Tag

poche

Browsing

10 poches pour passer l’hiver

Le plaisir de la lecture ne connait pas de saison mais quand il fait froid, que les jours sont courts et que les envies de cocooning prennent le dessus, les têtes à tête avec un bon bouquin ont une saveur particulière. Et puis ils peuvent faire oublier les blues de saison, les débuts d’année comme des pages blanches qui filent le vertige en nous emmenant ailleurs dans le temps, dans l’espace et dans d’autres vies. C’est cette idée à l’esprit que j’ai sélectionné 10 poches pour passer l’hiver :

1-Savourer l’instinct présent : Délices de Tokyo

Voir cette publication sur Instagram

🇯🇵CHRONIQUE : ÉCOUTER LA VOIX DES HARICOTS🇯🇵 Si je vous dis, la prochaine fois que vous préparez à manger, écoutez les aliments 🍒🍓 vous parler, vous allez vous demander si je n’ai pas abusé sur le saké. Non je n’entends pas de voix dans ma cuisine mais j’aime l’idée de traiter avec un certain respect, une certaine douceur les cadeaux que nous fait la nature. Lorsque je regarde les chefs pâtissiers travailler avec admiration, j’y vois souvent cette délicatesse. 🇯🇵Dans Les Délices de Tokyo, Tokue, une vieille femme aux doigts étrangement déformés, écoute ce que lui disent les haricots rouges pour préparer la garniture des dorayaki. 🇯🇵 Sentarô qui tient une échoppe de dorayaki, embauche Tokue. Elle connait tous les secrets pour confectionner le « an » dans les règles de l’art et la clientèle de la boutique se met alors à être de plus en plus nombreuse. 🇯🇵 Si on était dans un film américain, Sentarô apprendrait à son tour à faire la meilleure pâte de haricots rouges de la ville, les clients seraient tellement nombreux que bientôt la presse et les réseaux sociaux ne parleraient plus que de lui. Il deviendrait riche et célèbre et il épouserait sa cliente la plus fidèle et la plus timide. 🇯🇵 Vous vous en doutez les choses ne se déroulent pas ainsi et la suite est à lire sur le blog. #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #roman #poche #japon #litteraturejaponaise #dorayaki #duriansukegawa #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

2-Mettre ses pas dans celui d’un grand écrivain : Mrs Hemingway

Voir cette publication sur Instagram

🍹CHRONIQUE 🍹 « Les livres sont comme les gens, ils sont bien meilleurs quand on ne les comprend pas tout à fait. » Naomi Wood a choisi de livrer une version parcellaire, romancée, subjective d’Ernest Hemingway à travers le regard des 4 Mrs Hemingway qui ont partagé sa vie. En ouvrant ce roman, j’ai entendu le bruit des cigales de la riviera française et senti l’humidité des maillots de bain après la baignade, la chaleur poisseuse de la Floride m’est tombé dessus, la végétation luxuriante de La Havane et des images colorées de Cuba ont envahi mon esprit. Au fil des pages, le décor change, les seconds rôles aussi, le temps passe mais tous les regards restent tournés vers Hemingway. Charismatique mais en perpetuel besoin d’amour, mari infidèle mais amant voulant à tout prix épouser ses maîtresses, solide physiquement mais noyant son mal être dans l’alcool, lâche et touchant, Naomi Wood brosse tout en nuances quelques facettes de cet écrivain mais dresse aussi de beaux portraits de femmes qui l’ont aimé différemment chacune à leur manière. Il serait peut être temps maintenant de lire au moins un des romans d’Ernest Hemingway. Lequel me conseilleriez-vous en priorité ? #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #poche #hemingway #litteratureamericaine #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

3-Croire à l’incroyable : Les mains du miracle

Voir cette publication sur Instagram

// INOUÏ MAIS POURTANT VRAI // Inouï de penser qu’un homme, Félix Kersten, qui s’est formé auprès d’un maître chinois arrive à soulager les souffrances pour lesquelles les médicaments ne peuvent rien juste avec ses mains ; Inouï qu’il se retrouve, un jour, à soigner Himmler « le technicien sans rival en exterminations massives  » d’incessants maux d’estomac. Encore plus inouï de voir comment Félix Kersten par la confiance qu’il a su installer, par la connaissance psychologique très fine qu’il a acquis du dignitaire nazi, par de fines manoeuvres et par le pouvoir qu’il avait sur lui, du fait de ses mains aux dons extraordinaires, a réussi à sauver des milliers de vies. Oui c’est dans un état de sidération que j’ai lu Les mains du miracle (livre longtemps introuvable et republié bien heureusement par Folio en 2013 ) du fait du caractère quasi impensable de ce volet peu connu de l’histoire mais aussi du fait du contexte dans lequel il s’insère. Comment expliquer que des hommes dangereux, prêts à tout, brutes, sans affect, se soient retrouvés concentrés tous à des postes sous les ordres de Hitler et comment autant d’hommes ont rejoint la Gestapo pour semer partout terreur et mort ? Au delà de cette rencontre entre Félix Kersten et Himmler,Les mains du miracle éclaire sur le contexte, les rouages d’une organisation, l’endoctrinement et nous plonge dans les coulisses d’une période de l’histoire où une poignée d’hommes haineux ont décidé du sort de millions d’autres ! J’avoue que j’ai douté de la véracité des faits, les vies humaines semblant tenir à si peu de choses mais la plus grande majorité des actions racontée à Joseph Kessler par Kersten a été vérifiée et attestée. Invraisemblable et pourtant vrai, Les mains du diable est à la fois glaçant et passionnant ! #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #histoire #secondeguerremondiale #poche #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

