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A la recherche d’un dessert pour Pâques, j’ai repensé aux merveilleux chocolat framboise proposés il y a un petit moment sur le blog. Vous connaissez ces meringues enrobées de chantilly et de copeaux de chocolat ? Personnellement j’adore ça et à chaque fois que je passe devant la boutique spécialisée dans cette douceur rue Grenette, je ne peux pas m’empêcher de m’arrêter devant la vitrine. Les miens ne sont pas aussi parfaits visuellement, un peu bancals même mais la meringue est tendre et comme dirait Philippe Continici, c’est un vrai câlin ! Alors c’est parti pour la recette des merveilleux au chocolat blanc.

Ingrédients pour une douzaine de merveilleux au chocolat blanc

150 g de blancs d’oeuf (soit 4 oeufs moyen)
215 g de sucre semoule
15 g de maïzena
1 cc de vinaigre blanc
250 g de crème liquide entière (c’est à dire 25 cl)
1 sachet de sucre vanillé
200 g de chocolat blanc pâtissier

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Préchauffez votre four à 90/100° C à chaleur tournante.

2- Dans un grand récipient, mettez les blancs d’oeufs, le sucre semoule et la maïzena. Mélangez puis battez avec un fouet électrique jusqu’à obtenir des blancs fermes et brillants (cela prend facilement 5 minutes, voir plus si vous avez un petit batteur). Ajoutez alors une cuillère à café de vinaigre blanc et fouettez à nouveau pendant une minute.

3-Mettez vos blancs d’oeufs fermes dans une poche à douille avec une douille unie et pochez vos meringues sur une feuille de papier cuisson posée sur une plaque. Au préalable j’avais dessiné des cercles de 5 cm (12) et de 4 cm (12) pour me guider. Tenez votre poche à douille bien perpendiculaire à votre feuille de papier cuisson et à 1 cm. S’il reste de la meringue, faites en quelques unes en plus sur l’espace restant.

4- Mettez au four pendant 1h30. J’ai obtenu des meringues bien blanches et fondantes à l’intérieur (je les ai laissées refroidir dans le four porte ouverte).

5-Pendant la cuisson, montez la crème liquide avec un sachet de sucre vanillé en chantilly. Il faut qu’elle soit suffisamment ferme pour pouvoir enrober vos meringues.

6-Profitez du temps de cuisson pour faire des copeaux de chocolat blanc. J’ai utilisé un épluche légumes sur ma tablette de chocolat, c’est un peu fastidieux mais ça marche.

7-Une fois que vos meringues sont froides, manipulez-les avec délicatesse (le cœur est fondant donc elles sont fragiles). Prenez la base (les meringues les plus grosses), mettez de la chantilly dessus puis une autre meringue (une plus petite) et avec une spatule, enrobez vos meringues. A la boutique, les meringues sont ensuite roulées dans les copeaux de chocolat. J’ai préféré parsemer les copeaux sur le dessus et sur les cotés pour ne pas risquer de casser les meringues.

Dégustez aussitôt, c’est un délice !

merveilleux au chocolat blanc

Bon à savoir :

♦Pour la meringue, j’ai repris la recette de la boutique la Meringaie (boutique parisienne spécialisée dans la meringue ), déjà testée et approuvée pour une pavlova.
♦Je n’ai pas mis de mascarpone dans ma crème chantilly car je n’en avais pas dans mon frigo, du coup elle manquait un peu de fermeté. Pour que vos merveilleux se tiennent mieux, utilisez une crème liquide à 35% de matière grasse (j’en trouve chez Gérentes à Lyon) ou ajoutez deux grosses cuillères à soupe de mascarpone dans votre crème liquide entière avant de la monter.

merveilleux au chocolat blanc

Si vous essayez cette recette de merveilleux au chocolat blanc, n’hésitez pas à la partager sur Instagram avec @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

Et vous, vous aimez les merveilleux ?

