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source: iobad.com

Je l’ai martelé souvent ici avec conviction : une maman bien dans ses pompes c’est une femme épanouie qui sort, qui a une vie amoureuse en dehors de ses enfants, qui prend des bouffées d’air pur ailleurs histoire qu’un jour de colère elle ne balance pas le couplet sur le sacrifice d’une mère à sa progéniture.

N’empêche que dans la réalité, depuis que j’ai repris mes études, je ne peux pas m’empêcher de penser que mes enfants en paient le prix :

avant la semaine commençait en douceur pour le grand et sans cantine car je ne travaillais pas ce jour là. Maintenant je n’ai pas cours le lundi mais j’ai tellement d’exposés ou de travaux en groupe que je retrouve des élèves pour travailler et je n’arrive pas à être disponible pour la sortie du déjeuner.

avant les enfants pouvaient dormir le mercredi matin et ils en profitaient pour s’offrir régulièrement une grasse matinée. Maintenant ils sont réveillés encore plus tôt que les jours d’école car je quitte la maison avant 7h ce matin là et l’homme doit assurer l’ouverture à son travail.

avant mercredi rimait avec cours d’éveil musical et atelier pâtisserie mère-enfant. Maintenant le chérubin n’a plus d’activité extra-scolaire et je réalise qu’avoir son mercredi quand on est parent est un luxe dans le monde du travail actuel.

avant j’étais disponible pour les enfants au moins la moitié de la semaine. Maintenant en rentrant je cours dans tous les sens pour caser toutes les tâches ménagères et si j’arrive à trouver 10 minutes pour jouer avec eux, c’est déjà pas mal.

– avant je les amenais à l’école tous les matins…maintenant j’y vais le lundi et c’est tout..souvent je pars de la maison alors qu’ils dorment encore sans même les préparer, les embrasser.

Bien-sûr je les câline tant que je peux, j’essaie de jouer avec eux, de les écouter comme avant mais pas de doute, je suis moins disponible et ils le ressentent. Manque plus que j’entende ou que je lise une maman dire « mon bonheur c’est avant tout mes enfants » et mon sentiment de culpabilité parentale  atteint alors des sommets )

Et toi, affranchi(e) de tout sentiment de culpabilité ou pas?

Edit : les gagnantes des paquets Carambar abracarambar sont Miss Cupcake, Pivoine et Bunny Kokeshi ! J’attends vos adresses les filles )

Non non je ne suis pas du genre à renifler son écharpe à la recherche d’un parfum féminin, à fouiller son sac ou à vérifier ses sms, à scanner son manteau en vue d’un cheveu blond et long mais par contre oui je retourne toujours les poches de ses pantalons

Pas à mon amoureux, à mon fils bien-sûr ) …avant de jeter ses vêtements dans le panier à linge, mieux vaut regarder deux fois…je plonge les mains dans les poches et je trouve des cailloux, des morceaux de bois, des bracelets en plastique, des marrons, des bonbons, des tétines parfois (quoi encore?)…un véritable trésor !

Malheur à moi si dans un instant de faiblesse ou de fatigue je tâte le pantalon et je ne repère aucune aspérité…en ouvrant le tambour de la machine, je découvre des petits bouts de papier blanc sur tout le linge…ciel un mouchoir !

Et toi, tu as quoi dans tes poches?

Même pas une semaine que j’ai repris le chemin de la fac et je me plains déjà. Je crois que j’avais mésestimé ce changement dans mon rythme de vie, que je ne m’étais pas préparée psychologiquement à ce basculement total malgré l’avant goût de cet été (des devoirs à réaliser pendant les vacances des enfants et entre deux départs).

Le cerveau est un muscle, (copyright : Philippe Caillet quand j’ai exprimé mon affolement sur twitter) mais ce n’est pas vraiment le fait de me remettre à apprendre, à devoir me concentrer sur la longue durée (quoique) qui m’a effrayé. Je pourrais rester travailler à la bibliothèque après le dernier cours ou rentrer chez moi avec la perspective d’une grande plage horaire libre devant moi, je ne ressentirais pas le même affolement.