4-S’armer de patience : Une longue impatience

Voir cette publication sur Instagram

🔺MAL DE MÈRE 🔺 Second roman de Gaelle Josse que je lis et gros coup de ❤️. Pourtant l’histoire–une mère dont le fils de 16 ans ne rentre pas un soir et dont l’absence va la ronger- ne m’enthousiasmait pas vraiment. Et puis au bout de quelques paragraphes à peine, j’ai été totalement réceptive à la musicalité d’Une longue impatience . 🔺Pour qui ? 🔺 Pour ceux et celles qui ne comprennent pas vraiment quand on leur dit que l’insouciance s’arrête le jour où l’on a des enfants. Pour ceux et celles que le couple de Meghan Markle et du prince Harry fait rêver (beaucoup si on en juge le nombre d’abonnés de leur compte Instagram tout neuf) mais qui se demandent si c’est facile d:épouser quelqu’un qui n’est pas de son milieu social Pour ceux et celles qui aiment la Bretagne et la mer Sur le blog je vous dis plus en détails pourquoi j’ai tant aimé ce roman. Vous l’avez lu ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #roman #poche #litteraturefrancaise #bretagne #amour #lyonnaise #bloggueuse #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

5-Donner vie à une statue connue : La petite danseuse de 14 ans

Voir cette publication sur Instagram

♦️PETIT RAT ♦️ J’aurais Camille Laurens en face de moi (si j’arrivais à faire taire l’idée que toute question posée par moi, sera forcément mauvaise voire stupide) je lui demanderais comment lui est venue l’idée de ce livre ou comment est né un intérêt tel pour la danseuse de Degas. À travers cette célèbre œuvre de l’artiste (que je serais allée voir à Orsay après avoir fini ce roman si j’habitais à Paris), Camille Laurens nous plonge dans un Paris qui nous paraît bien éloigné de l’actuel. Elle nous apprend comment cette sculpture si admirée et connue aujourd’hui a été reçue lors de son exposition au salon des Indépendants en 1881. Mais surtout elle se penche sur la vie de celle qui a servi de modèle et nous entraîne dans les coulisses de l’opéra de Paris. 💪 Le super pouvoir de la petite danseuse de quatorze ans ? 💪 Camille Laurens redonne vie à une sculpture de cire avec tellement de vigueur qu,’elle confie avoir eu du mal à dire adieu à son personnage.. Peut être parce que celui ci a réellement existé. Original et stimulant ! ♦️ De Camille Laurens, j’ avais également beaucoup aimé Celle que vous croyez et j’ ai maintenant très envie de lire Dans ces bras là. Vous connaissez cette auteure ? ♦️♦️ #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #reading #roman #poche #degas #danseuse #lecturedumoment #lyonnaise #blog #vendredilecture

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

6-Devenir un champion : Einstein, le sexe et moi

(Il est sorti en livre de poche )