Plus de 13 ans que je tiens ce blog et que je me pose des questions, que je doute sur l’intérêt de ce que je raconte ici. Dernière interrogation en date : les chroniques de livres. Elles ont migré en version courte sur Instagram avec mon compte dédié @bookaddictlyonnaise mais les posts sur Instagram sont éphémères, pas référencés, la durée de vie des publications est donc très courte et surtout le contenu ne nous appartient pas vraiment. Que faire sur le blog pour vous donner envie de lire les articles livres (qui ne sont quasiment jamais commentés) ? J’ai pensé alors à une sorte d’ordonnance littéraire, un livre comme traitement pour guérir tel ou tel bobo. N’hésitez pas à me dire si l’idée vous plait et pour ce premier volet de livrothérapie, ma prescription concerne Une sirène à Paris.

Diagnostic ? Votre vie vous semble un peu trop terre à terre ? en manque de magie et d’étincelles ?

Posologie : Quelques pages tous les soirs du livre Une sirène à Paris de Mathias Malzieu.

Bienvenue dans un monde où Paris est en crue et a un visage inédit, où l’on sert des burgers aux fleurs dans une péniche avec une trappe secrète et où une sirène blessée se retrouve dans la baignoire d’un appartement. 

Après les bouleversants Journal d’un vampire en pyjama et Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu renoue avec le monde imaginaire et merveilleux de la mécanique du cœur.


Gaspard se définissait exclusivement par sa capacité d’émerveillement. Être un rêveur de combat, vivre en accéléré pour ne pas gâcher la moindre particule de seconde.

Si j’ai trouvé que l’histoire d’amour allait un peu trop vite (mais après tout cette sirène a une voix foudroyante), j’ai aimé ce surprisier et la puissance de son imagination que je vois comme une forme de résistance.


L’ingrédient magique c’est l’amour. Car il permet la cristallisation du rêve. Saupoudrez le tout d’une pincée de surprise et votre vie aura un goût exquis.

Sous une apparente légèreté, une sirène à Paris questionne aussi notre rapport au deuil et notre capacité à être -non pas un éternel enfant- mais un adulte jamais blasé et tiède. 

Pour ses trouvailles, pour son regard plein de poésie sur le monde, pour ses formules qu’on aurait aimées inventer, plongez dans ce roman !

En complément du traitement :
♦Prendre un cours pour apprendre à nager comme une sirène (expérience testée par @quileutcuite ).
♦Des sablés sirène
♦Ecouter le premier extrait de l’album Une sirène à Paris de Dionysos


♦Regarder la séquence de la Grande Librairie consacrée à ce livre

Effets secondaires :
♦Changer de regard sur le monde grâce à son imagination
♦Devenir un surprisier ou une surprisière

crédit photo image en Une : le figaro

Je dois être dans ma période « marine », après le gâteau au chocolat poisson, voici les sablés sirène. L’idée m’est venue en lisant le dernier roman de Mathias Malzieu, Une sirène à Paris. Je le dis à chaque fois mais à chaque fois que j’ai préparé un gâteau ou des biscuits d’anniversaire, j’ai pensé à l’esthétique mais aussi au goût. Cette fois j’ai pris une base de canistrelli, ces sablés italiens, en changeant juste un ingrédient que je n’avais pas en cuisine. C’est parti pour la recette des sablés sirène !

Ingrédients pour une trentaine de sablés sirène

200 g de farine
140 g de beurre doux un peu mou
80 g de sucre glace
1 oeuf entier
le zeste d’une orange non traitée (normalement c’est un citron)
1 pincée de sel
1 cc de vanille liquide 200 g de farine T55

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Séparez le blanc d’oeuf du jaune d’oeuf.

2-Mélangez la farine tamisée avec le sel, faites un puits au centre.

3-Dans le puits, mettez le beurre en dés, le sucre glace, les zestes d’orange, la vanille liquide et le jaune d’oeuf. Mélangez du bout des doigts en incorporant peu à peu la farine.

