Lyon, presqu'île

Pause déjeuner à Imouto

Saviez vous qu’Imouto signifie petite sœur en japonais ? (et là si vous aussi vous avez un mange-disque implanté dans le cerveau, vous entendez Lââm -dans une autre vie je porterai des chapeaux comme elle juste pour me faire remarquer – chanter « Petite sœur, je connais ta peine et ta douleur, les places qu’elles prennent dans ton cœur, j’étais la même, petite sœur« ).  Je me la raconte mais en vrai je ne le savais pas jusqu’à ce que j’aille déjeuner dans le restaurant Imouto situé dans le (micro) quartier asiatique de Lyon. J’aurais voulu vous montrer le décor de cette adresse, particulièrement zen et apaisant mais quand je suis arrivée toutes les tables étaient prises et je ne me voyais pas trop mitrailler les clients (même discrètement). Alors imaginez un espace où le bois clair est très présent aussi bien au plafond sous forme de grandes vagues que sur la table centrale et sur différents éléments. Cela créé une ambiance  lumineuse, la pièce est très claire et on se sent détendu à peine installé. Une vitre transparente sépare la salle de la cuisine plutôt réduite où l’on voit travailler avec précision et concentration toute l’équipe.

J’aurais pu rester le nez rivé sur les coulisses mais cela n’aurait pas été très poli vis à vis de la personne qui m’accompagnait ni vis à vis du propriétaire Gaby Didonna (chef également du restaurant japonais Oto Oto qui veut dire …petit frère, il y en a deux qui suivent)) qui me tendait la carte. Celle-ci change très régulièrement en fonction des produits de saison (avec comme inspiration une cuisine fusion franco-nippone) et propose pour le déjeuner un menu à 17 euros entrée-plat-dessert (avec le choix entre 3 entrées, 2 plats et le plus compliqué pour moi 4 desserts !).

 imouto menu

En entrée, j’ai opté par la soupe de poissons aux crevettes et julienne de radis noir à la coriandre et j’ai encore le souvenir du léger fumet qui se dégageait de l’assiette quand elle a été déposée devant moi. J’en ai savouré chaque cuillère, n’en laissant pas une seule goutte. En face, lui (la personne qui m’accompagnait …il y en a toujours deux qui suivent) dégustait en silence un tataki de boeuf, vinaigrette aux oignons rouges…le silence dans ces moments là c’est très bon signe : )

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J’ai aussi goûté un plat servi le soir habituellement (le menu proposé le soir est à 31 euros et quand je l’ai parcouru, mes papilles se sont mises à danser alors que je venais juste de finir de déjeuner), un panaché de légumes croquants servi avec une pâte de sésame noir. Visuellement, c’est une explosion de couleurs et cette première bonne impression est très vite confirmée. Entre pâtes et légumes, je n’en jamais fait de mystère ici, mon cœur penche très fortement pour les pâtes mais j’ai trouvé ces légumes  croquants si savoureux (le mariage avec le sésame noir est particulièrement réussi) que je vous conseille vivement de tester ce « plat signature ».

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Côté plats,  le saumon frit, riz japonais aux salsifis, sauce escabèche me tentait bien mais les salsifis me freinaient vu qu’eux et moi on n’est plus trop amis depuis les repas dominicaux de mon enfance et les gratins de ma grand-mère (pardon mamie !). J’avais tort car quand j’ai goûté dans l’assiette de celui qui, lui, ne se laisse pas démonter par un sombre souvenir de salsifis, je n’ai pas reconnu le goût des salsifis et j’ai trouvé ça très bon. Je me suis régalée avec le rôti de porc grillé servi généreusement, la purée de patate douce (le genre de purée qui donne envie de redemander du pain juste pour saucer) et la sauce Teriyaki et Sichuan.

imouto 6imouto 7Lecteurs habituels, vous savez que je suis avant tout un bec sucré, prête même, dans certaines occasions, à revendiquer le droit de commencer par le dessert. Lecteurs passagers qui êtes arrivés ici au hasard de vos pérégrinations, sachez que le choix d’un restaurant repose très souvent pour moi sur ses propositions de desserts.

Ce jour là, plusieurs intitulés me tentaient et j’ai exercé une pression d’enfer pour que la personne qui ne se laissait pas impressionner par les salsifis ne choisisse pas le même dessert que le mien (pour pouvoir goûter aux deux, logique non ? ). Bref il a pris le crumble de pomme au gingembre et sa chantilly (légèrement parfumée au Grand-Marnier) et je me suis laissée tenter par le financier au thé vert (c’est un comble mais je l’aurais préféré un peu plus petit et je n’étais pas fiévreuse) et sa glace au sésame (une première fois pour moi, ça m’a beaucoup plu). Je n’ai pas choisi le dessert au chocolat parce que je trouvais qu’il manquait un peu d’audace (poire pochée à la badiane, coulis au chocolat et coco râpée) .

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Une cuisine harmonieuse et savoureuse, raffinée tant au niveau de la présentation que des goûts,  un service attentionné, un cadre très agréable, un très bon rapport qualité prix, voilà les raisons pour lesquelles j’ai envie de revenir m’assoir à Imouto pour découvrir à nouveau la cuisine de la  chef japonaise Junko Matsunaga.

IMOUTO
21 rue Pasteur
69007 Lyon
04 72 76 99 53 (réservation conseillée)

*Invitation*

10 Comments

  1. ça fait un moment qu’il est dans ma liste des restos à tester et à chaque fois, je vais ailleurs alors que j’ai très envie d’y aller, en plus, j’en entends que du bien (et pour avoir testé oto oto, je suis sûre d’être conquise).
    je me reconnais bien dans la problématique des desserts : impensable d’aller dans un resto si les desserts ne sont pas à mon goût, mon coeur balance toujours entre plusieurs propositions (ahahah que la vie est dure!) et je prends toujours un dessert différent de mon voisin pour pouvoir partager!!
  2. Ca fait un moment que j’en entends parler mais là, j’ai carrément envie d’y aller ! Les assiettes sont très jolies en plus !
  3. Le Rire des Anges Reply
    Je voulais y aller vendredi dernier, j’ai téléphoné pour réserver fin de matinée… Quelqu’un m’a répondu! Pour me dire qu’ils étaient fermés le vendredi et samedi midi!
    Je le saurais pour la prochaine fois!

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