons gras, d’huiles végétales, de fromage frais et d’oeufs. L’auteur a aussi des aliments chouchou comme l’avocat qu’elle nous propose au petit déjeuner sur des tartines (je crois que ça va pas être possible, pas être possible) et dans de nombreuses recettes (ça pose à mon avis un souci côté allergies d’en consommer beaucoup alors que notre organisme n’est pas habitué à cela), la noix de coco (en beurre, en huile, en sucre), le sirop de riz et les fameuses graines de chia (7.90 euros le paquet en magasin bio, des prix pas à la portée de toutes les bourses comme pour beaucoup d’ingrédients cités).

Pourquoi ai-je lu ce livre si je n’ai pas l’intention d’arrêter le sucre ?

J’ai vu fleurir ces derniers temps beaucoup de livres sur le #nosugar et j’ai voulu savoir, qu’est ce qui se cache derrière ce possible effet de mode. J’ai quand même appris dans ce livre que les aliments light comprennent souvent plus de sucre que leurs équivalents pas light. Je savais déjà que les plats préparés/industriels avaient tendance à être trop gras, trop salés, trop bourrés de conservateurs, additifs alimentaires mais ils sont en plus trop sucrés.

Je suis plutôt convaincue par le fait que le sucre blanc est le moins sain et j’utilise d’ailleurs d’autres sucres à la maison depuis quelques temps comme le sucre complet et le sucre muscovado qui ne sont pas trop chers. Je n’ai jamais sucré mon thé ou mon café, je ne suis pas très branchée bonbons, il ne me semble pas insurmontable de ne plus sucrer mes yaourts et autres laitages (je mets souvent des fruits coupés dedans mais ça reste du sucre !) et je vais tenter les fruits secs en cas de coup de mou, il parait que ça cale. En ce qui concerne ma consommation de chocolat et de pâtisseries, je sais que j’en mange trop et que ça se voit …mais je sais aussi que ce n’est pas un régime qui va régler mon comportement avec cette nourriture-doudou-réconfortante. Le problème est plutôt d’apprendre à gérer mon hypersensibilité, mon stress autrement (et probablement avec l’aide d’une personne extérieure) et être plus à l’écoute du sentiment de satiété, de faim.

Au delà de ce bouquin, je suis aussi « gênée » par le discours hygiéniste actuel. Mangez healthy, soyez ferme et mince, dormez 8 heures, faites des goûters maison à vos enfants uniquement, n’ayez pas de vices …avec une bonne culpabilité à la clef quand on ne répond pas à cette norme ou que notre emploi du temps ne nous permet pas d’incarner cette mère modèle qui ne nourrit ses enfants qu’avec du fait maison (m’est avis que beaucoup de donneurs de leçons n’ont pas idée de la justesse d’un emploi du temps à partir de 18h quand on récupère les enfants à l’étude et qu’il faut enchaîner sur les devoirs, le bain, etc).

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Si la partie « régime » ne m’a pas vraiment convaincu (il y a même des conseils que je trouve risibles comme celui de se brosser les dents pour faire croire à notre estomac qu’on s’est offert une sucrerie, le dentifrice contenant une quantité infime de saccharose), j’ai trouvé la partie recettes beaucoup plus réussie. D’abord la maquette du livre de manière générale est très agréable, les photos ne sont pas tristounettes du style poireau vinaigrette et j’ai envie d’essayer le granola coco noix , les muffins oeufs bacon (plutôt pour un brunch que pour un petit déjeuner…déjà en temps normal j’ai beaucoup de mal à petit déjeuner le matin), le gratin de fruits rouges au mascarpone  par exemple. Si on met de côté la question des ingrédients, les recettes paraissent assez simples à réaliser et savoureuses.

j 'arrête le sucre brunch

j'arrête le sucre crepe

j 'arrête le sucre dessert

D’autres avis sur ce livre : celui d’Estelle ; celui de Sophie

C’est décidé j’arrête le sucre de Sarah Wilson, éditions Larousse.

