Author

chocoladdict

Browsing

Une vie n’est pas assez longue pour tester tous les desserts que contiennent les livres de pâtisserie présents dans ma bibliothèque. D’autant plus que je ne peux m’empêcher de mettre en favori les recettes sucrées qui me plaisent au fil de mes pérégrinations virtuelles sans parler de la pile de magazines de pâtisserie que j’ai dans ma chambre. Bref après tant à lire et si peu de temps, voici tant à pâtisser et si peu de jours….cela ne m’empêche pas de craquer pour de nouveaux livres de pâtisserie et voici les 4 derniers qui ont rejoint ma collection :

Le plus gourmand croquant

J’ai connu Cyril Lignac sur le petit écran dans l’émission Le Meilleur pâtissier puis dans Sucrément Bon que je regarde en replay sur mon vélo d’appartement (je pédale en regardant les pâtissiers réaliser leurs gâteaux)). Je l’ai croisé une fois lors d’un événement blogueur et j’ai, chez moi, un polaroïd sur lequel il affiche ce sourire qu’on lui connait (et moi à côté toujours incroyablement à l’aise sur les photos, on dirait une statue du musée Grévin). Plus récemment, j’ai profité d’une journée parisienne pour goûter son fameux équinoxe et son Paris-Brest et j’espère bien goûter un jour son baba et son flan au chocolat.

Dans son livre La Pâtisserie, c’est bien simple j’ai absolument envie de tout essayer même si les recettes ne requièrent pas toutes le même temps et le même niveau technique. Le sablé breton et fraises de Plougastel est aussi appétissant que la tarte aux poires et pépites de chocolat ou le pain perdu à la poire et au caramel. Ses desserts, pour moi, sont à chaque fois, une nouvelle définition de la gourmandise.

Par quoi commencer ? le cake marbré chocolat et vanille avec son enrobage lait et amandes et sa feuilletine pralinée

crédit photo : Jérôme Galland /ed. de la martinière

Le défi ? tenter de reproduire son magnifique Paris Brest

Ils me tentent aussi : le moelleux chocolat sans gluten, le toochoco, la brioche gianduja, les madeleines aux framboises (et tout le reste !)

Le plus sweet avec une touche d’oriental

Nous ne cherchons pas à créer la polémique ou à nous montrer irresponsable -nous sommes bien conscients que, dans nos sociétés actuelles, le sucre soulève un vrai problème de santé publique – mais nous voulons clarifier un point : ce livre est un livre de pâtisserie qui compte plus de 120 recettes; il va y avoir du sucre.

Si on suit les dernières tendances en matière d’alimentation, on s’aperçoit assez vite qu’on change constamment d’ennemi public n°1 : un jour, ce sont les oeufs, le lendemain les matières grasses et le surlendemain les glucides.[…] Au milieu de toute cette cacophonie, nous nous efforçons de rester le plus simple et le plus honnête possible par rapport à nos produits.

Avant même de me plonger dans les recettes de Yotam Ottolenghi et Helen Gogh, je me suis sentie en phase avec cette préface à une époque où le sucre est diabolisé (je ne parle pas du sucré caché dans les aliments industriels).

Les recettes, classées en biscuits, bouchées et petits gâteaux, gâteaux, cheesecakes, tartes et tartelettes, desserts, glaces et entremets, friandises et confiseries, sortent souvent de ce que j’ai l’habitude de voir dans les magazines ou dans d’autres livres.

Par quoi commencer ? le cheesecake au citron vert meringuée parce que j’adore le cheesecake

Ils me tentent aussi : les madeleines au safran, à l’orange et au miel qui visiblement ont la particularité d’être aussi bonnes quelques heures après leur sortie du four alors qu’une madeleine traditionnelle est à son apogée à la sortie du jour; les brownies marbrés au tahin et au halva; le cake aux épices de Tessa; la pavlova roulée aux pêches et aux mûres; les soufflées inratables au chocolat et au citron vert; le flan au caramel et au gingembre (et j’arrête là sinon ce n’est plus une sélection )

 

Le plus geek

Je croyais que le mot geek désignait des jeunes gens livides comme des cachets d’aspirine à force de passer du temps devant leur ordinateur ou des jeux vidéos mais à en croire le livre de pâtisserie Gastrono Geek, la culture Geek est beaucoup plus large que cela.

