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10 choses à faire

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J’ai peut être été trop influencée par Stone et Charden mais à la Normandie, jusqu’à présent, j’associais surtout les vaches et les fromages, les champs de pommes et le cidre, les maisons à colombages et les paysages verts que j’avais pu voir autour de Cambremer. Alors quand on m’a proposé de découvrir un autre visage de cette région, celui de la pêche, et une destination bien précise, Granville, je n’ai pas hésité une seconde. Cet été j’étais en vacances à Douarnenez, très marquée par son histoire autour de la sardine et  aujourd’hui encore, par l’univers des pêcheurs. Le coup de foudre est peut être moins facile et immédiat qu’avec une station balnéaire et ses belles villas mais j’ai vraiment aimé l’ambiance et l’identité de cet endroit. J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur cette activité que je ne connais qu’à travers la fiction (Noir Océan, Le grand marin…)

1-Partir en mer à la rencontre des pêcheurs

La vie est pleine de surprises. J’étais loin de m’imaginer, avant d’être à Granville, me retrouver, assise à bord d’un zodiac, vêtue d’une combinaison jaune de marin et sauter de vague en vague. On avait eu quelques consignes au petit déjeuner : surtout ne pas partir le ventre vide, éviter les laitages et manger une banane. Mince c’est le seul fruit que je n’aime pas, pour le reste j’ai tout bien fait comme on m’a dit… et par précaution, j’ai pris du nausicalm dans mon sac. Au début en sortant du port, je me suis un peu demandée pourquoi on portait toutes cette tenue pas forcément seyante sur nous (on nous repérait de très très loin )). Et puis après une première séance de rodéo sur les vagues, j’ai compris que 1)  je ne sortirai pas mon appareil photo de mon sac par peur de le mouiller et 2 ) que j’aillais d’ailleurs mettre mon sac à l’abri dans un compartiment étanche (adieu nausicalm). Pendant le trajet du retour, en voulant aller plus vite que les vagues, on s’en ai pris une ou deux en pleine face (c’est ce qui s’appelle un soin visage à l’eau de mer) et cette fois je me suis rappelée le sms reçu le jour de mon départ « pense bien à prendre une paire de chaussures de rechange ! « .

Bref cela secouait pas mal mais cela ne tanguait pas, ce qui n’était pas forcément le cas au bord des bateaux de pêche que nous avons « rencontrés  » et suivis en mer. Du coup quand il a été question de monter à bord de l’un d’eux (un spécialisé dans la pêche des bulots, l’autre dans celle des homards), mon intuition m’a dit « tangage + odeur du moteur +odeur du poisson + station debout prolongé »= mal de mer. Comme j’avais très moyennement envie de vomir mon petit déjeuner devant tout le monde (même devant personne d’ailleurs),  je suis restée seule avec le conducteur du zodiac quand même qui me demandait sans cesse si j’allais bien. (Je devais être un peu pâlichonne faut croire). Le ciel n’a jamais été aussi bleu qu’à ce moment là, les oiseaux tournoyaient autour d’un bateau, les rayons du soleil se reflétaient dans la mer, le moment était magique.

Seule sur le zodiac (limite de loin, on aurait pu croire que c’était MON zodiaque et que je le pilotais….ok de très très loin), j’ai pu observer les pêcheurs remonter les casiers à bulots, les trier sur le bateau en les passant dans une machine pour rejeter aussitôt à la mer les bulots trop petits. Une fois que tous les casiers d’une même ligne (on parle de filière repérable en mer grâce à un petit drapeau) étaient vides sur le pont et rangés dans un ordre précis, j’ai regardé ces hommes remettre les casiers, un à un, à l’eau dans une succession de gestes faisant penser à un ballet (c’était pas vraiment le moment de leur demander s’ils avaient déjà vu Philippe Katherine dans les rues de Granville..oui il parait qu’il vient en vacances régulièrement ici ).

 

 

Cerise sur le sel marin, en continuant notre traversée vers Chausey, nous avons eu la chance d’être accompagnés pendant quelques minutes pour un groupe de dauphins. Le dauphin n’étant pas très au fait avec le concept de selfie, il est bien difficile sans mode rafale – et mon appareil photo était toujours dans le compartiment étanche- de le saisir au bon moment mais je vous assure que j’étais émerveillée de les voir d’aussi près.

2-Débarquer aux îles Chausey

Aller à Granville et ne pas faire la traversée jusqu’aux iles Chausey (si les conditions météo le permettent bien-sûr) c’est un peu comme être en vacances à Saint Malo et ne pas se balader sur la digue ou venir à Lyon et ne pas s’offrir une douceur aux pralines. J’y suis restée peu et le ciel était alors gris mais j’ai tout de suite aimé l’atmosphère de « bout du monde » qui s’en dégage. Je n’aurais pas marché comme un manchot  dans ma salopette jaune imperméable légèrement trop grande, j’aurais peut être filer plus loin. Là je me suis contentée de regarder le chapelet de rochers en face de l’endroit où nous avons débarqué, les quelques habitations plantées ici et là, et les chemins montant derrière et promettant d’autres découvertes et panoramas.

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La compagnie Vedettes Jolie France permet d’effectuer la traversée depuis Granville jusqu’aux îles Chausey avec des horaires qui varient selon les saisons.

3-S’attabler à l’Hôtel du Fort et des îles pour des bulots mayo et un homard rapido

Les îles Chausey ce ne sont pas les Champs Élysées  : pas de vendeur de cartes postales avec des jeux de mots sur le bulot (allez je suis sûre que vous en avez au moins un en tête), pas de commerces pour ceux qui auraient oublié leur pique nique et un seul hôtel restaurant, l’Hôtel du Fort et des îles dont la terrasse  avec vue est à elle seule une raison de s’y arrêter. 

10 choses à faire à Granville A l’intérieur de l’hôtel restaurant, le petit salon où j’imaginais déjà le feu crépiter évoque l’intérieur d’un navire avec sa petite porte lambrissée et quand on grimpe les escaliers de bois, on parvient à des chambres où j’aurais bien pris mes quartiers étant donné la vue offerte à chacune des fenêtres.

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10 choses à faire à Granville Mais je n’étais là ni pour dormir ni pour prendre le petit déjeuner dans cette pièce avec vision panoramique sur la mer. J’étais là pour le déjeuner et au menu, vous avez deviné, les fameux bulots-mayonnaise (aussi traditionnel ici que le pâte en croûte à Lyon) suivi d’un homard rapido ou comment servir du homard de manière totalement décomplexée c’est à dire avec des frites, façon « ici on mange cela souvent ».

Hôtel restaurant du Fort et des îles 
île Chausey
en haut à gauche de la cale, face à la mer

4-Humer l’air iodée sur la promenade du Plat Gousset

Les lyonnais ont leur promenade sur les bords de la Saône ou du Rhône, les granvillais, eux, ont celle du Plat Gousset avec un départ juste au pied de l’hôtel des Bains où je logeais. Avec ses 160 cabines planches (qui peuvent se louer, même si aujourd’hui se changer sur la plage est rentré dans les usages), ses gros rochers surplombés de belles villas d’un côté et la plage avec sa piscine d’eau de mer, de l’autre côté, elle est le rendez-vous des locaux comme des touristes, des baigneurs ou des flâneurs, des rêveurs solo ou des couples de tout âge. Je n’ai pas trafiqué mes photos : je l’ai parcourue une fois avec un ciel gris et une autre fois avec plus de soleil.

Le Plat Gousset est le nom de la plage (en centre ville) de Granville. Elle doit son nom à une petite poche du gilet dans lequel on mettait son porte monnaie. Quand cette poche était plate, cela signifiait que le promeneur n’était plus en mesure d’aller flâner au Casino alors payant d’accès  (celui que vous voyez un peu plus bas sur mes photos)

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10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Contrainte de rebrousser chemin  au moment où la promenade disparaissait sous les flots, j’ai levé la tête vers une volée d’escaliers que j’ai décidé d’emprunter.

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5-Marcher sur les pas de Christian Dior

Parvenue en haut des escaliers, je suis arrivée dans le jardin du Musée de Christian Dior. Je n’ai pas eu le temps de visiter la villa dite « Les rhumbs’, qui fut la maison d’enfance du célèbre couturier. Elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires ou présente les collections du musée selon les périodes de l’année.

Aménagé entre 1906 et 1930 avec sa mère Madeleine, le jardin qui surplombe la mer, face aux îles anglo-normandes, fut une source d’inspiration pour lui et en y restant, même un court passage, on comprend pourquoi.

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10 choses à faire à Granville 6-Grimper en haut des remparts de Granville

Il faut croire que les pentes de la croix rousse me manquaient (ou qu’elles me donnent un peu d’entrainement ) mais à peine après être redescendue des hauteurs côté promenade du Plat Gousset, j’ai emprunté une nouvelle volée d’escaliers pour aller voir Granville depuis les remparts.