Voir cette publication sur Instagram

📘 JE SUIS AUTISTE ASPERGER.. 📘 « Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. » Drôle c’est ce que j’ai pensé d’abord d’Einstein, le sexe et moi quand @olivierliron m’a invité dans les coulisses de l’émission de Questions pour un champion. Drôle ses observations attentives des autres candidats (il est l’un d’eux), des tics de langage et de la mélopée (ses envolées, ses hors sujet) de Julien Lepers. J’ai même souvent ri. Rageuse aussi son écriture quand il revient sur la violence, le harcèlement, la moquerie, la stigmatisation vécus au collège. Rageuse je l’étais en lisant ce tableau d’une école normative, qui, au lieu de valoriser la différence, fait tout pour l:étouffer. Touchée par cet homme qui dit ne pas avoir les codes avec les filles mais qui face à un tableau de Rothko ressens un « orgasme de nuances » ; touchée par celui qui a une connaissance encyclopédique mais qui se trouve souvent démuni face aux autres; touchée lorsqu’il confie que l’écriture et la poésie l’ont sauvé. Proche de ce narrateur qui aurait aimé dire tant de choses à Barbara, cette fille dont il était fou amoureux mais qui est resté muet. Émue enfin de retrouver, par ces séquences de jeu télévisé construites comme un thriller et une tension croissante, mes grands parents. Chez eux il ne fallait surtout pas rater cette émission, pas question de prévoir autre chose à ce moment là. Alors je les ai revu face à l’écran, quasi silencieux, s’autorisant tout juste parfois un « il est fort lui ! ». Moi j’essayais de trouver des réponses pour impressionner mon grand-père mais c’était rare. Cela aurait pu être sombre c’est lumineux. Cela aurait pu être pathos, c’est sans fard, sans tricherie mais plein d’humour. Derrière les feux des projecteurs et des madeleines trempées dans le coca, une sincérité et une sensibilité qui vont droit au coeur. L’avez vous lu ? #bookstagram #bookish #booklover #reading #lire #lecture #livrestagram #litteraturefrancaise #asperger #roman #lyonnaise #rl2018 #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

7-Se sentir poète(sse) : Entre ciel et terre

Voir cette publication sur Instagram

//NULLE CHOSE NE M’EST PLAISIR EN DEHORS DE TOI. // ❤️❤️❤️ Vous croyez au coup de foudre ⚡ littéraire ? Celui qui vous ensorcelle, vous éblouit, vous subjugue ? ⚡Ce coup de foudre je l’ai vécu avec Àsta de Jón Kalman Stefánsson. J’avais un peu peur que la magie n’opère qu’une fois alors j’ai attendu avant de me lancer dans un autre livre de l’auteur. Et puis j’ai ouvert Entre ciel et terre, premier volet d’une trilogie et premier roman de cet écrivain islandais traduit en France par le formidable Éric Boury. Et le ciel a été traversé de miliiers d’étoiles filantes 🌌. L’histoire se déroule il y a un siècle, dans un petit village de pêcheurs en Islande (ces pêcheurs qui ne savent pas nager.. De toute façon ça ne sert à rien l’eau est trop froide) bref à des années lumières de ma vie et pourtant tout fait écho. La plume de l’auteur est si poétique et si mélancolique que j’ai noirci mon carnet d’extraits. J’avais envie de noter une phrase sur deux ! La foudre a encore frappé ⚡⚡. Chronique complète sur le blog où je vous parle aussi de la rencontre aux Assises internationale du roman. #bookstagram #bookish #booklover #livrestagram #vendredilecture #litteratureislandaise #ecrivainirlandais #jonkalmanstefansson #poche #vieuxlyon #lyonnaise #blog

Une publication partagée par bookaddict (@bookaddictlyonnaise) le

8-Rire : Le discours

(il est sorti en livre de poche depuis mon post)

9-S’émanciper : La vie invisible d’Euridice Guismao

10 poches pour passer l'hiver

C’est sûrement parce que j’ai lu Miss Islande il y a peu mais j’ai vu un lien entre ces deux histoires.

Euridice vit à Rio de Janeiro au début du 20ème siècle. Euridice est double : celle qu’elle aimerait être (une femme qui aime créer, écrire) et celle qu’on attend qu’elle soit (attente de ses parents, attente de la maîtresse d’école, attente de son mari).

Enfant, elle est très douée pour la flûte mais envisager qu’elle puisse être musicienne ne fait pas partie des possibles pour sa famille. Mariée, elle est si douée en cuisine qu’elle imagine un livre de recettes et espère pouvoir le publier. Quand elle le montre à son mari, il ricane et est à mille lieux de comprendre qu’elle puisse vouloir être autre chose qu’une femme au foyer.

Euridice étouffe, rêve de liberté dans une société patriarcale, se sent comme invisible car elle n’existe pas telle qu’elle aimerait être.

« Je suis en train d’écrire un livre. Sur l’histoire de l’invisibilité »

Et puis il y a aussi l’histoire de Guida, sa soeur, qui essaie d’échapper à sa condition sociale plus abruptement, en quittant tout.

Ce que j’ai aimé ?
Plonger dans ces familles portugaises et dans la culture brésilienne à travers la cuisine (bien entendu j’ai eu envie de préparer un bolo de fuba, des brigadeiros), les radionoveles
Le regard de l’auteure sur ses personnages (dont pas mal « hauts en couleur ») : elle ne les juge pas, elle essaie tous de les comprendre, même les moins sympathiques
La combativité d’Euridice et de Guida qui ne renoncent jamais vraiment à s’émanciper

10-Etre rital : Une saison en enfance

10 poches pour passer l'hiver

Une saison en enfance est le dernier poche que j’ai lu en 2019, offert par Peonies_in_october. Je n’ai pas pris beaucoup de notes à son sujet (alors que c’est tellement plus simple ensuite pour en parler) car je l’ai lu dans le train et je me suis complètement laissée entraîner par cette histoire, celle de l’enfance romancée de l’auteur.