L’auteur a ainsi comme objectif de lier les cultures de l’imaginaire au monde de la Pâtisserie et plus précisément des oeuvres de fiction à des desserts. Au fil de chapitres inhabituels (science fiction, manga, comics, fantasy), on découvre ainsi des gâteaux et douceurs évocateurs d’un film ou d’un livre ou reflétant son univers.

Par quoi commencer ? Comme mon fils aime bien l’univers d’Harry Potter, je pourrais lui préparer des patacitrouilles du poudlard express.

Pour qui ? Plus généralement, ce livre peut donner des d’idées pour un anniversaire thématique avec des recettes simples (tarte à la mélasse, encore Harry Potter) ou un peu plus minutieuses (the Cake, un cake à l’orange crème au beurre qui rappelle dans son design Minecraft).

 

Le plus « desserts de tous les jours »

En général qui dit livre de chef, dit matériel de pro, ingrédients trouvables dans les boutiques spécialisées et public déjà averti. Ici c’est tout le contraire, vous pouvez réaliser tous ces desserts (dont beaucoup sont des desserts d’enfance ) dans votre cuisine et il y en a pour toutes les occasions (anniversaire, goûter, soirée entre amis…).

Par quoi commencer ? la mousse au chocolat avec une pâte à bombe parce que je ne l’ai jamais préparée ainsi et je suis curieuse de voir si la texture et le goût sont différents

Ils me tentent aussi : l’île flottante aux pralines roses, les Chamonix (pour comparer avec la version industrielle), le chou-chou praliné

Dites-moi, parmi les recettes citées, laquelle aimeriez-vous voir sur le blog ?

 

Cela fait une éternité que je n’ai parlé beauté ici sur ce blog. Non il ne sera jamais entièrement consacré à la pâtisserie ou aux livres ou à Lyon, même si cela est plus pratique de le ranger dans une case et qu’on me pose la question systématiquement à chaque fois que je parle de ce blog.

Cette semaine j’ai demandé sur Instagram, via un sondage, si mes billets voyages intéressaient les personnes qui me lisent, étant donné que mes destinations ne sont pas très lointaines. J’ai eu 93% de réponses positives (merci )) …j’ai quand même focalisé sur les 7% de personnes qui ont répondu non (c’est un peu comme lorsqu’on vous dit plein de choses positives mais que vous ne retenez que la remarque négative ou la critique, je suis comme ça !)). Est ce que ces 7% trouvent mes billets blog chiants à mourir ? est ce qu’ils ne sont intéressés que par les voyages à l’étranger ? est ce qu’ils ne viennent que pour les recettes ou pour les livres ? ou bien encore, étant donné que j’ai posé la question sur Instagram, est ce qu’ils ne lisent jamais le blog (fort possible même si hautement déprimant) ? Bref s’il y a chroniques dans le titre de ce blog, ce n’est pas un hasard. Dès le début, il y a plus de 11 ans,  j’ai voulu avoir la liberté de parler de tout et de rien et même si ma salle de bains ne ressemble pas à une annexe de Sephora, aujourd’hui on va causer beauté.

Dans la série qu’il y a-t-il dans le sac des femmes, je demande la crème pour les mains d’Yves Rocher. Elle est plutôt dans une poche de mon manteau d’ailleurs et je m’en sers dès qu’il commence à faire froid et que ma peau commence à craqueler, tirer. Son petit format tient dans une main, elle existe en plusieurs parfums et elle est à un petit prix. Par contre attention si vous avez les mains très irritées, comme elle est légèrement parfumée, elle peut alors picoter. Son usage est donc à réserver à une hydratation quotidienne sur des mains juste un peu sèches sans rougeur.

