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Rien ne vous plaisait dans ma sélection de lectures estivales précédentes ? ou vous avez déjà tout lu ? ou bien encore vous êtes du genre dévoreur de livres, vous en lisez un par jour ? (pas en diagonale j’espère, l’idée d’efficacité et de rentabilité appliquée au plaisir que devrait être la lecture me parait terrible ). Quand y en a plus, y en a encore, me revoilà avec 4 romans (dont 3 poches) que j’ai classés, un peu vite peut être tant ils sont différents les uns des autres, dans la catégorie romans noirs. Disons qu’ils ont au moins le point commun, d’avoir tous, une bonne dose de suspense.

Si vous êtes des fidèles parmi les fidèles, vous reconnaitrez deux titres dont je vous ai déjà parlé. Comme pour le volet 1, j’ai trouvé plus « amusant » (tout est relatif) de vous proposer ce best-of sous forme de vidéo (un jour où tous les marteaux piqueurs du monde semblaient s’être réunis pour un concert sous mes fenêtres alors qu’en général, bien qu’habitant en pleine ville, je peux dormir les fenêtres grandes ouvertes sans bruit de voiture ou de mobylette..bonheur ). Le débit de mon élocution laisse penser que j’ai été piquée par une mouche tsé-tsé..même pas ) C’est que c’est un métier de parler dans un micro et assurément pas le mien.

Pour ce volet 2 (qui sera probablement le dernier au moins pour les lectures d’été), vous avez donc le choix avec ces 4 romans entre une saga initiatique par l’auteur du Maître des illusions (que je n’ai toujours pas lu, pourtant je suis sûre que je ne pourrais plus m’en défaire une fois prise dedans), un thriller très cinématographique dans lequel il est question d’un réalisateur de films d’horreurs (typiquement le genre d’histoires que je ne pourrais pas voir sur écran mais que j’ai lu avec frisson), une intrigue diablement efficace où la folie rôde et un polar qui vous plongera dans l’hiver islandais même si vous êtes sur la plage.

 

4 polars pour l ete from virginie on Vimeo.

 

N’hésitez pas à partager en commentaire les lectures prévues cet été ou dites-moi si un de ces 4 titres vous tente plus qu’un autre.

Admettons que cet été vous ayez plus de temps pour lire parce que vos enfants sont chez leurs grands-parents ou en colonie, parce que vous n’avez pas envie d’allumer votre télé ou votre ordinateur, parce que vos amis sont au bout du monde et boivent des spritz/mojito sans vous, parce que vous avez regardé toutes les saisons de toutes les séries jugées incontournables (bon ok c’est peu probable), parce que vous n’arrivez pas à dormir avec la canicule même avec le ventilo à fond, parce que que vous êtes en vacances ou bien encore parce que vous avez des heures de libre de transat/serviette sur la plage/chaise sur le balcon de prévu bref admettons que vous avez du temps et que vous cherchez des idées de lecture …tandam voici quelques idées pour vous aider, à commencer par 5 romans à lire cet été. Je vous ai déjà parlé, sur ce blog, de chacun de ces titres (mais vous ne lisez pas pieusement tous mes articles, si ?), du coup plutôt qu’écrire un best-of, j’ai retenté l’expérience vidéo avec des euh, des hésitations, des phrases pas finies, des phrases avec une négation manquante (les correcteurs d’orthographe vont frémir) et  …que des couvertures de livres : )

Pour que la vidéo ne soit pas trop longue à visionner (je lisais récemment que seuls les formats très courts « marchent », quelle époque quand même #minutevieilleconne), j’ai prévu un épisode 2 avec d’autres titres #artduteasing.

Pour ce volet 1, je vous propose de plonger dans un roman choral en entrant dans le destin d’un groupe d’amis depuis leurs 16 ans jusqu’à leur cinquantaine, de suivre l’histoire d’une jeune femme entre le Nigeria et l’Amérique et celle d’un homme en quête d’identité des années 50 aux années 80 mais aussi de vous glisser dans la peau d’une femme de presque 50 ans ou dans celle d’un ex-agriculteur reconverti en recouvreur de dettes vivant à Paris. Clap de début, c’est parti :

5 romans en poche pour l’été from virginie on Vimeo.