André est un petit garçon de 12 ans dont les parents déménagent souvent. Il n’a jamais le temps de se faire des amis, de se créer des habitudes. En arrivant à Genève, il est vu comme un étranger, il est « le rital » pour la bande qui rode au pied de sa barre d’HLM comme pour les élèves de sa nouvelle classe.

Le fait de n’être pas d’ici, le fait d’être habillé « comme un pauvre », les autres vont lui faire payer. Au déracinement, s’ajoutent le racisme et le violence et cette année scolaire signe la fin de l’enfance pour André.

Le retour en Sicile à l’occasion de vacances est une respiration bienvenue dans ce roman sous tension qui m’a laissé avec un amer goût de révolte face à l’indifférence des adultes.

Est ce qu’un de ces 10 poches pour passer l’hiver vous tente ?

Pour retrouver facilement ces 10 poches pour passer l’hiver, épinglez-le sur Pinterest grâce au bouton Pin situé en haut à gauche de cette photo.

10 poches pour passer l'hiver

Livrothérapie : Savourer l’instant présent

Chaque année, je me laisse surprendre par cet amoncellement de choses à ne pas oublier en Juin. C’est la fin de l’année scolaire et tout tombe en même temps : spectacles de fin d’année, sorties scolaires, dossiers à remplir déjà pour la rentrée. S’ajoutent des anniversaires, des fêtes, des rdv médicaux et la notion de charge mentale prend tout son sens. Cela a un côté épuisant et je n’ai pas encore trouvé la solution, s’il y en a une, pour passer ce mois, sans avoir l’impression d’avoir en permanence une check list à cocher dans la tête. La troisième ordonnance littéraire s’est ainsi imposée : prendre, à travers la lecture des Délices de Tokyo, le temps de savourer l’instant présent, tous les petits détails du quotidien, ceux que, parfois, on ne remarque plus, quand on a l’esprit trop saturé.

Diagnostic ? Vous n’avez pas remarqué le massif de fleurs en pleine floraison en sortant du métro, vous avez avalé votre déjeuner le plus vite possible pour gagner du temps et le soir lorsque vous jetez un œil sur votre journée, vous avez juste l’impression que quelqu’un appuie sur la touche accélérée.

Posologie : Quelques pages tous les soirs des Délices de Tokyo de Durian Sukegawa, prendre le temps de tout arrêter pour respirer, ne rien faire, ne serait-ce que quelques minutes.

Les délices de Tokyo a atterri dans mes mains, prêté par des amis. J’avais entendu parler du film mais je ne savais pas grand chose sur l’histoire, si ce n’est qu’il était question de nourriture.

Le pitch ? Sentarô tient, sans grande conviction ni enthousiasme, une échoppe où il confectionne tous les jours des dorayaki, ces pâtisseries japonaises qui ressemblent au moins visuellement à des pancakes et qui sont fourrées de pâte de haricots rouges. Après pas mal d’hésitations, il accepte d’embaucher Tokue, une vieille femme aux doigts étrangement déformés. Elle connait tous les secrets pour confectionner le « an » dans les règles de l’art et la clientèle de la boutique se met alors à être de plus en plus nombreuse.

Si on était dans un film américain, Sentarô apprendrait à son tour à faire la meilleure pâte de haricots rouges de la ville, les clients seraient tellement nombreux que bientôt la presse et les réseaux sociaux ne parleraient plus que de lui. Il deviendrait riche et célèbre et il épouserait sa cliente la plus fidèle et la plus timide.

Vous vous en doutez les choses ne se déroulent pas ainsi, le fil conducteur des Délices de Tokyo étant la rencontre entre Tokue et Sentarô, et comment la philosophie de vie de la vieille dame va « influencer » le jeune homme, comment elle va, peu à peu, l’amener à voir les choses sous un autre angle.

Durian Sukegawa, crédit photo : Albin Michel

Ce que j’ai aimé ?
♦Les passages qui ont trait à la confection des dorayaki mettent l’eau à la bouche et donnent envie de goûter cette spécialité japonaise

♦Le livre est rempli de poésie et est réellement émouvant dans sa dernière partie

♦A travers le personnage de Tokue, j’ai appris la façon terrible dont les lépreux au Japon ont été mis en quarantaine de manière obligatoire, coupés de leur famille et de leurs amis. Ils ont vécu dans des léproseries, véritables ghettos une grande partie de leur vie. La loi adoptée dans les années 40 n’a été abrogée qu’en 1996 !

