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Vous connaissez sûrement la formule : cette année, j’ai une bonne résolution, j’arrête d’en prendre. Disons qu’il s’agit plutôt, pour ma part, de mini défis, de mini projets lancés en 2016 et d’un bilan pas définitif mais d’un bilan quand même.

Le vélo d’appartement a t-il fini en porte manteau ?

Ah on s’est gaussé autour de moi lorsqu’en Septembre, j’ai demandé pour mon anniversaire, un vélo d’appartement. C’est vrai que j’avais un petit passif : le précédent appareil (dont j’ai fini par me débarrasser et que j’avais même carrément oublié posséder un jour ) servait principalement à accrocher des serviettes de toilette et des vêtements.


Du coup, je n’ai pas refait les mêmes erreurs : dans la chambre, je ne l’ai point mis mais dans le salon il trône. C’est moche mais cela me permet de pédaler en regardant un ou plusieurs épisodes de séries et c’est ainsi que j’ai vu la saison 1 et 2 de Borgen, la saison 1 et 2 de Dowton Abbey, la saison 1 d’Insecure et quelques émissions de pâtisserie -le comble- en replay). Jusqu’à présent, j’arrive à m’en tenir à 3 séances d’une heure par semaine, moins pendant les vacances scolaires, enfants dans les parages oblige mais même dans ces cas là, plutôt que d’arrêter totalement,  je m’en tiens à une ou deux plus courtes, c’est mieux que rien.

Côté résultats, je n’ai, pour l’instant, pas les jambes de Julia Roberts dans Pretty Woman mais j’ai quand même l’impression d’avoir gagné en fermeté. Rien de miraculeux mais quand je sais que j’ai dépensé 500 calories sur mon vélo, je culpabilise moins en dégustant une pâtisserie.

Je pensais que le vélo d’appartement remplacerait la Zumba mais la danse me manque beaucoup (et non danser chez soi c’est pas pareil), se concentrer sur ses gestes sans penser à rien d’autre aussi alors en janvier, je reprends le même cours, avec j’espère des nouvelles chorégraphies de début d’année sinon je vais galérer. De quoi rendre le mois de janvier moins morne (j’ai toujours un peu de mal avec les débuts d’année).

Me suis transformée en future candidate du Meilleur Pâtissier ?

Je viens de compter, mois par mois, j’ai publié en 2016, 49 nouvelles recettes de desserts, presqu’une par semaine en somme, surtout si on compte les ratées, les pas convaincantes, les « déjà faits oui mais s’il te plait c’est tellement bon, fais une exception ». Je suis pourtant loin d’être une « pâtissière », preuve en est le fameux MOOC (cours gratuit en ligne) de pâtisserie dont toute la presse a parlé (et moi aussi ) et que je n’ai pas réussi à suivre.

En dehors du temps (qui peut réaliser un Paris Brest, un Saint Honoré et un millefeuille la même semaine en bossant ? et manger tout cela ?) et du budget, je crois que cette façon d’aborder la pâtisserie est beaucoup trop didactique pour moi.
C’est un peu comme les personnes qui apprennent à jouer du piano en faisant des gammes et ceux qui s’attaquent directement à une mélodie (lors d’un concert auquel j’assistais, Jeanne Cherhal a affirmé avoir appris à jouer du piano -et elle en joue les yeux fermés, les mains dans le dos- en écoutant en boucle les albums de Véronique Sanson). Je ne serai jamais Chopin mais ce qui me plait dans la pâtisserie c’est avant tout le côté créatif et imaginatif.

Maintenant si j’avais l’opportunité de prendre des cours et de progresser côté technique, je ne serais pas contre…mais pas devant un écran et à mon rythme.

Only Choux est-il dans les choux ?

En 2016, j’ai créé un nouveau blog Only Choux autour d’un mono produit que j’adore, le chou. Je pensais naïvement avoir assez de temps pour écrire ici et là bas (sans compter les chroniques de livres que j’écris ailleurs), pour réaliser des recettes de choux en plus de celles publiées ici et tester mille et unes pâtisseries à base de choux. Je n’ai pas réussi à tenir la cadence, j’arrive tout juste à relayer les plus « choux » des chefs pâtissiers sur un compte Instagram dédié.

