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Juillet déjà ? Le mois de Juin comme le mois de septembre ressemble souvent pour moi à un bolide lancé à tout allure ..le tout étant de ne pas se prendre un mur avant les vacances : ) En attendant de changer d’air (marin), voici mes j’aime de la semaine :

1-« C’est moi qui l’ai fait » au Parc de la tête d’Or

Comment conclure en beauté la saison 1 des rendez vous des becs sucrés lyonnais ? En demandant à notre bande de gourmands de mettre la main à la pâte à leur tour pour partager toutes ces douceurs au grand air. Le temps était idéal (moins chaud que ce dimanche), sans aucune concertation chacun a amené des desserts différents et encore une fois on ne risquait pas de mourir de faim ; )

Tarte aux framboises, cannoli siciliens, marbré chocolat pistache, banana bread, carrot cake, tarte briochée aux fraises, verrines exotiques, brownies, clafoutis aux cerises étaient au menu de ce goûter fort sympathique.

2- Du thé, du thé oui mais du thé glacé

Pour accompagner ces desserts, Emilie était venue avec 3 fontaines de thé glacé dont l’infusion très fruitée jardin tropical de Palais de thé. Je l’ai tellement aimée que je l’ai adoptée depuis. J’alterne avec les thés Bali (thé vert et thé vert au jasmin, pétales de fleurs, arômes litchi, pamplemousse, pêche de vigne et huile essentielle de rose) et Fidji (thé vert, de citronnelle et de gingembre) de Dammann frères (qui propose plein d’idées de cocktails sur leur site) en faisant une infusion à froid à chaque fois.
J’espère bien ainsi éviter au maximum toutes les boissons fraiches sucrées (j’ajoute quand même quelques gouttes de sirop d’agave mais c’est selon vos goûts).

Si vous êtes amateur(trice) de thés glacés, je vous signale au passage le coffret de thés glacés co-créé par Torü (mon teashop préféré) et Kufu (une marque qui propose des produits zéro déchets). Les deux partenaires avaient déjà imaginé un calendrier de l’avent (j’avais réagi trop tard, il était déjà en rupture de stock) sur le même principe. Cette fois, dès que j’ai vu passer l’info, j’ai offert ce coffret à ma soeur : )

3-La soirée #DrinkAlsace

Mardi soir je découvrais la terrasse du Sucre (bien agréable car pas trop grande mais assez bien fichue pour qu’on ne soit pas collés serrés) pour les 5 ans de la soirée #DrinkAlsace. 10 jeunes vignerons alsaciens présentaient un vin de leur domaine, des chefs lyonnais préparaient des assiettes salées et sucrées à associer avec telle ou telle bouteille, divers ateliers étaient proposés pour améliorer sa connaissance des cépages alsaciens ou pour clamer son amour pour cette région (c’est comme ça que je me suis retrouvée avec une cigogne dessinée sur le bras). Le tout vécu en très bonne compagnie !

l’assiette salée d’Octavie & the foodies les mignardises de Bruno Saladino

Merci à l’agence Rouge Granit de m’avoir demandé d’être ambassadrice de cette édition 2018 de #DrinkAlsace, c’était très chouette !

4-Circa : entre danse et acrobatie aux Nuits de Fourvière

Cela va peut être devenir un rituel mais c’est la seconde fois que j’emprunte le funiculaire pour m’assoir sur les gradins pas confortables pour les fesses des arènes de Fourvière (oui même avec un coussin) en compagnie de ma fille. Nous avons ainsi découvert un espace scénique reconfiguré, la scène étant occupée par l’Orchestre National de Lyon et une autre scène ronde étant installée à la place de la fosse.

De là où nous étions assises, la vue était parfaite (même si le type assis juste devant moi a changé de place non sans me signaler que ma robe lui donnait chaud …je précise que je ne lui ai pas mis ma robe sur la tête …#lesgens). Nous n’avons rien raté des mouvements, contorsions, portées, sauts mais aussi respirations (à la fin, à voir leur poitrine se soulever autant, j’avais presque peur pour ces danseurs qui donnaient tellement d’énergie).