Ceinturant la Haute Ville de Granville (à visiter aussi), le tour des remparts offre au regard de nouvelles perspectives sur les différentes côtes et plages d’un côté, sur le port et encore la mer de l’autre côté.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville cet effort méritait bien un bulot au chocolat, non ? 10 choses à faire à Granville Échauguette ou porte de garde où les pères de famille assuraient la surveillance de la ville 10 choses à faire à Granville Si vous longez les remparts jusqu’au bout, vos pas vous mèneront à la Pointe du Roc10 choses à faire à Granville

7-Prendre un bain chaud en écoutant le bruit des vagues à l’hôtel des Bains

Oui on dirait une phrase tirée d’un papier du magazine Elle « 48h dans la vie de .. »  où une star essaie de convaincre son lectorat que son quotidien est absolument normal et banal alors que pas du tout. N’empêche que je prends peu de bains chez moi (plus par manque de temps -vous savez la fameuse seconde journée, celle qui se termine par un soupir de soulagement quand les enfants sont enfin au lit- que par conscience écologique, avouons-le) et puis j’avais  la chance d’avoir une chambre avec vue sur mer (et  la mer est vraiment au pied de l’hôtel) alors, en rentrant d’une ballade,  j’ai ouvert grand les fenêtres et j’ai écouté leur roulis dans une baignoire plein de mousse (cliché jusqu’au bout).

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Le gros point fort de l’Hôtel des Bains est bien entendu son emplacement et j’ai essayé d’en profiter autant que j’ai pu, non pas en allant jouer au casino mais en m’asseyant juste derrière les fenêtres de ma chambre pour admirer les milles lumières qu’offre la Normandie.

A noter : au petit déjeuner est proposé un très bon viking …c’est de pain dont il s’agit ) (vous pouvez l’acheter dans la boulangerie juste derrière l’hôtel).

Hôtel des Bains
19 rue Georges Clémenceau
Granville

8-Découvrir le bulot de la Baie de Granville

Le produit star associé à Granville est le bulot, qui répond aussi aux noms de « calicoco » (je suis sûre que Julien Doré pourrait le mettre dans une de ses chansons) ou Buccin. Les 3/4 de la production française sont pêchées en Normandie dont la baie de Granville. C’est à l’occasion de la remise de la certification « pêche durable MSC » du bulot que j’ai été invitée à Granville : ce grand week-end a donc été l’occasion de faire connaissance avec le bulot, d’en savoir plus sur la pêche durable de la « récolte » à l’assiette.

Le bulot : Une pêche raisonnée et la cerfication MSC

L’histoire de la pêche du bulot n’est pas sans rappeler celle de la sardine découverte cet été à Douarnenez. Dans les deux cas, fut un temps où les hommes ne se posaient pas la question de l’épuisement de la ressource jusqu’au jour où la pêcherie a montré des signes d’essoufflement. La profession s’est alors engagée dès 2004 dans une politique volontariste de restauration de la ressource . Les quotas journaliers ont été réduits de 15%, le temps de pêche a été réduit à partir de 2007 avec une fermeture complète en janvier, le nombre de licences de bateaux de pêche a diminué et l’écartement des barrettes de tri a lui augmenté changeant la taille moyenne des bulots capturés.

Concrétisation de ces efforts : la pêcherie de Bulot de la Baie de Granville est entrée officiellement en avril 2014  dans la démarche d’écolabellisation « Pêche Durable MSC » de l’ONG Marine Stewardship Council (MSC), un label que les pêcheurs normands connaissent bien puisqu’il a déjà été attribué en juin 2011 à la pêcherie de Homard du Cotentin et de Jersey.

Pour Didier Leguélinel :

La certification « Pêche Durable MSC » s’inscrit dans une suite de démarches de qualité entreprises depuis de nombreuses années et qui visent toutes à mieux valoriser le travail des pêcheurs. « Pendant longtemps, nos efforts ne se sont pas traduits par une meilleure rémunération. Maintenant, c’est le cas : la qualité supérieure du bulot de la Baie de Granville est reconnue. De plus, la moindre pression de pêche a permis de ne plus avoir de surproduction. Mieux encore, qualité et durabilité riment avec nouveaux marchés : « Le marché asiatique, qui se fournissait auparavant à bas prix chez les anglo-saxons, a découvert
la qualité de notre production. Nous avons su faire la différence. »

En tant que consommateur, sachez que le label « pêche durable » se retrouve aussi bien sur les emballages de poissons surgelés, que sur des conserves ou des poissons emballés au rayon frais.

Parallèlement à cette certification, les professionnels de la pêche se sont lancés dans une démarche d’Indication Géographique Protégée (IGP), qui permettra de protéger la dénomination « Bulot de la Baie de Granville »au sein de l’Union Européenne et qui assurera au consommateur que le produit qu’il a dans son panier a les caractéristiques de son origine géographique.

Le bulot dans l’assiette !

Ici ce n’est pas l’heure de vérité mais j’ai toujours essayé d’écrire les choses avec le plus de sincérité possible alors autant le dire : je n’avais jamais mangé de bulots avant de venir à Granville et juste avec de la mayonnaise, je n’ai pas eu le coup de foudre (si vous aimez les escargots alors vous devriez aimer les bulots). Heureusement Jonathan Datin, chef cuisinier du restaurant l’Edulis, est arrivé et m’a prouvé que les bulots cela pouvait être très bon selon la manière dont on les prépare.

Jonathan Datin nous a conseillé de soigner l’assaisonnement de l’eau dans laquelle vous faites dégorger les bulots (il y met entre autres du laurier, du thym, des carottes ) et d’enlever certains parties du bulot (les parties noires) pas très agréables à la dégustation. Ensuite il a imaginé 3 recettes :

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville des tartelettes aux bulotsdes choux aux bulots en  croquemis

Au restaurant La Citadelle,  je les ai dégustés en maki (donc découpés en dés très fins) et -si les vrais amateurs pourront s’écrier « ça ne sent pas assez le bulot », j’ai beaucoup aimé cette façon de les accommoder et de les servir.

Normandie Fraicheur Mer propose plein d’autres idées de recettes sur leur site :

9-Monter à bord d’une bisquine

On me dit bisquine, j’entends biguine (et je pense à Marc Lavoine). Trêve de plaisanterie, en 1900, les bisquines étaient des bateaux qui servaient, avec leur 18 m de coque, à draguer l’huitre sauvage. Au nombre de 200 à Cancale et 200 à Granville dans le port actuel et l’avant port, les bisquines partaient à Terre Neuve (correctif du 21 nov : un lecteur me signale que les bisquines étaient destinées principalement à la pêche dans la baie alors que les bateaux qui partaient à terre neuve étaient des terre-neuva comme le marité, bateaux à trois mats destinés à la pêche à la morue )

La Granvillaise a été construite sur les plans d’une bisquine de 1900. Lorsque je suis montée à son bord, nous ne sommes restés que dans le port mais elle fait des sorties en mer et nous avons d’ailleurs vu la Cancalaise, l’autre bisquine, reproduction de l’époque, en arrivant à Chausey.

Une fois à bord, chacun est mis à contribution par l’équipage pour hisser la grand voile (après Marc Lavoine, Céline Dion, faites taire ce mange-disques dans ma tête) et s’initier aux manœuvres de base. Soit je me suis contentée de filmer et de prendre des photos mais le coeur y était.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Jonathan Datin était aussi à bord de la Granvillaise, navire considéré d’utilité collective car il embarque des passagers et il n’était pas venu les mains vides. Pour ce pique-nique 4 étoiles, le chef a prouvé, une nouvelle fois, combien il était talentueux pour cuisiner le poisson et on s’est régalé avec du chou fleur à la grecque/maquereau mariné, un tartare de dorade,  une brandade de merlan pommes de terre olives champignon et une crème mascarpone abricots prunes.

10 choses à faire à Granville

10 choses à faire à Granville 10- Visiter le quartier de la Haute Ville de Granville

Si vous avez l’occasion de suivre une visite guidée de la Haute Ville et d’avoir un guide de l’Office du Tourisme aussi intéressant à écouter que Mélodie, n’hésitez pas une seconde. Vous apprendrez plein d’anecdotes historiques sur ce quartier mais aussi sur l’histoire de la pêche à Granville depuis ses origines, emprunterez les rues les plus typiques et prendrez un peu plus le pouls de la ville.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Lorsque vous êtes dans le port, impossible de ne pas remarquer la maison du Guet qui, au départ, avait des colombages des deux côtés. Comme elle est située dans une zone protégée, le propriétaire a du retapisser sa façade sud en ardoise, ce qui lui donne son aspect si atypique.Le Bar La Rafale a l’air plutôt calme mais vu son nom, ça doit tanguer à l’intérieur et il parait que ce bar est un des lieux incontournables de la Haute Ville.Depuis plusieurs années, les artistes et les brocanteurs se sont installés dans ce quartier

Bonus : Y a pas que le bulot dans la vie (et à Granville )

