Tag

patisserie

Browsing

Même si je suis un peu en mode « fan » dès qu’il s’agit de mon quartier de la Croix Rousse et que je me surprends à dire « je descends à Lyon » comme si je vivais sur un territoire indépendant, j’aime me balader ailleurs et descendre de ma colline ….d’autant plus lorsqu’il s’agit de découvrir les nouvelles pâtisseries de C Gastronomie. Me voilà une matinée en semaine à deux pas de la place Lyautey où se situe une des boutiques C-Gastronomie (l’autre boutique lyonnaise étant juste à côté de la place de la république, 17 rue Childebert).

Après avoir fait un tour des lieux, me voilà les yeux pétillants devant la vitrine sucrée où s’alignent mignardises et pâtisseries individuelles (les nouvelles pâtisseries* sont arrivées fin mai)

 

Comme vous le voyez sur mes photos précédentes , vous pouvez déguster sur place une des douceurs, seules ou dans le cadre d’une formule déjeuner en piochant dans les propositions salées (salades, verrines, quiches, tartes salées…) mais pour ma part, je les ai précieusement ramenées à la maison pour les photographier avant de les déguster.

Je vous présente pour commencer Green Zest, à la forme originale et élégante et  composé d’un biscuit amandes, d’une marmelade d’agrumes et d’un crémeux vanille coco-citron vert : je ne m’appelle pas Mercotte mais j’aurais trouvé cet entremet plus rafraichissant sans la coco (mais c’est vraiment une histoire de goût personnel ).

Le Samba est la pâtisserie la plus exotique de cette gamme printemps/été avec sa dacquoise coco, sa compotée d’ananas, son crémeux exotique et son crumble coco.

La tartelette aux fruits rouges composée d’une frangipane et de fruits rouges (et dont la pâte à tarte rouge est au diapason de la création) est le coup de cœur de l’homme qui adore les tartes. C’est frais, généreux en fruits et la pâte à tarte a une épaisseur juste comme il faut.

J’ai gardé le meilleur pour la fin, en tous cas le meilleur pour moi avec pour commencer le Croq’Choc composé d’un biscuit pécan, d’un crémeux caramel, d’un croquant noisette et d’une ganache chocolat Jivara. Je l’ai déjà écrit ici, bien qu’accro au chocolat, mon choix dans une pâtisserie va rarement se tourner vers celles au chocolat (et encore moins en dehors de l’automne-hiver) car j’ai toujours peur que le tout manque d’équilibre et de contraste (et pour moi une bonne pâtisserie est une pâtisserie qui ne laisse pas une sensation d’être rassasié, mais au contraire de légèreté avec l’idée qu’on en reprendrait bien une autre).

Le Croq’Choc fait partie pourtant de mes 3 pâtisseries préférées dans celle que j’ai goûtées pour le côté « crispy » (à la fois croustillant et très léger) du biscuit et le côté fondant et gourmand de l’ensemble. C’est indéniablement régressif comme souvent avec le chocolat mais pas du tout écœurant.

C-Gastronomie

Pas de mystère, si je vois des pâtisseries à base de pâte à choux dans une vitrine, il y a de fortes chances pour que je me tourne vers celles-ci en priorité (d’autant plus que je n’ai toujours pas franchi le pas d’essayer à la maison, prenant comme prétexte mon vieux four premier prix qui chauffe un peu comme bon lui semble et qui ne s’éclaire plus-pas trop pratique pour vérifier si les choux gonflent bien- alors qu’il s’agit plus probablement de la peur du fiasco -cela m’énerve franchement quand je loupe une recette et qu’elle finit à la poubelle).

En plus, je trouvais le Saint Honoré Vanille de C Gastronomie très élégant, sa collerette me faisant penser à celle des Saint Honoré de Cédric Grolet. En croquant l’unique petit choux sur le dessus, je me disais que cela allait me laisser sur ma faim (d’autant plus que toutes les pâtisseries ont été partagées ) mais la bonne idée de cette version est de proposer un « socle » en pâte en choux avec un crémeux vanille. Le glaçage caramel du petit chou craque sous la dent, la chantilly est aérienne et pas trop sucrée ..pas de doute, le choux me fait toujours le même effet ..