Mi-danse, mi-acrobatie, le spectacle Humans m’a donné l’impression de n’être pas née sur la même planète que cette troupe devant mes yeux. Tout parait tellement simple pour eux : grimper le long d’une barre fixe (remember la corde à noeud) et varier les angles de son corps avec ; marcher sur les mains de ses compagnons et s’élever vers le ciel en même temps que ses mains ; faire de son corps un élastique, de la pâte à modeler ou au contraire une matière qui semble incassable; plier ses membres dans tous les sens…

Si la musique classique accompagnant les danseurs-acrobates soulignait certains mouvements et leur conférait une dimension poétique, j’ai été gênée parfois par l’inadéquation entre le tempo du Sacre du printemps et la brusquerie des mouvements des artistes.

J’ai largement préféré le « ballet » final (le ballet de couperin de Maurice Ravel) où les danseurs semblaient à tour de rôle appeurés, affolés, électricés, se jetant au sol comme s’ils jouaient leur vie aux Nuits d’été de Berlioz interprété par la mezzo soprano Isabelle Druet mettant en scène seulement les danseuses

crédit photo : nuits de fourvière

Au final, j’ai été sans voix devant les prouesses époustouflantes de cette troupe australienne. Je me répète mais pour moi ce ne sont pas des hommes et des femmes comme les autres, ils sont extra-ordinaires.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine !

Semaine de reprise, je me la joue motivée mais mon agenda est à l’envers, j’accompagne la classe de ma fille voir Asi Masi Masa de José Montalvo (et ça me donne carrément envie de retourner voir un de ses autres ballets), le street art met de la couleur dans les rues de mon quartier, je m’offre une bonne tranche de rire avec Riad Sattouf et un petit tour au forum du miel, rituel annuel du mois de janvier.

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Bonne semaine !

A toutes celles qui ont un point de côté après 5 minutes de footing (et arrêtez d’essayer de me convaincre que le running c’est génial-il suffit de s’y-mettre-ça a changé ma vie, j’aime PAS courir), à toutes celles qui détestaient les sports collectifs et faisaient un petit pas de côté en voyant arriver le ballon dans leur direction, à toutes qui ont séché les cours d’EPS, à toutes celles qui ont mal au ventre juste en respirant l’odeur du chlore de la piscine municipale et qui ne peuvent s’empêcher de penser aux champignons, à toutes celles qui n’ont qu’une envie qu’on en finisse au plus vite en pleine séance d’abdo-fessiers et compagnie, j’ai envie de dire, je vous ai compris mais surtout j’ai trouvé l’activité qui permet de se bouger tout en s’amusant (et je vous assure que pour moi sport n’a jamais rimé avec enthousiasme).

J’en avais parlé à la rentrée peu de temps après avoir commencé cette nouvelle activité mais je me connais comme si je vivais avec moi-même depuis un certain nombre d’années et je sais qu’à l’idée de sortir en hiver en jogging, je peux très très vite préférer rester au chaud, trouver un nombre de prétextes hallucinants, ressentir une soudaine et totale absence de motivation. Je jauge donc l’intérêt de la Zumba par le fait avant tout que les semaines passent sans que je trouve cela lassant ou ai envie de passer à autre chose …Pire quand je rate un cours, ça me manque.

Bien-sûr je ne vais pas vous raconter de salades, le cours a lieu à 20h et j’ai toujours un petit passage à vide où j’envisage de ne pas y aller parce que j’ai un bon DVD à regarder / un livre qui m’attend sur ma table de chevet / une flemme brutale /une fatigue qui s’abat sur moi. Heureusement le cours a lieu à environ 2 minutes à pied de mon appartement (tellement près qu’une fois m’apercevant que j’avais oublié d’envoyer un mail important, j’ai eu le temps de rentrer, envoyer le mail et être à l’heure au début du cours) alors même s’il pleut, qu’il fait froid, j’ai vraiment zéro excuses.