Pourtant j’ai toujours dans l’idée d’un blog collaboratif avec des dégustations en petit comité de chouquettes, choux, éclairs, et des bonnes adresses, recettes testées par d’autres gourmands par exemple. Bref je n’ai pas envie de dire au revoir à Only Choux mais il va falloir que je trouve un moyen pour le rebooster (toutes les idées sont les bienvenues ! soyez choux ).

Cela parait probablement à contrecourant du glissement actuel du « contenu » des blogs vers les réseaux sociaux mais même si on n’arrête pas de nous dire que les gens ont la flemme de lire, les gens ont la flemme de regarder une vidéo qui dépasse les 2 minutes, est-t-on obligé de suivre la vague ? J’ai l’espoir que non, comme j’ai l’espoir qu’on ne soit pas obligé d’acheter des fans ou des followers aujourd’hui pour continuer à bloguer (lire à ce sujet le billet d’Emma, j’ajouterais juste qu’au delà des agences, le souci du « chiffre à tout prix » vient, selon moi, avant tout des clients eux même, car cela les rassure ).

Et vous, avez vous tenu les défis que vous vous êtes lancés en 2016 ?

photo de Une : Soledad Bravi

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C’est peut être ce qu’on appelle les bonnes résolutions de la rentrée (ou un mauvais coup sur la tête ) (dans la même série, il faut que je vous parle aussi du bullet journal) mais pour mon anniversaire, j’ai mis sur ma liste, un vélo d’appartement. Comme je suis du genre, tout feu tout flamme et rarement dans la tiédeur, je voulais attaquer dès le début du mois de Septembre (comme si soudain c’était urgent, crucial, vital, mes capitons n’en pouvaient plus), je l’ai donc commandé avant la date T.

J’ai toujours eu horreur de cette espèce d’évangélisation que l’on voit sur les blogs à propos des régimes alimentaires, des régimes tout courts, de l’activité physique, du bio, de l’allaitement (en gros je l’ai fait et vous, qu’attendez vous pour vous y mettre ? euh je n’ai rien demandé merci )), je n’ai donc pas dans l’idée de vous convaincre de quoique ce soit, c’est juste quelque chose que j’avais envie de partager sur le blog.

Comme l’esprit humain fonctionne de sorte que lorsqu’on énonce les points positifs d’une expérience ou d’un produit puis les points négatifs, il reste sur les points négatifs, je commence par ces derniers : )

Points négatifs

Un vélo d’appartement c’est laid

Même si mon intérieur n’a absolument rien d’instagrammable, il faut bien avouer qu’un vélo d’appartement c’est moche. Au milieu du salon où il trône souvent, c’est encore plus laid. L’idéal aurait été de le mettre et de pédaler sur la terrasse (bien couverte l’hiver) mais si la vue depuis le 3ème étage de mon immeuble m’offre de beaux couchers de soleil, elle n’a pas l’activité d’une plage ou d’un endroit fréquenté. Dans l’allée, passent de temps en temps les retraités (majoritaires) trainant leur caddy pour aller au marché, quelques chats, le gardien qui n’a pas choisi ce métier par hasard tant il aime espincher (espionner) les uns et les autres. Au temps plus fort de l’action, il est possible que la voisine du premier étage jette des oeufs (crus) sur la voiture d’un voisin et sur son occupant pour une sombre histoire de parking (la voiture rend fou je l’ai toujours dit), à moins que l’affaire ne soit sentimentale (à suivre ?).

