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Si vous avez regardé la version « professionnelle » de l’émission Le Meilleur pâtissier, vous vous souvenez peut-être que parmi les équipes, une était de Marseille. L’un d’eux est le chef pâtissier des Bricoleurs de Douceurs (j’adore le nom !), une pâtisserie/salon de thé que je suis depuis longtemps sur les réseaux sociaux. Pour ceux et celles qui ne liraient pas ce blog depuis longtemps, j’ai la manie de choisir mes destinations de vacances en fonction des potentielles adresses sucrées à tester. Du coup, au programme de mon dernier week-end marseillais, je me suis arrangée pour que l’une de nos ballades passe devant cette adresse.

Nous nous sommes arrêtés à la boutique des Bricoleurs de Douceurs ( situé dans le quartier de Roucas à deux pas d’Endoume), sur notre trajet retour à pied Bonne Mère-Vieux Port. C’était une manière parfaite de motiver les troupes. Comme il était encore tôt dans l’après-midi, nous avions quasi la boutique à nous seuls et j’ai eu le temps d’échanger avec Clément Higgins qui s’est installé ici avec sa femme Aurélie Poletto. Il m’a même guidé dans mon choix car j’avoue que face à la vitrine, j’avais bien du mal à me décider, d’autant plus que je savais que je n’y retournerais pas de sitôt. 

L’avantage quand on est plusieurs à s’attabler dans un salon de thé est que l’on peut goûter plusieurs pâtisseries. Notre choix s’est donc arrêté sur le « best of » de la maison à savoir le Marseille Brest, que la fan de pâtisserie à base de pâte à choux que je suis a adoré. Il est composé d’un chou croustillant, d’un praliné pur noisettes, d’une ganache montée noisettes et de noisettes caramélisées. C’est ma fille qui avait ce Marseille Brest devant elle mais autant vous dire que j’ai bien pioché dedans : )

Le fou de tartes et de desserts au citron qui se cachait parmi nous ne pouvait pas passer à côté de Kalamanquoi. Composée d’une pâte sucrée croustillante, d’un confit de citron kalamansi, d’un crémeux kalamansi, de meringue et d’une poudre de citron noir, elle présente une belle acidité juste contrebalancée par la présente discrète de la meringue. L’ensemble est « pepsy » (désolée pour l’anglicanisme mais je ne trouve pas de terme équivalent) et bien frais. Il faisait chaud ce jour là, ce qui explique que parmi nos choix, nous avons sélectionné Jack Attack. Composée d’une pâte sucrée croustillante, d’un moelleux aux noisettes, d’une compote de pommes au basilic, de pommes pochées et de poudre de basilic, cette douceur est celle qui me laissera le moins de souvenirs mais si vous adorez les tartes aux pommes alors c’est un choix incontournable. Enfin j’ai suivi le conseil de Clément Higgins en choisissant What Else avec sa pâte sucrée croustillante, son moelleux aux noisettes, son crémeux café, sa ganache montée vanille, son praliné coulant noisettes/café. Je n’ai jamais été fan de desserts au café mais depuis que j’ai goûté et beaucoup aimé la tartelette tiramisu de Signé Extrait à Lyon, je sais que tout est une question de dosage. Je n’ai pas regretté mon choix : cette douceur est gourmande, au niveau des textures c’est une vraie caresse et le mariage praliné/café/vanille crée une belle harmonie. Parmi les autres pâtisseries présentes à ce moment là en vitrine (elles changent régulièrement), j’aurais bien goûté le Choc Norris (biscuit croquant aux éclats de noisettes, chocolat et fleur de sel, crémeux chocolat noir, confit de praliné noisettes), le mille feuilles du printemps (pâte feuilletée caramélisée, ganache montée fleur d’oranger, confit de fraises et rhubarbe, fraises fraîches), le Chizeucake de chez nous (un cheesecake avec un fromage d’un producteur local) …mais je n’ai qu’un estomac.

