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nuits de fourvière

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C’est, plongée dans le noir, (le conseil selon lequel il suffirait de laisser les volets fermés pour avoir une pièce fraiche est, en passant, plutôt bidon ou ne doit fonctionner que dans les maisons avec des murs épais en pierre, hier après midi il faisait 30° dans mon salon) que je tente d’écrire ce billet plein de lyonnaiseries. Je précise bien « tente » car chaleur + obscurité = risque de somnolence (#lavieillesse). Allez c’est parti avec …

La semaine du Risotto

La semaine du risotto qui se tient, cette semaine, à Lyon du 26 juin au 2 juillet 2017 avec comme principe, 7 recettes de risotto imaginées par les chefs lyonnais et mises à la carte de leur restaurant à savoir :

  • Basserie Le Sud – Gérard Lasne / 11 place Antonin Poncet 69002 Lyon
  • Café Terroir – Florent Poulard / 14 rue d’Amboise 69002 Lyon
  • Le Jeu de Quille – Guillaume Besson / 1 place Meissonnier, 69001 Lyon
  • Le Tire-Bouchon – Florent Gilibert / 16 rue du Boeuf, 69005 Lyon
  • Lyon’s GastroPub – Jeremy Lemaître / 7 Rue Neuve, 69001 Lyon
  • M Restaurant – Julien Gautier / 47 avenue Maréchal Foch 69006 Lyon
  • Marguerite – Francesco Santin / 57 Avenue des Frères Lumière, 69008 Lyon

Si en France, le riz est essentiellement dégusté en accompagnement, il est un plat en soi en Italie.  Pour réaliser un risotto à l’italienne, oubliez la crème, seuls le beurre et l’huile d’olive sont autorisés. Son goût repose ensuite  sur l’adjonction de bouillon chaud de légumes ou de viande.

Il existe plusieurs types de riz à risotto : le riso carnaroli, reconnaissable à son grain long et  souvent considéré comme le roi des riz à risotto; le riso arborio est la variété la plus connue dans le monde, son grain a des proportions généreuses et son taux d’amidon élevé permet de réaliser des risotti très crémeux;  le vialone nano, cultivé principalement dans la région de Vérone, en Vénitie, a obtenu le label IGP en 1990 et a un grain trapu qui permet une excellente absorption des condiments avec lesquels on le prépare.

C’est ce dernier risotto que j’ai choisi pour préparer un risotto aux petits pois en mettant un peu de vin de blanc en plus du bouillon de poule. Mis à part le fait de bien rester devant sa casserole et de ne pas ajouter de liquide, tant que la quantité précédemment versée n’a pas été absorbée, il n’y a pas difficulté majeure. Il faut compter environ 18 min du cuisson tout compris et servir dès que c’est prêt. Et c’est très bon !

En amont, j’avais été invitée à la présentation de la semaine du Risotto à l’école de cuisine de l’institut Paul Bocuse et à cette occasion, j’ai essayé de suivre tous les gestes du chef  Francesco Santini (aux commandes du restaurant Marguerite ) alors qu’il préparait un risotto au basilic, tartare de tomate et burrata « pugliese. C’était très frais, estival, parfumé, un  vrai régal !

crédit photo : Aline Perrier photographe

Voici la recette pour 4 personnes :

Ingrédients :

  • 240g de Riz Carnaroli
  • 60g d’Oignons Paille Ciselés
  • 50g de Vin Blanc Sec
  • Bouillon de Légumes ou de Volaille P.M
  • 100g de Feuilles de Basilic ou 1 Pot
  • 1 Grosse Tomate Cœur de Bœuf 300g env.
  • 2g d’Origan Sec
  • 3g d’Origan Frais
  • 2 Burrata de 125g chacune
  • 60g de Beurre Froid Coupé en Petits Dès
  • 60g de Parmesan Râpé
  • 15g de Copeaux de Parmesan
  • 25g d’Huile Olive Extra Vierge

 Préparation :