 

Avez vous lu un de ces titres ? ou vous avez envie d’en lire un ? lequel ? Je sais que c’est un peu pénible de devoir remplir plusieurs champs pour laisser un commentaire mais selon la formule le blog se nourrit de vos mots alors n’hésitez pas : )

Aujourd’hui je me la joue booktubeuse sauf que la star ce n’est pas moi mais le livre (je vais essayer de trouver d’autres idées que le plan fixe sur la couverture sans qu’on voit ma bobine, c’est ma première, soyez indulgent). Ma mission consiste donc à vous convaincre en 1 minute 30 (j’étais partie sur 30 secondes mais c’est vraiment trop court !) que le roman Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda (dont je n’ai rien lu d’autre et dont je n’avais pas entendu parler…c’est la quatrième de couverture qui m’a donné envie de l’ouvrir) est LE roman que vous devez lire cet été sur la plage, sur votre transat, sur votre terrasse ou votre balcon, devant votre ventilo, au bureau…fill the blank : )

500 pages où vous serez loin, en Inde, aux États-Unis, dans la peau d’un futur médecin, dans les services d’urgence d’un hôpital, dans la peau d’une jeune femme mariée sans son consentement…vous allez vivre au moins deux vies en plus de la vôtre et vous n’aurez pas envie de quitter les personnages d’Un fils en or !

A lire absolument cet été from virginie on Vimeo.

J’ai oublié de vous dire dans la vidéo que l’auteur, en plus de son talent d’écriture, a le don de vous mettre l’eau à la bouche à chaque fois qu’il évoque des plats indiens ou des plats mexicains goûtés par le personnage principal en Amérique.

Si vous lisez Un fils en or, n’hésitez pas à venir me le dire ici ou si je vous ai donné envie, un petit commentaire ça fait toujours plaisir ; )

Et vous, vous savez quel sera votre livre de chevet cet été ?

(et j’en parle tout le temps mais si vous aimez les sagas ET les histoires d’amour pas ordinaires vous pouvez ajouter dans vos valises Americanah)

Est ce la soudaine augmentation des températures qui m’a donné envie de me plonger en plein hiver islandais sous la neige (qui se dit Snjór en islandais, pour la prononciation je ne garantis rien) au mois de mai ? En vérité je voulais lire Mörk (vous aussi, vous faites du copier-coller à la Pierre Croce   pour taper un caractère spécial ?)) du même auteur mais Lucky Sophie m’a conseillé de commencer par le volet 1 de cette série Dark Iceland avec Snjór et je l’ai écouté (bon là j’ai déjà perdu la moitié de mes lecteurs qui sont en train de regarder toutes les vidéos You Tube de Pierre Croce).

Pour éviter les fautes d’orthographe, je vais continuer avec mon copier-coller, ce polar se situant à Siglufjördur (à vos souhaits). Ari Thór (pourquoi Mylène Farmer arrive dans mon esprit à la lecture de ce nom c’est un mystère) est un jeune flic de 24 ans tout juste sorti de l’école de police et quand on lui propose pour sa première affectation, de prendre un poste dans cette ville perdue au nord de l’Islande, il accepte, laissant derrière lui Reykjavik et sa fiancée Kristin (à qui il ne demande pas du tout son avis…bizarrement elle lui en veut )).

A priori rien d’exaltant pour cette première affectation : il ne se passe jamais rien dans cette petite ville où tout le monde se connait et où personne ne ferme la porte de sa maison à clef.  Pourtant, et alors que Ari Thór essaie de s’acclimater (toutes les occasions sont bonnes pour qu’on lui rappelle qu’il n’est pas d’ici), un vieil écrivain fait une chute mortelle dans les escaliers du théâtre lors d’une répétition et une femme, quasiment nue et presque morte, est retrouvée devant chez elle, dans la neige.

 Là vous vous dites peut être (pour ceux et celles qui ne sont pas en train de regarder la vidéo de chat de Pierre Croce) qu’un polar islandais avec plein de neige, un jour qui ne se lève jamais, dans une petite ville qui semble au bout du monde, cela est un peu déjà vu.

Ce qui distingue Snjór des autres polars de la même veine ? son personnage principal Ari Thór qui n’est ni alcoolo, ni dépressif (quoique un peu quand même quand Noël arrive et que les échanges téléphoniques avec son amoureuse sont de plus en plus froids), ni revenu de tout. Il débute avec les tâtonnements et les bourdes qui vont avec, il a aussi l’avantage d’avoir un oeil extérieur sur cette communauté où tout le monde est le frère, le lointain cousin, le voisin de ..et peut se permettre de poser des questions qu’un flic né ici ne poserait pas.

