Tag

maman

Browsing

Attention cette photo est trompeuse et ne correspond en rien à ma vie quotidienne de maman avec sa fille !

Dans mes rêves : ma fille naissait avec des cheveux qui poussaient très vite en de magnifiques boucles et par le plus grand miracle puisque ni son père ni moi n’avons les cheveux frisés (mais sait-on jamais le chérubin était bien blond comme les blés jusqu’à ses deux ans avec des parents bruns)

Dans la réalité : ma fille est née avec quasiment pas un poil sur le caillou, pas chauve mais presque, avec juste du duvet de bébé..comme ses premiers mois, on avait oublié de me livrer son cou et que je trouvais sa tête disproportionnée par rapport à son corps (comme chez de nombreux tout-petits, ne nie pas ), elle avait un côté Mini-me (mais je te rassure aujourd’hui je la trouve super jolie)

Dans mes rêves : du fait de sa superbe chevelure, personne ne se trompait sur son sexe ou employait le mot bébé dans ses phrases au cas où il y ait erreur sur la marchandise

Dans la réalité : sa calvitie m’obligea à utiliser de manière démesurée le rose et le prune dans ses tenues..mais même en jupette, certains la prirent pour un garçon

Dans mes rêves : mon enfant était sage comme une image avec la coiffeuse se regardant dans la glace en minaudant et attendant patiemment que sa coupe soit finie

Dans la réalité : c’est toute juste s’il ne faut pas la ligoter au siège..la dernière fois la coiffeuse s’en est tenue à la frange puis a lâché l’affaire devant ses sauts de capri et ses pleurs

Dans mes rêves : Miss Zen acceptait sans rechigner les barrettes, chouchous, serre-têtes et autres accessoires auxquelles j’ai tout de suite pensé quand j’ai appris que je venais d’accoucher d’une fille

Dans la réalité : je m’estime déjà heureuse quand j’arrive à passer quelques coups de brosse dans ses cheveux. Le temps de pose d’une mini-couette ou d’une petite coiffure a rarement excédé 30 secondes malgré mes tentatives de diversion dès l’objet accroché « oh regarde un oiseau !  » (pas toujours crédible en plein appartement je l’avoue)..pourtant ça lui va tellement bien !

Qui a dit déjà qu’ être mère c’est faire le deuil de l’enfant parfait ?

Lundi dernier, pour la première fois dans ma courte carrière de maman, j’ai testé le job d’accompagnatrice de sortie scolaire pour la classe de mon fils pour une journée en balade à la ferme.

Glop : au moins je ne suis pas partie dans des scénarios catastrophes dans ma tête parce qu’à l’évocation de sortie en car, je pense tout de suite au livre De beaux lendemains..qui a dit que la lecture n’était pas dangereuse pour la santé?

Glop : comme le car ne partait qu’à 9h passé, je me suis assise dans un coin de la classe et je me suis transformée en petite souris. C’est là que j’ai vu que mon fils était particulièrement calme voire un peu sauvage, se planquant dans le coin bibliothèque alors que la plupart des enfants jouaient ensemble en groupe …pas le fils de sa mère celui-là )

Glop : une petite fille est venue se glisser juste à côté de moi et m’a demandé d’un air un peu péremptoire « t’es qui toi? » puis s’est présentée comme d’autres enfants (les plus hardis ou les plus curieux peut-être)…j’ai trouvé ça très chouette

Glop : personne n’a vomi dans le car malgré les virages de la fin du trajet …

Pas glop: …sauf mon fils alors qu’on se garait devant la ferme

Glop : oui je l’avoue j’ai appris des choses sur la vie des bêtes en même temps que les enfants

Pas glop : me proposer pour accompagner un groupe aux toilettes n’était pas l’idée du siècle. Il n’y avait plus de papier, les portes ne tenaient pas fermées et les filles ne voulaient pas faire pipi devant le petit garçon présent, elles tordaient un peu du nez devant l’odeur mais heureusement m’a dit l’une d’entre elles « toi tu sens super bon »

Glop : j’ai repéré les turbulents…ça va faciliter les choses pour les invitations à l’anniversaire du fiston en septembre prochain )

Glop : encadrer des enfants en pleine nature c’est nettement moins stressant qu’en ville avec du monde, le métro, la circulation

Pas glop : j’ai peu échangé avec les autres parents présents car on est tout le temps sollicité et il y a toujours un enfant pour aller où il ne faut pas, se faire la malle..bref il faut avoir des yeux partout tout le temps

Pas glop : à l’heure du pique-nique, j’ai donné ma bouteille d’eau à une gamine qui n’en avait pas, j’ai déballé les sandwichs, vérifié que les enfants mangeaient, buvaient, j’ai passé de la crème solaire…bref mes repas au quotidien puissance 1000

Glop : écouter les enfants répondre au fermier, voir leur émerveillement et leur enthousiasme ça met de bonne humeur…

Pas glop : …et il en faut car leur énergie est épuisante

Glop : au retour, ils étaient tellement vannés qu’une partie du car dormait

Pas glop : j’étais un peu déçue qu’aucun maitre ne propose d’entonner une chanson apprise pendant l’année…faut que j’arrête de penser que la vie ressemble à un film

Glop : j’ai été remerciée par la maitresse et par mon fils qui m’en parle encore

Pas glop : le soir j’avais l’impression d’avoir couru le marathon de New York et pourtant je devais préparer des gâteaux …

Chapeau aux personnes qui , suppression de classes oblige, se retrouvent avec des groupes de 30 petits/moyens en maternelle, qui répètent inlassablement les mêmes consignes, supportent les décibels sonores, séparent les uns, aident les autres !