…et ce n’est pas le choux fraise avec son confit de fruits rouges qui vient chatouiller le palais qui va me contredire !

J’ai demandé à la personne qui tenait la boutique quelle était sa pâtisserie préférée parmi celles présentes derrière la vitrine et elle m’a répondu le « Chocolaté » (biscuit chocolat, lemon curd à l’orange, ganache thé et mousse au chocolat)…mince celle là je ne l’ai pas goûtée : )

Est ce que j’ai envie de retourner à C-Gastronomie ?

-oui pour reprendre un choux fraise et un Saint Honoré (mais sans le partager cette fois gniark gniark)
-oui car en dehors du Chocolaté, il me reste encore quelques pâtisseries à goûter et la « collection » se renouvellera au fils des saisons
-oui car rayon salé, j’ai trouvé les salades que j’ai pris à emporter très bonnes et fraiches (c’est servi copieusement et vous pouvez demander moitié moitié avec deux salades différentes)

Et vous, quelle nouveauté vous tente le plus ?

 

*Invitation

Un aller-retour à Paris dans la journée est forcément l’occasion quand on rêve, parle des heures, pense pâtisserie, de tester une des nombreuses adresses sucrées repérées ici ou là (les moins centrales passant plus facilement à la trappe, cela fait déjà bien longtemps par exemple que je veux aller voir Jojo & Co au marché d’Aligre). Ce mercredi là j’avais un rendez vous pro vers les Grands Boulevards (j’ai redécouvert à l’occasion quelques jolis passages …et j’ai fini par être en retard) et mon amie Sophie m’a suggéré les Artizans rue Montorgueil. Je louchais depuis longtemps sur leur fameux Paris-Brest (il est en photo sur la page d’accueil de leur site), c’était l’occasion de le tester.

les Artizans

Et là c’est le drame : plus de Paris-Brest à la carte à ce moment-là, remplacé par d’autres pâtisseries plus fruitées et plus en accord avec les envies des gourmands et gourmandes quand les températures commencent à grimper. Heureusement je ne suis pas psychorigide de nature (ou en tous cas pas pour cela) et tout ce que je voyais en vitrine me tentait (et j’ai déjà un excellent prétexte pour revenir à cette adresse).

 

Finalement Sophie s’est laissée tenter par le Cahuèt Passion et moi par le S’Tache, chou oblige ; ). J’avoue que je n’aurais pas forcément parié sur le Cahuèt Passion composé d’un pain de gène, croustillant et caramel cacahuète, sauce acidulée et nuage au fruit de la passion.  Pourtant quand je l’ai goûté, c’est comme si je venais de découvrir que la cacahuète (qu’on associe plus souvent au chocolat) était faite pour s’entendre avec le fruit de la passion. La cacahuète ainsi travaillée perd son côté gras, elle est mise en valeur par l’acidulé du fruit de la passion alors qu’on aurait pu penser que son goût « dominerait » tout. Cachuèt Passion est à la fois léger et gourmand.

Quand au S’Tache, il s’agit d’un chou garni de crème pistache et de gelée d’hibiscus qui « repose » sur une pâte sucrée pistache, compotée cranberries, hibiscus. Je ne sais pas vous mais moi, rien qu’en lisant la composition de ce choux, j’avais l’eau à la bouche. Je l’ai admiré un bon moment sur toutes les coutures, j’ai picoré quelques éclats de pistache avant de me décider à plonger ma fourchette dedans (brisant cette belle harmonie visuelle).

J’ai trouvé dans ce chou tout ce que j’aime : une crème pistache très onctueuse et gourmande, de la fraicheur apportée par la gelée d’hibiscus, du croquant aussi bien avec le craquelin que les fruits secs extérieurs. Non seulement le S’Tache ne ressemble à aucun autre chou pistache mais qu’est ce qu’il est bon !