Même s’ils ne restent jamais très longtemps intacts (il faudrait que je mette des gants pour la vaisselle et le ménage, je ne le fais jamais ), j’aime bien avoir les ongles vernis et la marque Mavala a une grande palette de couleurs, avec des contenants relativement petits (du coup ils sont finis avant que le vernis ne sèche) et avec des prix vraiment abordables (moins de 6 euros). J’ai déjà acheté pas mal de rouges, Rococo est le dernier. Séoul est un marron pailleté. Selon la teinte, j’en mets deux couches et je recouvre de top coat et là, même avec tous les gâteaux que je fais (et la vaisselle qui va avec), je trouve qu’ils ont une bonne tenue. Toujours chez Mavala, j’ai acheté deux rouges à lèvres  bien hydratants pour l’hiver. Ils ont un effet brillant mais sans être trop satinés. Même si vous avez les lèvres un peu sèches, ils n’accrochent pas du tout. J’ai choisi mendoza, un brun raccord avec la saison et bermuda un vieux rose (le rose reste vraiment discret). Leur prix est très abordable (moins de 10 euros) par contre niveau tenue, on est loin des rouges à lèvres M.A.C. (mon mehr arrive à sa fin, j’aimerais trouver des teintes proches, si vous en avez à me conseiller, n’hésitez pas à laisser un commentaire). Enfin mes boucles d’oreille pompons (un peu une fixette j’avoue) qui viennent de Nayades bijoux et que j’ai eues en cadeau à Noël. J’aime tout : leur couleur, leur forme, leur longueur. Il parait que la boutique de la Croix Rousse va fermer. Gros sniff. Je ne sais pas si cela est dû au prix des loyers dans le quartier ou si la boutique ne vend pas assez, il faut dire que comme un atelier de fabrication se trouve au fond de la boutique, derrière un rideau, à chaque fois qu’on passe devant la boutique, il n’y a personne à l’intérieur (enfin si, mais derrière le rideau, vous suivez ?) et cela donne l’impression que c’est fermé. Il existe une e-boutique mais cela doit être une nouvelle manifestation de mon côté « vieux jeu », les bijoux je préfère les voir, les toucher, éventuellement les essayer plutôt que de les acheter en ligne. Fin de la minute beauté et vous, quels sont vos indispensables pour vous chouchouter ou vous sentir belle/beau ? 

Je suis un peu hors sujet aujourd’hui : pas de gâteau en forme de cœur, pas de rouge et blanc ou rouge et noir, pas de rose en pâte d’amande mais rien ne vous empêche de déguster en tête à tête ce brownie crousti-fondant.

Ingrédients pour un brownie crousti-fondant

 3 oeufs
100 g de sucre semoule
100 g de cassonade
120 g de chocolat noir
170 g de beurre
40 g de farine
de bonnes cuillères de    Cara Crakine Barry 1 kg

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

Dans un saladier, mélangez les oeufs avec le sucre et la cassonade sans faire mousser. Faites fondre au bain marie le chocolat en morceaux et le beurre en dés.

Incorporez le chocolat fondu au mélange oeufs/sucre. Ajoutez la farine tamisée et mélangez brièvement.

Versez dans un cadre beurré et posé sur une plaque. Pour que le brownie ne se fasse pas la malle, j’enveloppe le cadre dans du papier aluminium dont je beurre le fonds (en veillant bien à serrer le papier aluminium contre les bords du cadre).

Parsemez le dessus du brownie de bonnes cuillères de cara crakine et mettez dans un four préchauffée à 160 ° (th 5/6)  pendant 20-25 minute (le brownie doit être resté humide mais doit être cuit).

Attendez que votre brownie soit complètement refroidi pour le découper en carrés et le servir.

Le Cara Crakine* est un mélange prêt à l’emploi à base de chocolat au lait caramel (34.5%) et de céréales biscuitées et toastées.  Cela apporte un côté croustillant au brownie.Verdict ?

En fait, il y a une façon très simple de savoir si une pâtisserie plait un peu, beaucoup, passionnément ..à mon équipe de goûteurs : la durée de vie de celle-ci. Et là j’ai été obligée de planquer les carrés de brownie pour en sauver quelques uns pour le lendemain (parce que si vous êtes sage, oui c’est encore meilleur le lendemain).Et si ce brownie n’est pas assez « love » pour vous, il y a quelques recettes qui le sont plus dans les archives du blog.

 

* produit envoyé dans le cadre d’un partenariat avec Cuisine Addict

C’est (déjà) les vacances scolaires et comme à chaque fois qu’elles reviennent, mon « challenge » est d’occuper les enfants tout en continuant en assurer mes missions en freelance. Difficulté supplémentaire en février : le temps peut s’avérer vraiment pourri. Alors j’ai réuni quelques idées d’activités créatives et « imaginatives » pour occuper les enfants en hiver.