Et puis surtout j’aime vraiment la Zumba même si la différence de  perception entre ce que je ressens et la réalité doit être à peu près équivalente à ça :

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Non pas que je me sente forcément dans la peau d’une bombasse dès que le cours commence mais je me fous royalement de ce que les autres peuvent penser de moi à ce moment là (le cours est donné par une association, ici pas de concours de qui a la plus belle tenue), je ne me vois pas car il n’y a pas de miroirs dans la salle et je vis le truc vraiment à fond (je me fais violence pour ne pas chanter fort sur le refrain de « I kiss a girl » de Katy Perry). J’ai d’ailleurs résolu une partie du mystère sur les filles qui ne sont jamais rouges et qui ne transpirent pas : il y a zumba et Zumba. Vous pouvez suivre le cours sans sauter trop haut, sans descendre trop bas sur les cuisses, sans mettre les bras, en mode tranquillou-bilou, voire même en discutant des faits marquants de la semaine avec votre voisine (j’ai des noms). Et puis vous pouvez mettre la gomme, boostée par la musique, par l’énergie de la prof et par l’envie de vous libérer de toutes vos tensions….bon je crois que c’est comme ça que je suis mal retombée sur une cheville, du coup au dernier cours je faisais moins la maline.

zumbaj’aurais pu vous montrer mon corps de rêve grâce à la zumba mais il était déjà pris : )

Une grosse partie du succès du cours tient à la prof j’en suis certaine. Elle a une telle patate sur scène, que c’est comme si elle nous en donnait une partie et puis on a envie de lui renvoyer les mêmes ondes. Les chorégraphies changent très régulièrement et sont variées tant au niveau des influences (bollywood, danse orientale, salsa, funk, danse africaine…) que des musiques. Parfois je me dis que ce cours de Zumba c’est comme si j’avais l’autorisation d’aller en boîte une fois par semaine. Je peux danser sur du Dalida (oui, oui), Partenaire Particulier, Mickaël Jackson ou même une version « zumbatisée » de Ella elle l’a de France Gall (oui ça fait peur dis comme ça mais le morceau est juste parfait pour se déhancher). Au dernier cours, la prof nous a toutes fait mettre en ligne pour un morceau de danse irlandaise …grand moment !

Le seul pré-requis est peut-être d’avoir un peu le sens du rythme et d’être capable d’assimiler rapidement les chorégraphies en sachant qu’on connait assez vite un répertoire de mouvements qui revient régulièrement. Bien entendu si vous n’aimez pas danser (en plus de ne pas aimer le sport ? ) alors là c’est mal barré.

La zumba peut même être drôle (à son insu) quand vient le moment des étirements et que j’ai l’impression que mes bras ont raccourci au lavage. Pourquoi la nana juste devant moi arrive à être à l’écart , le ventre contre le sol alors que j’ai du mal à toucher du bout des doigts mes pieds ?

J’aime bien aussi l’après-zumba, quand le cours est fini, qu’avec mon amie Sophie on est toutes les deux rouges comme des tomates (mais quand même moins au fil du temps, on a gagné en endurance mine de rien) et qu’on marche dans la nuit jusqu’à son arrêt de bus en discutant. Plaisir aussi de la douche qui n’est jamais aussi agréable qu’après un cours de zumba quand le corps a transpiré et qu’on sent l’eau chaude glisser sur tous les muscles qui ont travaillé.