4-Ne travaillez pas trop la pâte, dès qu’elle peut former une boule, arrêtez (si jamais vous avez un peu de farine qui reste et qui a du mal à s’incorporer, versez un tout petit peau d’eau et finissez d’incorporez).

5-Aplatissez légèrement votre boule de pâte avec la paume de la main, mettez-la dans du film alimentaire et laissez-la au frigo une bonne heure.

6-Préchauffez le four à th°6. Sortez votre pâte du frigo, étalez la sur du papier cuisson en farinant légèrement celui-ci. A l’aide de votre emporte pièce, découpez vos sablés sirène.

7- Posez vos sablés sur une plaque (vous serez obligé de faire deux fournées avec la quantité de pâte indiquée), badigeonnez-les de blanc d’oeuf puis mettez-les au four pendant 10 minutes (ou moins s’ils commencent à dorer avant).

8-Sortez-les du four, déposez les sur une grille délicatement (tant qu’ils sont chauds, ils sont un peu fragiles mais ils vont durcir en refroidissant) et saupoudrez-les de sucre glace.

sablés sirène

La minute Mac Gyver (référence qui ne parlera qu’aux plus vieux d’entre vous) :

Je n’avais, bien entendu, par d’emporte pièce en forme de queue de sirène. J’ai dessiné un modèle sur une feuille, je l’ai reproduit sur du carton fin (trouvé dans un emballage), j’ai découpé les contours de mon dessin ..et tadaaam mon emporte-pièce sirène était prêt !

sablés sirène

Bon à savoir :

♦ N’étalez pas trop finement votre pâte pour pouvoir la découper facilement.
♦ Laissez vos sablés au four jusqu’à ce qu’ils dorent à peine, ainsi ils ne seront pas trop durs et bien meilleurs.

sablés sirène

Si vous essayez cette recette de sablés sirène, n’hésitez pas à la partager sur Instagram avec @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict 

Je viens d’envoyer ma dernière « fiche de lecture » du Grand Prix des lectrices Elle 2019 et je me suis dit que c’était le moment de vous raconter comment j’avais vécu ma participation à ce jury.

La candidature et le résultat

Tout a commencé en mai l’année dernière, j’ai posé ma candidature en remplissant un questionnaire en ligne avec mes auteurs préférés, le nombre de livres que je lis en moyenne et une chronique d’un livre récent. Si vous souhaitez candidater, sachez que le questionnaire est aussi proposé dans un numéro papier du magazine en mai il me semble.

J’ai reçu une réponse positive à ma candidature à la mi-juin par mail.

Quel rythme de lecture ?

A la fin de l’été, j’ai commencé à recevoir par la poste, dans une grosse enveloppe, les premiers livres avec le rythme suivant :
3 livres par mois (un roman, un roman policier et un document )
7 livres le mois de mon jury, les 120 lectrices sélectionnées étant réparties en plusieurs « mini jury ».

Chaque mini-jury est rattaché à un mois. Je faisais partie du jury de janvier, en décembre j’ai reçu 7 livres (3 romans, 2 romans policier et 2 documents), je les ai tous notés et les 3 livres qui ont obtenu les plus fortes notes au sein de mon mini-jury (4 en réalité car les 2 romans policiers ont eu des notes ex-aequo), ont été envoyés aux autres jurys. C’est clair ? (vous pouvez dire non ))

Si je ne me suis pas trompée, j’ai lu 25 livres tous genres confondus de fin août à début avril.

Qu’est ce qui m’a plu/déplu ?

♦Comme beaucoup de personnes (la majorité ?), j’ai besoin d’avoir des mini-challenge dans ma vie ou des projets pour avoir envie de me lever le matin. Participer à cette nouvelle aventure juste au moment de la rentrée ça m’a bien boosté.

♦Cela m’a permis de lire des livres que je n’aurais pas choisis de moi-même, en particulier les documents, un genre que je lis peu habituellement.

