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Est-ce qu’elle me ressemble ? est ce qu’elle a pris de moi cette façon de se marrer comme une baleine alors qu’elle n’est pas particulièrement exubérante ? est ce que je lui ai transmis mon caractère de boudeuse, ma susceptibilité et un côté assez têtu  ? est ce qu’elle a le même problème de glande lacrymale, elle qui pleure déjà devant les films d’animation ou devant ce qu’elle considère comme une injustice ?

Je ne crois pas qu’au même âge j’aimais autant dessiner et colorier qu’elle , je ne suis pas sûre que j’avais le même sens de l’à propos, je ne jouais pas au playmobil (c’est pour ça que je me rattrape aujourd’hui) mais au lego, je n’étais pas la plus petite mais l’ainée, je ne me souviens pas avoir voulu à tout prix le même vernis que maman et aussi le même rouge à lèvres, parfum, blush. Si j’en crois les photos, je supportais tout à fait qu’on me fasse des coiffures alors qu’avec elle, un coup de brosse et elle se plaint déjà que je tire sur ses cheveux.

Elle aime toujours autant s’habiller en rose (j’ai l’espoir de varier cette couleur si tenté qu’il y ait un chat, un renard ou un papillon dessiné sur un vêtement) mais peut-être qu’un jour, elle aussi quand elle regardera les sites de fringue en ligne, comme celui d’Esprit ici, elle ne pourra s’empêcher de loucher en priorité sur les petites robes noires, les chemisiers noires, les chaussures noires, même si elle aimerait se laisser tenter par les looks  moins  classiques présents de la page facebook de la marque.

Elle a des lubies qui lui appartiennent : impossible de lui faire porter des gilets avec des boutons (si vous avez une explication n’hésitez pas ), elle ne veut pas s’assoir sur les toilettes qui se déclenchent toutes seules dans les WC public, elle n’est pas bec sucré mais adore la chantilly et le caramel.

Elle se comporte avec les peluches comme les blogueuses mode avec les sacs et les chaussures ou comme les blogueuses culinaires avec le matériel de cuisine. Elle en a un coffre entier dans sa chambre et plein sur son lit mais il lui faut toujours celle qui lui manque : le flamant rose cet été en Camargue, la marmotte à la montagne, le dauphin en visitant l’aquarium de Lyon…elle voudrait un chat, des lapins, un chien et elle m’a annoncé qu’elle voulait être vétérinaire plus tard.

Elle s’endort parfois devant les DVD de magie de son frère et déclare « qu’elle n’en peut plus » pourtant elle se plie de bonne grâce pour être sa première spectatrice et son assistante

Elle me colle encore comme si elle voulait rester un bébé mais pige plein de choses qu’on ne formule pas.

Portrait en creux et en devenir d’une petite fille qui va avoir 5 ans.

 

 

Avant de rejoindre la tribu des jeunes parents, tu es plein(e) d’illusions, tu penses que tu seras différente, que tu arriveras à garder du recul et puis un jour tu réalises soudain :

– que tu chantes sous la douche « houra, youpi, les mots à mots ont réussi ! » ou « la maison de Mickey, maison de Mickey » (même si tu as des doutes sur certaines paroles )

– que malgré le parcours miné sur le sol de la chambre de tes enfants encombré de petits objets divers et variés, tu n’as jamais chuté ou glissé sur une petite voiture..tu pourrais parler de miracle mais la vérité est ailleurs )

– qu’un sourire béat se dessine sur ton visage pour le spectacle de fin d’année de ton fils alors que la qualité artistique de l’ensemble est plus que discutable

– que les jouets au bord de la baignoire ont gagné peu à peu du terrain sur tes divers gels douches, bains et shampoings

– qu’il y a des glaces à l’eau dans ton congélateur (mais qui peut aimer ces trucs à part les enfants…et l’homme?)