Ah si tu savais depuis combien de temps je veux l’écrire ce billet. Je le retourne dans ma tête dans tous les sens mais tout est embrouillé et puis je crois que je ne suis pas très fière de moi dans le fond. Je me demande aussi s’il n’y a pas une contradiction énorme entre mon obsession du poids et ma passion pour tout ce qui touche de près et de loin à la gastronomie (en même temps des chefs sveltes ça existe, non? )

On m’a proposé il y a quelques mois de tester gratuitement pendant 3 mois la méthode en ligne du docteur Zermati, Line coaching. Les régimes j’en ai suivi un certain nombre depuis que je suis ado. Ça marche plus ou moins bien (et plutôt beaucoup moins bien en vieillissant), parfois je m’affame, parfois je mange à ma faim, souvent je n’ai plus aucune vie sociale. Ça signifie aussi que j’arrête de préparer des desserts, alors que j’adore ça. Des kilos, j’en ai perdu beaucoup et j’ai malheureusement tout repris, avec un bonus. Le yoyo je suis championne.

Ce que je reproche à tous ces régimes, y compris Weight Watchers, est que je passe mon temps à peser ou à compter des points, je mange des choses peu caloriques mais sans plaisir. La frustration grandit, mon humeur s’assombrit, ce qui explique qu’un jour ou l’autre, plus ou moins lointain, je craque.

La méthode Zermati j’en avais entendu parler avant Line Coaching, je m’étais renseignée dessus et je trouvais intéressant cette approche globale qui prend en compte le comportement car dans mon cas en tous cas, au delà de règles diététiques, c’est mon rapport à la nourriture qui est au cœur du problème.

Du coup, quand j’ai commencé à remplir mon carnet alimentaire, étape indispensable dans la méthode, je n’ai pas eu de grandes surprises. Je mange très souvent en faisant autre chose : vite le midi et devant l’écran, vite le soir et en étant sollicitée sans cesse par les enfants. Dans ces conditions, je savoure rarement, et je suis bien en peine de reconnaitre la fameuse sensation de satiété (d’autant plus que je mange beaucoup trop vite). Il m’arrive aussi très régulièrement de manger alors que je n’ai pas nécessairement faim : par pure gourmandise ou par « pulsion » pour affronter une émotion (plutôt négative). J’ai l’impression que je passe mon temps à craquer, que je devrais avoir la volonté de dire non, de me restreindre. L’autre moitié du temps je culpabilise, je m’en veux, je me trouve nulle, j’envie les minces, celles qui ont l’appétit coupé quand elles sont stressées ou contrariées alors que moi je gonfle.

J’ai aussi commencé à suivre une petite série d’exercices..à peine 15 minutes par jour et rien de sorcier. Je m’y suis tenue tant que j’étais à la maison car j’arrivais à trouver un créneau facilement dans la journée (je suis même passée sans souci à 30 minutes) et puis dès que j’ai du bosser en dehors de chez moi, je n’ai plus trouvé le temps. Quand j’ai lu le billet d’une copine blogueuse au corps de déesse  qui préconise 3 séances d’une heure et demie par semaine pour retrouver un ventre plat, je me suis dit que les enfants c’était la double peine. Non seulement tu perds ta silhouette d’autan mais en plus tu as peu de chance de la récupérer …parce qu’honnêtement tu en connais beaucoup des mères de deux jeunes enfants qui ont autant de temps pour elle ? Les esprits les plus retors pourront me rétorquer : tu trouves bien toutes ces heures pour ton blog. C’est tout à fait vrai mais j’écris à partir de 21h le soir, une fois que les enfants sont couchés, que j’ai bouclé ma seconde journée et franchement à 21h je n’ai ni l’énergie ni l’envie d’une séance d’une heure et demie de sport. Conclusion : je suis convaincue que sans sport, mon corps restera mou comme du chamallow, que j’aurais honte de me mettre en maillot, en jupe, en robe (parfois j’ai l’impression de m’habiller comme une amish) mais il faut que je trouve quelque chose qui me plait (sinon je vais abandonner très vite), qui est peu couteux vu mon budget (je lorgne sur la zumba mais c’est forcément en club et plutôt hors de prix) et facilement intégrable dans un emploi du temps de working mum (à priori le plus facile serait sur l’heure de déjeuner).

Enfin tout ça pour dire que même ce petit effort de 15 minutes par jour, je n’en ai pas été capable sur la durée.

Et pour le reste? j’étais sensée me connecter chaque jour pour avancer ma progression, suivre des séances de respiration pour, j’imagine, être capable de gérer mes émotions autrement que par la nourriture mais les jours ont défilé et j’ai espacé mes visites…faute de temps.