♦Je n’ai pas ressenti de pression quant au rythme de lecture et je me suis même rendue compte que comme un jogger court de plus en plus (marrant d’utiliser cette image pour une non sportive comme moi )), du moment où il s’entraîne régulièrement, j’ai adopté une routine de lecture très régulière et j’ai lu ces derniers mois plus qu’auparavant.
Effet collatéral : cela m’a permis de ne pas avoir que des lectures « imposées » par le Grand Prix en piochant entre deux sélections dans ma P.AL. Je ne me suis donc pas sentie « prisonnière » des sélections.

♦Enfin the last but not the least : les échanges ! Un groupe a été créé sur Facebook mais je dois avouer que je n’y vais jamais, Facebook étant un réseau social que je fréquente de moins en moins à titre perso (à cause en partie de la façon dont les publications apparaissent). Par contre, dès le début de ma participation, j’ai essayé de repérer sur Instagram (avec mon compté dédié aux livres), les personnes qui participaient à ce prix et pour chaque sélection, j’étais curieuse de lire les divers avis concernant tel ou tel titre et de pouvoir échanger à leur sujet.

♦Ce qui m’a déplu ? je dois être une « surprisière » comme dirait Mathias Malzieu, mais j’aurais aimé avoir l’effet de surprise concernant les titres envoyés et ne les découvrir qu’en ouvrant ma grosse enveloppe. Or les titres de ceux ci étaient communiqués par mail (j’ai essayé de ne pas lire les mails en question mais c’est compliqué) et tout le monde ne recevant pas exactement le même jour les livres, le spoiling via les réseaux sociaux ne peut être éviter.

♦Je suis aussi retombée parfois dans une lecture un peu « scolaire » (très éloignée de ma conception de la lecture), me forçant à lire jusqu’au bout des livres qui m’ennuyaient passablement par « professionnalisme ». Mais comment noter un livre dont on a lu que la moitié ?

Mon palmarès

J’aimerais vous dire que je n’ai eu que des lectures enthousiasmantes, passionnantes, palpitantes mais la vérité est que je suis passée à côté d’un certain nombre de livres, réalisant en lisant les avis d’autres membres du jury combien un même titre peut avoir des échos différents.

Coup de coeur roman : Ásta

Mon énorme coup de cœur, celui à qui j’ai mis la meilleure note, vous l’avez deviné avec la photo de Une de cet article : c’est Ásta ! Une saga islandaise, que je vous conseille d’emporter dans vos valises cet été. Asta m’a véritablement emporté et par son écriture et par sa construction, par ses personnages comme par son intrigue. Je ne comprends même pas comment j’explique ne pas avoir lu d’autres titres de Jón Kalman Stefánsson depuis.

Coup de coeur polar : Dura Lex

Côté polar, j’ai attribué la meilleure note à Dura Lex de Bruce Desilva car j’ai trouvé ce polar haletant, intelligent, prenant et assez loin des page turner qu’on lit vite et qu’on oublie vite aussi. Pour en savoir plus à son sujet, c’est ici.

Coup de coeur document : La loi de la mer et Pirates n°7

En ce qui concerne les documents, je me suis demandée si c’était le sujet qu’il fallait « évaluer » et/ou le style. La forme est-elle aussi importante que pour un roman ? A priori non, sinon les livres en question seraient classés dans la catégorie roman, non ? (en sachant que tous les romans ne sont pas forcément des fictions mais parfois des autofictions).

Finalement les documents à qui j’ai attribué les notes les plus élevées sont ceux qui m’ont fait prendre conscience d’une réalité sociale d’une manière forte et avec une belle plume. Et là je suis obligée de citer deux titres : La loi de la mer et Pirates n°7 (il y a peut être une certaine cohérence dans mes choix, dans les deux cas, il est question des migrants). Dans les deux cas, j’ai pris une grosse claque et je sais que ce sont deux livres que je n’oublierai pas.

Un grand merci à Elle pour ces heures de lecture, d’évasion, de réflexion, d’écriture aussi, pour ces autres horizons, ces voyages, ces rencontres ! C’était vraiment une belle aventure et je suis curieuse de savoir quels auteurs remporteront le Grand Prix des Lectrices Elle le 3 juin prochain !