Bref sur ma terrasse, je m’ennuierai très vite et quand je m’ennuie, je me lasse. Alors tant pis, le vélo pas esthétique est dans le salon pour que je puisse pédaler tout en regardant un épisode de Borgen (il y a plusieurs saisons, j’en ai sous le pied ;)). J’ai choisi un modèle pliable mais même plié, il ne passe pas inaperçu (la tenture spécial camouflage de vélo d’appartement cela doit exister ou à fabriquer soi même pour les couturières) et de toute façon, comme il faut enlever une sécurité pour le plier et qu’il n’est pas particulièrement léger, je ne le plie pas.

Il est difficile de s’en débarrasser

A part son esthétisme, je ne vois pas beaucoup de points négatifs si ce n’est qu’en cas de démotivation, il sera plus difficile à faire disparaitre qu’un tapis et des haltères (oui cela sent le vécu, j’ai déjà eu un vélo elliptique, plus sophistiqué et encore plus gros qui a fini en porte vêtement dans une chambre mais cela c’était avant hein )) ou un maillot de bain et un bonnet (mais je compte sur vous pour me motiver et empêcher le dénouement « le bon coin »)

Points positifs

Quand on veut et quelque soit le temps qu’il fait

Comme le vélo est chez moi, je ne perds pas de temps en trajet, je cale ma séance quand cela est le plus arrangeant niveau emploi du temps (pour le moment le matin une fois les enfants partis ou déposés à l’école…pour les lève tôt ou ceux qui dorment bien la nuit on peut même pédaler avant que tout le monde se réveille ) et je n’ai plus de prétexte de ‘il pleut », « il fait trop froid » « c’est la canicule » (le matin, il fait toujours relativement frais dans mon salon même en ce mois de septembre chaud).

Je vais passer pour une trouillarde de première mais récemment une jeune femme s’est faite agresser alors qu’elle courait sur les berges du Rhône ou de la Saône à Lyon. Je sais que si je courais seule, j’aurais, même si le risque est probablement infime, toujours cette pensée à l’esprit et je ne serais jamais tranquille (bon de toute façon, le running cela ne m’attire pas malgré le fait que tout le monde semble courir aujourd’hui)

Petit budget

J’ai choisi un modèle assez simple mais qui a un petit dossier (plus confortable quand on pédale sans les mains). Aucun programme n’est proposé mais je varie la résistance au cours de la séance et sur le cadran électronique, j’ai toutes les informations dont j’ai besoin : pouls, vitesse, kilomètres parcourus et surtout calories dépensées (oui moi c’est cela qui me motive). Ce vélo coûte un peu moins de 100 euros et pour ce prix là, pour le moment, j’en fais trois fois par semaine (séance d’un peu moins une heure). Pas besoin non plus d’investir dans un équipement spécial, il suffit d’avoir un jogging et une paire de baskets même vieille.

C’est bon pour les jambes

Pour ceux et celles qui me lisent depuis un petit moment (plus de 10 ans quand même que j’écris sur ce blog), ce n’est pas un secret : je déteste mes jambes. L’an dernier, j’ai tenté la natation (pour des jambes de sirène bien sûr) mais vu le monde qu’il y avait dans ma piscine et le sentiment que cela bouchonnait derrière moi, j’en sortais stressée voire exaspérée, ce qui est, à priori, l’exact contraire de l’effet recherché.

Je n’ai rien lu de particulier sur le sujet mais il me semble que sauf à gravir le Mont Ventoux et à se forger des gros mollets, le vélo est bon pour les jambes (même si je ne rêve pas, je n’aurais jamais de mollet de coq, cela n’est pas ma morphologie tout simplement). Et puis, sauf à faire n’importe quoi (mettre la résistance à fond ?), j’ai peu eu vent de personnes s’étant blessées en faisant du vélo.

Même pour celles qui n’aiment pas le sport

Inutile de mentir, je ne me suis pas réveillée un matin, guidée par la pensée que désormais le sport allait changer ma vie. Je pense vraiment qu’il y a des gens qui aiment le sport sans se forcer, avoir mal, se dépasser, la compétition, toussa et puis ceux qui préfèreront toujours ouvrir un bouquin, colorier, cuisiner, boire un coup en terrasse, bref tout sauf se taper une série d’abdominaux ou de gainage en grimaçant.