Et toi, une sortie scolaire qui t’a marqué?

Récemment en rentrant dans une boutique de vêtements pour enfants, j’ai réalisé que ma fille grandissant, j’allais quitter sous peu le rayon bébé 3mois-23mois dans lequel par une tournure de l’esprit que je n’explique pas, je trouve tout systématique plus mignon. Adieu mini bodies, chaussettes minuscules, robes de poupée, pyjamas tout petits.

Tout ce qui est mini serait-il plus mimi?

En tous cas ça marche avec les mini-rochers Suchard qu’on mange avec moins de culpabilité à cause de la taille (à condition de ne pas en reprendre un second) ainsi qu’avec les mini-desserts servis avec les cafés gourmands (ça permet d’en goûter plusieurs quand le choix pour un bec sucré est  cornélien). Quand je m’imagine au volant d’une voiture, c’est en smart parce qu’on peut la garer dans n’importe quel sens en ville et que ça m’arrange carrément (j’ai oublié les sièges auto, les courses, les enfants et la poussette dans mon scénario).

Ça fonctionne très bien aussi avec les mini-vernis (pas de gaspillage et des mini-prix qui permettent de changer la couleur avec ses envies), les mini-bouteilles plus faciles à transporter, les mini pieds, oreilles des bambins bien plus attendrissants que dans leur taille adulte.

Les mini-cuisines en bois ou les mini-ateliers de bricolage auraient tôt fait  de me transformer en parfaite femme d’intérieur alors qu’en taille normale ces deux activités au quotidien me paraissent nettement moins attractives.

Une démonstration en images sans plus attendre :

mini maillot de bain deux pièces

 

mini culottes

 

mini petons dans mini chaussures

Néanmoins le mini n’est pas à 100% mimi : les mini-jupes (pas du tout raccord avec mes jambes), les nouveaux mini livres qu’on peut glisser dans sa poche (c’est mon côté réac ), les magazines en mini-format (prête à payer plus pour les lire en grand), les mini-piscines (quand je pense à la galère que ça va être à vider à chaque fois que les enfants vont vouloir l’utiliser), les mini espaces de change dans les TGV (au secours !)…

Et toi, du mini dans ta vie ?

Tout à l’heure, suite à une très mauvaise nouvelle au téléphone, j’ai lâché les vannes sans prévenir et j’ai fondu en larmes. Mon fils était dans la pièce, il m’a demandé affolé si je pleurais et voyant mon visage, il s’est mis à sangloter lui aussi.

J’ai essayé de le rassurer, de lui dire qu’il n’y était pour rien, lui expliquer les vraies raison – mon oncle, très malade- et lui, avec sa logique d’enfant « t’inquiète pas, maman, tu vas le revoir, il va aller mieux ».

Je crois que c’est la première fois qu’il me voit pleurer…jusqu’à présent, le sachant si sensible, je me suis cachée. Aujourd’hui je lui ai expliqué qu’une maman avait aussi des émotions, qu’elle était parfois gaie mais triste aussi quelquefois. Ça m’a rappelé ce jour où j’avais surpris ma mère, assise sur son lit, dans l’entrebâillement de la porte de sa chambre, la figure dans ses mains trempées par les larmes. Cela m’avait bouleversé…elle est très pudique et n’a jamais montré ce qu’elle ressent.

En vieillissant, j’ai découvert en elle, quelqu’un d’autre que cette mère, avec ses désirs, ses blessures, son autre vie en dehors de ses enfants…même si encore une fois elle se confie peu.

Alors doit-on être une superwoman aux yeux de ses enfants pour les protéger ou se montrer telle qu’on est avec ses faiblesses aussi?

 

…parce que lorsque ton petit bout t’offre pour la première fois, un cadeau réalisé intégralement par la maîtresse par ses petites mains, qu’il se tord sur place pour ne pas avouer de quoi il s’agit et bien tu oublies tous tes sarcasmes et tu sens une petite larmichette pointée dans tes yeux.

Que tu conserves précieusement les boites à camembert et autres œuvres artistiques de ta progéniture année après année ou que tu attendes avec impatience demain TON PREMIER cadeau de maman, partage le sur le site Ma petite maman de pampers et tente de gagner :

1er prix : la transformation d’un dessin d’enfant en bijoux http://www.formiadesign.com/

2ème prix : une parure de drap de chez Madame Pop and Kids http://www.madamepopandkids.fr/

3ème au 5ème prix : une création de chez Album Doudou http://www.albumdoudou.com/


Télécharge ton cadeau de maman et /ou vote pour une des réalisations déjà en ligne. Les 30 contributions qui auront recueillies le plus de votes seront soumises ensuite au tirage au sort.