Est ce que cela vous donne envie de participer à un jury littéraire ?

Je pourrais convoquer un souvenir d’enfance, vous raconter une belle histoire comme on aime tant en marketing aujourd’hui mais la réalité est souvent plus terre à terre. J’avais un œuf battu (pour dorer une brioche) à utiliser quand j’ai pensé « cookies ». J’ai repéré une recette qui ne demandait pas de temps de repos et miracle, malgré de multiples versions de cookies, je n’avais jamais fait encore de cookies au praliné. Voilà comment les cookies au praliné ont atterri dans ma cuisine.

Ingrédients pour une douzaine de cookies au praliné

120 g de beurre
90 g de vergeoise blonde
1 oeuf
180 g de farine
3 g de levure chimique
1 pincée de bicarbonate de soude
50 g de praliné + un peu pour le dessus
100 g de pépites de chocolat noir
une poignée de noisettes

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Au robot (batteur K avec le cooking chef) ou à la main, mélangez le beurre mou en dés avec la vergeoise de manière à obtenir une texture crémeuse.

2– Ajoutez l’œuf entier et le praliné. Mélangez à nouveau (cette étape peut se faire aussi au robot).

3-Ajoutez les ingrédients secs (farine, levure, bicarbonate et pépites de chocolat). Mélangez rapidement (j’utilise une cuillère en bois) de manière à les incorporer.

4-Formez des boules de cookies soit avec une cuillère à glace, soit en formant des boules dans la paume de votre main.

5-Déposez les sur une plaque recouverte de papier cuisson et mettez au four préchauffé à 170° pour 10-12 minutes à chaleur tournante (10 si vous les aimez très moelleux, 12 si vous les aimez plus cuits).

6-Pour que le dessus des cookies soit plat (plus simple ensuite pour mettre le praliné et les noisettes sur le dessus), en les sortant du four, appuyez légèrement sur le dessus avec le dos d’une grande cuillère. Si les cookies paraissent mous, pas d’affolement, ils vont durcir en refroidissant.

7-Avec une spatule, mettez les cookies à refroidir sur une grille (attendez quelques minutes après les avoir sortis du four pour ne pas les casser)

8-Profitez de votre four chaud pour mettre une poignée de noisettes sur votre plaque. Laissez-les environ 15 minutes pour les torréfier.

9-Une fois que vos cookies sont froids, décorez-les avec du praliné (j’ai fait chauffer un peu le mien, de manière à ce qu’il soit assez souple pour le mettre dans une poche à douille sans douille à laquelle. J’ai fait une petite ouverture à ma poche à douille pour pouvoir tracer un cercle de praliné sur le dessus des cookies) et des noisettes torréfiées.

Vos cookies au praliné sont prêts à être croqués !

cookies au praliné

Bon à savoir pour réussir les cookies au praliné :

♦Le sucre que vous utilisez dans la recette des cookies joue beaucoup sur la texture. Je vous conseille de préférence un sucre humide, comme la vergeoise. Dans la recette originale, il s’agissait du sucre muscovado qui a un goût plus marqué (réglisse).

♦Pensez bien à sortir le beurre à l’avance pour que le mélange beurre et sucre soit plus facile et rapide. Une fois que vous incorporez les ingrédients secs, mélangez rapidement et arrêtez dès qu’il n’y a plus de trace de farine.

♦Préférez les chunks ou les pépites de chocolat qui resteront croquantes aux pistoles concassées (c’est ce que j’ai fait et cela fond, le cookies a moins de texture).

♦Espacez bien vos boules de cookies avant cuisson quitte à faire deux tournées. Je me suis retrouvée avec des cookies un peu collés alors que je pensais ne pas les avoir serrés.

cookies au praliné

Conservation : Vous pouvez conserver ces cookies plusieurs jours dans une boîte hermétique. A la maison cela n’excède rarement plus de deux jours (et encore je les planque).

cookies au praliné

Congélation : Vous pouvez doubler tous les ingrédients donnés et congeler la moitié de la pâte crue.
En cas de grosse envie de cookies, vous n’aurez alors qu’à sortir votre pâte crue du congélateur, la façonner en boules et prolonger la cuisson de vos cookies de 2 minutes par rapport à la durée de cuisson donnée plus haut.