Pour aller plus loin sur ce sujet :
Les lépreux japonais sortent de leur ghetto
Ce que Miyazaki Hayao a appris d’anciens lépreux

crédit photo : D.R.

Traitement complémentaire

♦ Préparer des dorayaki et les goûter. J’ai acheté de la pâte de haricots rouges toute prête dans l’épicerie Ace Gourmet à Lyon et j’ai suivi une recette trouvée sur le net. Le résultat était très différent du dorayaki que j’ai acheté tout prêt (pas folle la guêpe) et pas assez satisfaisant pour que je vous les montre. Quant à la pâte de haricots rouges, en toute honnêteté, je n’en ferais pas mon quatre heures. Cela dit, je suis contente d’être allée au bout de mon idée.

♦ Regarder le film Les délices de Tokyo de Naomi Kawase, inspiré du roman

♦ Lire le nouveau roman de Durian Sukegawa, L’enfant et l’oiseau

Vous connaissez ce livre ou le film ?

Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson : à lire absolument !

Les coups de foudre littéraires vous y croyez ? Moi oui ! Ils sont rares, inexplicables, magiques et on ne les oublie pas. La dernière fois que cela s’est produit c’était avec le roman Ásta de Jón Kalman Stefánsson découvert dans le cadre du Grand Prix des lectrices Elle. J’ai tellement aimé ce livre que j’ai longtemps hésité avant de me pencher sur un nouveau titre. Je ne voulais pas ternir mon éblouissement. Et puis la curiosité l’a emporté comme toujours et j’ai ouvert le tout premier roman de cet auteur islandais traduit en France par Eric Boury (formidable traducteur !), Entre ciel et terre.

Entre ciel et terre

J’avais prévu d’aller écouter Jón Kalman Stefánsson aux Assises Internationales du roman et juste avant je me suis replongée replonger dans son univers si poétique et mélancolique avec Entre ciel et terre

Si le format de cette rencontre (dans un grand espace avec beaucoup de monde, ce qui enlève pour moi tout sentiment de proximité et de convivialité ) ne m’a pas convaincu, j’ai écouté chaque mot de cet auteur qui s’est révélé charmant, drôle et tout aussi poétique que dans ses romans. J’ai noté quelques uns de ses mots, quand il répondait aux questions de Gladys Marivat, journaliste au Monde. 

« Il n’y a aucune logique dans la vie. Les écrivains écrivent sur les êtres humains qui ne fonctionnent pas ou sur un monde imparfait. Si un jour le monde est parfait, on va tous mourir d’ennui. »

« J’espère un jour que je serai vieux mais je ne pense pas que je serai sage. »

« Le roman est une forme extraordinaire. Le roman est un poème, une pièce de théâtre, un journal intime, c’est du rap, du rock,  du rêve. » 

« Toute écriture essaie sans même le vouloir d’arrêter le temps.  Si je réussis à ralentir le temps, je peux raconter tellement de choses. J’essaie de faire d’un moment, une éternité. » 

« Un écrivain a plus que les mots. Il a l’espace entre les mots et parfois l’espace est plus important que les mots. »

« La mer en Islande offre et prend.  »

Jón Kalman Stefánsson nous a raconté alors que pour lui les marins étaient des héros comme Captain America ou Iron Man. A 16 ans, il a embarqué sur un navire de pêche et a été malade pendant 15 jours. Il a décidé alors qu’il ne serait pas héros mais écrivain.

Philippe Forest, autre écrivain présent à cette rencontre, a confié que ce qu’il aimait dans les livres de Jón Kalman Stefánsson est qu’ils échappent totalement au néo-naturalisme qui pèse aujourd’hui sur la littérature.

Entre ciel et terre

Il a ajouté qu’il avait été séduit par leur étrangeté, par cette parole ancienne et pourtant formidablement contemporaine. C’est exactement ce que j’ai pensé en lisant Entre ciel et terre. L’histoire se déroule il y a un siècle, dans un village de pêcheurs en Islande. Aucun lien avec ma vie et pourtant les mots de l’auteur traversent le temps, traversent l’espace et font écho car les questionnements et les doutes de ses personnages sont universels. 

Dans ce village de pêcheurs, où la neige est encore présente en mars, le pharmacien vend aussi des livres :

« Les ouvrages sont tellement imprégnés de l’odeur des drogues que nous conservons ou recouvrons la santé rien qu’en les respirant, allez donc dire après qu’il n’est pas sain de se plonger dans les livres. »

Un livre est d’ailleurs central dans cette histoire, Le Paradis perdu de Milton. Sans vouloir rien dévoiler, ce poème épique va causer la mort d’un des personnages mais aussi sauver une vie.