– que lorsque tu veux regarder la suite de ta série un peu tard le soir sur le lecteur DVD, tu tombes sur le générique de Scooby-doo

– que des archéologues pourraient prendre ton canapé comme objet d’étude tant il est criblé de tâches malgré tes tentatives répétées de nettoyage

– que tu laisses parler ta fille au téléphone alors qu’elle minaude et hoche la tête et que l’interlocuteur se retrouve à faire les questions et les réponses (pourtant tu avais promis que jamais tu n’infligerais ce supplice à quiconque)

– que tu as dans la tête une cartographie très détaillée des parcs et des squares de ton quartier même si tu as toujours trouvé très ennuyeux les aires de jeux et que tu rêves de trouver le sous-terrain sous le toboggan qui te mènera à Zara ou ailleurs …

– que tu cherches plus souvent les sucettes et les doudous que tes clefs

– que tu regardes sur les cartes des restaurants s’il y a un menu enfant

..alors tu es définitivement passée du côté de la force obscure)

source: iobad.com

Je l’ai martelé souvent ici avec conviction : une maman bien dans ses pompes c’est une femme épanouie qui sort, qui a une vie amoureuse en dehors de ses enfants, qui prend des bouffées d’air pur ailleurs histoire qu’un jour de colère elle ne balance pas le couplet sur le sacrifice d’une mère à sa progéniture.

N’empêche que dans la réalité, depuis que j’ai repris mes études, je ne peux pas m’empêcher de penser que mes enfants en paient le prix :

avant la semaine commençait en douceur pour le grand et sans cantine car je ne travaillais pas ce jour là. Maintenant je n’ai pas cours le lundi mais j’ai tellement d’exposés ou de travaux en groupe que je retrouve des élèves pour travailler et je n’arrive pas à être disponible pour la sortie du déjeuner.

avant les enfants pouvaient dormir le mercredi matin et ils en profitaient pour s’offrir régulièrement une grasse matinée. Maintenant ils sont réveillés encore plus tôt que les jours d’école car je quitte la maison avant 7h ce matin là et l’homme doit assurer l’ouverture à son travail.

avant mercredi rimait avec cours d’éveil musical et atelier pâtisserie mère-enfant. Maintenant le chérubin n’a plus d’activité extra-scolaire et je réalise qu’avoir son mercredi quand on est parent est un luxe dans le monde du travail actuel.

avant j’étais disponible pour les enfants au moins la moitié de la semaine. Maintenant en rentrant je cours dans tous les sens pour caser toutes les tâches ménagères et si j’arrive à trouver 10 minutes pour jouer avec eux, c’est déjà pas mal.

– avant je les amenais à l’école tous les matins…maintenant j’y vais le lundi et c’est tout..souvent je pars de la maison alors qu’ils dorment encore sans même les préparer, les embrasser.

Bien-sûr je les câline tant que je peux, j’essaie de jouer avec eux, de les écouter comme avant mais pas de doute, je suis moins disponible et ils le ressentent. Manque plus que j’entende ou que je lise une maman dire « mon bonheur c’est avant tout mes enfants » et mon sentiment de culpabilité parentale  atteint alors des sommets )

Et toi, affranchi(e) de tout sentiment de culpabilité ou pas?

Edit : les gagnantes des paquets Carambar abracarambar sont Miss Cupcake, Pivoine et Bunny Kokeshi ! J’attends vos adresses les filles )

Non non je ne suis pas du genre à renifler son écharpe à la recherche d’un parfum féminin, à fouiller son sac ou à vérifier ses sms, à scanner son manteau en vue d’un cheveu blond et long mais par contre oui je retourne toujours les poches de ses pantalons

Pas à mon amoureux, à mon fils bien-sûr ) …avant de jeter ses vêtements dans le panier à linge, mieux vaut regarder deux fois…je plonge les mains dans les poches et je trouve des cailloux, des morceaux de bois, des bracelets en plastique, des marrons, des bonbons, des tétines parfois (quoi encore?)…un véritable trésor !

Malheur à moi si dans un instant de faiblesse ou de fatigue je tâte le pantalon et je ne repère aucune aspérité…en ouvrant le tambour de la machine, je découvre des petits bouts de papier blanc sur tout le linge…ciel un mouchoir !

Et toi, tu as quoi dans tes poches?