L’avantage avec le vélo d’appartement est que l’on peut occuper son esprit (cela évite de penser toutes les 30 secondes « quand est ce que c’est fini ? ») en écoutant une émission de radio en podcast, la moitié d’un film, un ou deux épisodes de série ou même le comble une émission de pâtisserie en vod. Et en toute honnêteté, cela passe beaucoup plus vite ainsi.

Voilà ce n’est que le début (c’est toujours euphorisant les débuts hein ?) mais j’ai bien mal aux cuisses et aux fessiers. Parallèlement, je vais continuer à marcher le plus possible et j’espère ainsi, pouvoir continuer à déguster des pâtisseries )). S’il y a matière (et si cela vous intéresse ?), je vous ferai un avant / après dans quelques temps (sans photos )).

 

 

J’ai remarqué que certaines personnes ne prennent plus de nouvelles sous prétexte qu’elles lisent ce blog (alors qu’en plus ce n’est absolument pas le reflet de la réalité, mais bien une version ultra adoucie). C’est agaçant mais que peut-on y faire ? Alors voilà un billet « perso » qui part tous les sens.

origami

Je commence par une idée d’activité manuelle pour enfants qui ne demande aucun matériel à part une paire de ciseaux (à la maison, la plupart du temps quand on veut se lancer dans la création de quelque chose, il nous manque quasiment toujours un truc dans la liste du matériel), qui peut occuper votre chère tête blonde pendant un petit moment SEULE si elle a un sens logique pas trop ténue. Il s’agit de livres dont le petit format permet de les glisser dans un sac à main ou au sac à dos avant un voyage en train par exemple pour réaliser des origamis de poche. J’avais dans l’idée au départ que c’était  compliqué mais ma fille, après avoir râlé pour la forme parce que j’étais occupée et que je ne pouvais pas m’y coller avec elle, là tout de suite, s’est lancée et elle était ravie d’y arriver en suivant juste les dessins voire même à l’intuition.

J ai bien du mal à choisir une des patisseries de @jeanninesuzannecafegourmet !

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

Cette semaine j’ai bu une délicieuse citronnade maison aromatisée à la fleur d’oranger chez Jeannine & Suzanne (non vous pensez bien que je ne me suis pas contentée d’une boisson devant la vitrine fort appétissante de pâtisseries maison ). Depuis je prépare à la maison une version sans sucre  en ajoutant à de l’eau glacée juste du jus de citron, de la bonne fleur d’oranger achetée en Camargue et c’est pas mal du tout !

Allez si je voulais la jouer « healthy », je l’appellerais eau détox et j’ai, par ailleurs, tester les nouveautés* très équilibrées du primeur traiteur La Voie Verte pour le déjeuner. J’ai goûté à cette occasion le gaspacho maison bien frais, une salade de perles de blé avec des tomates séchées et du parmesan (3.95 €, plus équilibré et moins cher qu’un sandwich), des légumes à la croque (c’est comme ça que je le préfère) et une petite salade de fruits (1.90 € avec des fraises, du kiwi, de l’orange et de l’ananas). Tout est ultra frais, les fruits et légumes sont issus principalement de producteurs de la région lyonnaise, de la vallée du Rhône et de Provence ainsi que de l’exploitation de Caluire, il n’y a rien à préparer (au pire certains plats comme des tomates farcies ou des gratins de légumes sont à réchauffer), ce qui me convient parfaitement pour le midi où je prends généralement une pause déjeuner courte.

J’ai découvert grâce à Sandra le site Domyos Live qui propose des cours de fitness gratuitement et en direct chaque jour de la semaine. Ces cours ont lieu aussi bien le matin qu’à l’heure de la pause déjeuner ou le soir, il faudrait donc être d’une mauvaise foi totale pour dire qu’aucun créneau ne convient. J’ai testé pour le moment le cours de boxe. Les commentaires de la prof sont un peu particuliers parfois (« fracassez votre adversaire » « mettez le à terre »…euh) mais le lendemain mes bras s’en souvenaient (pour les jambes, je pense qu’elles travaillent pas mal avec les cours de Zumba que je suis toujours). Je compte bien voir ce que donne le stretching pour regagner un peu de souplesse. Mon seul bémol (qui concerne d’ailleurs tous les cours en ligne payants ou gratuits) c’est le choix musical qui est vraiment passable.