Prochaine étape si tout va bien (si ma cheville est d’accord), une Zumba party avec plusieurs profs sur scènes, plusieurs heures de zumba (là, l’angoisse pointe : vais-je tenir le coup ? ) et que des gens en jogging …allez avouez ça fait envie non ? : )

crédit photo : we heart it

Il doit y avoir une loi sur terre qui consiste à ce que je croise ma voisine la blonde (elle n’est pas vraiment blonde mais elle parait aussi parfaite que le blond du sketch de Gad Elmaleh) à chaque fois que je suis le moins à mon avantage. C’est arrivé pas plus tard que lundi soir. Je revenais de mon heure de danse, rouge tomate, le cheveu luisant (je suis la seule sur terre à transpirer du cuir chevelu ou je suis un cas pour la science ? ne me laissez pas seule, confiez vous), parfumée à la sueur quand je l’ai croisé devant l’ascenseur avec son jean tombant merveilleusement bien (et donnant l’impression que c’était un modèle unique juste taillé pour elle), son maquillage et sa coiffure impeccables, son bronzage encore intact comme si elle rentrait juste de l’île Maurice.

J’ai failli fuir dans les escaliers… en plein shoot d’endorphines post-effort, j’avais envie d’en profiter pleinement et ne pas me laisser envahir par ce sentiment d’être le vilain petit canard face à cette bombe.

J’ai repensé au cours de street jazz dont je sortais, ce mélange de mouvements de danse jazz et de hip hop, ces chorégraphies qui ressemblent à celles qu’on peut voir dans les clips et je me suis demandée pourquoi j’avais mis si longtemps à revenir à la danse alors que cela m’a toujours apporté un bien être immédiat.

La première fois que j’ai mis les pieds dans une salle de danse je devais avoir l’âge de ma fille, en témoigne une photo où je suis en tenue (justaucorps et collant) sur les planches d’une scène. Brève incursion dans la danse classique quelques années plus tard mais je n’avais pas le physique (trop de poitrine et de mollets, déjà !) pour porter avec grâce tutu et pointes. Jusqu’à la fac, j’ai suivi des cours de modern jazz et de danse contemporaine, raté aucun gala, eu une envie terrible de faire pipi dans les coulisses le jour du spectacle et oublié ma timidité une fois sur scène comme si ce n’était plus vraiment moi.

C’est justement ce qu’a demandé la prof de street jazz lors du premier cours, de ne pas être « nous », ne pas être ces femmes qui, à part celles qui s’aiment assez pour poster des selfies en veux tu en voilà, se trouvent toujours trop quelque chose. Ranger l’image qu’on a de soi dans un tiroir et se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre, de celle qui a l’air si à l’aise dans son corps (ma voisine la blonde ?) voire même celle qui se la raconte un peu. Et là, face au miroir, loin de tous les regards qui jugent, comparent, évaluent, chacune se lâche, s’oublie.

Moi qui ne suis jamais tranquille comme dirait Jeanne Cherhal dans L’oreille coupée, moi qu’on qualifie de calme alors que je suis bouffée par l’angoisse intérieurement, j’ai enfin retrouvé ce moyen d’appuyer sur la touche pause de mon cerveau et de ne plus penser à rien qu’à l’enchaînement des pas, au rythme, à la coordination des bras et des jambes. Je suis comme déconnectée de moi même et c’est tellement reposant que j’aimerais pouvoir m’offrir une heure de danse quotidienne (j’en ai casé deux heures dans la semaine, c’est déjà pas mal).

Dans le dernier livre d’Olivier Adam, Peine perdue, je suis tombée sur une citation qui explique parfaitement ce ressenti, même si ici il ne s’agit pas de danse mais de boxe :

L’oubli dans lequel ça le plonge de boxer est indéfinissable. Cette façon que ça a de le sortir de lui. De le réconcilier. De le fondre dans l’air. De faire corps avec son corps. De le faire sentir réuni et simplifié. […] Il quitte la salle et l’air est doux. Grimpe sur sa moto et roule le long de la mer et ça persiste un peu la griserie, les chairs délassées, l’esprit lessivé, le coeur net.