Il faut aussi que je vous parle de la tarte framboise que l’on pourrait injustement boudée, la pensant trop classique en la voyant dans la vitrine du restaurant pâtisserie Les Artizans. Erreur, grossière erreur, cette tarte est une petite merveille et n’a rien à voir avec les tartes framboise que vous pouvez réaliser chez vous.

D’abord en place et lieu de la traditionnelle pâte sablée, on trouve une meringue soufflée. C’était la première fois que j’en goûté : non seulement c’est bien moins sucré que de la meringue « normale » mais cela ne colle pas aux dents, c’est croquant et en même temps très aérien quand on croque dedans.

Et c’est pas fini comme dirait l’autre : sous les framboises, se trouve une crème citron et une sorte de pesto verveine qui explose véritablement en bouche. C’est frais, ça dépote, ça surprend, cela vous fait fermer les yeux de bonheur.

Forcément quand sur les 3 pâtisseries dégustées, les 3 m’ont ravi, cela donne envie de …goûter les autres, d’autant plus que le chef Pâtissier Mathieu Mandard avec qui j’ai pu échanger est très accessible et sympathique (oui dans chaque article je répèterai que l’accueil cela compte )).

Sophie a aussi testé la carte salée du restaurant les Artizans et la conseille sans hésitation. Bref une très bonne adresse dans une rue sacrément sucrée (boutique de Fou de pâtisserie à quelques mètres de là, pâtisserie Stohrer, Café Pouchkine…)

 Et vous, quelle pâtisserie auriez-vous choisie ?

 

Mardi soir, Le meilleur pâtissier reprenait du service sur M6 version professionnelle, une double raison pour moi de ne pas manquer cette émission. Si Faustine est toujours présente (elle a du arrêter les pâtisseries depuis un moment vu la ligne qu’elle affiche) et fidèle à elle même (jeu de mots à gogo, lancement du fameux 3.2.1, prêts pâtissez et attitude consistant à accourir pour en rajouter une couche quand une équipe est déjà dans la panade), le jury lui a fait peau neuve et comprend Pierre Hermé, Frédéric Bau (peut être moins médiatique que les autres membres mais la référence dans le domaine du chocolat), Philippe Conticini et Cyril Lignac bien-sûr.

Le décor aussi a changé : oubliée la grande tente, les pro œuvrent dans un château (avec une déco assez kitch à mon goût et qui aurait gagné à être plus épurée ) même si les travellings sur la nature sont toujours présents entre deux séquences.

La bande-son alterne morceaux de musique classique rapprochant l’exécution et l’enchaînement de gestes techniques d’un ballet (et cela donne des séquences vraiment belles pour tout amoureux de pâtisserie) et passages rappelant vaguement la ligne mélodique de l’émission Le Meilleur pâtissier version amateur.

Pour cette première émission, 4 brigades (brigade de la Mutinerie, brigade de la Faculté des Métiers, brigade Lamagnère, brigade Belles Rives) s’affrontent autour de deux épreuves. Elles sont jugées sur des critères tels que la régularité, la qualité, le respect des quantités demandées et le goût bien-sûr.

 

Fraisier et Mont Blanc à leur manière

La première épreuve consiste à réaliser, dans une version personnelle et en 3 heures, 50 fraisiers et 50 Mont-Blanc parfaitement identiques (l’envie démente de ces deux classiques suite à cette épreuve n’est pas purement fortuite).

La brigade de la Mutinerie prend des risques en réalisant des coques en chocolat noir mais l’association avec les fraises ne convint pas le jury. L’intérieur de la coque ne charme pas plus Pierre Hermé qui leur balance:

C’est simplissime les gars, vous vous êtes pas cassés la tête.

La brigade Belles Rives présente aussi ses fraisiers dans une coque en chocolat mais en chocolat blanc. L’originalité consiste à réaliser un biscuit au wasabi mais pour Cyril Lignac qui aurait utilisé du wasabi râpé :

il y a la technique mais pas le bon produit et c’est dommage

La brigade Lamagnère utilise un biscuit viennois plus souple que la génoise et présente leurs fraisiers sous forme de maki. Leur coulis de fraise servant d’insert étant trop sucré, Philippe Conticini leur conseille de désucrer leur préparation en ajoutant 3 à 4 gouttes de vinaigre blanc. Vous connaissiez ce truc ?