Vu comme ça, on pourrait croire que je manque totalement de motivation. Pourtant mon poids a toujours été un point sensible. Il y a des filles rondes qui s’aiment et s’acceptent. Chouette pour elles, je suis même sûre qu’elles ont raison mais moi rien à faire je me sens mieux quand je suis plus légère, quand je me vois en photo à côté de ma sœur j’ai l’impression de Laurel et Hardy.

La fin des trois mois est arrivée et je me suis écriée déjà ! (depuis septembre dernier, de toute façon j’ai l’impression d’être à bord d’une navette spatiale et j’en viens presque à rêver de ne rien faire pendant plusieurs jours, ce qui n’est pas réellement ma nature). Je ne sais toujours pas si on peut être mince si on n’est pas fana de légumes ET bec sucré si tenté qu’on écoute sa faim ou si c’est un doux rêve. Je ne sais toujours pas comment éviter les grignotages et si avec Zermati, la gourmandise existe toujours ou pas (à priori si on mange juste quand on a faim, je pourrais me balader dans les allées du salon du chocolat sans avoir envie de goûter à rien).

Peut-être que la solution virtuelle n’est pas la bonne pour moi et que j’ai besoin d’un diététicien comportementaliste qui me coache…mais on en revient aux questions de temps et d’argent.

Même si j’ai été une très mauvaise élève, la méthode Line Coaching m’a paru  très complète : vidéos, exercices, carnets, outils, forums (et la possibilité aussi de prendre rendez vous par téléphone avec un médecin pour un suivi plus personnalisé et pour poser des questions) et je sais qu’elle a été efficace auprès d’autres personnes. Elle nécessite de s’accorder du temps pour soi et peut-être qu’il suffit d’être un peu plus souvent à la maison que je ne l’étais.

Et toi, tu aimes les légumes verts, tu cours et va à la piscine et tu es calée après ton entrée ? tu t’acceptes comme tu es ? ou tu hais ta balance?

crédit photo : weheartit.com

crédit photo : etsy, the Paper Peddler

En recevant le dernier Marie-Claire, j’ai tout de suite tilté sur le dossier du mois « Ceci est votre dernier régime !« . Habituellement la presse féminine attend le numéro de mars pour parler poids, ligne et kilos en trop au moment où les températures se radoucissent et où tu ne vas plus pouvoir te planquer très longtemps sous tes larges pulls. Cette fois Marie-Claire attaque la masse graisseuse les fêtes de fin d’année à peine finies et la galette des rois pas encore tout à fait digérée.

Bien entendu, je suis allée voir dans le magazine quel était ce régime tellement révolutionnaire qu’il serait le dernier. Personnellement j’ai commencé à grossir en me mettant au régime. A l’époque  j’étais une adolescente plus ronde que la plupart de mes copines, mais pas aussi ronde en réalité que dans ma tête. J’étais juste une ado qui avait du mal à accepter que son corps change plus vite que le reste. Ce régime je n’en avais pas besoin mais j’ai perdu quelques kilos. L’ennui avec les régimes c’est que dès que tu recommences à manger normalement (ce que j’entends par normalement c’est manger à sa faim, sans aliment interdit) tu reprends tes kilos à plus ou moins long terme et avec un bonus à chaque fois.

L’histoire de ma vie a été ensuite ponctuée de régimes y compris le peu critiqué en général Weight Watchers (deux fois) , qui marche très bien tant que tu comptes tes points chez toi, au restaurant, chez les amis…un bonheur ! En 20 ans, je n’ose pas calculer le nombre de kilos que j’ai perdu en tout ..beaucoup…je les ai malheureusement tous repris.