L’autre réussite de Snjór est d’installer une atmosphère à la fois glaçante (du fait des conditions météorologiques) et étouffante. En effet, au fur et à mesure que le temps passe et qu’en grattant sous la surface d’une bourgade tranquille, on découvre que chacun a ses petits secrets et mensonges, le personnage principal se sent de plus en plus oppressé comme si un étau se refermait sur lui. Sa claustrophobie est accentuée par le fait que Siglufjördur, suite à une tempête de neige, est totalement coupée du reste du monde.

A mesure que la neige s’amassait autour du poste, un sentiment d’asphyxie de plus en plus intense l’enveloppait. Comme si les dieux de la météo avaient décidé de construire autour du bâtiment un mur qu’Ari Thór ne pourrait jamais abattre. Il voyait les choses autour de lui s’assombrir et, soudain, il se débattait pour reprendre sa respiration.

Bref j’ai hâte de retrouver Ari Thór dans Mörk (qui a reçu trois prix littéraires) pour m’offrir d’autres frissons en plein été.

Quand j’entre dans un roman, j’ai envie de laisser le plus de place possible à mon imagination (c’est peut être pour cela que je préfère la fiction écrite au cinéma) mais par curiosité, une fois le livre refermé, je suis allée voir à quoi ressemblait la ville de Siglufjördur sous la neige et je suis tombée sur un billet du blog Retour du Monde qui plante bien le décor.

Et vous, l’Islande vous connaissez ? (en films, en livres, en vrai ?)

J’ai attendu d’être en vacances en Sardaigne pour lire, Le nouveau nom, le second tome de la saga d’Elena Ferrante, après avoir fermé il y a trois mois L’amie prodigieuse. J’avais hâte de retrouver les deux héroïnes, leur famille et leurs amis, leurs aspirations et les déceptions, le fil de leur vie, Naples et les rapports complexes entre elles deux.

Nées dans le même pays, dans le même quartier, dans une classe sociale similaire, les chemins d’Elena et Lila sont pourtant bien différents et cette différence se creuse dans ce second tome (je vous laisse découvrir comment pour ne pas vous dévoiler trop de l’intrigue).

Comment expliquer l’énorme succès de cette saga ? Pour ma part, je retrouve chez Elena quelque chose de très familier : elle est à la fois la plus « raisonnable » de deux jeunes femmes, elle n’ose pas toutes les folies de Lila mais est déchirée intérieurement entre admiration et désapprobation. Elena est toujours assaillie par les doutes et si ceux ci sont balayés parfois par un compliment ou un succès, ce n’est toujours que temporaire. Elle passe toute la première partie de sa vie à ne pas se sentir à la hauteur, inférieure aux autres, plus laide que Lila et les autres femmes en général.

Elena souffre aussi d’un complexe social qui me parait, si ce n’est universel, tout du moins, souvent éprouvé : elle a grandi dans un milieu où personne n’a suivi d’études. Quand elle se retrouve à Pise après le bac, elle se force, pour être conforme à ce que les étudiants « attendent » d’elle, à perdre son accent napolitain et à adopter les attitudes de ceux et celles qui l’entourent mais elle ne se sent pas vraiment des « leurs ». Or quand elle revient dans sa famille à Naples, elle réalise que, là non plus, elle n’est plus vraiment à sa place.

Enfin Elena semble incapable d’exprimer ses sentiments : elle fréquente des hommes pour qui elle éprouve, au plus, une certaine tiédeur et tait ce qu’elle ressent à celui dont elle est profondément amoureuse. Si le personnage de Lila a le destin le plus brillant et romanesque, c’est le personnage d’Elena que je trouve le plus attachant.

On retrouve, dans Le nouveau nom, de manière encore plus amplifiée que dans le 1er volet, la violence des Hommes. Elle s’exprime dans cette société machiste où il n’est pas anormal ou choquant de taper une femme (et dans laquelle quand un couple n’arrive pas à avoir d’enfant, c’est forcément la « faute » de la femme) mais elle est sous-jacente, comme prête à exploser, chez les caractères féminins aussi.

Comme dans le premier volet de cette saga, L’amie prodigieuse, ce que je trouve particulièrement réussi est la manière dont l’écrivain renverse les perspectives. Alors que Lila est présentée comme l’héroïne qui a le plus de tempérament, qui n’en fait qu’à sa tête, au fil des pages l’auteur suggère à son lecteur qu’Elena pourrait être la jeune femme qui a le plus de pouvoir.  En effet elle maîtrise son destin et on s’en remet à elle pour faire entendre raison à Lila, comme si elle était la seule que cette dernière écoutait.