Je ne sais pas encore si je vais poursuivre la Zumba l’an prochain (cette fameuse propension à me lasser des choses au bout d’un certain temps), d’autant plus que l’association à laquelle j’ai adhéré va proposer à la rentrée des cours de Pound, une nouvelle discipline qui vient des États Unis bien sûr et qui promet de faire travailler toutes les parties du corps.

Pour pas mal de personnes (les moins sportives probablement), les cours de fitness peuvent vite être ennuyeux, l’idée est donc de les rendre ludiques en effectuant tous les mouvements avec des baguettes à la main. Avant de m’inscrire, je devrais suivre un cours d’essai début Juillet, j’essaierai de vous dire alors ce que j’en ai pensé mais en attendant démonstration (avec des femmes normales )) :

Je ne tiens pas le Huffington Post pour une source d’information particulièrement sérieuse mais quand je suis tombée sur cet article sur les hypersensibles , je l’ai trouvé plutôt juste.  Je n’ai pas de souci particulier pour prendre des décisions (et surtout pas lorsqu’il s’agit de choisir un restaurant !) et lorsque je repense à mes accouchements, je ne pense pas être plus chochotte que la moyenne mais je pourrais souscrire à tous les autres points tout en ayant bien conscience que ce n’est pas toujours facile à vivre pour autrui : )

Enfin si vous êtes lyonnais et lyonnaises, en ce moment et pour quelques jours, il y a un concours sur ma page Facebook avec fabulous biscuits pour découvrir ses biscuits personnalisés.

Bonne semaine : )

*panier offert

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A la base, je ne sais pas si c’est génétique ou culturel mais je n’ai jamais été (très) sportive. Mes parents m’ont mis à la danse très jeune, j’ai suivi des cours de nombreuses années avec plaisir mais à part cette activité, j’ai toujours détesté les sports collectifs, la gym, l’endurance et toutes les heures d’éducation physique et sportive qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’école. En primaire, j’avais été repérée comme cible facile lors des parties de ballon prisonnier, je ne me souviens pas si on constituait déjà des équipes mais ce qui est certain c’est que j’étais toujours dans les dernières à être choisies, le capitaine soufflant bruyamment en me montrant du doigt m’appelant par mon nom plutôt que par mon prénom (ce que cela pouvait m’énerver ….intérieurement) alors que je fixais le goudron ou le sol du gymnase en priant pour que cela finisse.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui a le plus souvent ses règles pendant le cycle (sic) de natation. Le prof était un homme et était visiblement peu à l’aise dès qu’on abordait le sujet. On est quelques unes à en avoir pas mal profité. Aujourd’hui lorsque je mets les pieds dans une piscine municipale, tout me rappelle ces séances où nous étions sensés récupérer un mannequin au fond de l’eau, là où c’est le plus profond bien-sûr : l’odeur de la javel, le sol glissant dans les vestiaires, le petit bac dégueulasse et glacé dans lequel tu essaies de mettre à peine les orteils, l’eau du bassin toujours trop froide, le maitre nageur avec son tee-shirt ultra moulant pour qu’on ne rate rien de sa musculature mais avec un logo de la ville et ses claquettes blanches qui cassent quand même un peu le look, les cheveux encore mouillés qui collent dans le cou au sortir de la piscine en plein hiver pour rejoindre le collège.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui avait toujours un point de côté…au bout de 10 minutes d’endurance. On a du oublier à la naissance de me fournir la capacité « apprendre à respirer correctement en courant » car c’était automatique et cela me pliait quasiment en deux. Pendant que j’ahanais, mes camarades trottinaient en parlant et reprenaient leur vie tranquillement une fois les 10 tours finis. Je mettais une heure pour récupérer une couleur normale et ne plus être rouge comme une tomate.

