C'est un beau roman

Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin

Un peu de Barzotti le jeudi matin, ça fait du bien, non? bon bon j’aurais essayé…

Cette déclaration, je ne compte pas la mettre en application en 2011 car plus j’écris, plus j’ai envie d’écrire. Mes petits carnets se noircissent à une vitesse folle : j’y note en vrac des idées, des sites, des références, des citations et quand je n’ai pas l’ordinateur à portée de main ou qu’il n’est pas disponible, je mets même noir sur blanc des brouillons qui verront ou pas le jour.

Comme les hommes pour d’autres domaines (affirmation basée sur un échantillon trop restreint pour avoir valeur de vérité scientifique), je suis incapable d’écrire et faire autre chose en même temps : regarder la télé, écouter de la musique (ou surtout pas de chansons), préparer à manger d’une main, twitter…j’attends le soir que les enfants soient au lit et que le calme soit revenu.

Je rentre alors dans ma bulle et deviens indisponible même si cela ne se voit pas extérieurement. L’homme me parle, je réponds « hum, hum » en secouant la tête comme les chiens à l’arrière des voitures mais ses mots ne pénètrent pas jusqu’à mon cerveau. Plus tard, il s’énervera « je te l’ai déjà dit, tu n’écoutais pas! »…c’est agaçant, je sais 🙂

Quand je suis en pause forcée ou volontaire, je ressens vite un manque, ça se bouscule dans ma tête, j’ai besoin d’une manière ou d’une autre d’évacuer, de partager, de mettre à distance.

A 20 ans, j’ai tourné le dos à mes rêves d’écriture (frais d’entrée aux écoles de journalisme trop chers, manque total de culot) …à 35 ans, j’ai toujours le stylo ou le clavier qui me démangent !

(ceci est ma participation au mot du mois de janvier à Angélita).

Edit : crédit photo citrus tree, etsy.

18 Comments

  1. Si je peux écrire et faire autre chose sauf bien sûr la cuisine où là j’ai besoin de mes deux mains.
    Mais tu as raison, le coup de l’homme, cela m’arrive aussi chez moi
    Merci pour ta participation
  2. Pareil, ça me démange, si je n’ai pas d’ordi je passe au papier et je ne peux pas écrire devant la télé ou quand les monstroux jouent bruyamment à côté…
    Et du coup avant c’était l’homme qui faisait « hum hum » maintenant c’est moi 🙂
  3. Le manque, le besoin et la tête ailleurs ? J’ai l’impression de me reconnaître… c’est exactement ça.
  4. idem je ne peux ecrire et faire autre chose, qd l’idée vient il faudrait vite que j’attrape une feuille de papier pour la noircir sinon ca repart.
    vrai aussi que plus l’on ecrit plus on a envie d’ecrire (l’inverse est malheureusement vrai)

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