Enfin la brigade de la faculté des métiers veut mettre du sud dans ses fraisiers avec un coulis de fraise au fenouil pour le côté anisé et un biscuit huile d’olive.

Après 1h30 d’épreuve, tous les candidats attaquent leur réinterprétation du Mont-Blanc. Leur tâche ? Rendre plus léger une pâtisserie souvent trop sucré tout en gardant les marqueurs de ce classique (meringue, chantilly, marron).

Chacun à son idée pour apporter de la fraicheur ( gelée d’aloé vera, gelée de pamplemousse et poivre timut ou bien encore insert griotte citronnelle). La brigade de la mutinerie mise sur une meringue acidifiée et une marmelade de mandarine mais Philippe Continici après avoir goûté une cuillère de celle-ci leur rappelle le B.A.B.A en cuisine : goûter tout ce qu’on fait !

L’heure de la dégustation est venue et les candidats finissent sur le fil du rasoir comme dans la version amateur de l’émission.

Le Mont Blanc de la brigade de la mutinerie séduit Cyril Lignac et Faustine conclut d’un :

Vous avez réussi à grimper en haut du Mont-Blanc

La gelée à l’aloé vera de la brigade de Belles Rives ne laisse pas le jury indifférent et Frédéric Bau juge les Mont-Blanc de la brigade Lamagnère « remarquablement mignons ».

Au final, c’est cette dernière brigade qui remporte le plus de points (54 points).

 

Pièce artistique en chocolat sur le thème animaux de la jungle

Peut-on être très bon pâtissier mais pas bon chocolatier ou l’inverse ? En pensant à certains noms, on pourrait penser qu’il s’agit bien de deux métiers et de compétences bien différentes, pourtant dans la seconde épreuve du Meilleur pâtissier pro, il est demandé aux candidats de réaliser une pièce artistique en chocolat en intégrant un gâteau au chocolat pour 20 personnes.

Ce genre d’épreuves est toujours assez impressionnante à regarder : il y a toujours un petit bout de pièce qui se fait la malle au dernier moment, on tremble toujours un peu quand vient l’instant de tout apporter sur la table de présentation.

Cette fois, le drame est le démoulage-écroulement de l’entremets en forme de serpent de la brigade de la faculté des métiers. Le serpent après rafistolage ressemble plus ….à une bouse.

Quand le singe géant de la brigade de la mutinerie se casse au niveau de la jambe, on retient son souffle devant son écran. Heureusement tout est recollé et réparé à temps et la pièce de cette brigade est probablement la plus aboutie.

Côté gâteaux, deux équipes ont fait le choix de les présenter dans des cabosses, une autre dans des bûches en bois qui se fondent dans la scénographie générale.

Éléphant, papillon, alligator, plantes carnivores, lianes, grenouille, les pièces artistiques sur le thème des animaux de la jungles sont plus ou moins harmonieuses et abouties mais toutes témoignent d’un gros travail.

Dans la version amateur du Meilleur pâtissier, Philippe Conticini a toujours été le chef pâtissier invité qui conseille le plus les candidats. C’est encore lui qui suggère à l’équipe de la Mutinerie d’ajouter une pincée de sel avec les graines de courge qu’ils font torréfier et visiblement le résultat est top.

A l’issue d’une émission qui dure plus de 2h30 (mais avec « seulement » deux coupures pubs), la brigade Lamagnère est l’équipe gagnante avec 148 points, devançant de deux points seulement la brigade de la Mutinerie. Elle se qualifie ainsi pour la finale.

Sur mon canapé, mes envies de sucre et de chocolat atteignent un summum (bien plus que pour la version amateur) …la semaine prochaine je prévois une pâtisserie à déguster devant mon écran : )

Et vous, vous avez regardé ?