Au collège et au lycée, j’étais malade de stress le dimanche soir en pensant au cours de gym du lundi et lorsque j’ai eu mon bac, ma première pensée a été « youhou plus de sport à l’école ! » (je jure que c’est vrai). Ça ne m’a pas empêché de vivre pendant de longues années avec quelqu’un dont le rêve le plus cher était de devenir prof de sport et qui passait tous ces week-ends à jouer au football …cherchez l’erreur.  J’ai détesté avec la même pugnacité : le saut en hauteur, le handball, le volley, la course d’obstacles, l’odeur de vieilles chaussettes dans le gymnase, devoir se changer devant tout le monde dans les vestiaires, le rugby (oui j’ai même eu droit au rugby), la poutre, les barres parallèles, le cheval d’arçon, le judo, les joggings qui me semblaient toujours informes et moches sur moi. Cela reste encore un grand mystère mais j’aimais bien le basket alors que je ne suis pas spécialement grande. J’essayais de transformer la gym au sol en danse…ça ne trompait pas grand monde.

J’enviais ceux et celles qui étaient dispensés à vie, je me prenais des engueulades régulières traînant avec les cas sociaux du sport (heureusement nous étions quelques unes à mettre autant de mauvaise volonté dans ces heures sensées nous apporter un bien être physique) et passant le plus clair de mon temps à bavarder (dans le sud on dit bavasser ). J’ai fini au lycée par sécher de manière très régulière les cours d’EPS. Sur mes bulletins j’avais des bonnes notes partout et une case vierge sur la ligne correspondant à cette matière. Interrogée par mes parents à ce sujet, j’ai feint la surprise …Ont-ils été dupes ? oui Papa, Maman, je vous ai menti : )

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 Traumatisée depuis mon plus jeune âge, j’écoute depuis les récits ravis de celles et ceux qui courent, enchaînent les longueurs, participent à des marathons, skient ou que sais-je encore. Comme j’ai arrêté même la danse -qui était pourtant les seuls moments où aucune pensée ne parasitait mon esprit- que le sport est, parait il, bon pour la santé (on ne parle pas de tous les accidents comme les foulures, rupture de ligaments croisés …non on n’en parle pas), j’ai, un jour d’enthousiasme suspect, commandé sur Amazon, le DVD de Mia Fry. Vu qu’il est super vieux, mon investissement a été d’à peine 5 euros et heureusement étant donné son destin. Vous vous souvenez de Mia Fry ? Ses expressions mythiques « Pia pia pia », « Happy Face », un corps de lionne, les mots cellulite, masse graisseuse, elle les a rayé de son vocabulaire. Elle casse les œufs durs sur son ventre ou sur ses cuisses ou sur bras…enfin bref.

Avant la partie chorégraphie, le DVD commence par une séquence échauffement et étirement dans un décor un peu cheap façon je reconstitue la jungle dans mon salon. Pendant que Mia Fry attrapait une de ses jambes pour la passer derrière son oreille, tout en conseillant de suivre l’exercice selon son niveau (c’est à cet instant précis que j’ai commencé à la détester), j’étais en train de pleurer sur ma souplesse perdue. Du grand écart au grand rien, c’est rude. Tant pis j’allais me rattraper sur la partie dansée, j’ai toujours eu une facilité à mémoriser les mouvements ….ok ça c’était avant. Mia Fry a une seule élève dans son cours sensée jouer la « pas douée » ou l’idiote sauf qu’elle assure comme une dingue alors même que chaque série n’est montrée qu’une seule fois avant de tout enchaîner.  Bref je me suis sentie bien nulle, j’ai mis le DVD en tout et pour tout une fois, j’ai essayé de le refourguer à Gilbert, ils en ont pas voulu.