Si j’ai l’occasion de retourner à Marseille, j’irai tester d’autres pâtisseries des Bricoleurs de Douceurs au Jardin Montgrand (situé dans le 6ème arrondissement) où ils sont prestataires de service car le cadre a l’air très agréable.

Scoop : Les Bricoleurs de Douceurs seront présents en septembre prochain au Street Food Festival aux Subsistances à Lyon avec des propositions « finger food » sucrées. Hâte de voir ce qu’ils vont imaginer !

Ce que j’ai aimé :

-le lieu un peu caché mais à quelques mètres de la Corniche Kennedy que je vous conseille d’emprunter pour admirer les points de vue sur la mer et les belles villas
-la possibilité de déguster sur place
-la variété des propositions sucrées
-l’identité des Bricoleurs des Douceurs (dans le « look » des pâtisseries comme dans leur intitulé)
-l’accueil souriant
-de la gourmandise au rendez vous !

Bricoleurs de Douceurs
202 Chemin du Vallon de l’Oriol,
13007 Marseille
Tel : 09 86 35 23 92

Edit : et merci à Funny Fully avec qui j’ai échangé sur les pâtisseries marseillaises et qui m’a convaincu définitivement de tester cette adresse

 

 

Mes précédents billets « j’aime de la semaine » étant les plus commentés, je considère cela comme un encouragement de votre part et je remets le couvert (et merci de prendre le temps de commenter, ça fait tellement plaisir !). C’est parti pour les « j’aime de la semaine  » :

1-Le gala de danse de ma fille

J’ai pris une grosse claque en voyant ma fille sur scène pour son gala de danse de fin d’année. Au même âge, je foulais le plancher d’une autre salle dans une autre ville et j’ai eu l’impression de voyager dans le temps. Je crois que j’ai réalisé aussi combien la danse que j’ai totalement arrêtée cette année (l’année dernière je faisais de la zumba, on est peut être plus proche du fitness que de l’artistique mais cela me faisait du bien) me manquait. Bref j’ai serré les dents pour ne pas pleurnicher sur mon siège mais j’avais les yeux plein de larmes.

2-Les mauvaises herbes

J’ai longtemps hésité avant de franchir le seuil du restaurant Les mauvaises herbes, restaurant végétarien et végétalien parce que la tendance du « sans » (sauf quand on est intolérant) me gonfle, surtout quand elle devient « tout ou rien ». En fait les pro-quelquechose et jusqu’aux-boutistes tout domaine confondu m’effraient et par un esprit de contradiction peut être, je n’ai pas envie de suivre le mouvement.  De manière générale, j’ai envie de continuer à manger avant tout pour le plaisir, plutôt que de penser « tu manges du sucre, tu es une droguée », « tu manges du gluten, tu vas être fatiguée », etc (d’autant plus que je n’ai -touchons du bois- pas eu un seul souci de santé depuis des années, même pas une grippe ou un rhume ).

Bref je n’étais pas en terrain conquis et pourtant j’ai trouvé que cela était bon, bien préparé et surtout je ne suis pas sortie de ce restaurant en ayant faim.  Si on me demande demain de choisir entre un plat de pâtes et un plat de légumes, je continuerai à choisir les pâtes mais je retournerais volontiers à cette adresse en sachant que je vais manger équilibré sans que cela ne soit fade ou triste dans l’assiette.

salade de concombres façon Thaï,  algues nori et sésame grillés (la petite touche qui change tout )Polenta tomate séchées/olives, crème de courgettes (je ne sais pas comment ils font c’est super bon alors qu’à la base la courgette sans rien pour moi cela n’a pas grand goût, légumes de saison (bien croquants comme je les aime) et romarin

3-La série Here and Now

Mon vélo d’appartement, comme je pouvais le craindre, ne s’est pas transformé en porte manteau. Pour que mes séances de vélo ne soient pas monotomes et ennuyeuses, je regarde en pédalant des séries (je pourrais faire facilement un top 10, coucou Jérémie). La dernière série qui m’a vraiment emballé (plus que This is Us que j’ai trouvée trop pleine de bons sentiments à grands renforts de hugs à l’américaine) est Here and Now d’Alan Ball, le créateur de Six Feet Under (qui reste en haut de mon top ten, peut être parce qu’à l’époque, à part Friends, je n’en avais pas vu d’autres).