Il y a les poissons oubliés aussi

Contribuer à une pêche durable quand on n’est pas pêcheur cela se traduit pour Jonathan Datin, chef cuisinier, par le fait de mettre à sa carte des poissons oubliés (et donc pas surexploités) comme on a vu revenir sur les étals des marchés des légumes oubliés. Il nous en a donné une belle démonstration lors d’un dîner dans son restaurant.   En tant que consommateur ou cuisinier amateur, on n’a plus qu’à suivre son exemple. 10 choses à faire à Granville ok il y avait quand même un peu de bulot en amuse-bouche dans des mini choux (on est à Granville !) 10 choses à faire à Granville la dorade grise est un des poissons oubliés, servie avec un ragoût de pieds de mouton (dont le goût est assez proche de celui des girolles pour moi) elle était délicieusele Maquereau marine une heure dans le gros sel puis dégorge une heure dans l’eau puis est plongé une heure dans du vinaigre blanc pour obtenir une cuisson parfaite. Il est servi avec une concassée de tomates à l’orange, une émulsion d’orange et une brunoise de tomates rouges, jaunes et vertes.10 choses à faire à Granville peut -être la première fois que je goûtais du  filet de grondin rouge servi avec du chou rave  et une mousseline de carotte 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Le dessert m’a tellement plu avec son petit chapeau que je l’ai pris en photo sous toutes les coutures sous l’oeil amusé d’une cliente anglaise qui a ensuite détaillé tout le contenu à son mari :  gâteau noisettes/ sorbet fromage blanc citron (chef si votre proposition tient toujours, je veux bien la recette)/ figues au vin rouge.

Restaurant L’édulis
8 rue de l’abreuvoir
Granville

Il y a la coquille Saint Jacques aussi

Le week-end où j’étais à Granville coïncidait avec le début de la saison des coquilles Saint Jacques (une bonne année visiblement, les conditions de reproduction ayant été idéales et les pratiques de pêche  jouant aussi un rôle non négligeable ). J’ai donc vu lors du festival toute la mer dans l’assiette, des coquilles Saint Jacques vendues à 4 euros le kilo ! Je vous assure que j’ai cru avoir mal lu.

Pour info 60 % des coquilles Saint Jacques sont pêchées en Normandie et j’en eu la chance d’en retrouver dans mon assiette au restaurant La Citadelle (chef cuisinier : Cyrille Doraphe), snackées très légèrement puis finissant de cuire dans un bouillon (allumé au dernier moment à table) très parfumé à la citronnelle …un véritable régal (servies avec des tagliatelles à l’encre de seiche )

Restaurant La Citadelle
34 rue du port
Granville

Il y a le homard du Cotentin et de Jersey aussi

Le homard du Cotentin et de Jersey est une autre espèce certifiée pêche durable (et plus précisément re-certifiée depuis décembre 2016). Le homard n’est pêché que par des petits bateaux comme celui vu plus haut (violet) avec des casiers, simplement posés sur le fond, ce qui a peu d’impact sur les habitats. Ces homards certifiés arborent désormais un « bracelet » d’identification. Estampillé du label bleu du MSC, celui-ci atteste que ce homard est issu d’une pêcherie respectueuse des ressources naturelles et de l’environnement.

Je suis repartie de Granville avec deux beaux homards (cuits) dans un sac réfrigéré et de retour à Lyon, je les ai préparés en risotto, une idée recette pour les fêtes de fin d’année (oui c’était un peu Noël avant l’heure ). J’ai préparé un risotto au safran et avec un bouillon dans lequel j’avais mis toutes les carcasses des homards. En toute fin de cuisson, j’ai ajouté la chair de homard avant de dresser.

D’autres raisons de venir (ou revenir à Granville)

  • Le Carnaval en février, Sortie de bain, le festival des arts de la rue, La nuit des soudeurs, Les voiles du travail…le programme des événements qui rythme l’année est riche !
  • Les adresses sucrées que je n’ai pas eu le temps de tester : le chocolatier pâtissier Yver, le salon de thé Picorette et ses -parait-il- très bons scones
  • Dormir dans une des chambres d’hôtes de la Villa St Jean à Granville (et si on peut y aller sans voiture -je n’en ai pas -, la maison de pêcheurs à Saint Pair sur mer )
  • Rapporter des bulots en chocolat !

Voilà ce billet un peu fleuve est fini, merci à ceux et celles qui ont lu jusqu’au bout,  j’espère vous avoir envie donné envie d’aller à Granville !

Un Grand Merci à Elsa de Michèle Frêné Conseil, à l’équipe MSC France et en particulier Stéphanie et Camille,  à Arnaud de Normandie Fraicheur Mer  pour cette invitation iodée et normande (en compagnie de  Sandra, Patrick, Létitia, Annie, Amélie) qui m’a permis d’en savoir plus sur la pêche durable et sur le bulot !

Week-end à Lille en mai, billet en septembre, ça c’est du délai. Pour ma défense, 1) je n’ai jamais écrit un article en 5, 10 ou 15 minutes (je suis lente) et les billets voyage avec les centaines de tri de photos sont probablement ceux qui prennent le plus de temps (plusieurs heures) 2) j’ai deux enfants  (seulement 2 oui mais le temps libre pour soi est radicalement différent avec ou sans enfant et en ce moment je n’arrive pas à dégager du temps pour le blog) 3) j’ai eu un gros souci avec mon appareil photo lors de ce mini-séjour à Lille, énormément de photos étaient inutilisables du coup j’ai même hésité à écrire un article. Soyons positifs : cet article tombe pile au bon moment si vous avez envie de programmer un long week-end à Lille pour les vacances de Toussaint ou dans les mois à venir (avec une météo qui risque d’être légèrement différente, on a eu très chaud  et pas une goutte de pluie ! )

1-Fouler Grand-Place et entrer dans la cour de la Vielle Bourse

Grand Place à Lille, c’est un peu la Tour Eiffel à Paris, un incontournable ! Elle est, de plus, immanquable même si vous n’avez aucun sens de l’orientation, elle se situe en effet à quelques pas de la gare TGV. Personnellement je la trouverais plus agréable sans voiture (pas de bruit et la possibilité d’admirer les beaux bâtiments qui la bordent sans se demander si on peut s’arrêter là ou là sans risque) mais elle en jette de par ses dimensions, ses couleurs, ses terrasses.

L’édifice le plus remarquable de cette place est la Vieille Bourse, tant par sa façade que par sa cour qui abrite un marché de livres anciens et d’occasion.

2-Flâner dans le Vieux Lille

Allez je vais faire rouspéter un peu les Lyonnais et leur chauvinisme mais côté vielle ville, Lille balance du lourd. Le quartier mêle rues pavées, maisons à arcades, façades colorées sans tomber dans le travers d’un endroit musée ou uniquement touristique, proposant aussi de jolies adresses.

3-Admirer les façades de quartier en quartier

Les esprits chafouins pourront me rétorquer que cet item est valable à Lille comme ailleurs. Soit, mais la diversité de l’architecture, bien différente de celle que j’ai sous les yeux à Lyon, mérite de les lever de son portable ou de son plan (pour ceux qui n’ont pas le sens de l’orientation mais qui ont quand même trouvé Grand Place).

 

 

4-Monter en haut du Beffroi

C’était au programme mais on a tout bêtement pas eu le temps de le faire (peut être parce qu’on a tout parcouru à pied, pas forcément le plus rapide). On s’est contenté d’admirer le beffroi de la mairie, construit en 1920, s’élevant à 104 m et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 2005, depuis la place de Paris. Si vous voulez avoir une idée de la vue d’en haut, je vous invite à lire Une journée à Lille sur le blog d’Emma Ducher.

5-Découvrir les expositions temporaires et gratuites de la gare Saint Sauveur

Si on n’a pas eu le temps de monter en haut du Beffroi, c’est peut être parce qu’avant, on a passé beaucoup de temps à la gare Saint Sauveur. Si vous venez à Lille avec des enfants, c’est un des endroits que je vous conseillerais en famille. Cette ancienne gare de marchandises, qui date de l’ère industrielle, a été réhabilitée en 2009 et accueille aujourd’hui des expos, des fêtes, des concerts, des projections et des animations pour les enfants.

Lors de notre venue, on a ainsi découvert différentes expos temporaires (l’Hôtel Africa où le visiteur circule de pièce en pièce d’un hôtel, Babel l’installation monumentale de Scott Hocking…), une ville en lego que les enfants peuvent continuer à construire, une ferme urbaine. On s’est ensuite attablé dans l’espace bar où les grands peuvent siroter une bière à des tarifs mini pendant que les plus jeunes peuvent emprunter les jeux de société de leur choix (il suffit de laisser une pièce d’identité en caution).

Dans ma longue to do list spécial Lille, se trouvait forcément le salon de thé l’Impertinente dont je lis toujours avec plaisir les posts bien sentis et drôles (mais jamais aigris…résolution de la rentrée 2017 : fuir plus que jamais les gens aigris, je suis persuadée que cela finit par être contagieux ). Comme vous pouvez le constater, l’endroit était bondé et étant donné la température, nous n’avions pas assez faim pour une pause sucrée. Ce sera pour la prochaine fois.