Mais bon admettons que ce régime soit vraiment différent, en quoi consiste-t-il ? dans un premier temps, il s’agit de calculer son poids idéal selon la méthode Dunkan. Là je t’avoue que j’ai grincé des dents étant donné le peu de sympathie que m’inspire le bonhomme (je suis tombée récemment dans un Virgin sur son programme pour le président de la république …rien que ça ). Cela dit, l’idée même du poids idéal n’est peut-être pas totalement absurde. Vouloir ressembler à Kate Moss quand on a une ossature épaisse (il parait que c’est mon cas, c’est bizarre ça me console pas une seule seconde), c’est absurde. Sauf que lorsque tu feuillettes Marie-Claire ou Elle par exemple, le poids idéal il est rarement au dessus de 50 kilos parce que il faut se rendre à l’évidence la fille plume tu peux lui mettre n’importe quoi sur le dos, elle sera classe avec. Bref la première étape consisterait à connaitre son poids idéal et à l’accepter. Adieu bottes (tu crois qu’on peut maigrir des mollets?), petite robe noire sublime sur les autres et atroce sur moi, tailleur/short, slim et à peu près les 3/4 des rayons de tous les magasins de fringues. Cristina Cordula j’ai besoin de toi !

La seconde étape de ce plan de bataille est en fait le nouveau régime Weight Watchers. Non seulement tu n’es plus obligée de compter tes points mais en plus tu peux manger à satiété.  Alors là j’ai eu envie de dire « on signe où ? » (d’ailleurs juste en bas de l’article il y a la formule d’abonnement, l’endroit pour s’inscrire…c’est quand même bien fait non?). Cela dit, avant de sortir le champagne, j’ai lu l’article jusqu’au bout. D’abord il faut que tu saches quand tu es arrivée à satiété. Du bon sens ? pas forcément en ce qui me concerne, je ne mange pas toujours par faim mais je mange aussi par pure gourmandise, par anxiété, pour gérer une émotion….c’est moche, hein? en attendant je ne suis pas persuadée que la solution soit un régime quand c’est la question du comportement alimentaire qui est en jeu. Ensuite tu n’as le droit de consommer que des aliments rassasiant et inutile de te préciser que le chocolat n’est pas dans la liste. Cela soulève un autre problème avec les régimes en général : faut-il manger des choses qu’on n’aime pas ou peu juste parce qu’elles sont peu caloriques ? la question reste ouverte.

Enfin la dernière partie du dossier explique comment gérer les écarts. Comme je suis une vilaine fille, j’ai choisi l’astuce la plus risible intitulée l’ordonnance des tops. On te demande de boire un grand verre d’eau tiède avec un jus de citron alcalin au réveil puis d’aller te recoucher pendant 30 minutes sur le côté droit afin de favoriser le drainage hépatique et biliaire. Prête à mettre  ton réveil à sonner 30 minutes plus tôt? ah tu vas la regretter ton escapade chez Pierre Hermé !

Bref au cas où tu ne l’aurais pas compris, je suis moyennement convaincue par ce dernier régime malgré l’envie de me débarrasser une bonne fois pour toute, et pour le reste de ma vie, de mes problèmes de poids. Je ne suis ni obèse ni grosse aujourd’hui mais j’ai une dizaine de kilos en trop, des pantalons qui me serrent à la taille et un corps que je n’aime pas tel qu’il est actuellement.

En 2011 j’avais commencé le dernier livre de Zermati que j’avais trouvé très intéressant et sur bien des points à contre-courant des idées sur la diététique. Si j’ai abandonné sa lecture par manque de temps , de motivation et peut-être aussi par besoin d’être accompagnée réellement et personnellement (si tu connais un diététicien de la mouvance Zermati sur Lyon, cela m’intéresse), je crois vraiment qu’il y a une piste à creuser de ce côté là et ce n’est pas Pensées de ronde qui me contredira.

Et toi, quelle est ton expérience des régimes?

Comme je l’écrivais il y a peu ici, les régimes ras-le bol : perdre des kilos pour les reprendre dès que je remange « normalement », j’en ai marre.

Je me suis donc lancée dans la lecture, de manière très studieuse du livre de Zermati, Maigrir sans régime.

Il n’est pas un brin racoleur votre titre, docteur ? et puis vous exagérez pas avec la photo en couverture d’une jeune femme qui pioche dans ce qui ressemble à un fraisier ou à un cheesecake à la fraise qui a l’air trop bon?

Ce qui m’a rassuré quand même c’est le fait que Jacques Fricker, qui est le pape de la diététique ( ou ce qu’est Evelyne Delhia à la météo, Benjamin Castaldi à la télé réalité, Grand Corps Malade au slam ) a soutenu ce livre et a accepté de le présenter à la maison d’édition, Odile Jacob.