On suit la famille Bishop à Portland, une famille de démocrates qui, par « idéal » a adopté 3 enfants de nationalités différentes et ont une fille « naturelle ». Le père de famille, incarné brillamment par Tim Robbins, est un professeur de philosophie à la fac qui traverse une crise existentielle alors que l’un de ses fils commence à être frappé par des visions.

Cela brasse des thèmes aussi divers que le racisme, la religion, l’identité sexuelle, l’adoption, le sens de la vie, les idéaux politiques confrontés aux choix de vie, le poids du passé, les couples mixtes….

C’est drôle (façon grinçante), tragique parfois, excentrique souvent et le tout est porté par un casting qui assure !

4-La cour des Loges

Cette semaine, la remise des prix du Concours des Vins de l’AOC Coteaux des Lyonnais s’est tenue en plein coeur du Vieux Lyon, à la Cour des Loges. Si le quartier tout entier donne le sentiment d’être transporté au temps de la Renaissance italienne, c’est particulièrement vrai pour cet hôtel restaurant. Quand on se retrouve dans la cour intérieure, la magie des lieux opère tout de suite.

C’est dans ce cadre que le Concours des Vins des Coteaux du Lyonnais s’est tenu sous la présidence de Gaëtan Bouvier, élu meilleur sommelier de france 2016. Le but de ce Concours est de mettre en lumière une nouvelle génération de vignerons, tous portés par une valorisation de leur vignoble et la volonté de proposer des cuvées plus complexes et singulières. Si vous ne connaissez pas les Vins des Coteaux du Lyonnais (les plus proches de Lyon pourtant) ou si vous avez une image négative à leur sujet, bousculez vos idées toutes faites et goûtez un des vins du palmarès (avec modération bien-sûr)

5-Ressortir les playmobils

Alors que les playmobils dorment dans des bacs en plastique (ma fille ne joue avec que si quelqu’un joue avec elle…ahem), j’ai décidé de leur donner vie le temps d’une photo sur mon compte Instagram dédié aux livres :

 

L’idée vous plait ?

6-Mon nouveau vernis Mavala

Je vous ai déjà parlé des vernis Mavala qui ont un petit format (pas le temps qu’ils ne dessèchent), un petit prix et une gamme de couleurs qui me vaut bien des hésitations. Récemment je me suis offert le bronze green et j’aime beaucoup sa couleur (oui je touche mes pivoines si je veux ))

7-Le salon de la pâtisserie.

Non ce n’est pas un j’aime de la semaine mais probablement un « j’aime » de la semaine prochaine. En effet du vendredi 15 au dimanche 17 juin, se tient à Paris Expo Porte de Versailles à Paris la première édition du salon de la pâtisserie. Au programme : des master class, des cours de pâtisserie, 2 concours officiels pour amateurs et professionnels, des dégustations et un espace de 6000 m2 organisé autour de 5 univers (L’enfance, Le Sweet Art, La french Touch, les Ateliers sucrée et le Forum).

Je partagerai cela en story sur Instagram  vendredi soir ou samedi : )

Je voulais aussi vous parler d’un atelier de pâtisserie que j’ai eu la chance de suivre avec Bruno Saladino pour découvrir les douceurs qui seront proposées lors de la soirée #DrinkAlsace le 26 juin prochain au Sucre mais j »ai été déjà bien bavarde alors je vous dis plus très bientôt. Vous pouvez déjà vous inscrire  ici https://drinkalsace.eventbrite.fr., à cette soirée qui accueillera 10 jeunes vignerons alsaciens et 5 chefs lyonnais.