1-Les stickers et origamis de Madame MO

Je suis tombée sur ces stickers et origamis soldés à -50% dans une boutique de mon quartier. J’aime beaucoup l’univers de Madame MO,  je n’avais pas vraiment d’idées précises quant à l’utilisation des stickers (décorer un carnet, cacheter une enveloppe, mettre sur une lettre….) mais je suis sûre que ma fille s’en servira.

occuper les enfants en hiver et pour les papier origami il y a un petit modèle à découper derrière avant de s’initier à l’art de ce pliage (à suivre )).

occuper les enfants en hiver 2-Mon petit kit de couture

 Ce petit kit pour moins de 15 euros comprend tout le matériel (pas besoin d’ajouter des aiguilles ou du matériel en plus) et permet de réaliser 7 animaux en feutrine. Cela reste, il me semble, un peu compliqué pour une enfant de 8 ans, à fabriquer toute seule de A à Z même si toutes les étapes sont montrées et expliquées.

Elle a réalisé la petite tortue avec une de ses mamies car ma patience illimitée pour la pâtisserie est très très limitée quand il s’agit de couture.

occuper les enfants en hiver 3Les livres pop-up toi même

J’ai déjà parlé des livres pop-up toi même car je trouve cette collection super bien conçue. Sur un thème, l’enfant découpe, colorie, plie et construit des pop-up qui s’insèrent dans le livre. Un seul pop-up prend un peu moment, du coup on peut se servir du livre pas mal de fois. Ma fille s’occupe souvent seul mais ces pop-up, elle aime les fabriquer avec moi (et je suis toujours plus partante que pour les jeux de société que j’ai en horreur). occuper les enfants en hiver occuper les enfants en hiver occuper les enfants en hiver 4-Les cartes à gratter

Je ne sais pas trop pourquoi mais ma fille adore les cartes à gratter, peut être le côté un peu magique du dessin en couleur qui apparait peu à peu. C’est le genre d’activité qui ne prend pas de place et qui peut occuper aussi les enfants dans le train..le tout étant de ne pas perdre le stylet : ) 5-Les masques à dessiner et colorier

Autre idée pour occuper les enfants en hiver : ces masques en papier dont il faut inventer les détails avant de les colorier (trouvés chez Flying Tiger qui s’est installée il n’y a pas très longtemps rue Grolée à Lyon). Après le dessin et le coloriage, les enfants peuvent utiliser le masque et se déguiser ….et en avant les histoires : ) occuper les enfants en hiver 6-Le mini-film à imaginer

 Mon fils a eu une go pro lors d’un anniversaire (de temps en temps il y a de supers soldes à la fnac sur des modèles spéciaux) et je lui ai suggéré, pour les vacances de février, de créer un mini-film…du coup quand je suis tombée sur ce clap de cinéma (toujours chez Flying Tiger), je me suis dit que cela tombait très bien. Depuis il a trouvé un logiciel gratuit avec des effets spéciaux ..le futur Spielberg est peut être sous notre toit : ) occuper les enfants en hiver 7- Le jeu Si j’étais le chef

Lors des dernières vacances, les enfants avaient utilisé le jeu « Et si j’étais chef » qui comprend des menus, des serviettes en papier et d’autres accessoires pour nous « faire un restaurant » à la maison. Pas de dinette et de fruits en plastique, ils étaient allés jusqu’au bout de leurs idées, trouvant des recettes faciles pour nous servir un menu en entier.  Ils étaient très fiers et contents et je leur ai suggéré de remettre leur toque et leur tablier en créant même des menus. Bien entendu il ne faut pas être trop regardant sur l’état de votre cuisine (et soyez là  s’il faut utiliser le four ou les plaques ).

occuper les enfants en hiver Je ne sais pas si ce genre d’activité plait à tous les enfants : j’ai une fille de 8 ans qui aime beaucoup dessiner, peindre, créer des petites choses, qui est minutieuse et patiente. Mon fils, qui a 11 ans, passe beaucoup de son temps à travailler des tours de magie et préfère largement les jeux « imaginatifs ».