Youtube est alors devenu mon coach sportif. On y trouve un nombre impressionnant de « comment avoir un ventre plat en seulement 15 jours tout en mangeant des frites et du chocolat », de cours de fitness gratuits ou ce que je préfère et que je suis le plus souvent (souvent étant plutôt pas assez souvent) des séances de zumba. Dommage que ce ne soit pas toujours bien filmé (euphémisme) et qu’il faille avoir du temps pour se laver les cheveux ensuite parce que ça fait transpirer du cuir chevelu (excuse de compétition).

Allez sur ce, je retourne à mes squats : )

(photo en Une trouvée sur Pinterest ; débardeur activate apparel)

Avant d’attaquer une nouvelle année (en même temps a-t-on le choix? tu imagines « je reste en 2011, 2012 ne me dit rien qui vaille« ), je me suis retournée sur ses douze derniers mois qui ont filé tellement vite que j’ai l’impression que les deux Noëls se sont télescopés.

L’année a rimé avec voyages : des week-end à Aix en Provence, Strasbourg, Pézenas, Annecy et Paris, des vacances d’été à Port Camargue et en Bretagne et tous ceux que j’ai partagés, rêvés, imaginés sur le blog écrit à 4 mains avec Virginie B depuis mars dernier Fais-toi la belle !

Pour partir plus souvent, je suis allée m’assoir une fois par mois au cinéma. Des films vus (et j’en ai raté un paquet), je retiens Les bien-aimés parce qu’il parle d’amour, de désir, du temps qui passe, parce que je réécoute chaque chanson avec plaisir, parce qu’il m’a remué, touché et que j’y pense encore. J’ai adoré redécouvrir Paris (à Minuit) sous l’œil de Woody Allen et même si on lui reproche de tourner toujours le même film, je ne suis pas prête à me passer des siens. Enfin j’ai été  bouleversée par La guerre est déclarée et Polisse.

Grâce au blog, j’ai été testeuse de poussette Quinny, j’ai joué à la mini-reporter, j’ai parlé sur un plateau télé, j’ai rencontré Tsonga et les enfants du village Kinder, je suis devenue chroniqueuse pour Mathon, j’ai assisté à ma première soirée mode, j »ai agrandi mon rayon de livres de cuisine grâce à rue du commerce, j’ai été au Salon de Chocolat à Paris avec Sébastien Bouillet et à Lyon.

J’ai rencontré de nouvelles blogueuses lyonnaises et je ne désespère pas d’avoir un jour la possibilité de voir aussi des blogueuses d’autres coins de France et de Paris si un événement se déroule un week-end et pas en semaine.

J’ai participé à plusieurs très chouettes soirées Yelp et j’ai rencontré des filles aussi gourmandes que moi.

Je n’ai pas tenu mes résolutions : j’ai acheté le livre de Zermati pleine de bonne volonté et puis il a fini ranger dans la bibliothèque. Peut-être qu’en 2012 je franchirai le pas de la consultation d’un nutritionniste comportementaliste (si tu as un nom sur Lyon?), en tous cas aujourd’hui je ne veux plus entendre parler de régime. Malgré un abonnement gagné à coach club, mes séances de sport ont été fort peu nombreuses. Je ne suis pas arrivée à m’organiser pour les caler quand je suis à la maison sans les enfants (ça arrive?). J’ai négligé ma forme jusqu’à ce que ce mon corps tire la sonnette d’alarme et j’ai fini l’année entre les mains d’une ostéopathe qui a réparé les dégâts d’un rythme de vie un peu dingue.

J’ai tourné la page d’une période familiale avec la ventre d’une maison et tout ce qu’elle symbolisait , j’ai dit adieu à un proche parti trop tôt, j’ai fêté les 5 ans du chérubin, les deux ans de Miss Zen et 10 ans de vie de couple, j’ai eu le moral plombé par un travail dans lequel je m’ennuyais profondément et puis j’ai décidé de changer de voie après moult tergiversations.

Le dernier trimestre a été plutôt stressant avec la reprise des études, la perte de mon salaire, j’ai savouré chaque soutien et j’ai trouvé aussi une dose de courage dans celles qui commentent ici, j’ai voulu continuer à mener tout tambour battant même si en réalité j’ai été forcée de lâcher certaines choses.