Concrètement le cours de street jazz ( là où je le suis en tous cas) commence par un échauffement, des isolations suivi d’une chorégraphie que la prof explique pas par pas (à la différence de la zumba où il faut suivre ce qui se passe sur scène et accepter d’être un peu paumée au moins au début de l’année). En ce moment on danse sur Michael Jackson du groupe Cash Cash, histoire de vous donner une idée de l’ambiance musicale. Le cours a lieu face à un grand miroir comme dans un cours de danse classique pour corriger ses positions et se termine par des étirements. Quand on aura progressé, on dansera peut-être aussi bien que dans cette vidéo :

et même si on est très loin de cette perfection à la fin de l’année, il en restera un sentiment de liberté, le plaisir de s’amuser comme si on avait 15 ans (bon ok certaines ont vraiment 15 ans), ces f******* poignées d’amour en moins (enfin j’espère) et quelques heures dans la peau de ma voisine la bombasse : )

Photo trouvée sur Pinterest

A la base, je ne sais pas si c’est génétique ou culturel mais je n’ai jamais été (très) sportive. Mes parents m’ont mis à la danse très jeune, j’ai suivi des cours de nombreuses années avec plaisir mais à part cette activité, j’ai toujours détesté les sports collectifs, la gym, l’endurance et toutes les heures d’éducation physique et sportive qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’école. En primaire, j’avais été repérée comme cible facile lors des parties de ballon prisonnier, je ne me souviens pas si on constituait déjà des équipes mais ce qui est certain c’est que j’étais toujours dans les dernières à être choisies, le capitaine soufflant bruyamment en me montrant du doigt m’appelant par mon nom plutôt que par mon prénom (ce que cela pouvait m’énerver ….intérieurement) alors que je fixais le goudron ou le sol du gymnase en priant pour que cela finisse.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui a le plus souvent ses règles pendant le cycle (sic) de natation. Le prof était un homme et était visiblement peu à l’aise dès qu’on abordait le sujet. On est quelques unes à en avoir pas mal profité. Aujourd’hui lorsque je mets les pieds dans une piscine municipale, tout me rappelle ces séances où nous étions sensés récupérer un mannequin au fond de l’eau, là où c’est le plus profond bien-sûr : l’odeur de la javel, le sol glissant dans les vestiaires, le petit bac dégueulasse et glacé dans lequel tu essaies de mettre à peine les orteils, l’eau du bassin toujours trop froide, le maitre nageur avec son tee-shirt ultra moulant pour qu’on ne rate rien de sa musculature mais avec un logo de la ville et ses claquettes blanches qui cassent quand même un peu le look, les cheveux encore mouillés qui collent dans le cou au sortir de la piscine en plein hiver pour rejoindre le collège.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui avait toujours un point de côté…au bout de 10 minutes d’endurance. On a du oublier à la naissance de me fournir la capacité « apprendre à respirer correctement en courant » car c’était automatique et cela me pliait quasiment en deux. Pendant que j’ahanais, mes camarades trottinaient en parlant et reprenaient leur vie tranquillement une fois les 10 tours finis. Je mettais une heure pour récupérer une couleur normale et ne plus être rouge comme une tomate.

Au collège et au lycée, j’étais malade de stress le dimanche soir en pensant au cours de gym du lundi et lorsque j’ai eu mon bac, ma première pensée a été « youhou plus de sport à l’école ! » (je jure que c’est vrai). Ça ne m’a pas empêché de vivre pendant de longues années avec quelqu’un dont le rêve le plus cher était de devenir prof de sport et qui passait tous ces week-ends à jouer au football …cherchez l’erreur.  J’ai détesté avec la même pugnacité : le saut en hauteur, le handball, le volley, la course d’obstacles, l’odeur de vieilles chaussettes dans le gymnase, devoir se changer devant tout le monde dans les vestiaires, le rugby (oui j’ai même eu droit au rugby), la poutre, les barres parallèles, le cheval d’arçon, le judo, les joggings qui me semblaient toujours informes et moches sur moi. Cela reste encore un grand mystère mais j’aimais bien le basket alors que je ne suis pas spécialement grande. J’essayais de transformer la gym au sol en danse…ça ne trompait pas grand monde.