Vous voulez d’autres idées pour occuper les enfants en hiver ? vous trouverez plein de suggestions de sortie à Lyon chez Lucky Sophie ! 

Si vous avez des idées d’activités créatives, n’hésitez pas à les laisser en commentaire, les vacances scolaires cela revient régulièrement : )

Je vous ai dit combien j’aimais mon quartier. Plateau ou pentes, je ne me lasse pas de m’y balader et quand je le peux, je teste aussi de nouvelles adresses . Alors attention il ne s’agit pas de toutes nouvelles adresses qui sentent encore la peinture sur les murs (j’ai renoncé à cette course entre blogueurs ou city guides en ligne pour être LE premier à parler d’un nouveau lieu …ça me fatigue )) mais elles sont tout de même relativement récentes. Et puis si vous êtes lyonnais et que vous les connaissez déjà toutes, ces 3 lieux serviront peut être à des non-lyonnais de passage dans le plus beau quartier de Lyon.. la Croix-Rousse bien-sûr !

Tortilla chips, guacamole maison et tacos à Go Mex Cantina

On commence par une adresse sur les pentes de la Croix-Rousse, presque à deux pas de l’Hôtel de Ville : Go Mex cantina, qui se définit comme les cantines qui existent au Mexique. Si vous voulez être dans la salle du haut (que je trouve plus agréable), je vous conseille de réserver, surtout si c’est le week-end mais y compris pour le midi.

La déco des murs et des luminaires joue sur les couleurs vives, les motifs tropicaux, les assiettes sont colorées…dans un mois de janvier très gris après un mois de décembre très gris, on apprécie.

On nous demande, une fois notre choix fait, si on veut la « version » épicée ou « non épicée ». On se la joue prudent pour cette fois mais la prochaine fois j’essaie avec épices.

Ce que j’ai aimé :
-la salle du haut
-les tortillas chips cuits maison (rien à voir avec ceux qu’on achète en grandes surfaces)
-le guacamole maison trop bon (il n’a pas fait un pli)
-les tacos (on en a pris différents : échine de porc confit/dinde marinée /boeuf braisé et nous nous sommes tous régalés)
-les prix : 5.90 l’assiette de tortillas et guacamole à partager ; 7.90 les deux tacos ou 10.90 € les 3Pourquoi y retourner ? parce que tout est frais, fait sur place, la viande est délicieuse et aussi pour goûter le reste de la carte : les ceviche, les quesadillas et pourquoi pas une petite tequilla : )

GoMex Cantina
Place de Forez
69001 Lyon
leur page Facebook

Pancakes à volonté, tartines et œuf cocote au Chien Perché

Le dimanche midi, de temps en temps, on s’offre le luxe de mettre les pieds sur la table le temps d’un brunch. Je sais qu’il y a des anti-brunch (à chacun ses combats hein )) mais si ce n’est pas votre cas, sachez que dans la montée de la Croix-Rousse une adresse familiale et conviviale propose les dimanches une formule à 20 € (tout est fait maison et avec des produits frais) comprenant des œufs fermiers cocotte au comté, pommes de terre grenaille rôties au thym et salade verte de Caluire (juste à côté), une tartine au choix (j’ai pris l’hivernale au potimarron rôti, châtaigne et reblochon), un fromage blanc aux sablés et caramel au beurre salé, des pancakes à volonté avec des confitures maison et un caramel maison , une boisson chaude au choix et un verre de jus de fruits artisanal au choix.

Ce que j’ai aimé :
-la vaisselle anglaise dépareillée (je n’ai quasi pas pris de photos mais il y a plein de chouettes théières )
-l’accueil des enfants à qui a été proposé un panier avec des jeux pour occuper le temps. Même si maintenant les miens sont grands et patients, ils étaient contents d’avoir quelque chose pour jouer
– les paniers en tissu dans lequel est servi le pain qui viennent de la Fabrique à côté (c’est chouette de faire travailler les commerçants voisins )
– une formule avec des plats chauds
-les pancakes à volonté (dès qu’il n’y en a plus, ils en remettent ) et pas de nutella : ) Pourquoi y retourner ? parce qu’on a bien mangé, que l’accueil était souriant et que je suis curieuse de goûter à leur cuisine familiale en dehors du brunch