Entre ciel et terre

La très bonne nouvelle est qu’Entre ciel et terre est le premier volet d’une trilogie et qu’il a écrit d’autres romans en dehors de cette trilogie. Je me réjouis de pouvoir retrouver à nouveau cette plume si poétique et mélancolique qu’il est difficile de ne pas noter tous les passages !

A lire absolument !!

Une longue impatience, le portrait bouleversant d’une mère coupée en deux

Un soir Louis, le fils d’Anne , ne rentre pas à la maison. Il a 16 ans et commence pour sa mère une très longue attente. A-t-il fugué suite à l’annonce du pensionnat par son beau père Etienne ? S’est-il senti de trop une fois de plus depuis sa mère s’est remariée ? Ainsi commence Une longue impatience.

Depuis ce sont des jours blancs. Des jours d’attente et de peur, des jours de vie suspendue, de respiration suspendue, à aller et venir, à faire cent fois les mêmes pas, les mêmes gestes, à essayer de reconstituer les derniers moments de la présence de Louis à la maison, à tenter de me souvenir des derniers mots échangés, de les interpréter, d’y trouver un sens caché, d’y déceler un message, une intention. A penser à ce qui m’avait échappé, à ce que je n’avais pas su voir, pas su deviner, pas du dire.

Elle, elle l’attend dans l’incertitude puis quand elle découvre qu’il s’est embarqué sur un cargo pour des contrées lointaines, elle compte les jours jusqu’à son retour, sûre qu’il reviendra.

Pour supporter cette attente qui la dévore, Anne imagine la fête qu’elle donnera au retour de lui et dans une lettre, elle lui en décrit tous les détails, tous les plats.

Pourquoi j’ai aimé une longue impatience ?

♦La première chose qui m’a plu et très vite, sans attendre la fameuse page 66, est la façon dont Gaëlle Josse construit ses phrases, son rythme, sa musicalité.

Une longue impatience est la douleur abyssale d’une mère face à l’absence de son fils mais aussi une réflexion sur l’école (Anne aime lire et apprendre mais elle déteste l’école car elle ne se sent pas dans son milieu), sur la condition sociale, sur les choix et la culpabilité, sur la fin de l’insouciance le jour où l’on devient parent.

Car toujours les mères courent, courent, courent et s’inquiètent, de tout, d’un front chaud, d’un toussotement, d’une pâleur, d’une chute, d’un sommeil agité, d’une fatigue, d’un pleur, d’une plainte, d’un chagrin. Elles s’inquiètent dans leur coeur pendant qu’elle accomplissent tout ce que le quotidien réclame, exige, et ne cède jamais. Elles se hâtent et se démultiplient, présentes à tout, à tous, tandis qu’une voix intérieure qu’elles tentent de tenir à distance, de museler, leur souffle que jamais elles ne cesseront de se tourmenter pour l’enfant un jour sorti de leur flanc.

♦L’histoire se déroule après la seconde guerre mondiale et les passages consacrés aux années de guerre sont aussi particulièrement réussis.

Une longue impatience est le portrait d’une femme dont la fuite de son fils fait écho à son propre désir de fuite lorsqu’elle était enfant; une femme qui ne se sent pas à sa place depuis qu’elle a épousé un notable à qui on donne du « Monsieur » :

« Dans la grande maison, personne ne peut deviner que je me sens comme une invitée ».

Anne est aussi une femme coincée entre la haine et l’amour qu’elle éprouve pour son mari, coincée dans un espace temps qui semble suspendu alors que les années défilent, une femme qui cajole, console, écoute ceux qui restent mais qui n’est jamais vraiment là entièrement.

Peut-être que ce qui m’a plus le plus bouleversé dans Une longue impatience, en dehors de la fin, ce sont ces êtres qui s’aiment très fort mais qui se rendent quand même malheureux.

De la même auteure, je vous conseille aussi Le dernier gardien d’Ellis Island

Est ce que vous connaissez cette auteure ? avez-vous lu ce livre ?

Rencontre amoureuse et enfer conjugal par Philippe Jaenada

Nefertiti dans un champ de canne à sucre et Le cosmonaute faisaient partie de mes 5 prochaines lectures et comme une bonne élève, malgré la tentation d’aller piocher ailleurs, j’ai lu les 2 poches de Philippe Jaenada achetés lors de Quais du Polar. Ils ont tous les deux pour thème, le couple (avec on imagine une part autobiographique) et se suivent même si on peut lire l’un sans l’autre.

Il est donc question dans Nefertiti dans un champ de canne à sucre, de Titus rencontrant Olive et comme à chaque fois que j’ai eu un livre de Philippe Jaenada entre les mains, j’ai ri. Ce n’est pas l’histoire d’amour qui m’a fait rire (ce n’est pas sensé être hilarant ce genre de choses) mais plutôt tous les tracas qui arrivent au narrateur, toutes ces choses quotidiennes qu’on a tous vécues un jour, qui sont banales, qui ne nous amusent pas du tout sur le coup, qui sont même parfois anxiogènes mais que l’écrivain, par sa plume, arrivent à rendre amusantes.