Bonne semaine : )

Il parait qu’il est aussi, si ce n’est plus, important de savoir faire savoir qu’on fait des choses que de les faire. Le hic c’est que je n’ai jamais été très douée pour « me vendre » « me mettre en avant » avec une nette tendance à voir tout ce qui cloche chez moi. Hier je déjeunais avec Séverine (du blog Electroméninges) et je me lamentais lamentablement (sic) du fait d’être « moyenne partout ». A quoi elle m’a répondu que c’était une question de point de vue et que cela pouvait vouloir dire que j’étais polyvalente.

Bref tout ça pour vous dire que je bosse souvent pour améliorer des petites choses sur le blog et que je ne le crie pas forcément sur les toits, du coup ça peut passer totalement inaperçu : )

Voici donc quelques news concernant le blog et les réseaux sociaux qui y sont liés :

J’ai fermé sur la pointe des pieds le blog Only Choux qui était dédié aux choux (sucrés) sur toutes les formes. J’ai beau mangé beaucoup trop de pâtisseries, c’était compliqué de nourrir ce blog régulièrement et comme reprendre des communiqués de presse n’a jamais eu d’intérêt pour moi, le rythme des billets s’est vite espacé. On ne va pas se raconter des bobards, les blogs sont moins fréquentés qu’à une époque, j’ai donc décidé de me concentrer sur d’autres projets, idées.
Je continue néanmoins à publier des photos de pâtisserie à base de pâte à choux (principalement que je goûte) sur le compte instagram Only Choux

Le blog a pris un look magazine il y a quelques mois (je n’ai fait aucune communication autour )), j’ai changé les catégories que je voulais mettre en avant et les livres sont passés à la trappe de cette réorganisation. Une amie m’ayant récemment dit qu’elle avait du mal à retrouver mes chroniques livres, j’ai remis une entrée « idées livres » dans le menu horizontal.

Ayant été bibliothécaire pendant plus de 10 ans, je me sens légitime (oh je l’ai dit)  à parler livres. J’ai créé un compte Instagram @bookaddictlyonnaise sur lequel je partage mes lectures, des  photos de librairies, des bibliothèques et où je publie des mini-chroniques qui ne seront pas sur le blog. Pour me suivre, cela se passe ici

Plus le blog prend de l’âge (12 ans quand même !) et plus le nombre de recettes publiées augmente.  Pour les chercher, un certain nombre de pages sont présentes sur le blog mais j’ai également travaillé sur des tableaux thématiques sur Pinterest (c’est un boulot long et toutes les recettes ne sont pas encore présentes)  comme:
– desserts à la fraise
-desserts aux fruits d’été
-desserts rapides
– cheesecake
-spécialités régionales sucrées
– cookies brownies

Vous pouvez y retrouver aussi toutes mes adresses sucrées testées et approuvées à Lyon et ailleurs et pour s’abonner c’est ici.

Enfin ce n’est pas un changement du blog mais cela est quand même lié, depuis octobre 2017, avec Emilie du blog Cinnamon And Cake, j’ai lancé les RDV 100 % sucrés à Lyon pour mettre en avant des artisans et des bonnes adresses lyonnaises. J’adore bosser sur chaque édition et la prochaine s’avère vraiment très très gourmande !

Ils en parlent  bien :

http://uneviealyon.com/une-bouchee-denfance-au-gouter/

http://www.quileutcuit.fr/un-petit-dejeuner-presque-parfait-carte-lyonnaise-de-belles-adresses.html

http://girlstakelyon.com/oh-my-buche-ou-le-grand-test-des-buches-lyonnaises/

 

 

Sur ce je vous souhaite un très bon week-end !

Même si je suis un peu en mode « fan » dès qu’il s’agit de mon quartier de la Croix Rousse et que je me surprends à dire « je descends à Lyon » comme si je vivais sur un territoire indépendant, j’aime me balader ailleurs et descendre de ma colline ….d’autant plus lorsqu’il s’agit de découvrir les nouvelles pâtisseries de C Gastronomie. Me voilà une matinée en semaine à deux pas de la place Lyautey où se situe une des boutiques C-Gastronomie (l’autre boutique lyonnaise étant juste à côté de la place de la république, 17 rue Childebert).