6-Passer une matinée au Zoo en plein cœur de Lille

Une autre idée de sortie si vous vous rendez un week-end à Lille en famille est le zoo qui se situe juste à côté du parc Vauban et qui vous permet de voir de très près panda roux (un des animaux les plus mignons de l’univers non?), coati roux, gibbon, makki cata, rhinocéros, ouistiti, suricate, tapir, zèbre, plein de serpents que je ne suis pas allée voir (rien que les photos sur le site je peux pas !) et tout un tas d’oiseaux dans la grande volière submersive sud-américaine.

7-Plonger dans La piscine de Roubaix

Impossible de faire l’impasse sur le magnifique musée La Piscine (d’ailleurs cela m’a tellement plu que j’ai écrit un billet spécial à son sujet). Soit cela n’est pas dans Lille même mais il suffit de prendre le métro pour vous y rendre et pour moi c’est un incontournable.

8-Passer devant les Maisons Folie

Petit rappel : en architecture une « folie » est une construction qui échappe à toute classification et qui laisse libre court à l’imaginaire. Nous n’en avons vu qu’une, la  plus proche du lieu où nous logions mais il y a en d’autres dans la ville. En 2004 (année où Lille eut le titre de capitale européenne de la culture), les maisons Folie se sont installées, la plupart du temps, dans des lieux marqués par leur passé et sur le point de tomber dans l’oubli (entrepôt industriel, brasserie, filature..)

Maison Folie de Wazemmes où se tiennent aujourd’hui spectacles et expositions

9-Mettre les pieds dans un collège anglais …sans quitter Lille

Pas sûre que nous aurions vu les bâtiments néo-gothiques de l’Université Catholique si nous n’avions pas posé nos bagages à quelques mètres. Toujours est il qu’en admirant ces édifices, j’avais plus le sentiment d’être à Cambridge (qui en est peut être très loin car je n’y ai jamais mis les pieds mais c’est l’idée que j’en ai) qu’à Lille. Il parait qu’il y a des visites guidées lors des journées du patrimoine (le week-end qui arrive !), je serais curieuse de savoir à quoi ressemble cette université vue de l’intérieur.

10-S’assoir le long du Quai du Wault

Si vous cherchez un endroit paisible, tranquille, près de l’eau, à deux pas du Vieux Lille, vous êtes susceptible de trouver votre bonheur au Quai du Wault, là où a été créé au XVème siècle l’ancien port fluvial de Lille.

10 choses à faire lors d’un week-end à Lille et pas un seul mot sur une pâtisserie, une bonne adresse, un souvenir gourmand à ramener ? Rassurez-vous cela fera l’objet d’un prochain billet : )

J’en profite pour remercier Élodie du Miam Miam Blog  pour tous ses bons conseils !

Et vous, Lille vous connaissez ? une visite ou une bonne adresse à conseiller ?

L’année dernière, à la même époque, je m’étais mise au défi de trouver plein de choses à faire cet été à Lyon. Je récidive avec une sélection très subjective et personnelle (peu de sport mais beaucoup de gourmandise )) et pas exhaustive bien entendu. Dans cette liste, il y a des activités ou des adresses  que j’ai « testées » dans ce cas là, j’ai ajouté quelques photos perso.  Voilà j’espère que cela vous « inspirera » si vous êtes à Lyon cet été .

10 choses à faire cet été à Lyon spécial Culture

 1-Descendre pendant l’été dans le parc République même si vous n’avez pas de voiture pour découvrir la bd en 7 leçons selon Jérôme Jouvray, professeur de bande dessinée . Ce que j’ai trouvé très chouette c’est que tout a été « bédéisé » les ascenseurs comme les murs des toilettes publiques (je ne savais d’ailleurs pas qu’il y en avait ici).
gratuit

2-Se faire son cinéma avec l’exposition Lumière ! Le cinéma inventé au Musée des Confluences (si vous avez peur que ce soit ennuyeux cela ne l’est pas, toutes les expos que j’ai pu voir dans ce musée ont une scénographie conçues de telle sorte qu’on apprend plein de choses tout en étant surpris et c’est particulièrement vrai avec cette expo ).

 

 

3-Plonger dans 77 ans de bandes dessinées à Lyon et en région avec l’exposition Vlan présentée à la bibliothèque de la Part-Dieu gratuit

4-Jouer au touriste dans sa propre ville en réservant une chambre en journée dans un hôtel àLyon : oui cela existe et cela s’appelle le day use Lyon, l’idée étant de profiter des services d’un hôtel la journée comme le bar, le spa, le restaurant, la salle de sport

5-Se faire une toile à la belle étoile le 28, 29 et 30 juillet à Confluence avec le festival Cinefil de concerts et de courts métrages gratuit

6- Apprendre plein de choses sur la bande dessinée : ses précurseurs , ses langages, ses formats, ses contraintes, ses libertés, ses possibilités d’émotions, l’exposition , à l’aide des auteurs exposés et de leurs nombreuses planches originales dans l’exposition L’art invisible au musée de l’imprimerie et de la communication

7-Aller voir la série de portraits de Leonard Cohen par Claude Gassian à l’Institut photo cinéma de la Galerie Lumière gratuit

8-Partir à Hollywood avec les films du dimanche soir diffusés au Sucre et qui se passent tous dans la cité des anges

9-S’évader avec les Jeudis des Musiques du Monde au Jardin des Chartreux gratuit

10- Flâner dans une des 21 librairies indépendantes de Lyon gratuit..jusqu’à la caisse

 

10 choses à faire cet été à Lyon avec des enfants ou en famille

1-Redécouvrir le jardin alpin du parc de la tête d’Or  rouvert tout récemment

2- Parcourir les collections du musée des Beaux Arts en famille à la recherche d’animaux sauvages, fabuleux ou mythologiques avec l’appli conçue en partenariat avec l’Ecole Emile Cohl et présente, gratuitement, sur 15 tablettes mises à disposition du public

3-S’initier au papier découper, au métier d’illustrateur, au film d’animation avec les stages d’une journée (à un tarif super raisonnable) du Musée gallo-romain de Lyon

4-Participer au jeu de piste, à l’atelier d’initiation bd,  aux ateliers maquillage « effets spéciaux » qui auront lieu dans le parc de l’Institut Lumière le 21 et 22 juillet dans le cadre de la manifestation « Polar en vacances » gratuit, inscription sur le site du quai du polar

5-Revivre l’aventure des épices à Lyon, créer un édifice emblématique de la ville en pop-up au Musée Gadagne 

6- Embarquer à bord du Vaporetto jusqu’à Vaise et voir la ville sous un autre angle

7-Etre avant 14h30 un samedi devant le jardin de Rosa Mir pour pouvoir suivre une visite guidée par petit groupe gratuit

8-Pénétrer dans les coulisses du Zoo du parc de la tête d’Or ou participer à un des nombreux ateliers liés aux plantes et insectes présents dans ce poumon vert

9-Ecouter des histoires, allongé dans l’herbe, avec les lectures au soleil, au jardin ou au parc des bibliothèques municipales de Lyon gratuit

10-Résoudre une enquête policière avec les défis en famille proposés par le Musée des Confluences ou monter à bord de l’Octopus 

10 choses à faire cet été à Lyon spécial food

J’ai gardé le meilleur pour la faim/fin avec quelques adresses où j’ai envie de revenir ou d’aller pour la première fois

1-Tester le nouveau glacier Unico qui vient d’ouvirr en bas de la montée de la grande cote, à place du coffee shop sans gluten Le Tigre (côté parfums, je louche chocolat blond et pécans caramélisés, pistache bio, panettone, sésame noir…).

2- Aller chercher pour le déjeuner une part de Foccacia à Bocca Di Rosa (tenus par des italiens sauf si le gars fait très bien l’accent) qui vient d’ouvrir rue pailleron. J’ai testé plusieurs garnitures et j’ai eu un gros coup de coeur pour celle à la truffe.

 

3-S’offrir un verre au bar Les Muses de l’Opéra de Lyon avec vue sur Fourvière, l’hôtel de Ville,  la colline de la Croix Rousse

 

4-Goûter les pâtisseries « japonisantes » de la pâtisserie de l’Ourson qui boit après avoir lu l’article d’Émilie

5-Craquer pour le cheesecake fraise de Myart

 

 

6-S’attabler pour la formule brunch du desjeuneur ouvert tout récemment rue des Pierres Plantées

7-Se sucrer le bec avec les pâtisseries maison du Kaova Café (oui parfois je sors un peu de la croix rousse ))

8-Manger presque les pieds dans l’eau au restaurant A la Piscine (j’y suis allée récemment, j’ai trouvé la vue et le cadre top, par contre je suis plus mitigée sur la cuisine qui ne m’a pas emballé plus que cela.. l’équipe est très sympa donc j’espère que c’est juste une question de rodage ))

9-Dire cheese dans le nouveau bar à fromages rue des Capucins dont je n’ai rien vu si ce n’est la devanture (j’ai pris une photo pour ma story instagram, je ne l’ai plus et le nom je l’ai oublié bien entendu ))

10- Emporter un des produits de pâtes et raviolis parce que les pâtes c’est la vie : )

Vous pouvez trouver d’autres adresses lyonnaises que j ‘aime dans mes tableaux Pinterest City Guide Lyon et Sweet Lyon (avec un lien vers les articles du blog) mais aussi piocher des idées dans l’article 50 choses à faire à Lyon cet été que j’avais écrit l’an dernier pour les bonnes adresses.