Parce que j’ai un fils qui doit prononcer au moins 100 fois par jour pourquoi, quand je suis tombée sur Le livre qui fait parler les enfants et les parents et après l’avoir feuilleté et apprécié l’illustration, je suis repartie avec. C’était avant même que j’apprenne qu’en classe, la maîtresse va initier les enfants à la philosophie.

C’est quoi un ami? c’est quoi la famille? pourquoi on se bagarre? pourquoi il y a des gens qui n’ont pas de maison? pourquoi on a peur? qu’est ce qui rend heureux? pourquoi il faut protéger la planète ? et l’incontournable pourquoi on vit, pourquoi on meurt? sont les sujets abordés dans ce livre.

Chaque chapitre commence par une définition illustrée par des exemples et des scénettes. Pour la famille, on voit des dessins avec une maman et un enfant ou au contraire des familles avec plein d’enfants..du coup on a cherché dans notre entourage mais soit on fréquente peu les familles soit on est asocial car on ne connait que des familles très classiques (papa-maman, 2 ou 3 enfants).

Une fois le concept  expliqué, place à l’imagination : crée avec ton enfant à créer une famille pirate qui habiterait sur un bâteau, invente une famille de super héros qui va à l’école en navette spatiale, etc….mon fils adore !

Après une bande dessinée relatant les aventures de la vache Muguette (qui pense que ses parents ne l’aiment pas …un classique !), une synthèse et des dessins d’enfant sur le sujet clôt le chapitre. Là je suis peut-être une féministe de pacotille mais je n’ai pas pu m’empêcher de noter la scénette avec toute la famille assise à table ( dont le papa) et la maman qui est debout pour servir…et si cela ne suffisait pas, on peut lire le texte suivant « Parfois papa est fatigué, maman est pressée« …ben voyons )

Mis à part cette vision passéiste de la répartition des tâches familiales, je trouve que le livre est très bien fait, clair, les dessins rigolos parfois. J’aime aussi la place qu’il laisse à l’imagination, on peut s’en servir comme point de départ pour plein d’histoires et pour dialoguer.

Et toi, tu as réponse à tout ?

Edit : le livre qui fait parler les enfants et les parents existe dans sa version 7 à 10 ans

Lundi les papas étaient en force pour la rentrée des classes…en tous cas devant l’école de mon fils.

Avaient-ils aussi mal au bide que les mamans ce jour un peu spécial où une page se tourne, où un nouveau cycle se dessine? se posaient-ils des questions sur la maîtresse et sur la classe de leur enfant? ont-ils réprimé une larme en vivant ce moment un peu symbolique du temps qui passe? ont-ils repensé à leur propre rentrée, mélange d’excitation et d’appréhension? Étaient-ils là de manière exceptionnelle ou accompagnent-ils régulièrement leur progéniture?

Nous, nous étions carrément venus tous les deux parce que nous en avions la possibilité matérielle…lui avait une décharge horaire, moi je ne travaillais pas ce jour là. Mais le fiston a trouvé que le cortège d’accompagnement était trop important, il a peut-être eu peur de craquer en franchissant le seuil de la classe, en lisant dans nos regards toute l’émotion que nous cachions sur le chemin de l’école en chantonnant alors je suis restée devant le portail, je l’ai embrassé et j’ai laissé le papa franchir les dernières mètres vers cette nouvelle année.

J’en ai vu passer des papas, à l’air tranquille ou inquiet, nonchalants ou pressés, seul ou avec un autre enfant tenu dans la main ou dans les bras..peut-être que certaines mamans les ont envoyé au front car elles les savaient plus rassurants ce jour là. Certains sont arrivés presque en courant, la trace de l’oreiller encore sur la joue et sont ressortis très vite…dur de reprendre le rythme.

Et puis l’homme, à son tour, est réapparu… c’est le fiston qui l’a congédié d’un « bon, tu peux y aller maintenant » alors qu’il savourait l’occasion qui ne se reproduira pas de rentrer et visiter la classe. En grande section, les parents restent sur le pas de la porte, c’est comme ça.

Et chez toi, qui a accompagné les enfants à l’école? à la crèche? chez la nounou ? ou qui t’accompagnait quand tu étais gamin(e)?

Edit : les papas, racontez-moi votre rentrée si vous l’avez vécu  !

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