Comme toute personne normalement constituée j’ai donc commencé par le chapitre 1 consacré à ce que l’auteur appelle l’état de régime permanent ou la restriction cognitive et dont le premier stade consiste à ne plus écouter ses sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété) car on confie la direction de son comportement alimentaire à des règles alimentaires jugées plus fiables (et reprises aussi bien par les magazines féminins que par le corps médical).

Des exemples?

Un VRAI petit déjeuner est primordial : bon sur ce coup là, je petit déjeune rarement étant donné que je n’ai vraiment pas faim le matin au lever, j’écoute donc mes sensations alimentaires docteur ?

– il ne faut SURTOUT pas sauter un repas

– il faut alléger le dîner

Le fait de suivre ces règles alimentaires conduit à manger même si on n’a pas faim (parce qu’un petit déjeuner est primordial tu suis? ), à ne pas manger même si on a faim (parce qu’il faut faire un dîner léger par exemple) ou bien encore à manger un aliment dit autorisé (et supposé ne pas faire grossir) alors qu’on a envie d’un autre aliment interdit (qui lui est supposé faire grossir).

C’est ainsi que peu à peu, on désapprend ses sensations et ses besoins réels.

Mais le docteur Zermati va encore plus loin dans sa démonstration : il parle d’idées qui font grossir ! à commencer par celle selon laquelle il y a des aliments qui sont autorisés et d’autres interdits en illustrant par l’exemple d’une jeune femme qui meurt d’envie d’un carré de chocolat (non, non ce n’est pas moi), qui mange un yaourt 0% pour oublier le carré puis un second yaourt puis qui finit par craquer mais cette fois non plus pour un carré mais la moitié de la plaquette de chocolat…intéressant, non?

« Manger en fonction de ce que l’on pense devoir manger sans tenir compte de ce que l’on ressent finit aussi par créer beaucoup d’envies  »  : en clair si tu supprimes le chocolat (ou un autre aliment que tu aimes beaucoup car désigné comme interdit car trop gras, trop sucré, trop calorique), tu auras plus envie d’en manger qu’avant même la suppression de ton alimentation.

A ce stade, la faim et l’envie se confondent totalement et ça je pense qu’avec le nombre de régimes que j’ai expérimentés jusqu’à présent, je suis en plein dedans.

Leçon numéro 1 : je suis une mangeuse restreinte (qui a perdu ses sensations) en opposition aux mangeurs régulés.

Il est temps maintenant de passer aux travaux dirigés c’est à dire remplir un carnet alimentaire en ligne ..c’est beau la technologie )

A suivre…

Et toi, toujours dans l’idée que tu dois faire attention à ce que tu manges ou tu sais écouter tes sensations?

 

J’ai hésité à titrer ce billet : Maigrir sans régime, est ce possible? mais étant donné que jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas essayé, difficile d’être catégorique dans un sens comme dans l’autre même si sur ce sujet, je ne peux m’empêcher de penser à Caro de Pensées de ronde.

Les régimes, je suis tombée dedans dès l’âge de 15 ans et jusqu’à mes 35 ans j’ai du passer la moitié de mon temps soit 10 ans à essayer diverses méthodes. Le pire c’est qu’au départ, je ne suis même pas certaine que j’en avais réellement besoin mais plus je feuilletais Jeune et jolie et compagnie et plus je me trouvais des kilos en trop. A l’époque j ‘avais cassé ma tire lire pour boire des sachets en poudre à diluer dans de l’eau à la place d’un repas, goût vanille. Non seulement c’était cher mais en plus infect et j’en ai gardé un dégoût pour toutes les préparations lactées vanillées.

J’ai tenté le régime mannequin : quelques feuilles de salade pour pouvoir se permettre une douceur le week-end…je me sentais tellement faible que j’ai renoncé à une carrière de top model pour toujours.

En tout j’ai perdu beaucoup de poids, mais j’ai toujours tout repris…le fameux yo-yo je maîtrise. Les grossesses n’ont rien arrangé, j’ai pris assez peu à chaque fois. Étant déjà ronde au départ, je ne me suis pas lâchée sous prétexte de frustrer l’occupant mais alors que je croisais des femmes sortant de la maternité comme d’une cure minceur à Biarritz, j’ai gardé une bonne partie de mes kilos.