 

Et vous, que faites-vous cet été ?

 

Après vous avoir parlé de Nice, de l’île Saint Honorat et de Saint Paul de Vence, je ne pouvais pas refermer cet épisode « riviera » sans tenter de dresser une liste (bien entendu non exhaustive) des choses à voir et à faire sur la Côte d’Azur. J’ai testé la plupart de ces suggestions, quelques unes correspondent à des idées à explorer pour un autre séjour.

1-Aller au marché

C’est un de mes incontournables quand je suis en voyage, j’aime aller voir l’ambiance, les couleurs, les produits locaux des marchés où je suis et à Nice entre le marché du cours Saleya (dont son beau marché aux fleurs) et le marché du quartier de la libération (avec tout au bout, des beaux étals de poissons), on en prend plein les yeux.

2-Découvrir la promenade du paillon à Nice

Si vous n’avez pas mis les pieds à Nice depuis plusieurs années comme c’était mon cas, alors vous découvrirez cette nouvelle coulée verte qui sépare le Vieux et le « nouveau » Nice appelée promenade du Paillon. Jeux d’eaux, de lumière, bancs pour bouquiner au soleil, palmiers, voilà l’endroit parfait pour se poser et ne rien faire si ce n’est profiter du lieu.

3- Jouer la carte de la street food locale

Venir sur la Côte d’Azur et ne pas goûter la fameuse socca (crêpe à la farine de pois chiches) ou le pan bagnat, c’est un peu comme venir à Lyon et bouder les pralines.

4-Se perdre dans les ruelles du Vieux Nice

Avant de partir dans un endroit que je ne connais pas, je passe pas mal de temps à lire des guides, des articles de blog, à glaner et noter des conseils mais une fois sur place, je n’aime pas rester la tête sur mon plan. Pour prendre le pouls du Vieux Nice, il n’y a rien de mieux que de tourner au hasard des ruelles typiques de ce quartier.

5-Rouler sur la promenade des anglais en Segway

J’ai testé le gyropode Segway avec Mobilboard pour la première fois à Nice. Étant donné mon degré de non-sportivité, juste avant de monter sur cet engin, j’étais en mode « j’y vais mais j’ai peur ». Je m’imaginais déjà tombant ou ne réussissant pas à manœuvrer l’appareil. Contre toute attente, il n’y a rien de difficile, pas besoin d’avoir l’équilibre, d’être douée en ski ou autre aptitude particulière. Avant de démarrer la balade, un des accompagnateurs vous forme (en 2 minutes chrono car c’est vraiment simple) aux mouvements de base et en voiture Simone.

C’est donc en mobilboard que j’ai redécouvert la promenade des Anglais sous un soleil insolent pour la saison (ah oui c’est vrai, là bas il fait tout le temps beau) avant de passer au marché Cours Saleya, dans le Vieux Nice et de finir par la promenade du Paillon.

Pour moi, c’est une très bonne façon d’avoir un premier aperçu d’une ville que l’on ne connait pas (plus rapidement qu’à pieds et de manière plus sympa qu’en transports en commun) et de repérer les coins où on a envie de revenir pour se balader à pieds cette fois, faire des photos, etc.

 

crédit photo : Travel me happy

6-Tenter les panisses

Eh non je ne connaissais pas encore les panisses, qui pourraient faire penser un peu à de la polenta mais avec de la farine de pois chiches. J’en ai finalement goûté grillées en apéro, bien assaisonnées c’est très bon.

7-…et la tourte de blettes sucrées

Autre incontournable culinaire de la région : la tourte de blettes qui se décline en version salée mais aussi sucrée. J’en ai vu dans la vitrine du pâtissier Pascal Lac mais c’est au restaurant de l’hôtel Baie des Anges à Antibes que j’ai cédé à la curiosité. Particulier mais pas mauvais.

 

8-Monter les escaliers du château pour admirer le coucher du soleil depuis là haut

Le spot gratuit pour regarder le soleil glisser dans la mer et la promenade des Anglais se dérouler à vos pieds ? La colline du château. On y accède soit par des escaliers soit en prenant un ascenseur (à certains horaires) et une fois là haut, on en prend plein les mirettes.

 

9-Commencer la journée par une vue panoramique

De l’hôtel Mercure Nice Centre Notre Dame où j’ai passé une nuit très reposante, je me souviendrai la literie super confortable (je veux le même matelas chez moi), la grande salle de bains, du plateau thé/café (eh oui j’ai l’habitude de ma petite tisane du soir),  mais aussi de la vue à 360° sur la ville depuis le rooftop de l’hôtel. Vous pouvez y boire un verre ou même aller vous rafraichir dans la piscine.

10-S’attabler chez Joyalife pour le brunch

Je vous ai déjà parlé de cette adresse dans un article spécial brunch : le buffet est à volonté et tout est frais, les jus de fruits et légumes sont délicieux, la déco n’est pas standardisée et si vous venez avec des enfants, un espace de jeux est prévu pour eux.

11-Visiter la fondation Maeght à St Paul de Vence

Se rend-t-on à la fondation Maeght pour le site ou pour les expositions et les collections? Les deux, mon Général : ) En arrivant, j’ai trouvé le lieu magique immédiatement avec sa végétation, ses oeuvres intégrées au bâtiment et à la nature (la cour Giacometti, le labyrinthe Miró peuplé de sculptures et de céramiques, la mosaïque murale de Chagall…) et son architecture. Pendant la visite on navigue entre salles intérieures, terrasses, cour et patio et c’est très agréable.

Christo et Jeanne Claude exposaient, à cette époque, une construction extérieure, haute de 9 mètres, longue de 17 et large de 9 . Ce « Mastaba » était tellement monumental que non seulement, il redéfinissait la cour Giacometti mais il s’intégrait totalement à l’architecture générale, se donnant à voir sous différents angles (par dessus, en fond, de loin) au cours de la visite.

Je doute que mes photos montrent combien on se sent dans une bulle dans cette fondation située à Saint Paul de Vence mais je peux vous dire qu’on a du mal à en partir.

 

12-Aller de galerie en points de vue dans le village de Saint Paul de Vence

Jusqu’il y a quelques mois, Saint Paul de Vence n’était qu’un nom de village pour moi, souvent évoqué dans des conversations familiales, lu dans des romans (je pense en particulier à Charlotte de Foenkinos). Imaginez un endroit perché, des maisons en pierre, un nombre de galeries assez dingue, des joueurs de pétanque, des histoires à propos des artistes qui ont habité ici, de la verdure autour et dans les ruelles, des panoramas qui laissent coi…et en images c’est ici.

13-Se prendre pour une star de cinéma sur la Côte d’Azur

Quand on pense à la Côte d’Azur, on pense forcément au festival de Cannes, aux starlettes et au tapis rouge mais les liens entre cette région et le cinéma sont beaucoup plus riches. De nombreux films ont été tournés sur la Côte d’Azur, il existe même une application Ciné Paca qui permet aux cinéphiles de découvrir les lieux de tournage des scènes mythiques du cinéma, tournées dans la région et qui propose un itinéraire à la carte.

Le Musée éphémère du cinéma à Cannes offre la possibilité au public de participer en créant son propre film en trois heures dans un studio de cinéma spécialement aménagé à cet effet.

Vous pouvez également vous mettre derrière le volant d’une décapotable grâce à la société Rent a Classic Car et vous la jouez star (on avait prévu les lunettes de soleil mais pas les foulards). Je n’y connais rien en voiture (et je ne conduis pas) mais allez lire le bel article de Denis, il en parle très bien.

14-Déconnecter sur les îles de Lérins

Juste en face de Cannes, existe un petit paradis où l’on se sent loin de tout et incroyablement bien : il s’agit des îles de Lérins. J’ai visité l’une d’elle, Saint Honorat  et j’espère avoir l’occasion de prendre le bateau un jour pour l’île Sainte Marguerite (j’ai une attirance pour les îles )).

 

15-Découvrir le Cannes Nature

En dehors des îles de Lérins, les façons de se mettre au vert autour de Cannes  ou de découvrir la ville dans sa facette « nature » ne manquent pas. Dans le guide « Cannes version nature » (disponible à l’Office du Tourisme), j’ai noté une balade en forêt dans le parc naturel de la Croix des Gardes, la promenade du canal de la Siagne (dont une partie sur les pas de Bonnard), la visite guidée historique des ruelles du Suquet, la visite de la villa Rostchild et de son jardin classé monuments historiques.