Là je saute dans le premier tram pour aller récupérer le plus vite possible les enfants (pour limiter les frais de garde étant donné que je n’ai plus de revenus), 3/4 d’heure plus tard j’entends l’assistante maternelle me dire que ma fille m’a beaucoup réclamé cette semaine et cette culpabilité (féminine ou pas) de parent prend toute la place dans ma tête. J’enchaîne sur le bain, la préparation des repas, le dîner, le coucher mais aussi avec toutes ses bricoles pour lesquelles je n’ai plus le temps comme lorsque je travaillais à 50% seulement. Il est 21h quand je peux me mettre devant l’écran pour répondre éventuellement à des mails et commencer à étudier.

Peut-être que c’est une question d’habitude, de rodage, d’organisation mais chaque cours rime avec un nouvel exposé, travail à rendre, dossier et mon sentiment d’être submergée grandit. Peut-être que je me noie avec une goutte d’eau mais chaque soir de la semaine dernière, l’idée d’abandonner cette formation que j’ai paradoxalement tant désiré m’a traversé l’esprit. Si je trouve un boulot de rédactrice là tout de suite , je crois que je suis prête à tout lâcher.

Bien-sûr je ne suis pas la seule à avoir des enfants dans la promotion. Je pense aussi aux quelques personnes qui enchaînent leur journée à la fac par un petit boulot pour financer leur études….au moins on pourra se serrer les coudes.

Une semaine après la rentrée je me sens paumée, écartelée, un peu comme un animal élevé en captivité et qu’on relâcherait soudain dans la nature, comme si l’organisation mise en place implicitement autour des enfants avait volé en éclats.

Je ne me sens pas à la hauteur (en gros les autres savent tout et je ne sais rien), je n’ai pas l’ambition suggérée par le niveau de cette formation (moi j’aimerais juste avoir l’opportunité de mettre mon goût pour la rédaction au service d’un webzine ou d’un employeur). Si le but est de pouvoir brandir un bac +5 pour justifier le salaire qui va avec, ça motive peut-être un jeune de 25 ans mais avec 10 ans de plus et deux petits enfants, mon objectif est ailleurs.

Vais-je écrire un prochain billet intitulé « Moi, V., droguée au guronsan »? ) …à moins que dans quelques semaines, je sois portée, galvanisée, enthousiasmée.

Il suffit peut-être que je trouve mon rythme.

Et toi, tu concilies les différentes facettes de ta vie en douceur ou pas ?


Oh mon Dieu, ce que je détestais quand ma mère me nettoyait la bouche ou la joue avec son doigt mouillé de salive. Je trouvais cela vraiment dégoûtant, je reculais la tête, je feintais, je protestais, je criais « beurk ! ».

Pourtant, la semaine dernière, sur le chemin de l’école, en jetant un œil vers mon fils, je constatai qu’on pouvait deviner ce qu’il avait mangé au déjeuner en regardant son visage…pas de lingette ni de mouchoir sur moi, ni une ni deux, me voilà en train de refaire ce geste que je détestais. Le chérubin n’a pas moufté mais c’est en pleine exécution de cette toilette de chat que l’image de ma mère avec moi, 25 ans plus tôt, m’est revenue comme un boomerang.

Je me suis déjà surprise à dire des phrases que j’entendais gamine chez moi. Toujours étrange de passer de l’autre côté du miroir. Quelle part de l’éducation que j’ai reçue vais-je transmettre à mes enfants? vais-je arriver à ne pas répéter certaines de leurs erreurs? intègre-t-on sans le vouloir le schéma qu’on a eu devant soi pendant des années? Je n’ai jamais associé l’autorité à ma mère et aujourd’hui j’ai souvent du mal à imposer la mienne…je m’époumone sans grand effet…question de conviction ou de caractère?