Une année avec des hauts et des bas, des accélérations et des ralentissements, des espoirs, des larmes, des fous rires, des rêves, de l’amitié, des surprises…

Bye bye 2011, tu me suis sur les routes à venir ?

Tu me réveilles au saut du lit avec cette interview beauté...ce teint rose et frais?  héritage naturel ..à moins que ce soit ce grand verre d’eau additionné de jus de citron que je bois tous les matins pour l’effet détox (1).Arrête de regarder mes jambes de cette façon, c’est gênant….tu devrais songer à quelques longueurs dans la piscine plutôt ..ah tu n’as pas de piscine? c’est ballot (2). Non non je t’assure, je n’ai même pas de blush pour l’effet bonne mine, je ne porte jamais de maquillage au quotidien, je n’en ai pas vraiment besoin (3). Je vois que tu louches sur mes cheveux : je n’aurais qu’un nom à te conseiller, Christophe Robin…un produit chez lui équivaut à un dîner dans un restaurant mais on le vaut bien non? (4). Regarde comme je suis souple, 15 ans de barre au sol et de danse classique ça ne s’oublie pas (5). Oh mon dieu, il y a un accro à mon vernis Chanel, je ne comprends pas pourtant je n’ai jamais les mains dans l’évier (6). Tu peux m’attraper le pot de crème La prairie sur la coiffeuse derrière toi (7). Bon ce n’est pas que je m’ennuie avec toi mais je dois commander mon plat de légumes à la vapeur et de viande bouillie pour ce midi (8), appeler mon coach pour connaitre le programme de mes 2h d’exercices physiques d’aujourd’hui (9) et me préparer pour mes 10km de jogging….un corps de rêve, ça ne s’improvise pas !

Et maintenant la version choc ou cheap..enfin la mienne quoi :

Tu me réveilles pour me parler beauté? t’es maso ou quoi, le matin je grappille chaque minute de sommeil ..tu crois que je prends 10 minutes pour m’étirer comme conseillé dans les magazines? (1). Toutes les femmes sont belles, il parait, c’est Christina Cordula qui l’a dit (d’ailleurs pour une fois, je ne suis pas assez grosse pour son casting c’est un comble ! dommage j’aurais bien aimé qu’elle apprenne à m’habiller selon ma morphologie) mais certaines sont plus jolies que d’autres alors la matinée commence par la case maquillage pour moi (2). Comme je suis pâle de nature, un peu de poudre, du blush …je ne comprends toujours pas pourquoi j’écarquille les yeux quand je mets du fard à paupière ou du mascara, je crois que c’est un tic (3). Tu ne trouves pas que mes cheveux sont un peu gras? c’est une obsession chez moi, je me maitrise pour les laver tous les deux jours et c’est déjà difficile…même après un acccouchement et des points de suture en veux-tu en voilà, j’ai couru sous la douche car je ne supportais pas l’idée qu’on me voit le cheveu huileux (4). Je n’ai pas gardé grand chose de mes 12 ans de danse si ce n’est le sens du rythme et la mémoire facile des chorégraphies (5). Tiens mon vernis Mavala est en train de s’écailler..vu les lessives, vaisselle, bain des enfants il ne reste pas longtemps impeccable mais j’adore leur gamme de couleurs (6). Oui la boîte derrière toi, sur le vasistas de la salle de bain, c’est une coloration mousse maison…plus les moyens de me les payer chez le coiffeur mais pas envie d’avoir des cheveux blancs (7). J’aurais bien discuter avec toi injustice de la nature, celle qui te fait grossir rien qu’en regardant un éclair au chocolat (8) mais je dois habiller les enfants, les mener au parc, ranger l’appartement…c’est pas du sport ça ? (9)…faudrait quand même que je trouve le temps de caler des séances d’urban danse avec coach club, ça compenserait un peu ma gourmandise (10).

Et toi, des secrets de beauté à partager?

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