Ainsi la prochaine fois que j’aurais une analyse d’urine à effectuer, la prochaine fois que j’aurais un rdv chez le médecin ou la prochaine fois que je me retrouverais sur le siège d’un dentiste (en espérant que ce ne soit pas le boucher décrit dans Néfertiti), je penserais forcément à Philippe Jaenada :

Pendant ving-quatre heures, je dois pisser dans des bouteilles en plastique (« Evian, Vittel, comme vous voulez… ») et tout lui rapporter.
-Même s’il y a trois ou quatre litres, me dit-elle. Je veux tout.
[…]
Le jour suivant, je lui apporte tête basse mes deux bouteilles pleines : si je déposais sur le comptoir du laboratoire mes déficiences, mes erreurs et mes doutes gluants et puants sur du papier journal, ce serait pareil. Tenez, voilà ce que je suis : ma pisse jaune et mousseuse. Je n’ose pas la regarder en face, mais elle me dit :
-Vous savez, il ne faut pas vous sentir gêné. On a tous les jours des vieux qui nous apportent leur pisse, c’est mal bouché parce qu’ils n’ont pas de force, souvent ça dégouline et on s’en fout plein les mains. Vous, au moins, le bouchon est bien vissé.
Ah, je ne suis pas au fond du trou. Il y a pire que moi : les vieillards qui en foutent partout.

Et notre couple ? Titus et Olive c’est un peu l’Empire des sens sans le raffinement asiatique, l’amour charnel jusqu’à la destruction. On a affaire à deux adultes consentants mais à côté 50 nuances de grey c’est un peu Martine petite maman, non pas que les scènes soient particulièrement crues (quoique l’auteur ne lésine pas sur les détails) mais parce qu’Olive apparait -en tous cas à mes yeux- particulièrement maso (un peu comme les runners de mon quartier qui se tapent la montée d’escaliers la plus longue de la Croix Rousse à la montée et à la descente 10 fois de suite, juste pour le plaisir de souffrir …ça m’échappe !).

le cosmonaute Cette femme, assez timbrée de l’aveu même de l’auteur, ne s’appelle plus Olive dans Le cosmonaute mais Pimprenelle, Titus est devenu Hector, ils ne se sont pas rencontrés dans un bar mais dans la forêt allemande lors d’un mariage, toujours est il qu’on comprend qu’il s’agit bien des mêmes personnages, quelques années plus tard.

Le roman débute dans une maternité pendant l’accouchement de Pimprenelle et l’auteur, qui , a écrit des papiers pour le journal Privé (des faits divers particulièrement sanglants) sait parfaitement comment installer le suspense dans un roman qui n’est pas un thriller, créer une atmosphère de plus en plus irrespirable, mettre son lecteur sous pression.

Si j’ai préféré Le cosmonaute à Néfertiti dans Un champ de canne à sucre, c’est peut être parce que la grossesse et l’accouchement sont vus par les yeux d’un homme et cela m’a permis de comprendre avec justesse combien les hommes peuvent se sentir impuissants alors qu’on souffre (oui la plupart du temps, on douille désolée !) sur la table de travail.

Je n’existe plus pour Pimprenelle qui accouche. C’est triste et déconcertant, car cela ne correspond pas du tout à ce qu’on voit au cinéma et à la télé (où le mari fait corps avec sa femme, elle s’agrippe à son bras, plante ses ongles et serre si fort que comme elle il grimace de douleur (mais c’est de la bonne douleur, je t’aime), leurs regards sont soudés, leurs yeux rivés par des flux intenses d’électricité amoureuse, ils transpirent ensemble, crient ensemble, tous leurs muscles se crispent ensemble, exactement comme s’ils étaient en train de baiser (mais pas du tout), c’est l’harmonie parfaite, c’est la passion dont tout le monde parle, et l’homme joue le plus grand rôle de sa vie, vas-y ma chérie, pousse, pousse, oui mon ange, pousse, pousse, pousse, tu es formidable, oui, pousse, POUSSE ! -parfois, malgré la torture et l’angoisse, dans le masque de souffrance que chacun arbore se dessine un sourire complice, timide et incrédule). Nous, c’est moins spectaculaire : elle ne m’a pas regardé une fois depuis que l’accoucheur a commencé son travail d’extraction, elle a la tête tournée vers madame Bouteille et s’agrippe désespérément à son bras. Leurs regards sont rivés l’un à l’autre. Je me sens un peu à l’écart, encombrant, seul.