Après avoir fait un tour des lieux, me voilà les yeux pétillants devant la vitrine sucrée où s’alignent mignardises et pâtisseries individuelles (les nouvelles pâtisseries* sont arrivées fin mai)

 

Comme vous le voyez sur mes photos précédentes , vous pouvez déguster sur place une des douceurs, seules ou dans le cadre d’une formule déjeuner en piochant dans les propositions salées (salades, verrines, quiches, tartes salées…) mais pour ma part, je les ai précieusement ramenées à la maison pour les photographier avant de les déguster.

Je vous présente pour commencer Green Zest, à la forme originale et élégante et  composé d’un biscuit amandes, d’une marmelade d’agrumes et d’un crémeux vanille coco-citron vert : je ne m’appelle pas Mercotte mais j’aurais trouvé cet entremet plus rafraichissant sans la coco (mais c’est vraiment une histoire de goût personnel ).

Le Samba est la pâtisserie la plus exotique de cette gamme printemps/été avec sa dacquoise coco, sa compotée d’ananas, son crémeux exotique et son crumble coco.

La tartelette aux fruits rouges composée d’une frangipane et de fruits rouges (et dont la pâte à tarte rouge est au diapason de la création) est le coup de cœur de l’homme qui adore les tartes. C’est frais, généreux en fruits et la pâte à tarte a une épaisseur juste comme il faut.

J’ai gardé le meilleur pour la fin, en tous cas le meilleur pour moi avec pour commencer le Croq’Choc composé d’un biscuit pécan, d’un crémeux caramel, d’un croquant noisette et d’une ganache chocolat Jivara. Je l’ai déjà écrit ici, bien qu’accro au chocolat, mon choix dans une pâtisserie va rarement se tourner vers celles au chocolat (et encore moins en dehors de l’automne-hiver) car j’ai toujours peur que le tout manque d’équilibre et de contraste (et pour moi une bonne pâtisserie est une pâtisserie qui ne laisse pas une sensation d’être rassasié, mais au contraire de légèreté avec l’idée qu’on en reprendrait bien une autre).

Le Croq’Choc fait partie pourtant de mes 3 pâtisseries préférées dans celle que j’ai goûtées pour le côté « crispy » (à la fois croustillant et très léger) du biscuit et le côté fondant et gourmand de l’ensemble. C’est indéniablement régressif comme souvent avec le chocolat mais pas du tout écœurant.

C-Gastronomie

Pas de mystère, si je vois des pâtisseries à base de pâte à choux dans une vitrine, il y a de fortes chances pour que je me tourne vers celles-ci en priorité (d’autant plus que je n’ai toujours pas franchi le pas d’essayer à la maison, prenant comme prétexte mon vieux four premier prix qui chauffe un peu comme bon lui semble et qui ne s’éclaire plus-pas trop pratique pour vérifier si les choux gonflent bien- alors qu’il s’agit plus probablement de la peur du fiasco -cela m’énerve franchement quand je loupe une recette et qu’elle finit à la poubelle).

En plus, je trouvais le Saint Honoré Vanille de C Gastronomie très élégant, sa collerette me faisant penser à celle des Saint Honoré de Cédric Grolet. En croquant l’unique petit choux sur le dessus, je me disais que cela allait me laisser sur ma faim (d’autant plus que toutes les pâtisseries ont été partagées ) mais la bonne idée de cette version est de proposer un « socle » en pâte en choux avec un crémeux vanille. Le glaçage caramel du petit chou craque sous la dent, la chantilly est aérienne et pas trop sucrée ..pas de doute, le choux me fait toujours le même effet ..

…et ce n’est pas le choux fraise avec son confit de fruits rouges qui vient chatouiller le palais qui va me contredire !