 

16-Poser ses bagages à OKKO Hôtel Cannes

J’ai eu l’occasion de dormir une nuit à OKKO hôtel Nantes Château  et j’ai retrouvé à OKKO hôtel Cannes, le « style » OKKO dans la chambre, à la fois épuré et douillet, design et très fonctionnel. La spécificité et le gros plus de cet hôtel c’est l’emplacement du club (la pièce où se tient le petit déjeuner mais dans laquelle on peut aussi déguster une planche apéro en soirée, avec le principe « faites comme chez vous », tout étant à la disposition du client), situé au dernier étage du bâtiment et baigné d’une lumière incroyable qui varie selon les heures du jour.

A part ça, gros coup de cœur pour le petit déjeuner, copieux, varié et qui propose toujours des produits de la région.

côte d'azur

Côté d'Azur

Je voudrais le même bain de lumière que dans le salon de @okkohotels de CANNES pour bien commencer la journée 🌞

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17-S’installer au salon de thé de Jérôme de Oliveira

Il y a des pâtisseries qu’on n’oublie pas, même des années après, c’est le cas de celles dégustées au salon de thé Intuitions de Jérôme de Oliveira à Cannes où j’ai eu la chance d’aller une fois.

18-Se faire chouchouter à Antibes

Mon grand week-end sur la Côte d’Azur s’est terminé par une nuit à l’Hôtel Baie des Anges qui, comme son nom l’indique, surplombe la Baie des Anges et offre une vue à la fois sur les eaux bleues de la mer Méditerranée et sur le massif des Alpes du Sud (légèrement enneigé à l’époque). J’ai réglé mon réveil sur l’heure du lever du soleil et depuis la terrasse de ma chambre, j’ai admiré le spectacle.

La veille , j’avais profité de l’espace marin de l’Hôtel et en particulier du parcours marin intérieur d’eau de mer chauffée (équipé de cols de cygne bouillonnants -merveilleux pour se délasser les épaules et le haut du dos- et d’un jacuzzi ) et du hammam.

Côté cuisine, le chef  des restaurants, Lyes Abidi, travaille des produits de saison, sainement mais avec saveur. Le  lieu permet à la fois de prendre soin de soi (avec toute une gamme de soins à la carte), de se reposer et de profiter des beautés de la région (avec un système de navette gratuite pour se rendre dans le centre d’Antibes).

 

19-Emprunter le train qui longe la côte d’Antibes à Nice

Le train s’arrête partout, la durée du voyage est un peu longue mais que le trajet est beau d’Antibes à Nice, longeant la mer puis passant dans des paysages aux couleurs ocres. J’avais prévu de bouquiner mais finalement j’avais les yeux scotchés sur ce qui se déroulait derrière la vitre.

 

20-Se sucrer le bec chez …

Partout où je pars, je repère les adresses de pâtisseries (y a même des endroits qui sont recalés pour cela, j’avoue )) et sur la Côte d’Azur j’en ai au moins vu 3 que j’aimerais tester : la pâtisserie de Pascal Lac et la pâtisserie Canet à Nice, la pâtisserie Lilian Bonnefoy à Antibes (ah le chou poires gianduja posté sur Instagram par Travelling foodista j’en rêve)

Voilà je crois que j’ai fait le tour, non pas des richesses que propose la région Côte d’Azur mais de ce que j’en ai aperçu et qui m’a donné envie d’y retourner : )

En janvier dernier, j’ai passé un  week end à Bâle en Suisse du Nord.  Aujourd’hui je vous propose 10 idées de choses à faire ou à voir à Bâle en hiver, en espérant que vous lirez ce billet jusqu’au bout malgré sa longueur.

1-Visiter l’un des 40 musées de la ville

Je n’avais pas forcément prévu au départ de passer toute une matinée dans un musée et puis le musée des Beaux Arts de la Ville est apparu juste devant moi au moment où la neige tombait de plus en plus fort. J’y ai vu un signe (et dans un premier temps, un endroit où me réchauffer).

J’ai pris un billet pour découvrir les collections permanentes mais je ne pensais vraiment pas découvrir autant de chefs d’œuvres sur quelques salles. Picasso, Richter, Giacometti, Dubuffet, Paul Klee, Henri Matisse, Miro, Dali, Kandiski, Mondrian, Chagall, Fernand Léger, Georges Braque, Modigliani, en avançant dans le dernier étage du musée, j’avais l’impression d’être dans les pages du livre Histoire de l’art de Gombrich.

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle Arlequin assis,  Picasso

A l’étage du dessous, les salles étaient quasi vides et je me suis retrouvée seule avec Delacroix, Ingres, Courbet, Renoir, Paul Gauguin, l’Odalisque de Corot, la Montagne Sainte Victoire de Cézanne, Les glaneuses de Pissarro, les falaises d’Etretat et La passerelle sur le bassin des nymphéas de Claude Monet (d’autant plus émouvant que j’ai eu l’occasion d’aller visiter la maison et les jardins de l’artiste à Giverny), un autoportrait de Van Gogh…..

Cinq baigneuses, Paul Cézanne

A midi, j’étais assise devant ce tableau de Claude Monet représentant le Waterloo Bridge  et dont la luminosité est juste extraordinaire quand on le voit en vrai.

Malgré les richesses de ses collections, le musée des Beaux Arts de Bâle n’est pas le connu de la ville, la Fondation Beyeler (à 25 min en tram du centre ville) étant mise plus en avant autant pour son architecture que l’on doit à Renzo Piano que pour ses expositions temporaires (jusqu’en mai 2017, s’y tient une exposition sur Claude Monet que j’aurais beaucoup aimé voir) et ses œuvres contemporaines.

Si vous êtes un boulimique de musées, vous n’aurez que l’embarras du choix, la ville en compte en effet 40 : du plus kitch (allez au moins jetez un œil aux vitrines du musée des ours en peluche et poupées) au plus traditionnel (musée du papier) en passant par exemple par le musée de la bande dessinée situé dans le quartier de St Alban et qui proposait une expo consacrée à Zep lors de ma visite.

le licorne power a aussi touché la Suisse visiblement : )

2- Admirer les façades de l’Hôtel de Ville de Bâle

Dès qu’on grimpe un des escaliers du cœur de Bâle, on peut apercevoir son toit. Situé au milieu de la vieille ville, l’Hôtel de Ville avec sa façade rouge, sa tour impressionnante et ses peintures murales polychromes a été construit entre 1504 et 1514 et est aujourd’hui le siège du gouvernement de la ville et du parlement.

Bon à savoir : Pour ceux et celles qui ne peuvent pas se passer de connexion aux internets plus de quelques heures (dans mon cas, j’ai vécu cela comme un vent de liberté !), la ville propose plusieurs hotspots dont un se situe à Marktplatz juste devant l’Hôtel de Ville. L’Office du Tourisme distribue un petit feuillet qui récapitule tous les hotspots, le réseau à choisir et le code à entrer.

3- Flâner dans le cœur historique de Bâle

Rien de mieux pour s’imprégner de l’atmosphère d’une ville que de la parcourir en marchant. J’avais en poche un plan de la ville mais j’en ai vite levé les yeux, ayant plutôt confiance en mon sens de l’orientation (et puis Bâle est assez petit, il est à priori plutôt difficile de se perdre)) et empruntant un escalier non loin de l’hôtel de ville j’ai flâné dans le quartier historique de Bâle.

Bon à savoir : l’Office du Tourisme a édité une brochure « Sur les traces de l’histoire » dans laquelle sont proposées proposant cinq promenades dans Bâle. Chacun des parcours est jalonné par des panneaux d’information (de couleurs différentes selon le parcours) présents dans la ville. Il existe une version plus détaillée sous forme d’appli.

4- Ramener du chocolat

Sur Instragram quand j’ai posté mes premières photos de Bâle, on m’a conseillé d’aller faire un tour dans une boutique Läderach et j’en avais repéré une à la gare. Bien entendu je ne suis pas ressortie les mains vides. Je ne suis pas fan des bouchées mais j’ai acheté une tablette de chocolat noir pistache et des petites réglettes aux parfums originaux.

5-Prendre un des trams colorés

Il arrive un moment où vos jambes ne veulent plus suivre votre tête. Il est temps alors de grimper dans un des trams colorés de la ville, d’autant plus qu’en Suisse, lorsque vous logez dans un hôtel, on vous donne une carte de transport vous permettant d’accéder gratuitement (pendant la durée de votre séjour) à tous les moyens de transport de la ville.

Cela a été le cas à mon arrivée à l’Ibis budget, situé à 1o minutes à peine à pied de la gare et à 2 minutes d’une station de tram qui mène au centre ville (en passant par la gare). Cet hôtel est idéal pour les petits budgets, les chambres sont modernes, bien agencées et le petit déjeuner propose charcuterie, fromage, yaourts, muesli, viennoiserie et pain.

Bon à savoir : Accord Hôtel  vous suggère dans une infographie de Bâle d’autres activités à réaliser lors d’un week-end.

6- Se balader le long des quais et à St Alban

Une fois que vous aurez arpenté la vieille ville, n’hésitez pas à vous en éloigner pour vous balader le long des quais du Rhin ainsi que dans le quartier de St Alban (plus de photos et de détails en cliquant sur les liens).