  • Laver les feuilles de basilic, réserver les plus petites pour la décoration du plat.
  • Blanchir le reste rapidement dans une chauffante bien assaisonnée, les débarrasser dans une eau glacée puis mettre à égoutter.
  • Monder la tomate puis la couper en deux à l’équateur et l’épépiner avec une cuillère à pomme parisienne.
  • Hacher finement la chair au couteau puis mettre à égoutter et réserver au frais au moins 30mn.
  • Presser légèrement les feuilles de Basilic et conserver l’eau de cuisson qui en sort.
  • Mixer au « Blender » les feuilles de Basilic en ajoutant petit à petit de l’eau de cuisson afin d’obtenir un mélange lisse et brillant. Réserver au frais.
  • Suer les oignons au beurre avec une pincée de sel.
  • Ajouter le riz et le faire nacrer. Déglacer au vin blanc, puis le réduire à sec.
  • Mouiller le riz en 4 ou 5 fois à l’aide du bouillon tout en remuant entre les mouillements et en maintenant une ébullition moyenne constante.
  • Une fois le riz à consistance (environ une quinzaine de minutes), ajouter la purée de basilic et lier le risotto avec le parmesan râpé, le beurre et l’huile d’olive.
  • Rectifier l’assaisonnement et laisser le riz reposer quelques minutes.
  • Récupérer le tartare de tomate, l’assaisonner avec les origans, l’huile d’olive, le poivre et ajouter de la fleur de sel.
  • Découper les Burrata en 2.
  • Passer au dressage sur assiette plate. Disposer 4 cuillerées de risotto au centre de l’assiette, tapoter légèrement le dessous de celle-ci afin d’étaler le risotto de façon homogène.
  • Prendre un emporte-pièce et le disposer au milieu.
  • Dresser le tartare de tomate en demi-lune sur le côté droit et disposer la demi Burrata sur le côté gauche.
  • Retirer l’emporte-pièce et répartir harmonieusement les copeaux de parmesan, les feuilles de basilic et finir avec un trait d’huile d’olive extra vierge et un tour de moulin à poivre

Casa Nobile

On reste en Italie avec une adresse de restaurant que je vous conseille si vous aimez autant la pasta que moi (il y a aussi quelques risotti à la carte), Casa Nobile. J’y suis retournée samedi pour un déjeuner avec ma fille pour qui, côté culinaire, il n’y a rien au dessus d’un bon plat de pâtes.

Lorsque nous sommes partis en Sardaigne, à Pâques, elle a mangé des pâtes (mais jamais les mêmes) midi et soir pendant une semaine alors pour faire plaisir à la Miss,  je savais que Casa Nobile était le bon endroit.

Les serveuses à l’accent italien si chantant sont charmantes et souriantes et il est aussi difficile de choisir un plat dans la carte de ce restaurant qu’une pâtisserie dans une vitrine appétissante quand on est bec sucré. Ma fille s’est laissée tenter par le très classique lasagnes à la bolognaise (et en toute honnêteté, elles battent celle que je prépare à plates coutures) et j’ai pris des linguine (mes préférés je crois) aux fruits de mer et petites courgettes rôties. Nous étions installées à une table au frais pas loin des cuisines (et dans une partie moins bruyante que la salle principale) et nous n’avons cessé de nous dire combien c’était délicieux.

 

 

Ce n’est pas forcément très bon marché (surtout si on compare avec les prix à Turin par exemple) mais à chaque fois que je m’y suis attablée, j’ai passé un très bon moment.

Machine de cirque aux Nuits de Fourvière

C’est aussi avec ma fille (qui envisage carrément d’épouser un italien -je lui ai dit qu’elle épouserait aussi la mama -) que je suis allée voir aux Nuits de Fourvière le spectacle de Machine de cirque. C’était la première fois qu’elle prenait un petit coussin qui s’envolerait quelques heures plus tard dans les airs, c’était la première fois qu’elle s’asseyait dans les gradins pas très confortables surtout quand on veut mettre à tout prix une robe mais cette première fois, on s’en souviendra aussi pour l’originalité et la qualité du spectacle vu ce soir là.

Le cirque traditionnel, j’y ai emmené les enfants quelques fois quand ils étaient tout jeunes mais les numéros avec des animaux me mettent toujours mal à l’aise (non, vous n’arriverez pas à me faire croire qu’ils sont « heureux » de faire cela et de vivre le reste du temps dans des cages minuscules même s’ils sont nés en captivité) et j’ai toujours trouvé les clowns plus flippants que drôles.

Si les 5 garçons de Machine de cirque empruntent bien des codes au cirque, ils s’en éloignent aussi beaucoup réussissant le pari de rendre leur spectacle à la fois drôle, moderne et poétique. Sur scène, pas de piste aux étoiles mais une sorte d’échafaudage, prétexte à de multiples acrobaties, une énorme batterie et d’autres instruments qui accompagnent en direct les différents numéros.

Et eux surtout, incroyables de force et de souplesse, d’énergie et de grâce. Avec eux, les vélos semblent légers comme des plumes et se conduisent debout, couché, à l’envers, ils forment des cercles sur scène quasi hypnotiques. Avec eux, une simple serviette de bain devient prétexte à toutes les contorsions dans un numéro qui a fait rire l’arène entière du début à la fin. Avec eux, on a l’impression qu’il suffit de prendre son élan pour s’envoler dans les airs, exécuter une ou deux figures une fois en haut et atterrir comme si de rien n’était (même si à chaque fois, on a le cœur qui se serre de peur, à part quelques tapis sur scène, il n’y a rien pour les protéger).

