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Traitez-moi de mouton de Panurge si vous voulez mais comme tout le monde parlait de la nouvelle appli sociale, Vero et que j’ai lu que seuls les premiers inscrits le seraient gratuitement (à une version bêta, on peut donc supposer que la vraie version sera payante), j’ai voulu aller voir à quoi cela ressemblait. Par curiosité, par attrait pour l’actualité concernant les réseaux sociaux mais aussi parce que je suis arrivée très tard sur Instagram, quand les communautés s’étaient déjà formées (je n’avais pas le bon téléphone tout simplement) et que j’avais envie, cette fois, de découvrir Vero en même temps que les premiers utilisateurs français.

Résultat ? Je n’ai vu que des comptes anglais, quasiment personne que je connais, pour le moment je ne suis personne et personne ne me suit : )

Une question vous brûle tous les lèvres (si, si, faites un effort) : qu’est ce que Vero a de plus ou a de différent des réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram et tous les autres ?

Le fondateur met en avant son caractère non intrusif avec une collecte de données réduites. J’ai quand même eu quelques heures à peine après m’être inscrite, une notification selon laquelle une personne que je suis sur Instagram et Facebook venait de rejoindre Vero alors que je n’ai pas relié mon compte Vero à un autre compte.

Le second point est la différence de modèle économique : ici on nous promet pas de pubs qui « pourrit  » (le terme est fort mais depuis quelques jours c’est vraiment mon sentiment sur Instagram) le fil d’actualité et pas d’algorithme dictant l’ordre des publications. Alors ils vivent d’amour et d’eau fraîche chez Vero ? non, passé le premier million d’inscrits, les suivants devront payer (pas de précision quant au prix). Il se pourrait aussi que les commerçants utilisant la plateforme financent le service.

Et questions fonctionnalités qu’est ce que cela change ?

-vous pouvez partager un lien : là forcément en tant que blogueuse, j’ai tout de suite pensé aux articles du blog. Sur Instagram, ce n’est pas très pratique car on ne peut pas mettre de lien dans le corps du post, il faut retourner dans la bio (combien le font ? très peu je pense). Seuls les gros comptes (+ de 10000 abonnés) peuvent mettre des liens dans leur story.
Comment ça marche ? vous copiez le lien que vous voulez partager, vous ajoutez une photo et au dessus de la photo, vous pouvez présenter votre lien comme lors d’un partage sur Facebook. Sur l’écran, apparait le début du texte de votre article. Plutôt bien fait.

-vous pouvez partager un livre : là la lectrice que je suis est aussi intéressée.
Comment ça marche ? vous tapez le titre que vous recherchez, par exemple Une vie comme les autres dans une barre de recherche puis vous choisissez le bon livre dans une liste qui apparait, le livre s’affiche avec sa couverture. Ensuite vous indiquez « lis » ou « voudrais lire » (mais pas  » a lu »)  et si vous le recommandez ou pas (un peu basique).

-selon le même principe vous pouvez partager un film, la seule petite différence c’est que l’item « a vu » existe. J »ai essayé avec le film récent Jusqu’à la garde (que je vous conseille ) et je n’ai pas eu de mal à le trouver. Vous donnez votre avis dans le champ au dessus de l’affiche du film

-vous pouvez indiquer quelle musique vous êtes en train d’écouter comme sur deezer

-et bien-sur vous pouvez partager une photo, une vidéo avec un texte et des hashtags aussi qui peuvent servir à effectuer une recherche comme sur Instagram

– vous pouvez partager un lieu comme sur Fourthsquare

-vous pouvez dialoguer avec vos amis comme sur messenger

-enfin vous choisissez de partager vos publications avec vos amis proches seulement, vos amis, vos connaissances ou vos abonnés

Alors Vero Stop ou Encore ?

C’est peut être lié à mon téléphone (vieux pour un téléphone, il a plus de 2 ans) mais l’appli bug pas mal et a du mal à s’ouvrir. Esthétiquement je trouve cela assez austère, par contre la navigation entre les différentes fonctionnalités est facile à comprendre rapidement.

Pour le moment cela ressemble un peu à Lost in translation, j’attends maintenant de voir si le réseau va rester assez confidentiel ou pas.

Edit du 27/02/2018 : à l’agitation Vero (impossible de se connecter la plupart du temps ni de poster quoique ce soit) ont succédé un certain nombre d’informations sur le fondateur de ce réseau social (je ne prends absolument pas sa défense mais je ne peux pas m’empêcher de trouver flippant cette société où chacun est le sujet d’une enquête et où on va chercher des tweets datant de plusieurs années en arrière pour descendre quelqu’un). Je vous laisse donc lire cet article du Monde  (le reste ce sont des tweets et pour moi ce ne sont pas des sources vérifiées). 