Le cosmonaute est aussi une « formidable » description de l’enfer que peut devenir le couple (encore une fois à mes yeux, tout dépend peut être si on est épris de liberté ou pas mais moi j’étouffais en lisant la deuxième partie du roman), Pimprenelle devenant particulièrement timbrée du ménage et de l’ordre une fois maman (c’est -je l’espère-très exagéré ).

Forcément j’ai refermé Le cosmonaute en me demandant ce qu’était la part autobiographique dans tout cela, l’auteur ayant bien un fils dans la vraie vie et si Pimprenelle qui lui mène la vie dure (euphémisme) était toujours celle qui partageait sa vie.

Mes 5 prochaines lectures

Je me demande si le fait de partager, ici, mes 5 prochaines lectures, n’est pas un moyen de m’y tenir (du style je l’ai écrit, c’est quasi une promesse) ou peut être un moyen de m’arrêter à un choix quand  j’aimerais pouvoir passer mon temps à lire, quand je voudrais lire plus, plus souvent mais que le quotidien contrarie mes envies.

L’enfant perdue, le dernier volet de l’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

Pendant ces vacances de printemps, je devais être pour quelques jours en Italie. Train annulé, voyage aussi. J’aurais bien changé d’air mais à défaut de glaces crémeuses comme on n’en trouve pas en France, de grandes places et d’accent chantant, j’ai mis en haut de la pile de mes prochaines lectures, le dernier volet des aventures de l’amie prodigieuse, L’enfant perdu. J’ai hâte de retrouver Elena et Lila, l’ambiance de Naples et tous les ingrédients de cette saga italienne même si j’ai un peu peur d’avoir oublié qui est qui (et dès que je l’ai fini Estelle, je te le passe ).

Si vous n’avez pas lu les volets précédents, j’ai parlé de L’amie prodigieuse et Le nouveau nom sur le blog.

Le cosmonaute et Nerfititi….de Philippe Jaenada

Dimanche dernier, j’étais en train de flâner dans les allées de la grande librairie installée dans le palais de la Bourse à l’occasion de Quais du Polar, quand j’apprends que dans 5 minutes, Philippe Jaenada sera présent sur un des stands pour faire dédicacer ses livres. Or c’est un de mes écrivains préférés. Peu d’auteurs me procurent un tel plaisir de lecture et je crois que j’ai compris pourquoi après avoir écouté Philippe Jaenada lors d’une conférence de Quais du polar. En dehors de l’intrigue du roman, il créée une véritable connivence avec le lecteur, il s’adresse quasi directement à lui. Peu d’auteurs ont pour moi un style aussi immédiatement reconnaissable, un sens de la digression aussi drôle.

J’ai dévoré ces 3 derniers livres : La petite femelle, Sulak et La serpe, j’ai appris plein de choses sans jamais m’ennuyer et quand on a l’impression en refermant un livre, d’être un tout petit plus intelligent, c’est forcément valorisant.

Bref me voici, quasi seule (je suis arrivée pile à la bonne heure,) devant ses livres et avant qu’il n’arrive, avant d’échanger quelques mots avec lui (lui aussi drôle que dans ses livres, moi empêtrée dans mes mots et l’esprit peu dégourdi) et de faire dédicacer La serpe, j’ai acheté deux de ses poches plus autobiographiques.

Nefertiti dans un champ de canne à sucre raconte les débuts d’une rencontre amoureuse et les ébats passionnés qui suivent.La femme du cosmonaute osculte le couple quelques années après. J’ai pioché des pages au hasard et j’ai l’impression que je vais bien m’amuser avec ces prochaines lectures.

My absolute darling de Gabriel Tallent

J’ai lu de très bonnes critiques à propos de My absolute Darling, best seller aux Etats-Unis, encensé par Stephen King. L’histoire est celle de l’émancipation d’une jeune fille qui a grandi aux côtés d’un père charismatique et abusif. Sophie du blog C’est quoi ce bazar le déconseille aux âmes sensibles et comme je suis hypersensible, je me demande comment je vais accueillir ce livre mais ma curiosité l’emporte. A suivre !

Le goût d’Emma d’Emmanuelle Maisonneuve et Kan Takahama

Si c’est trop asphyxiant, j’irai peut-être prendre quelques bouffées d’air dans le manga Le goût d’Emma où l’écriture d’Emmanuelle Maisonneuve s’allie aux dessins de Kan Takahama. Forcément on pense au Gourmet Solitaire de Jiro Taniguchi (que je n’ai pas encore lu) mais la spécificité de ce titre est qu’il raconte les expériences culinaires et professionnelles, d’Emma promue inspectrice au Guide Michelin.

Est ce que l’une de mes prochaines lectures vous tente ?

Pin It