Au chien perché
108 Montée de la Grande-Côte
69001 Lyon
Leur page Facebook

Carrot cake et ateliers de pâtisserie au salon de thé Tonka

Encore plus près de chez moi et sur le plateau de la Croix-Rousse cette fois, le salon de thé Tonka a ouvert ses portes à la fin de l’année 2017.  Le lieu propose des cupcakes (sans crème au beurre remplacée par de la chantilly), un banoffee (que je n’ai pas goûté car je n’aime pas les desserts à la banane), un carrot cake (oui celui en Une de ce billet et il est aussi bon que beau), des cheesecake en pots mais aussi une formule déjeuner avec une tarte ou une soupe, un dessert et un expresso pour 8 euros.
Le menu change toutes les semaines. Tonka va bientôt proposer un brunch, des places en terrasse (quand on aura fini d’avoir froid) et des ateliers divers avec des intervenants ponctuels. Gaëlle fait l’accueil en salle, Marine est en cuisine et comme elle est spécialisée en cake design, elle confectionne des gâteaux licorne, des pop cake arc en ciel et autres gourmandises thématiques pour les anniversaires.

Ce que j’ai aimé :
-l’accueil super gentil
-le prix de la formule du midi avec des légumes qui viennent du potager du papa de Gaëlle, du pain qui vient du Fournil des Artistes (plus local c’est pas possible)
– le carrot cake très peu sucré, moelleux, avec des gros morceaux de noix (et en plus Gaëlle m’a demandé si je voulais emporter ce que je n’avais pas fini …moi qui déteste jeter de la nourriture, j’ai apprécié )
-les ateliers pâtisserie en comité très restreint : j’en ai suivi un pendant lequel nous avons préparé une tarte au citron meringuée et si la meringue italienne me faisait un peu « peur », je pense avoir compris tous ses secrets
-Sonos, la station de radio anglaise en fonds sonore (c’est peut être anecdotique mais après des chansons plutôt pop, le speaker parle anglais et c’est chouette )

Pourquoi y retourner ? pour discuter avec Gaëlle parce qu’entre passionnées de pâtisserie, nous avons toujours des choses à nous dire, pour reprendre une part de carrot cake, pour tester un atelier de pâtisserie enfant pour ma fille.

Tonka
Place Bertone
69004 Lyon
Leur site internet

Comme la Croix-Rousse est le quartier que je connais le mieux à Lyon, je lui ai dédié une rubrique spéciale que vous retrouvez dans le menu sous la catégorie Lyon City Guide. J’ai déjà quelques idées d’articles pour faire grandir cette nouvelle catégorie.

Est ce des articles spécial Croix Rousse, cela vous intéresse ?

Avec un titre comme Nos souvenirs sont des fragments de rêve, compliqué d’ajouter un sous-titre mais si je n’avais pas craint les titres à rallonge, j’aurais écrit : une magnifique histoire d’amour et une saga romanesque en Finlande sur plus de 50 ans. Ceci étant, c’est juste le titre, dans un premier temps, qui m’a donné envie d’attraper ce gros roman (600 pages), d’aller plus loin que le bandeau que je soupçonne toujours d’être un peu racoleur (ici « on n’oublie jamais un amour de jeunesse »…bon ok cela a joué dans mon envie de lire le livre), d’aller lire en diagonale la quatrième de couverture (pitié ne faites pas comme ses bande-annonces de film qui ne laissent plus beaucoup de surprises). Là mes yeux ont croisé les mots « saga » « destin » « passion dévorante », l’éditeur m’avait presque pris dans ses filets. Il m’a porté le coup fatal en comparant le livre à Bienvenue au club de Jonathan Coe et aux Intéressants de Meg Wolitzer, deux romans que j’ai beaucoup aimés.