 

J’ai beau essayer de me départir d’un maximum d’à priori et d’idées toutes faites dans la vie, certaines s’accrochent et restent tapies. J’étais passée plusieurs fois devant l’enseigne Les Gasteliers, alors encore en travaux, dans le 6ème arrondissement à Lyon, j’étais curieuse de savoir à quoi cette première pâtisserie sans gluten allait ressembler et en même temps, une petite voix me chuchotait que les gâteaux seraient forcément moins bons que dans une pâtisserie traditionnelle.

Il faut bien avouer que pas mal de gâteaux sans gluten ont la tête du « sans gluten » et qu’il m’est arrivé plusieurs fois, dès qu’on s’écarte du fondant chocolat/poudres d’amandes inratable, de tomber sur des consistances assez mastoques, souvent un peu « cartonnées » et manquant de la fameuse élasticité liée à la farine de blé.

Les Gasteliers :  la 1er pâtisserie 100% sans gluten à Lyon

Et puis la semaine dernière, un mois après l’ouverture des Gasteliers (issu du vieux français gastel « gâteau », signifie donc faiseur ou marchand de gâteaux), j’ai franchi le pas de cette ancienne boucherie entièrement réaménagée en pâtisserie-chocolaterie-traiteur-salon de thé.

La première chose qui m’a frappé est le choix de pâtisseries et de biscuits proposés en vitrine et sur le comptoir en version individuelle et à partager : tartelettes, flans, choux, framboisier, forets noires, éclairs, tuiles, soufflés coco, cakes, muffins …jamais le sans gluten ne m’a paru aussi gourmand.

Outre cette offre sucrée très diversifiée sur place ou à emporter, la boutique a une aussi une carte traiteur (sans gluten bien sûr) et divers produits d’épicerie fine (tablettes de chocolat Valrhona, thés Harney and Sons, cafés Goneo, pralines de la maison de la praline …)

A noter également : plusieurs produits sans lactose comme la charlotte framboise, le fondant chocolat, le soufflé coco, les sablés et les langues de chat.

patisserie sans gluten

 

pâtisserie sans gluten

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

 

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

L’équipe des Gasteliers

La première question qu’on a envie de poser aux 3 co-fondateurs des Gasteliers est pourquoi avoir choisi de créer une pâtisserie sans gluten.  Christophe Rasneur, pâtissier-boulanger et co-fondateur des Gasteliers était, enfant, allergique au gluten. Quand à Estelle et Fayçal Mechouet, les deux autres associés de cette adresse gourmande, ils  sont particulièrement sensibles au régime « sans gluten » puisque leur mère est porteuse d’une maladie de Coeliaque.

A ce trio, vient s’ajouter un autre jeune pâtissier et une vendeuse pour une boutique ouverte tous les jours de la semaine.

Christophe Rasneur remplace les farines de blé, d’orge, de seigle et d’épeautre par les farines et les céréales bio sans gluten en provenance des Moulins Chambelland.

Pour élaborer une recette qui satisfasse pleinement l’équipe, le temps de mise au point est variable : 2 mois pour la pâte à choux, 6 mois pour  la pâte sablée. Christophe Rasneur propose 80 recettes mais a une base de 200 recettes au point (et 200 autres sous le coude). Interrogé sur les « limites » du sans gluten, il confie que le feuilletage, sur lequel il travaille, est compliqué ainsi que toute la partie viennoiserie.

pâtisserie sans gluten : les Gasteliers

Une pâtisserie sans gluten mais avec du goût

Après ce premier aperçu des lieux, il était temps de déguster les créations des Gasteliers et voir si le visuel était à la hauteur du goût. Je n’ai goûté que des versions mini des pâtisseries proposées en boutique et celles ci sont parfois légèrement différentes. Il est compliqué par exemple sur des mini tartelettes de proposer une pâte sucrée très fine, elle est alors remplacée par un fond au chocolat. Pour avoir un avis plus complet, il faudra donc que je revienne (le sens du sacrifice) goûter quelques pâtisseries en taille « normale ».