Vous reprendrez bien un peu de Weight Watchers? comptez les points, cherchez les aliments le moins caloriques pour économiser un peu pour une sortie, une invitation..chouette cette fois j’avais le droit d’avoir une vie sociale !

Et si le poids c’était un peu plus compliqué que ce qu’on pense ? j’ai les poils qui se hérissent quand on me dit : les gens qui sont en surpoids ils n’ont qu’à manger moins, qu’à manger mieux, c’est juste une question de volonté. Si c’était aussi simple, tout le monde serait mince, non?

Devant mon ras-le bol des régimes, j’ai envisagé diverses solutions :

la transfusion graisseuse et la transfusion mammaire (tant qu’à faire)…ma soeur pleure son ancienne  poitrine depuis son allaitement et n’a pas de fesses, je veux bien me dévouer

– l’investissement massif en crèmes amincissantes (la crème fondante raffermissante à la fleur d’oranger de Nuxe est déjà tout un programme)

l’acceptation de soi …sauf que ce bourrelet au niveau du ventre quand je le vois sur une photo, je l’accepte pas mais alors pas du tout. J’aimerais arrêter de jouer à la femme/ la mère mystère dans les albums photos parce que je me trouve trop grosse sur n’importe quel cliché.

Là où j’aggrave mon cas c’est en admettant que je suis gourmande, que j’aime cuisiner , que je préfère un peu de vrai sucre à de l’aspartame ou du beurre à de la margarine.

Alors que faire? si j’avais du temps et le budget, je serais allée voir un nutritionniste , un zermati lyonnais si tenté qu’il existe parce que je suis convaincue qu’au délà des règles de diététique, c’est du côté des émotions et des comportements qu’il faut creuser.

Je me suis contentée d’acheter son livre, Maigrir sans régime. Le titre ressemble un peu à un régime miracle mais connaissant le sérieux de son auteur, j’espère qu’il m’apportera quelques réponses et m’aidera peut-être à perdre ces kilos en trop.

A suivre…

Et si demain, je ne parlais plus chocolat, gourmandise, recettes, tu viendrais encore sur mon blog?

Edit : un tumblr tout en bleu pour Chrys et Zaza

 

Ton jean te boudine, tes habits semblent avoir tous mystérieusement rétréci, tu ne supportes plus de croiser ta silhouette dans le miroir et pourtant te mettre à la diète te semble aussi pénible qu’écouter Fabrice Luchini parler de lui….voici une liste non exhaustive d‘excuses toutes prêtes pour ne pas attaquer un régime :

– c’est bientôt l’hiver, il fait froid et tu as besoin/envie de plats roboratifs, nourrissants pour tenir le coup

– tu ne vas quand même pas te priver alors que les fêtes de fin d’année et son foie gras, saumon, dinde, marrons glacés,champagne, fruits déguisés sont de la partie

– c’est l’été, il fait beau, c’est la saison des apéros, des barbecues..et puis de toute façon c’est trop tard pour rentrer dans le maillot de bain de tes rêves

– tu as un job, des enfants, des amis, un mec, des loisirs, un blog…où trouverais-tu le temps de te préparer des plats spécial ligne ?

– les légumes, le poisson c’est cher

-tu ne vas tout de même pas changer toute ta garde-robe…la ruine !

– tu ne veux pas qu’on pense que tu as été gravement malade

– tu ne peux tout de même pas vider les placards des gâteaux, goûters, friandises de tes enfants

– en voulant perdre des kilos, tu crains de fondre aussi des seins

– rater le nouveau rocher suchard? le resto qui vient juste d’ouvrir dans le quartier et dont tout le monde parle? l’anniversaire de ton meilleur pote et le buffet qui va avec?..tu n’y penses pas !

– de toute façon, ta balance déconne, ton appareil photo et ton caméscope te rajoutent systématiquement 5 kilos et ta machine à laver aurait besoin d’être réparée

– pourquoi se gâcher l’existence alors que ton homme se laisse aller?

– tu as déjà testé de nombreux régimes et ton corps n’est plus réactif

Toutes ses excuses ayant été utilisées au moins une fois, je me trouvais contrainte d’admettre ma mauvaise foi et me mis à la diète…mais ça c’est une autre histoire )

Et toi, quelle est ta plus belle excuse?

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