nos souvenirs sont des fragments de rêvecrédit photo : Wikipedia

Je me suis longtemps demandée pourquoi l’auteur avait choisi ce titre pour son roman, jusqu’à ce que je tombe sur cette phrase prononcée par un des personnages. Et il est bien question de souvenirs ici puisque le narrateur replonge dans ses souvenirs d’enfance, d’adolescence, de jeune homme et d’adulte pour nous raconter l’histoire d’amour intense qui a traversé sa vie. Quelle est la part de « vérité » dans nos souvenirs ? est ce notre mémoire n’enjolive pas toujours et même ne reconstitue-t-elle pas certains épisodes parfois pour nous permettre d’avancer ? C’est une des questions que pose Nos souvenirs sont des fragments de rêve.*

L’auteur s’interroge aussi sur la « viabilité » d’une histoire d’amour sur la durée entre des personnes de classes sociales différentes : est ce que Roméo et Juliette auraient filé le parfait amour si leurs familles avaient accepté qu’ils soient ensemble ? Le narrateur est issu de la classe moyenne, son père n’est « que » vendeur dans des magasins d’outillage et voilà qu’il rencontre, lors de vacances d’été, Alex, fils d’une dynastie aisée d’entrepreneurs.

Si les tensions nées de leurs différences sociales seront toujours présentes malgré une amitié persistante, c’est surtout à travers l’histoire d’amour entre le narrateur et Stella (la soeur d’Alex) que cette question revient. Eux deux c’est « with or without you » : ils s’aiment passionnément puis se quittent, puis se retrouvent comme si malgré leur amour (et quand on lit les descriptions de Stella faites par le narrateur on n’en doute pas une minute tant il est subjugué par elle, au fil des années) ils ne pouvaient être heureux ni ensemble ni séparés.

Nous avons aussi parlé du passé. Et je ne désirais pas autre chose : je voulais que la discussion glisse sur nous et sur notre amour, pour que je puisse lui expliquer qu’il m’était extrêmement difficile d’oublier. Mais quelque chose clochait. Comme si nous étions figés dans une langue créée dans le seul but de désosser la relation qui nous avait uni autrefois. Nous conjuguions les verbes à l’imparfait, le futur semblait ne pas avoir d’existence possible. Plus nous enchainions les phrases, plus la tristesse prenait le pas sur mon état d’esprit.

Souvent le narrateur est le personnage principal, celui dont on sait le plus de choses lorsqu’on referme le roman avec lequel on a passé tant d’heures. Ici cela aurait été d’autant plus logique que le fil conducteur de Nos souvenirs sont des fragments de rêve est la vie du narrateur. Pourtant il n’a pas de prénom et il semble flotter dans sa vie professionnelle entre enseignant et écrivain.

L’auteur choisit de donner toute leur place aux autres personnages : Alex et Stella bien-sur mais aussi leurs parents et grands parents, les parents du narrateur (avec de très belles pages sur les relations parents-enfants qui, un jour, semblent presque s’inverser quand les premiers vieillissent mais aussi sur le fait que parfois on manque de curiosité à leur égard, les cantonnant à leur rôle de parents et quand ils disparaissent c’est trop tard pour apprendre à les connaître vraiment), Linda, la femme avec qui le narrateur vient se consoler après ses ruptures mais encore le très réussi personnage de Sandrine, la fille de Stella. Aucun n’est sacrifié et tous participent au souffle épique de cette superbe saga.

nos souvenirs sont des fragments de rêve qo

Ce demi-siècle est non seulement jalonné par toutes les étapes de la vie des personnages mais aussi par l’actualité politique européenne (la catastrophe de Tchernobyl, la tuerie à Charlie Hebdo, le sort des migrants, la crise économique, les attentats de Madrid, l’histoire de la Finlande que je connais peu).

Nos souvenirs sont des fragments de rêve, un roman fait pour vous ?

Si vous aimez les sagas, si vous aimez les histoires d’amour brûlantes, si vous avez envie d’être transporté loin en  Finlande (à Helsinski et sur l’île de Drumsö que j’ai imaginée, au fur et à mesure de ma lecture, comme un petit paradis), il y a de très fortes chances pour que vous plongiez avec plaisir-et sans vouloir remonter à la surface- dans Nos souvenirs sont des fragments de rêve.

Je termine avec une vidéo de l’auteur présentant son livre (et je me dis que je suis en train de me tirer une balle dans le pied parce que vous allez sûrement préférer regarder la vidéo plutôt que lire ce billet )) :

 

 

 

 

Pin It