La pâte à choux est visuellement un peu plus jaune que la pâte à choux traditionnelle et sa saveur est légèrement différente mais j’ai trouvé délicieux l’éclair au chocolat et le mini Paris-Brest. La petite tartelette poires amandes est très fraîche et fruitée et j’ai eu un gros coup de cœur pour le brownie aux 5 noix et au caramel au beurre salé et cannelle.

Bref tous mes à priori avant d’entrer dans cette pâtisserie sans gluten ont été balayés. Cette dégustation a été une très bonne surprise pour moi et j’ai hâte de revenir dans cette adresse sucrée pour piocher dans les nombreuses douceurs présentes en vitrine.

Ce que j’ai aimé en vrac chez les Gasteliers

– L’espace salon de thé (je vous l’ai déjà dit, pour moi déguster une pâtisserie est un rituel, j’aime être bien installée, prendre mon temps ) avec une terrasse prévue pour le printemps
– L’utilisation de produits frais uniquement, pas de mélanges tout prêts, des fruits (de saison) issus de l’agriculture raisonnée ou bio
– Le grand choix de pâtisserie française
– Des prix qui ne flambent pas du fait du « sans gluten »
– La qualité des pâtisseries goûtées

 

Les Gasteliers
123, rue de Sèze
Lyon 6ème (métro Massena)
Tél. 04 78 24 87 11
www.lesgasteliers.fr

Invitation presse

Je défie quiconque d’un peu gourmand de passer sans ciller devant la vitrine de Karamel. Entre les brioches dodues qui jouent du coude, les pépitos (mi corazon) au caramel, chocolat et noix de pécan, les flans caramel et le gros pot de teurgoule comme chez mamie (enfin pas chez les miennes mais chez les mamies normandes en tous cas ), on est quasiment obligé de rentrer pour ne pas le regretter ensuite toute la journée.

Là cela a presque failli être le drame. Un samedi en début d’après midi, en dehors des vacances parisiennes et pourtant au premier coup d’oeil toutes les places assises (oui Karamel a LA bonne idée de proposer des tables où s’installer pour déguster ses pâtisseries et c’est quand même encore assez rare pour être souligné) semblent être prises. Une des vendeuses aperçoit mon air désespéré et vole à mon secours. Bonne nouvelle il reste une table avec deux places cachée par des clients.

Je pourrais presque l’embrasser (je viens de Lyon faut m’excuser )) mais heureusement une large vitrine nous sépare et mon regard est happé par les éclairs caramel, les tartes au citron tout en rondeur, les tartes au chocolat et caramel, les créations éphémères qui m’évoquent des toupies. Comme je n’ai pas loupé un éclat de Karamel avant même que la boutique n’ouvre, je savais déjà ce que j’allais choisir…et ce à quoi je devais renoncer (pour mieux revenir ).

Mettons fin tout de suite à ce suspense insoutenable : j’ai choisi la fameuse poire caramel et lui, l’homme, a pris un millefeuille caramel. Si vous me lisez de temps en temps, vous avez peut être noté que je n’aime pas la galette des rois et que dès qu’il y a beaucoup de pâte feuilletée dans une pâtisserie, je crains de mourir étouffée par les miettes. Bref j’aurais pu le soupçonner d’avoir choisi EXPRÈS le millefeuille pour être certain que je ne pioche pas dans son assiette à dessert (loupé !)

Attention la photo qui suit est  indécente, éloignez les enfants.

Et alors, et alors ? au-delà des photos qui me faisaient saliver depuis des semaines à chaque fois que je les voyais passer sur Instagram, au-delà de l’idée de tout « caraméliser », est ce que ces pâtisseries valaient le détour depuis Lyon ? Oui, 100 fois oui. Quand on pense au caramel, on s’imagine presque instantanément quelque chose d’assez sucré pourtant la poire caramel est à la fois gourmande, régressive, fruitée et pleine de fraîcheur.