Et toi, est-ce que tu retrouves un peu de ta mère dans ce que tu es aujourd’hui?

Lundi les papas étaient en force pour la rentrée des classes…en tous cas devant l’école de mon fils.

Avaient-ils aussi mal au bide que les mamans ce jour un peu spécial où une page se tourne, où un nouveau cycle se dessine? se posaient-ils des questions sur la maîtresse et sur la classe de leur enfant? ont-ils réprimé une larme en vivant ce moment un peu symbolique du temps qui passe? ont-ils repensé à leur propre rentrée, mélange d’excitation et d’appréhension? Étaient-ils là de manière exceptionnelle ou accompagnent-ils régulièrement leur progéniture?

Nous, nous étions carrément venus tous les deux parce que nous en avions la possibilité matérielle…lui avait une décharge horaire, moi je ne travaillais pas ce jour là. Mais le fiston a trouvé que le cortège d’accompagnement était trop important, il a peut-être eu peur de craquer en franchissant le seuil de la classe, en lisant dans nos regards toute l’émotion que nous cachions sur le chemin de l’école en chantonnant alors je suis restée devant le portail, je l’ai embrassé et j’ai laissé le papa franchir les dernières mètres vers cette nouvelle année.

J’en ai vu passer des papas, à l’air tranquille ou inquiet, nonchalants ou pressés, seul ou avec un autre enfant tenu dans la main ou dans les bras..peut-être que certaines mamans les ont envoyé au front car elles les savaient plus rassurants ce jour là. Certains sont arrivés presque en courant, la trace de l’oreiller encore sur la joue et sont ressortis très vite…dur de reprendre le rythme.

Et puis l’homme, à son tour, est réapparu… c’est le fiston qui l’a congédié d’un « bon, tu peux y aller maintenant » alors qu’il savourait l’occasion qui ne se reproduira pas de rentrer et visiter la classe. En grande section, les parents restent sur le pas de la porte, c’est comme ça.

Et chez toi, qui a accompagné les enfants à l’école? à la crèche? chez la nounou ? ou qui t’accompagnait quand tu étais gamin(e)?

Edit : les papas, racontez-moi votre rentrée si vous l’avez vécu  !

Mais si je tente de recaler les enfants sur des horaires de coucher normaux, je ne suis pas leur exemple tentant de gagner tous les soirs sur le temps que je n’arrive pas à m’accorder dans la journée pour écrire

Mais je ne suis pas une élève exemplaire car j’ai attendu le dernier moment pour rendre mes devoirs de vacances..quelle idée aussi de donner deux trucs costauds et longs pendant l’été !

Mais je n’ai pas de nouvelle tenue ni de chaussures flambantes neuves comme quand j’étais au collègue et que j’étrennais celles-ci le jour de la photo de classe

 Mais je n’ai pas acheté de cartable ..par contre j’ai investi dans un bel agenda moleskine noir pour pouvoir tout noter entre cours, rdv médicaux des enfants, échéances liées au blog et autres choses à ne pas oublier

Moi non plus je ne connais pas mes futurs camarades et j’ai un peu le tract à l’idée d’être une des rares à reprendre mes études au milieu des jeunots

Moi aussi j’ai l’impression de ne plus rien savoir et quand j’écris trois lignes, j’ai tout de suite mal à la main car je ne tape plus que sur un clavier depuis des années..comment vais-je prendre mes cours?

 Je connais déjà leurs vacances scolaires mais pas les miennes…j’ignore aussi mes futurs horaires mais j’ai cru comprendre que j’allais devoir me lever certains samedis

J’ai déjà ma carte d’étudiante mais dans ma tête cela reste encore un peu abstrait pourtant  dans quelques semaines, je ne leur dirai plus « maman part au travail  » mais « maman part à la fac »!

Et toi, ta rentrée elle ressemble à quoi?


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