7- Entrer dans la boutique Gilgen

Un incontournable de Bâle est la boutique Gilgen qui vend toute une gamme de viennoiseries (j’ai goûté deux brioches fourrées délicieuses) et les fameux Leckerli, des biscuits secs au goût de pain d’épices. On m’en a proposé une première fois dans un autre magasin et j’ai trouvé cela très sec. J’en ai ramené un paquet (heureusement petit) de chez Gilgen et cela n’a remporté l’enthousiasme de personne à la maison (pourtant on est plutôt du genre #teamsucré). A vous de goûter : )

8- Prêter attention à tous les petits détails

Ce n’est peut être pas spécifiquement bâlois mais tout au long du séjour j’ai noté tous ces petits détails que l’on ne trouve pas à Lyon comme cette fanfare (viking ?), cette vitrine exposant une quantité folle de couteaux suisses, ces salons de coiffure dont la devanture laisse plutôt penser à une maison particulière, ces volets colorés et parfois au raz du sol ou cette magnifique bibliothèque découverte par hasard au fond d’une cour.

9- Observer la Fontaine Tinguely

Alors à moitié prise dans la glace, la fontaine de l’artiste Jean Tinguely est l’endroit que je conseillerais à des parents qui viennent à Bâle avec des enfants jeunes. Ces derniers pourront observer les différentes mécaniques et les gerbes d’eau pendant que vous ferez une pause : )

Et si vous venez un couple ou entre amis, vous pourrez ensuite aller boire une bière dans la brasserie Mutz qui est une véritable institution (je suis rentrée, j’ai vu plein d’hommes avec une choppe à la main, je ne parle pas un mot d’allemand, ma présence m’a semblé d’un coup incongru, je suis ressortie )).

10- Faire du lèche vitrine vers Spalenberg

Si vous recherchez à l’étranger les jolies boutiques plutôt que les grandes chaînes que l’on retrouve un peu partout, je vous conseille d’aller vous promener vers Spalenberg. S’y trouve, entre autres, un fromager  qui vend la fameuse fondue moitié moitié (je ne voulais pas me charger mais je regrette un peu de ne pas en avoir ramené dans mes bagages).  Tournez sur Heuberg, le coin vaut aussi bien pour ses points de vue que pour ses façades à colombages et ses petites ruelles pavées.

 

C’est fini !  je vous laisse avec un résumé en vidéo (soyez indulgent, c’est ma première et si vous avez mangé une choucroute, repassez plus tard, il y a beaucoup de travelling ))

we bale from virginie on Vimeo.

Merci à Accor Hotels pour cette invitation

Voici  le top 10 que vous attendiez tous (et la foule en délire de répondre « oui » en s’égosillant) : mon top 10 version 2016 des adresses sucrées à Lyon (le précédent best of datant de 2014). Je précise que cette liste n’est absolument pas exhaustive, j’ai sélectionné les endroits que je fréquente et qui remuent mon coeur de bec sucré.

J’ai privilégié les adresses sucrées qui servent des pâtisseries plutôt que des gâteaux (du coup cela écarte les coffee shop) et ensuite les endroits où l’on peut s’installer parce que pour moi, une pâtisserie se déguste confortablement installée et en prenant tout son temps. Il n’y a pas de classement par préférence, l’ordre suit un parcours entre les différents quartiers de Lyon.

1-Où déguster un prince ..maori  ? la Pâtisserie Taffin

Admettons que vous arriviez à Lyon par TGV et que plutôt que de vous engouffrez dans le métro, vous décidiez de vous dégourdir les jambes et de marcher jusqu’à la belle ancienne gare des Brotteaux. A quelques pas de là, se trouve la pâtisserie Taffin où j’aime m’arrêter pour un éclair, un tigré au chocolat ou ma pâtisserie préférée à cette adresse, le fameux Prince Maori qui marie si bien poire et chocolat.

Je me souviens l’année dernière avoir admiré leurs bûches avec des petits choux sans avoir l’occasion d’y goûter, j’ai bien l’intention d’y remédier en cette fin d’année.

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Je vous présente le Prince Maoh : mousse au chocolat au thé Earl Grey et gelée de poire (pâtisserie Taffin)

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

Pâtisserie Taffin
128 Rue Bugeaud
69006 Lyon

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2-Où n’écouter que sa passion ? Chez Bruno Saladino

Pâtisseries, cakes de voyage, panettone, chocolats fins, tablettes, guimauves, bonbons , nougat, crème de marron, glaces et sorbets, le moins qu’on puisse dire est que Bruno Saladino ne chôme pas (et tout est fait maison même les confiseries en forme d’oeufs que je mangeais enfant) et comme si cela ne suffisait pas, pour les fêtes et les anniversaires il réalise des gâteaux sur mesure sans catalogue prédéfini et en écoutant les demandes de ses clients.

Le pâtissier n’aime visiblement ni la routine, ni l’ennui, il est audacieux dans ses créations même si on retrouve aussi chez lui quelques classiques et se lance sans cesse de nouveaux défis. Le dernier en date ? des cours de pâtisseries données par lui même dans son nouveau local, l’Annexe Chocolat dans le 6ème arrondissement.

 

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Le camélia combine ganache chocolat au lait, crémeux passion, caramel à la passion et madeleine pailletée de chocolat et l’association est très réussie. Alors que je choisis de moins en moins souvent les pâtisseries au chocolat (un comble !), j’ai beaucoup aimé sa religieuse au chocolat pour l’onctuosité de sa ganache qui est bien cacaotée, pour son craquelin chocolat et son dessous caramel qui fond quand on croque le chocolat séparant le haut du bas.

Bruno Saladino change régulièrement ses propositions et j’ai une dingue absolue des Mont Blanc dans mon entourage, bref j’ai bien prévu d’y retourner.

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Pâtisserie Chocolaterie Bruno Saladino
9 rue Tronchet
69006 Lyon

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3- Où se laisser conter fleurette ? Chez Jeannine et Suzanne

Ne cherchez pas Jeannine et Suzanne derrière le comptoir ou la grande vitre qui sépare la salle des cuisines, si elles sont là, ce sera dans la vitrine puisque dans ce salon de thé où l’on peut déguster un plat salé avant de passer au dessert, toutes les pâtisseries portent un prénom féminin.

L’autre marque de fabrique du lieu est de proposer des créations dans lesquelles les fleurs sont présentes. J’avoue que j’étais un peu sceptique la première fois et j’ai été très agréablement surprise par l’équilibre de ce que j’ai goûté : les pâtisseries sont peu sucrées sans sacrifier le goût.

Si contrairement à ce que mon sous titre laisse penser, ce n’est pas THE place to be pour les têtes à têtes amoureux (pour cela, les bars à cocktail me paraissent plus appropriés ), j’aime beaucoup la seconde salle à l’ambiance tamisée où l’on peut travailler tranquille tout en dégustant une pâtisserie entourée de livres (le paradis ou presque). C’est aussi un des rares endroits qui a eu la bonne idée de proposer une carte de fidélité et qui récompense votre état de bec sucré, en vous offrant une pâtisserie quand votre carte est remplie.

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Jeannine et Suzanne
34 rue Saint Hélène
69002 Lyon

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4- Où s’envoyer des desserts à l’assiette qui déchirent ? au Kitchen Café

Je vous avais déjà parlé de ce restaurant au super rapport qualité prix dans mon précédent top ten. L’eau a coulé sous les ponts mais les choses n’ont pas changé au Kitchen Café. Si comme moi vous choisissez votre restaurant en fonction du dessert et que vous ne voulez pas qu’on vous serve quelque chose que vous êtes capable de faire vous même (ce qui limite dramatiquement le choix, tant est si bien que je prends de moins en moins de dessert au restaurant), réservez sans hésitation au Kitchen Café.

Ce chocolat au lait onctueux, nougatine au grué de cacao, sorbet thym citron et mousse aérienne de lait joue avec les combinaisons de textures et de saveurs, c’est tout ce que je recherche et ce que j’aime ! C’est gourmand et pourtant léger. On en ferme les yeux de plaisir et une fois la dernière bouchée terminée, on serait prêt à en commander un autre.

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kitchen-cafe-3et si vous saviez comme cette crème légère à la vanille et aux prunes, caramel salé,
glace noisette et sarrasin croustillant me fait saliver rien qu’en relisant cet intitulé

Kitchen Café
34 rue Chevreuil
69007 Lyon

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5-Où perdre la tête avec des douceurs glacées ? La Fabrique Givrée

Je vous avais présenté la Fabrique Givrée à l’époque de l’ouverture de la boutique située dans le Vieux Lyon à côté du musée de la miniature. Si vous aimez les glaces et les sorbets comme les italiens c’est à dire toute l’année, n’attendez pas le retour des beaux jours pour goûter la datte fleur d’oranger (ma préférée !) ou un des parfums de saison (le pain d’épices, la cannelle pistache, la pomme tatin, la marron d’Ardèche éclats de marrons glacés, elles sont toutes délicieuses et toutes fabriquées artisanalement avec des produits de qualité et venant de la région dans tous les cas où cela est possible).