Quant au millefeuille caramel (oui je l’ai goûté), je ne sais pas comment mais le chef pâtissier Nicolas Haelewyn m’a réconcilié définitivement avec cette spécialité. Sa pâte feuilletée ne s’effrite nullement, la garniture est généreuse, onctueuse mais sucrée juste comme il faut et les petits morceaux de caramel ont porté le coup final à mon préjugé.

J’aurais bien demandé à Nicolas Haelewyn (ancien de Ladurée) d’où lui venait son obsession pour le caramel, si ce ne sont ses origines normandes mais on a du lui poser la question déjà un nombre incalculable de fois (et puis surtout il n’était pas présent lors de ma visite )).

Avant de repartir (et d’emporter un pépito), j’ai jeté un œil aux rayons de sa boutique garnis de caramels bien-sûr mais aussi de tablettes de chocolat, de pâtes à tartiner et autres gourmandises. Un paradis pour tous les amateurs de caramel dans tous ses états.

♥ Adresse gourmande ♥
Karamel
67 rue Saint Dominique
75007 Paris
site web : karamelparis.com

Certains sont prêts à aller à l’autre bout de Lyon pour une paire de chaussures, un sac ou une veste, moi je descends sans souci ma colline et marche jusqu’au 6ème arrondissement pour découvrir quelques unes des nouveautés de la pâtisserie Taffin (dont je vous ai déjà parlé) située à quelques pas des Brotteaux. Pour le retour, même si ici aussi ils ont la bonne idée de mettre du scotch double face sous les cartons accueillant les pâtisseries (quel bonheur en ouvrant la boîte, rien n’a bougé ), j’avais trop peur que l’un de mes choix ne prennent un coup de chaud…j’ai pris le métro.

Prince Maoh

Quoi Prince Maoh une nouveauté s’écriront ceux qui apprennent mes articles sur les adresses sucrées par cœur ? En effet Prince Maoh existait déjà, avait sensiblement le même look au carré mais le chocolat noir a laissé place pour le glaçage comme pour la mousse à un chocolat au lait. Peut être que les amateurs de chocolat noir et seulement de chocolat noir seront déçus mais pour moi ce Prince Maoh est une merveille. La mousse au chocolat au lait et au earl grey a une texture gourmande mais pas une seconde écœurante et la gelée de poire qu’on trouve au cœur vient apporter une belle touche de fraîcheur.

Malgré le nom de ce blog, je choisis assez rarement les pâtisseries au chocolat (bon d’accord je n’ai rien contre un éclair au chocolat ) mais celle là, c’est vraiment ma préférée.

patisserie Taffin

La tarte chocolat au lait /passion

Le chef pâtissier Yann Brys a inventé un jour le tourbillon, une technique qui consiste à dresser le dessus d’une tarte en tourbillon en faisant tourner cette dernière sur l’équivalent d’un tourne disque ou d’un tour de potier. Reprenant cette esthétique, la nouvelle tarte de la pâtisserie Taffin joue sur le mariage chocolat au lait / passion ( si vous avez déjà croqué dans le fameux macaron Mogador de Pierre Hermé, vous savez combien cela fonctionne bien). Résultat c’est aussi beau que bon.

patisserie Taffin

patisserie Taffin

La tarte poire bourdalou

Plus classique mais parmi les incontournables des desserts français, la tarte poire bourdalou fait son entrée dans la vitrine de la pâtisserie Taffin. Si le mélange poires/amandes vous plait, foncez. Je l’ai choisie pour un fou de crème d’amandes (celui là même qui aime la galette des rois alors que moi pas ) mais par pure conscience professionnelle, j’ai goûté et je l’ai trouvée beaucoup plus fruitée et légère que celles de mes souvenirs familiaux.

patisserie Taffin

patisserie Taffin

Autres nouveautés de la maison (non goûtées) : Calamondin (mousse calamondin, insert coco, biscuit coco, feuille chocolat), le baba mojito et le lavande (mousse lavande, compotée de fruits rouges) ou quelques bonnes raisons de marcher : )

 

Pin It