J’enviais ceux et celles qui étaient dispensés à vie, je me prenais des engueulades régulières traînant avec les cas sociaux du sport (heureusement nous étions quelques unes à mettre autant de mauvaise volonté dans ces heures sensées nous apporter un bien être physique) et passant le plus clair de mon temps à bavarder (dans le sud on dit bavasser ). J’ai fini au lycée par sécher de manière très régulière les cours d’EPS. Sur mes bulletins j’avais des bonnes notes partout et une case vierge sur la ligne correspondant à cette matière. Interrogée par mes parents à ce sujet, j’ai feint la surprise …Ont-ils été dupes ? oui Papa, Maman, je vous ai menti : )

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 Traumatisée depuis mon plus jeune âge, j’écoute depuis les récits ravis de celles et ceux qui courent, enchaînent les longueurs, participent à des marathons, skient ou que sais-je encore. Comme j’ai arrêté même la danse -qui était pourtant les seuls moments où aucune pensée ne parasitait mon esprit- que le sport est, parait il, bon pour la santé (on ne parle pas de tous les accidents comme les foulures, rupture de ligaments croisés …non on n’en parle pas), j’ai, un jour d’enthousiasme suspect, commandé sur Amazon, le DVD de Mia Fry. Vu qu’il est super vieux, mon investissement a été d’à peine 5 euros et heureusement étant donné son destin. Vous vous souvenez de Mia Fry ? Ses expressions mythiques « Pia pia pia », « Happy Face », un corps de lionne, les mots cellulite, masse graisseuse, elle les a rayé de son vocabulaire. Elle casse les œufs durs sur son ventre ou sur ses cuisses ou sur bras…enfin bref.

Avant la partie chorégraphie, le DVD commence par une séquence échauffement et étirement dans un décor un peu cheap façon je reconstitue la jungle dans mon salon. Pendant que Mia Fry attrapait une de ses jambes pour la passer derrière son oreille, tout en conseillant de suivre l’exercice selon son niveau (c’est à cet instant précis que j’ai commencé à la détester), j’étais en train de pleurer sur ma souplesse perdue. Du grand écart au grand rien, c’est rude. Tant pis j’allais me rattraper sur la partie dansée, j’ai toujours eu une facilité à mémoriser les mouvements ….ok ça c’était avant. Mia Fry a une seule élève dans son cours sensée jouer la « pas douée » ou l’idiote sauf qu’elle assure comme une dingue alors même que chaque série n’est montrée qu’une seule fois avant de tout enchaîner.  Bref je me suis sentie bien nulle, j’ai mis le DVD en tout et pour tout une fois, j’ai essayé de le refourguer à Gilbert, ils en ont pas voulu.

Youtube est alors devenu mon coach sportif. On y trouve un nombre impressionnant de « comment avoir un ventre plat en seulement 15 jours tout en mangeant des frites et du chocolat », de cours de fitness gratuits ou ce que je préfère et que je suis le plus souvent (souvent étant plutôt pas assez souvent) des séances de zumba. Dommage que ce ne soit pas toujours bien filmé (euphémisme) et qu’il faille avoir du temps pour se laver les cheveux ensuite parce que ça fait transpirer du cuir chevelu (excuse de compétition).