J’ai eu la chance d’être invitée à découvrir en avant première les bûches créées pour les fêtes de fin d’année 2016, le dessert qui passe tout seul même après un repas copieux:

Nougat Gla Gla (tout à droite sur la photo )est composée d’un biscuit pain de gêne, de nougat glacé, d’un sorbet framboise groseille, de bâtonnets de sorbet litchi et de poudre de thé matcha. C’est la plus classique, la plus consensuelle et celui qui a déjà organisé un repas de Noël comprendra tout de suite de quoi je veux parler : )

Pin Pin d’Epices associe une crème glacée pain d’épices avec une marmelade clémentine, un sorbet clémentine corse, le tout sur un streusel noisette (avec sur le dessus des cubes de pain d’épices et des cubes de sablé matcha). Je n’avais jamais goûté de la glace au pain d’épices, je n’avais jamais goûté du pain d’épices et de la clémentine et cela a été la très bonne surprise de cette dégustation.  Que c’est bon ! S’il fallait absolument élire une bûche favorite, ce serait celle ci.

En haut du Mont Blanc comme son nom le laisse supposer joue sur les accords d’une crème glacée marron, marrons glacés, d’un sorbet myrtille mûre, d’une meringue fondante et un biscuit amande. Le plaisir d’un Mont Blanc en somme en beaucoup moins sucré et plus fruité.

Bûche en bois est la bûche que je n’aurais jamais choisie si j’étais rentrée dans la boutique car je ne cours pas après les glaces au chocolat (vous allez finir par penser que je n’aime pas vraiment le chocolat). Pourtant avec son streusel cacao, sa crème glacée chocolat lait jivara, son caramel mou yuzu qui vient chatouiller le palais, son sorbet chocolat Vietnam et son glaçage méga croquant, je n’en ai pas laissé une seule bouchée. Essayez le mariage yuzu/ sorbet chocolat avant d’avoir un avis définitif sur la question.

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En dehors de ces bûches, la Fabrique Givrée propose des gâteaux marteaux (glacés), des pots barjots (format petit pot ) comme le carahuète avec un biscuit cacahuète grillée, mousse glacée fèeves de tonka, caramel mou et crème glacée caramel fleur de sel qui me laisse songeuse (accessoirement il est sans gluten), des coupes glacées et pour ceux qui ont peur de se geler à manger givrée, il y a aussi des bâtonnets de gaufre à déguster avec de la pâte à tartiner, du caramel ou de la crème de marron (le tout maison bien sûr ).

La Fabrique Givrée
66 rue Saint Jean
69005 Lyon

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6- Où trouver de la lumière et entrer ?  Le Luminarium

Je tenais absolument à mettre le Luminarium dans mes adresses lyonnaises sucrées préférées même si je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter un des gâteaux à cette adresse sucrée qui est le contre exemple parfait à l’affirmation selon laquelle le Vieux Lyon ne regorge que de pièges à touristes.

Ajoutez à cela l’extrême sympathie du drômois (oui j’avoue cela créé des liens immédiats d’autant plus quand ce drômois est aussi un grand gourmand) qui a créé ce lieu et qui confectionne la partie « gâteaux » de l’offre sucrée (la partie « pâtisserie » comme les cheesecake provenant de Piece of Cake), les jolies tasses de thé non standardisées qui viennent de Dieulefit (dans la Drôme), le corner « créateurs » avec plein de belles choses et les lampes Canopus créées dans l’atelier attenant par le principal intéressé (quand je lis sur Twitter qu’Hanouna a du « génie » alors qu’il y a plein de gens qui créent quelque chose avec passion, j’ai franchement du mal à comprendre).

Je n’y suis allée qu’une fois et ce jour là, je n’ai bu qu’un thé Mariage frères mais je compte bien aller déguster la tarte tatin maison qui a l’air à tomber ou les jus de fruits qui changent selon l’inspiration et la saison.

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Le Luminarium
9 rue des 3 maries
69005 Lyon

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7- Où déguster un millefeuille sans en laisser une miette ? la Pâtisserie Flochon

J’ai un problème avec la pâte feuilletée dans les pâtisseries. Que ce soit dans la galette des rois ou les millefeuilles, on se retrouve souvent avec des miettes plein la bouche, c’est sec et on risque l’étouffement (j’exagère un peu). Mais ça c’était avant de goûter l’excellent millefeuilles fraise-pistache de Guillaume Flochon qui a eu la bonne idée de caraméliser légèrement son feuilletage et de lui ajouter un petit touche d’amandes. Rien que pour ce classique, cela vaut le coup d’aller jusqu’à Vaise (et je vous laisse relire mon article complet à propos de cette adresse sucrée dont on ne parle pas assez).

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Pâtisserie Chocolaterie Flochon
26 bis rue Masaryk
69009 Lyon

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8- Où trouver les cookies les plus lyonnais ?chez Coney Cookies

Des pralines roses dans une des spécialités américaines vous n’y songez pas ? Amadine a osé et ainsi sont nés les dodus et délicieux cookies « lyonnais » aux pralines roses et au chocolat au lait. Elle propose d’autres parfums tous plus tentants les uns que les autres (fall cookies au chocolat noir, noix et noisette; le New Yorkais au beurre de cacahuètes, éclats de cacahuètes et chocolat noir qui sera le prochain que je goûterai), des jolis sablés décorés avec un choix dingue d’emporte-pièce et tout le matériel pour se lancer ainsi que des ateliers pour ramener à la maison d’aussi beaux biscuits que ceux présents en magasin en ayant la fierté de déclarer « c’est moi qui l’ai fait ».

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Coney cookies
14 rue Sergent Blandan
69001 Lyon

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9- Où boire la tasse et la sucrer ? Chez Torü

Encore un salon de thé ! m’a t on dit quand j’ai publié une photo de Torü sur Instagram ? d’abord je n’ai pas l’impression qu’on croule sous les salons de thé à Lyon (les coffee shop peut être) et puis la spécificité de ce teashop est d’abord sa carte de thés avec ses 120 propositions, le fait qu’en dehors des brownies, madeleines et petits biscuits, Simon aux fourneaux propose tous les jours d’ouverture des pâtisseries « minute » comme des choux et des éclairs et que l’endroit a la bonne idée de mixer les usages (on peut y venir pour déjeuner avec un vrai plat chaud, on peut aussi acheter du thé en vrac) et donc les personnes qui le fréquentent. Bref si votre cher et tendre frémit quand vous prononcez le mot « salon de thé » et qu’il craint de se retrouver dans un univers si féminin qu’il n’est pas à son aise, Torü devrait le faire changer d’avis.

C’est la dernière adresse que j’ai testée à Lyon, si vous avez envie d’en voir un peu plus, je vous renvoie vers mon billet.

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Torü
23 rue René Leynaud
69001 Lyon

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10 – Où être aux anges ? La pâtisserie Bouillet

Les esprits chaffouins (et ils sont nombreux) remarqueront tout de suite que contrairement aux autres adresses, la pâtisserie Bouillet faisait déjà partie de mes 10 adresses sucrées version 2014. Est ce ma faute si le pâtissier me donne toujours envie de revenir chez lui pour goûter à ses nouveautés comme ci dessous la dernière version de sa crème d’ange à la mousse de marrons et au coeur mandarine (point de mâche dans cette création mais pour moi la douceur qui passe toute seule même après un plat copieux et la sensation d’un nuage en bouche).

Je ne suis jamais déçue par ses Saint Honoré caramel ni par la facon dont il décline les choux : après le chou yuzu pomme, le kalamanzi , son choix Paris Brest avec son coeur praliné et sa nougatine noisettes est une vraie merveille de gourmandise. Quant à sa tarte dulcey passion, elle m’a donné envie de marier ses deux parfums pour mon futur dessert de fête.

D’autres nouveautés sont à venir prochainement (avant les bûches) :  cheesecake exotique,  pavlova (avec un confit framboise citron, des fruits rouges, verveine fraiche cristallisée) et purple (mousse cassis parfumée à la violette, coeur à la vanille de Madagascar, financier cassis)…au moins trois occasions de s’offrir un instant sucré.

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Pâtisserie Bouillet
15 place de la Croix Rousse
69004 Lyon

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Je n’ai pas parlé de Dorodi Pastry et de son très bon carrot cake (à chaque fois que je suis à la Part Dieu c’est pour prendre en train et plutôt dans le rush, sniff), je n’ai pas parlé du cheesecake très aérien de Laureline’s Corner, de celui très crémeux d‘Athina, des desserts  de Konditori rue Paul Bert qui valent le coup de choisir la formule plat + dessert, des éclairs de Paloma, du roulé passion chocolat de Goûter et je suis sûre d’avoir oublié encore plein d’autres douceurs dans cette liste.

Et puis il y a aussi celles que je n’ai pas encore testées : le salon de thé (récemment ouvert) du Fournil des artistes à la Croix Rousse, La marquise dans le Vieux Lyon dont j’aimerais goûter la tropézienne, les pâtisseries de la boutique Le chocolat dans tous ses éclats qui semble très récente dans le Vieux Lyon.

 

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