J’ai demandé à la personne qui tenait la boutique quelle était sa pâtisserie préférée parmi celles présentes derrière la vitrine et elle m’a répondu le « Chocolaté » (biscuit chocolat, lemon curd à l’orange, ganache thé et mousse au chocolat)…mince celle là je ne l’ai pas goûtée : )

Est ce que j’ai envie de retourner à C-Gastronomie ?

-oui pour reprendre un choux fraise et un Saint Honoré (mais sans le partager cette fois gniark gniark)
-oui car en dehors du Chocolaté, il me reste encore quelques pâtisseries à goûter et la « collection » se renouvellera au fils des saisons
-oui car rayon salé, j’ai trouvé les salades que j’ai pris à emporter très bonnes et fraiches (c’est servi copieusement et vous pouvez demander moitié moitié avec deux salades différentes)

Et vous, quelle nouveauté vous tente le plus ?

 

*Invitation

Un aller-retour à Paris dans la journée est forcément l’occasion quand on rêve, parle des heures, pense pâtisserie, de tester une des nombreuses adresses sucrées repérées ici ou là (les moins centrales passant plus facilement à la trappe, cela fait déjà bien longtemps par exemple que je veux aller voir Jojo & Co au marché d’Aligre). Ce mercredi là j’avais un rendez vous pro vers les Grands Boulevards (j’ai redécouvert à l’occasion quelques jolis passages …et j’ai fini par être en retard) et mon amie Sophie m’a suggéré les Artizans rue Montorgueil. Je louchais depuis longtemps sur leur fameux Paris-Brest (il est en photo sur la page d’accueil de leur site), c’était l’occasion de le tester.

les Artizans

Et là c’est le drame : plus de Paris-Brest à la carte à ce moment-là, remplacé par d’autres pâtisseries plus fruitées et plus en accord avec les envies des gourmands et gourmandes quand les températures commencent à grimper. Heureusement je ne suis pas psychorigide de nature (ou en tous cas pas pour cela) et tout ce que je voyais en vitrine me tentait (et j’ai déjà un excellent prétexte pour revenir à cette adresse).

 

Finalement Sophie s’est laissée tenter par le Cahuèt Passion et moi par le S’Tache, chou oblige ; ). J’avoue que je n’aurais pas forcément parié sur le Cahuèt Passion composé d’un pain de gène, croustillant et caramel cacahuète, sauce acidulée et nuage au fruit de la passion.  Pourtant quand je l’ai goûté, c’est comme si je venais de découvrir que la cacahuète (qu’on associe plus souvent au chocolat) était faite pour s’entendre avec le fruit de la passion. La cacahuète ainsi travaillée perd son côté gras, elle est mise en valeur par l’acidulé du fruit de la passion alors qu’on aurait pu penser que son goût « dominerait » tout. Cachuèt Passion est à la fois léger et gourmand.

Quand au S’Tache, il s’agit d’un chou garni de crème pistache et de gelée d’hibiscus qui « repose » sur une pâte sucrée pistache, compotée cranberries, hibiscus. Je ne sais pas vous mais moi, rien qu’en lisant la composition de ce choux, j’avais l’eau à la bouche. Je l’ai admiré un bon moment sur toutes les coutures, j’ai picoré quelques éclats de pistache avant de me décider à plonger ma fourchette dedans (brisant cette belle harmonie visuelle).

J’ai trouvé dans ce chou tout ce que j’aime : une crème pistache très onctueuse et gourmande, de la fraicheur apportée par la gelée d’hibiscus, du croquant aussi bien avec le craquelin que les fruits secs extérieurs. Non seulement le S’Tache ne ressemble à aucun autre chou pistache mais qu’est ce qu’il est bon !

Il faut aussi que je vous parle de la tarte framboise que l’on pourrait injustement boudée, la pensant trop classique en la voyant dans la vitrine du restaurant pâtisserie Les Artizans. Erreur, grossière erreur, cette tarte est une petite merveille et n’a rien à voir avec les tartes framboise que vous pouvez réaliser chez vous.