Allez sur ce, je retourne à mes squats : )

(photo en Une trouvée sur Pinterest ; débardeur activate apparel)

gâteau pink

Elle voulait du rose, je lui avais déjà fait le coup de la princesse et du carrosse version petits oursons l’an passé alors cette année, en voyant le thème de la danse classique dans le livre Gâteaux Magiques en surfant sur le net, je suis partie sur cette idée, même si ma fille n’a ni tutu, ni pointes et commence à peine le modern-jazz. Comme je tiens à ce que le goût ne soit pas décevant par rapport au visuel (puisque des adultes vont finir par le déguster ce gâteau alors que les enfants préfèreront les bonbons !), j’ai opté pour un fondant au chocolat pour la base (j’ai pris la recette sur le site du Relais Desserts) avec un glaçage à base de cream cheese et mascarpone.

[typography font= »Cabin Sketch » size= »24″ size_format= »px » color= »#756f75″]Ingrédients [/typography]

Pour le fondant au chocolat

1 gros œuf
180 g de sucre
35 g de beurre fondu
35 g d’huile
120 g de farine
5 g de levure chimique
75 g de crème 35 %
145 g de lait entier
25 g de poudre de cacao
30 g de chocolat 70 % fondu

Pour le glaçage et la couche intérieure
50 g de beurre à température ambiante
110g de sucre glace
110g de cream cheese
150g de mascarpone

Pour la déco
des petits oursons au chocolat
un mikado
des marshmallow pink
de la pâte à sucre noir, blanche et rose
des cure-dents en bois

[typography font= »Cabin Sketch » size= »24″ size_format= »px » color= »#8a8a8a »]Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?[/typography]

Le matin j’ai préparé la base et le glaçage. Dans un saladier, mélangez ensemble l’œuf, le sucre, le beurre fondu et l’huile puis ajoutez la farine  et la levure. Ajoutez ensuite la crème, le lait, le cacao en poudre et tout à la fin, le chocolat fondu (du bon chocolat c’est important !). Versez dans un moule beurré de petit diamètre si possible (j’ai utilisé une nouvelle fois mon cercle à pâtisserie en le beurrant et en mettant au four et sur les bords extérieurs du papier aluminium pour que la pâte ne s’échappe pas. Faites cuire à thermostat 6, 45 à 50 min. Vérifiez la cuisson en piquant avec une pointe de couteau  qui doit ressortir sèche. Laissez refroidir le gâteau complètement puis coupez les en deux dans en deux hauteurs égales.

Pendant la cuisson, préparez votre glaçage. Mélangez le beurre à température ambiante avec le sucre glace puis ajoutez le cream cheese et le mascarpone et fouettez le tout. Donnez la couleur rose à votre glaçage avec un colorant alimentaire en ayant la main légère quitte à ajouter de la poudre par la suite. Réservez au frigo.

Couvrez la première couche de gâteau avec ce glaçage, posez la seconde couche dessus puis de la manière la plus uniforme possible, déposez votre glaçage sur le dessus et le tour du gâteau. Pour faire tenir les oursons et autres éléments de décor, utilisez des cure-dents. Pour les tutus des oursons, je souhaitais de la barbapapa (il en existait en pot dans le supermarché le plus proche de chez moi il y a quelques mois) mais je n’en ai pas trouvé (je n’ai pas cherché en ligne, les frais de port sont souvent rédhibitoires pour moi quelque soit l’achat) alors j’ai utilisé de la pâte à sucre blanche que j’ai coloré en rose. Pour le piano (oui oui c’est un piano), j’ai coloré de la pâte à sucre blanche en noir.  J’ai remis le tout ai frais une fois décoré pour le glaçage prenne bien.

 

gâteau pink 3

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Verdict ? Ma fille a eu sa dose de rose et les petits oursons en tutu lui ont beaucoup plu. Niveau goût, ce gâteau au chocolat est très bon, fondant, bien cacaoté et cela se marie bien avec le glaçage au mascarpone. Dans la version originale, il est associé avec une ganache chocolat blanc tonka que j’ai envie d’essayer une autre fois.

Et vous, vous avez déjà mangé un dessert rose ?

(ceci est ma participation aux mercredis gourmands d’Anne-Laure T.)

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