Au fil des chapitres des vies de Lila et d’Elena, on en vient à se demander qui se sert de qui. Suite à un nouveau rebondissement, elles paraissent n’avoir jamais été aussi éloignées l’une de l’autre. Pourtant dans les dernières pages, une scène très forte les rapproche à nouveau avant que l’écrivain conclut Le nouveau nom par une phrase qui donne envie de lire très vite la suite.

 

Voici venu non pas le temps des rires et des chants, ni d’ailleurs celui des cathédrales mais celui des bilans de fin d’année en sachant que je me suis donnée comme contrainte, de ne sélectionner que 5 livres dans tous ceux que j’ai lus en 2016 (et avec mon côté « école des fans », je vous assure que c’est pas facile, facile ).
Si je devais conseiller 5 livres à lire absolument, 5 livres que j’ai envie d’offrir, de prêter, 5 livres dont j’aimerais discuter avec des amis, ce serait  les 5 suivants. A chaque fois, j’ai été autant touchée, accrochée, scotchée par le style de leur auteur que par la puissance de l’intrigue.

La petite femelle de Philippe Jaenada

C’est en voyant Philippe Jaenada sur un plateau télé que j’ai eu envie de lire son roman, La petite femelle. Si vous aimez quand la grande et la petite histoire se mélangent, si vous aimez les portraits de femme tout en nuances, si vous aimez les digressions pleine d’humour de l’auteur, si vous aimez les enquêtes et les procès, alors foncez ! (et moi si j’étais écrivain, je serais je crois de « l’école » de Philippe Jaenada, celle qui se documente et qui fouille dans les archives).
Depuis j’ai lu, Sulac, qui est aussi inspiré d’un fait divers. J’avoue que j’ai été un peu moins emportée que par La petite femelle car la dimension historique est moins présente mais on retrouve la patte de Philippe Jaenada et cette même jubilation à le lire.

ma chronique ici.

NB : ce titre est depuis sorti en poche.

la petite femelle

Vernon Subutex de Virginie Despentes

Il parait que Vernon Subutex est un des livres les moins « trash » « violent » de Virginie Despentes pourtant c’est le genre de roman qu’on n’oublie pas une fois refermé, ni quelques semaines après, ni quelques mois plus tard. Histoire d’une chute sociale, d’un déclassement dans une société impitoyable pour les plus faibles et malheureusement il ne s’agit pas que de fiction.

ma chronique ici

 

lecture avril 2016

L’arabe du futur de Riad Sattouf

Je sais qu’à chaque fois que je parle de BD ici, on me dit « je ne suis pas très BD », à quoi j’ai envie de répondre que moi non plus (et c’est vrai je suis venue à la BD très tard grâce à un collègue de bureau quand je travaillais en bibliothèque) mais que Riad Sattouf fait partie des quelques auteurs dont je ne raterai aucune publication et qu’il faut absolument lire.
Si vous avez envie de rire tout en apprenant un tas de choses sur la vie quotidienne et la culture au Moyen Orient à travers l’enfance d’un garçon, ne ratez pas l’Arabe du futur.

ma chronique ici.

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L’autre moitié du soleil de Chimananda Ngozi Adichie

2015 a été marquée par la lecture d’Americanah (si cela n’est pas encore fait, lisez le vous ne l’oublierez jamais, je n’ai pas réussi à convaincre l’homme à mon grand désespoir), 2016 a commencé avec L’autre moitié du soleil et Chimananda Ngozi Adichie a rejoint mon panthéon personnel.
Là encore la petite et la grande histoire (la guerre au Nigeria) s’entremêlent. Si vous aimez les romans où l’on suit le destin de personnages pendant des années, si les pavés ne vous effraient pas (c’est comme les séries ils vous accompagnent des soirs et des soirs et qu’est ce que c’est dur de les lâcher !) mettez le sans hésitez sur votre table de chevet.

Ma chronique ici.

lautre moitié du soleil

Au commencement du septième jour de Luc Lang

C’est mon dernier coup de cœur de l’année 2016. J’en ai parlé il y a très peu de temps alors je vous renvoie vers mon chronique ici. Ce que je retiendrai de Au commencement du septième jour, au delà de l’histoire et de son ambition, c’est sa capacité à transmettre de manière aussi puissante et juste au lecteur les sensations que ressent le personnage principal, c’est cette précision dans l’écriture quelque soit l’endroit où l’auteur nous emmène.

luc-lang

Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux.
Jules Renard.

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