Et vous, quel est votre réseau social de prédilection ?

crédit photos : vero

 

 

Si j’étais normalement constituée, vu l’heure qu’il est quand j’écris ces lignes, j’éteindrais mon ordinateur et ouvrirais le pavé qui m’attend sur ma table de chevet avant que je n’oublie ce que j’ai lu la dernière fois.

Oui mais je suis une « vieille » blogueuse qui a envie de répondre à cet article du Monde « Qui blogua ne bloguera plus«  signé Olivier Zilbertain, consacré comme son titre l’indique à la mort des blogs et qui m’a paru complètement à côté de la plaque. Le journaliste commence par citer des études qui, dès 2007, prévoyaient le déclin des blogs. Ça rappelle un peu les prédictions façon Elizabeth Tessier, surtout que lorsqu’on se penche sur les chiffres et qu’on lit que le nombre de blogs était estimé en juillet 2011 (source étude Invest ) à 164 millions contre 133 millions en juillet 2008. Expliquez-moi la perte de vitesse.

Le blogueur serait las et une espèce en voie de disparition et pour étayer cette affirmation, Olivier Zilbertain s’appuie sur le classement des blogs français par Ebuzzing dans lequel on retrouve, écrit-il, plus de webzines et de sites professionnels que de blogs purs jus. Sur ce point, faut-il préciser que l’affirmation ne repose que sur la catégorie multithématique quittée d’ailleurs par un certain nombre de blogueurs quand des sites pro ont été intégrés dans le classement mais dont les blogs sont toujours bien actifs et vivants. Il aurait aussi été utile de définir ce que le journaliste entend par blogs pur jus. Certains blogs par leur maquette, leur ligne éditorial ou leur ton (le « je » est absent) ressemble à des magazines en ligne. Les journalistes tiennent, pour certains, des blogs. La confusion vient parfois même d’eux : interrogée pour un article sur les blogs culinaires paru dans un magazine lyonnais, je me suis retrouvée citée et comparée avec Lyon resto et My Little Lyon…un site dans un cas, un city guide dans l’autre.

Olivier Zilbertain poursuit en expliquant que le déclin supposé des blogs serait accentué par la montée en puissance de Facebook et de Twitter. On est dans le schéma de pensée selon lequel la télé va remplacer la radio, l’ordinateur va remplacer la télévision sans envisager que les usages puissent être ET différents ET complémentaires. Dans les faits, comment Facebook et Twitter peuvent-ils tuer les blogs alors que ces réseaux sociaux permettent de relayer, diffuser du contenu présent sur les blogs (même s’ils ne se limitent pas à ça bien entendu) ? Les blogueurs, de plus, ne sont pas superposables aux utilisateurs de Facebook ou de Twitter même si en général le blogueur est aussi actif sur ces réseaux sociaux. L’information est présentée de manière si différente sur ces trois canaux que je ne vois pas comment l’un pourrait remplacer l’autre. Il y a tout loisir à développer une argumentation (ou un billet d’humeur) sur un blog pas sur Facebook où la réactivité et la viralité d’une information est liée à un autre support (photo et vidéo). Sur twitter, le sens de la formule compte, l’échange est dans l’immédiateté, encore plus que sur Facebook.

Bref je ne sais pas si l’auteur est souvent présent sur Twitter ou Facebook, d’autant plus qu’il en a une vision qui me semble très réductrice :  Facebook se résume à des j’aime, j’aime pas ; le débat citoyen n’existe pas car il est bridé par le format des messages sur Twitter selon lui.  Alors qui sont les gens qui ont suivi et twitté les débats à l’Assemblée Nationale heure après heure lors de la loi autorisant le mariage pour tous ?……peut-être des blogueurs )

Et pour vous, les blogs c’est bientôt fini ? c’était mieux avant ? 

Aujourd’hui je voudrais prendre mon bâton de pèlerin, enfin mon clavier de blogueuse pour mettre à terre une idée reçue encore pas mal répandue. Quand tu dis à quelqu’un que tu es passionnée d’internet, de communication web et de nouvelles technologies, parfois tu perçois un léger mouvement de recul, un petit battement de cil pour chasser la buée dans les yeux provoquée par la pitié. Oui on t’imagine déjà vieille fille, seule devant ton écran, un carton de pizza éventré à tes côtés, vivant dans une semie-obscurité en jogging.

Le virtuel te couperait du monde, de la vraie vie. En ce qui me concerne, c’est tout le contraire qui s’est produit depuis que j’ai ouvert un blog un jour. Je n’étais ni désœuvrée ni seule à l’époque mais timide assurément (je le suis toujours d’ailleurs, si on progresse avec l’âge il reste toujours un fond qui ne se décollera jamais même en grattant très fort et peut-être que c’est mieux ainsi). Agrandir (créer même) son cercle de connaissances et d’amis quand on déménage souvent et qu’on débarque dans une ville où les gens ne sont pas les plus ouverts du monde (si tu es lyonnais, tu peux protester), c’est pas si évident.