Les cookies au praliné vous avez déjà essayés ?

Source : le blog L’empreinte sucrée

Un soir Louis, le fils d’Anne , ne rentre pas à la maison. Il a 16 ans et commence pour sa mère une très longue attente. A-t-il fugué suite à l’annonce du pensionnat par son beau père Etienne ? S’est-il senti de trop une fois de plus depuis sa mère s’est remariée ? Ainsi commence Une longue impatience.

Depuis ce sont des jours blancs. Des jours d’attente et de peur, des jours de vie suspendue, de respiration suspendue, à aller et venir, à faire cent fois les mêmes pas, les mêmes gestes, à essayer de reconstituer les derniers moments de la présence de Louis à la maison, à tenter de me souvenir des derniers mots échangés, de les interpréter, d’y trouver un sens caché, d’y déceler un message, une intention. A penser à ce qui m’avait échappé, à ce que je n’avais pas su voir, pas su deviner, pas du dire.

Elle, elle l’attend dans l’incertitude puis quand elle découvre qu’il s’est embarqué sur un cargo pour des contrées lointaines, elle compte les jours jusqu’à son retour, sûre qu’il reviendra.

Pour supporter cette attente qui la dévore, Anne imagine la fête qu’elle donnera au retour de lui et dans une lettre, elle lui en décrit tous les détails, tous les plats.

Pourquoi j’ai aimé une longue impatience ?

♦La première chose qui m’a plu et très vite, sans attendre la fameuse page 66, est la façon dont Gaëlle Josse construit ses phrases, son rythme, sa musicalité.

Une longue impatience est la douleur abyssale d’une mère face à l’absence de son fils mais aussi une réflexion sur l’école (Anne aime lire et apprendre mais elle déteste l’école car elle ne se sent pas dans son milieu), sur la condition sociale, sur les choix et la culpabilité, sur la fin de l’insouciance le jour où l’on devient parent.

Car toujours les mères courent, courent, courent et s’inquiètent, de tout, d’un front chaud, d’un toussotement, d’une pâleur, d’une chute, d’un sommeil agité, d’une fatigue, d’un pleur, d’une plainte, d’un chagrin. Elles s’inquiètent dans leur coeur pendant qu’elle accomplissent tout ce que le quotidien réclame, exige, et ne cède jamais. Elles se hâtent et se démultiplient, présentes à tout, à tous, tandis qu’une voix intérieure qu’elles tentent de tenir à distance, de museler, leur souffle que jamais elles ne cesseront de se tourmenter pour l’enfant un jour sorti de leur flanc.

♦L’histoire se déroule après la seconde guerre mondiale et les passages consacrés aux années de guerre sont aussi particulièrement réussis.

Une longue impatience est le portrait d’une femme dont la fuite de son fils fait écho à son propre désir de fuite lorsqu’elle était enfant; une femme qui ne se sent pas à sa place depuis qu’elle a épousé un notable à qui on donne du « Monsieur » :

« Dans la grande maison, personne ne peut deviner que je me sens comme une invitée ».

Anne est aussi une femme coincée entre la haine et l’amour qu’elle éprouve pour son mari, coincée dans un espace temps qui semble suspendu alors que les années défilent, une femme qui cajole, console, écoute ceux qui restent mais qui n’est jamais vraiment là entièrement.

Peut-être que ce qui m’a plus le plus bouleversé dans Une longue impatience, en dehors de la fin, ce sont ces êtres qui s’aiment très fort mais qui se rendent quand même malheureux.

De la même auteure, je vous conseille aussi Le dernier gardien d’Ellis Island

Est ce que vous connaissez cette auteure ? avez-vous lu ce livre ?

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