D’abord en place et lieu de la traditionnelle pâte sablée, on trouve une meringue soufflée. C’était la première fois que j’en goûté : non seulement c’est bien moins sucré que de la meringue « normale » mais cela ne colle pas aux dents, c’est croquant et en même temps très aérien quand on croque dedans.

Et c’est pas fini comme dirait l’autre : sous les framboises, se trouve une crème citron et une sorte de pesto verveine qui explose véritablement en bouche. C’est frais, ça dépote, ça surprend, cela vous fait fermer les yeux de bonheur.

Forcément quand sur les 3 pâtisseries dégustées, les 3 m’ont ravi, cela donne envie de …goûter les autres, d’autant plus que le chef Pâtissier Mathieu Mandard avec qui j’ai pu échanger est très accessible et sympathique (oui dans chaque article je répèterai que l’accueil cela compte )).

Sophie a aussi testé la carte salée du restaurant les Artizans et la conseille sans hésitation. Bref une très bonne adresse dans une rue sacrément sucrée (boutique de Fou de pâtisserie à quelques mètres de là, pâtisserie Stohrer, Café Pouchkine…)

 Et vous, quelle pâtisserie auriez-vous choisie ?

 

Mardi soir, Le meilleur pâtissier reprenait du service sur M6 version professionnelle, une double raison pour moi de ne pas manquer cette émission. Si Faustine est toujours présente (elle a du arrêter les pâtisseries depuis un moment vu la ligne qu’elle affiche) et fidèle à elle même (jeu de mots à gogo, lancement du fameux 3.2.1, prêts pâtissez et attitude consistant à accourir pour en rajouter une couche quand une équipe est déjà dans la panade), le jury lui a fait peau neuve et comprend Pierre Hermé, Frédéric Bau (peut être moins médiatique que les autres membres mais la référence dans le domaine du chocolat), Philippe Conticini et Cyril Lignac bien-sûr.

Le décor aussi a changé : oubliée la grande tente, les pro œuvrent dans un château (avec une déco assez kitch à mon goût et qui aurait gagné à être plus épurée ) même si les travellings sur la nature sont toujours présents entre deux séquences.

La bande-son alterne morceaux de musique classique rapprochant l’exécution et l’enchaînement de gestes techniques d’un ballet (et cela donne des séquences vraiment belles pour tout amoureux de pâtisserie) et passages rappelant vaguement la ligne mélodique de l’émission Le Meilleur pâtissier version amateur.

Pour cette première émission, 4 brigades (brigade de la Mutinerie, brigade de la Faculté des Métiers, brigade Lamagnère, brigade Belles Rives) s’affrontent autour de deux épreuves. Elles sont jugées sur des critères tels que la régularité, la qualité, le respect des quantités demandées et le goût bien-sûr.

 

Fraisier et Mont Blanc à leur manière

La première épreuve consiste à réaliser, dans une version personnelle et en 3 heures, 50 fraisiers et 50 Mont-Blanc parfaitement identiques (l’envie démente de ces deux classiques suite à cette épreuve n’est pas purement fortuite).

La brigade de la Mutinerie prend des risques en réalisant des coques en chocolat noir mais l’association avec les fraises ne convint pas le jury. L’intérieur de la coque ne charme pas plus Pierre Hermé qui leur balance:

C’est simplissime les gars, vous vous êtes pas cassés la tête.

La brigade Belles Rives présente aussi ses fraisiers dans une coque en chocolat mais en chocolat blanc. L’originalité consiste à réaliser un biscuit au wasabi mais pour Cyril Lignac qui aurait utilisé du wasabi râpé :

il y a la technique mais pas le bon produit et c’est dommage

La brigade Lamagnère utilise un biscuit viennois plus souple que la génoise et présente leurs fraisiers sous forme de maki. Leur coulis de fraise servant d’insert étant trop sucré, Philippe Conticini leur conseille de désucrer leur préparation en ajoutant 3 à 4 gouttes de vinaigre blanc. Vous connaissiez ce truc ?