Et toi, tu te souviens en tant qu’enfant d’un de tes chef-d’œuvres ?

Chouette un billet gai, tu as pensé, en lisant le titre du billet…ben oui mais la vie ce n’est pas que le mariage de Will et Kate (et la nuit de noces aux Seychelles à 4500 euros la nuit..je me demande ce que tu as pour ce prix là ..une baignoire en or et du caviar en petit déjeuner?) et puis si jamais mon expérience pouvait être utile même à quelques personnes…

Si cela pouvait éviter les réactions stupides qu’on se prend en pleine tronche le jour où ça arrive…

Reprenons au début : un jour, tu trouves ton prince charmant, ta motié, celui qui te donne envie d’avoir un enfant…oui parce que personnellement je n’avais pas l’envie d’enfant chevillée au corps, ex-nihilo, dès le lycée…la maternité je l’ai envisagé comme le prolongement d’une histoire d’amour…

Bref arrêt de pilule et quelques mois plus tard, le fameux test pipi, la joie partagée à deux et la projection qui commence déjà, l’avenir encore bien flou mais pensé non plus à deux mais à 3…

Jusqu’à cet après-midi où les tâches de sang m’ont conduites aux urgences et où une interne m’a annoncé sans prendre de gants que l’embryon n’ avait plus d’activité cardiaque

Et là c’est la chute, le vertige, le trou noir …aucune de mes copines déjà enceinte ou maman n’est passée par là, j’en ai entendu parler vaguement mais c’était un peu comme si cela n’arrivait qu’aux autres…

L’interne en face de moi qui voit peut-être plusieurs fausses couches par jour me parle curetage, cytotec, élimination de l’œuf…je suis à 12 semaines de grossesse et le lendemain j’ai rendez-vous pour la première échographie officielle…dans ma tête, je suis encore enceinte …

Je m’effondre, je m’accroche aux bras de l’homme, j’ai l’impression que je suis la première à qui cela arrive, pourtant les infirmières n’arrêtent pas de me répéter que c’est courant, que je suis jeune, que la nature fait bien les choses…si seulement elles pouvaient se taire …

L’interne m’engueule car je ne comprends rien à son injection de sérum anti-rhésus (je suis rhésus négatif)..j’ai rarement vu quelqu’un d’aussi peu psychologue…il est 3h du matin, elle doit être fatiguée…

Les jours passent, je me sens vide, seule et en même temps je n’ai envie de parler de cela à personne…ou plus exactement seules les femmes qui sont déjà passées par là ont une certaine légitimité à mes yeux et sont susceptibles de me comprendre ….je surfe sur les forums, je m’abrutis d’histoires les plus terribles les unes que les autres…je ne retiens que le pire, celles qui enchaînent fausse couche sur fausse couche…

Je trouve mes proches maladroits quelque soit leur réaction : s’ils n’évoquent pas le sujet, c’est qu’ils s’en foutent; s’ils m’en parlent, je me braque…je ne supporte pas les conseils (attends trois mois que ton corps se nettoie; change-toi les idées…)

Je culpabilise aussi : je pars à la recherche des actes dans mon passé qui auraient pu causer la fausse-couche ( qui reste souvent sans cause précise)..n’ai-je pas couru l’autre jour pour attraper le bus? est-ce que finalement j’en avais vraiment envie de cet enfant? tout y passe, du plus farfelu au plus absurde…

J’ai l’impression que cette histoire glisse sur l’homme, j’en conclus très vite que pour lui c’est plus simple, il n’a pas vécu ce début de grossesse, tout cela était abstrait…le jour où nous sommes assez forts pour en parler vraiment je découvre que je me plante dans les grandes largeurs, qu’il s’est senti aussi coupable que moi, atteint dans sa virilité, persuadé d’être la cause du problème…

Et puis le temps passe et un jour je me sens prête à recommencer …et cela se solde par une seconde fausse-couche que je vis paradoxalement de manière très différente comme si cette fois le ciel ne me tombait pas sur la tête, comme si cette fois j’y étais préparée…ce n’est pas pour autant plus facile à vivre..

Mes fausses couches sont restées sans explication…inutile de te préciser que les grossesses sereines je n’ai jamais connues, j’ai vécu chaque mois qui passait comme un sursis…pour ma première grossesse, je n’ai absolument rien acheté pour le futur bébé avant mon sixième mois, j’ai commencé à « respirer » à l’échographie morphologique et à « souffler » le jour de sa naissance…

Même une fois né, j’ai eu peur de le perdre ce bébé…j’étais obnubilée par la mort du nourrisson et chaque nuit pendant longtemps j’allais vérifier qu’il bougeait bien, je me réveillais en catastrophe parce qu’il n’avait pas pleuré…

Un billet juste pour dire que les fausses-couches sont peut-être fréquentes mais pas banales…elles ne s’effaceront jamais …malgré ma joie d’être maman deux fois aujourd’hui, j’ai toujours autant de mal à en parler  presque 5 ans après, sans être saisie d’émotion…

 

Pin It