J’ai tenté l’option activité mais une fois le cours de danse fini, tout le monde pliait ses affaires et rentrait se doucher/se restaurer/ se coucher. Avec une bonne dose de courage, j’aurais pu lancer un « On va boire un verre ? » à celles qui paraissaient les plus sympas »…j’aurais pu oui.

J’ai cru aussi à la piste « les mamans, papas de mes enfants deviendront des potes… » mais j’ai totalement raté le coche. Est-ce mon côté ours ou est-ce le fait de ne jamais avoir l’air disponible (que ce soit à la crèche ou à l’école, j’ai toujours été en train de courir, guetter l’heure pour arriver à un travail à l’autre bout de la ville?), est-ce parce que j’ai été rarement là à la sortie des classes? toujours est-il que les parents de mon fils je les croise, bonjour, bonsoir et ça s’arrête là.

Au moment où j’étais prête à me déclarer asociale option misanthrope, ma vie sociale a connu un renouveau. J’ai lu, suivi des blogueuses sur Lyon, un jour j’ai franchi le pas d’une première rencontre, puis d’une seconde. J’ai connu des personnes que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser, à qui je n’aurais peut-être jamais parler…y compris dans mon quartier.

Aujourd’hui la mayonnaise a pris et je n’ai pas envie qu’elle retombe. Elle a gonflé grâce aux bras musclés de Camille qui organise régulièrement des soirées Yelp. Même si je commence à connaitre certaines têtes, chaque événement est l’occasion de nouvelles rencontres, de nouveaux lieux et de découvertes et j’adore ça.

C’est comme ça que je me suis retrouvée dans le Nail bar Design Up du 6ème arrondissement avec file d’attente pour avoir des ongles d’enfer. Ce soir là j’ai préféré les cocktails (vodka noire/fraise) au vernis OPI et je t’interdis d’en conclure quoique ce soit )

Avec mes ongles peints, comment aurais-je pu goûter les bonbons de Violette et Berlingot? (les filles il faut que je vienne tester vos dragées, c’est un de mes nombreux vices).

C’est aussi comme ça que j’ai passé un très chouette moment avec des foodista, des gourmandes et des blogueuses culinaires dans le salon de thé si charmant Chez Guillemette. J’avais préparé des muffins poires / crème de caramel au chocolat, tuerie en provenance des Gourmandises de Camille …avec une base pareille, j’avais peu de chances de me louper (promis je mettrai la recette en ligne). Sur la table ce soir là, des toasts, des quiches saumon/poireaux, un cake au pistou, des financiers aux tomates séchées, des petits pots de yaourt si jolis qu’on ose pas les ouvrir, un carrot cake que mon fils me réclame à corps et à cri depuis, du champagne à la fraise (et plein d’autres choses) …on est même reparties avec un doggy bag )

Alors digital woman peut-être mais plus sociable aussi !

Et toi, ton expérience, ton avis?

 

Quelque chose qui ne va pas ? Il ne te revient pas ? c’est l’orange c’est ça ?

Il est pourtant sensé mesurer l’influence à travers les réseaux sociaux, ce qu’on appelle aussi la e-reputation.

Je me suis penchée un peu sur  l’interface pour tenter de comprendre sur quoi le score reposait (oui parce que quand on prononce le mot algorithme, tout de suite j’ai comme un blocage). Sont pris en compte le nombre de tweets, les mentions, les followers et les followings pour la partie Twitter ainsi que l’activité sur facebook mais sans détail pour le moment.

Si tu postes des photos avec instagram, que tu es actif sur google +, que tes déplacements n’ont plus de secret pour personne grâce à Foursquare, que ton profil est sur Linkedin, tes videos sur Yourtube, et tes coups de coeur sur Tumblr, bref si tu passes ta vie sur le web, tu augmentes ton score. C’est pas un brin aliénant par hasard ?

Quoiqu’il en soit, Klout est un objet capricieux qui donne parfois le sentiment d’échapper à la logique.  Tu twittes comme une dingue et ton score dégringole, tu es moins présent quelques jours et il remonte quand même. Bref  le quantitatif ne suffit pas…ce serait trop simple )

Klout t’apprend aussi les sujets sur lesquels tu es sensé être influent. En ce qui me concerne, il s’agit de l’archéologie et des moines trappistes …euh non cela aurait été drôle mais sans surprise je suis associée au chocolat, à la nourriture…petite bizarrerie je suis aussi liée au sujet poème.

Peut-être que la nuit, je me lève et que je tweet des haikus sans le savoir )

Et toi, Klout qu’est ce que tu en penses?

Edit : pour calculer ton score : http://klout.com/home

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