Enfin la brigade de la faculté des métiers veut mettre du sud dans ses fraisiers avec un coulis de fraise au fenouil pour le côté anisé et un biscuit huile d’olive.

Après 1h30 d’épreuve, tous les candidats attaquent leur réinterprétation du Mont-Blanc. Leur tâche ? Rendre plus léger une pâtisserie souvent trop sucré tout en gardant les marqueurs de ce classique (meringue, chantilly, marron).

Chacun à son idée pour apporter de la fraicheur ( gelée d’aloé vera, gelée de pamplemousse et poivre timut ou bien encore insert griotte citronnelle). La brigade de la mutinerie mise sur une meringue acidifiée et une marmelade de mandarine mais Philippe Continici après avoir goûté une cuillère de celle-ci leur rappelle le B.A.B.A en cuisine : goûter tout ce qu’on fait !

L’heure de la dégustation est venue et les candidats finissent sur le fil du rasoir comme dans la version amateur de l’émission.

Le Mont Blanc de la brigade de la mutinerie séduit Cyril Lignac et Faustine conclut d’un :

Vous avez réussi à grimper en haut du Mont-Blanc

La gelée à l’aloé vera de la brigade de Belles Rives ne laisse pas le jury indifférent et Frédéric Bau juge les Mont-Blanc de la brigade Lamagnère « remarquablement mignons ».

Au final, c’est cette dernière brigade qui remporte le plus de points (54 points).

 

Pièce artistique en chocolat sur le thème animaux de la jungle

Peut-on être très bon pâtissier mais pas bon chocolatier ou l’inverse ? En pensant à certains noms, on pourrait penser qu’il s’agit bien de deux métiers et de compétences bien différentes, pourtant dans la seconde épreuve du Meilleur pâtissier pro, il est demandé aux candidats de réaliser une pièce artistique en chocolat en intégrant un gâteau au chocolat pour 20 personnes.

Ce genre d’épreuves est toujours assez impressionnante à regarder : il y a toujours un petit bout de pièce qui se fait la malle au dernier moment, on tremble toujours un peu quand vient l’instant de tout apporter sur la table de présentation.

Cette fois, le drame est le démoulage-écroulement de l’entremets en forme de serpent de la brigade de la faculté des métiers. Le serpent après rafistolage ressemble plus ….à une bouse.

Quand le singe géant de la brigade de la mutinerie se casse au niveau de la jambe, on retient son souffle devant son écran. Heureusement tout est recollé et réparé à temps et la pièce de cette brigade est probablement la plus aboutie.

Côté gâteaux, deux équipes ont fait le choix de les présenter dans des cabosses, une autre dans des bûches en bois qui se fondent dans la scénographie générale.

Éléphant, papillon, alligator, plantes carnivores, lianes, grenouille, les pièces artistiques sur le thème des animaux de la jungles sont plus ou moins harmonieuses et abouties mais toutes témoignent d’un gros travail.

Dans la version amateur du Meilleur pâtissier, Philippe Conticini a toujours été le chef pâtissier invité qui conseille le plus les candidats. C’est encore lui qui suggère à l’équipe de la Mutinerie d’ajouter une pincée de sel avec les graines de courge qu’ils font torréfier et visiblement le résultat est top.

A l’issue d’une émission qui dure plus de 2h30 (mais avec « seulement » deux coupures pubs), la brigade Lamagnère est l’équipe gagnante avec 148 points, devançant de deux points seulement la brigade de la Mutinerie. Elle se qualifie ainsi pour la finale.

Sur mon canapé, mes envies de sucre et de chocolat atteignent un summum (bien plus que pour la version amateur) …la semaine prochaine je prévois une pâtisserie à déguster devant mon écran : )

Et vous, vous avez regardé ?

 

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