Assises tout en bas des gradins, on a vu leur torse se soulever, leurs vêtements trempés de transpiration, leur visage concentré quand il le fallait, leur complicité et cette générosité à donner tant au public le temps d’un spectacle que cela en est émouvant (en tous cas, moi cela m’émeut). Que serait le monde sans artistes et leur folie qu’on leur reproche parfois parce qu’ils ne sont pas assez dans les clous, pas assez conformes et dans les normes, pas assez « rentables »? Voilà à quoi je pensais en regardant ma fille qui n’a pas raté une seconde de ce spectacle inventif, rythmé, amusant et qui a, absolument tenu, à ce qui nous mettions quelques mots sur le livre d’or prévu à cette occasion.

Voilà c’est tout pour ce dimanche. Je ne me suis pas endormie en route (et j’espère que vous non plus) et je vous souhaite une belle semaine à venir !

Comment était votre week-end ? C’est un pléonasme de dire qu’il est passé trop vite (il parait que certaines personnes s’ennuient quand ils ne sont pas au boulot, va comprendre). Aujourd’hui j’ai préparé une tarte aux pêches qui ne ressemblait pas du tout à la photo dans le magazine mais qui était très bonne. Normalement la recette devrait être en ligne sur le blog cette semaine.

A part cela, cette semaine j’ai découvert :

Food Factory Lyon

Mardi midi, je m’apprêtais à déjeuner sur le pouce quand Stephatable m’a appelé et m’a proposé de venir manger un burger à la Food Factory Lyon (à 5 minutes à pied de chez moi, pratique ). Pour une fois que je pouvais dire oui à quelque chose de non planifié (j’aime bien les imprévus mais c’est quelque chose qui n’existe quasiment plus depuis que je suis parent), j’ai sauté sur l’occasion.

Food Factory Lyon, dernier bébé de Geek & Food inauguré il y a peu, est à la fois un lieu pour les shooting photos culinaires (avec une luminosité idéale), un lieu de coworking culinaire et un espace événementiel (il y a une grande cuisine avec tout l’équipement pour préparer à manger). Bref si vous cherchez un lieu pour organiser un événement gourmand, gourmet, croquant et craquant sur Lyon, vous savez qui contacter.

 

 

Les burgers confectionnés par @Clotildevente (présente avec @marie.enes pour un shooting mariant food et objets chinés) étaient excellents et on était vraiment bien dans le jardin attenant à la Food Factory Lyon.

 

Le festival Lumière édition 2017

Jeudi matin, j’ai assisté à la conférence de presse annonçant la programmation du prochain festival Lumière qui aura lieu du 14 au 22 octobre prochain. Thierry Frémeaux a ménagé le suspense jusqu’à la fin quand à l’invité de cette édition 2017 (j’avais pas le bon pronostic )), Wang Kar-Waï. Je vous avoue que de ce réalisateur je n’ai vu qu‘In the Mood for Love.  Je vais régulièrement au cinéma mais je ne suis pas une cinéphile car j’ai vu peu de « grands classiques ». Le festival Lumière est justement l’occasion de découvrir ou de revoir des films faisant partie du patrimoine culturel.

Cette année, le festival mettra à l’honneur entre autres  :

-le réalisateur Henri-Georges Clouzot (avec une copie restaurée du Salaire de la peur dont nous avons vu un extrait ou L’enfer)
-l’acteur de cinéma muet Harold Lloyd lors de ciné-concert à l’auditorium
– dans le cadres des grandes projections, les films en copies restaurées de 1900, Rencontre du 3ème type et 2001 Odyssée de l’Espace
-le réalisateur JL Godard de ses premiers films à avant 1968 (nous avons vu un extrait de Pierrot le Fou qui m’a vraiment donné envie de voir ce film)
– les invités Tilda Swinton, Guillermo del Toro, Diane Kurys
– le musicien de cinéma Giorgio Moroder
-le film Le Roi Lion dans le cadre du festival pour les enfants

 

crédit photo : Nicolas Guérin 

Je n’avais jusqu’à présent vu Thierry Frémeaux que sur quelques plateaux télé. Je l’ai trouvé captivant quand il parle de cinéma et son livre, Sélection officielle, déjà dévoré par mon fou de ciné, a rejoint ma pile de livres à lire sur ma table de chevet.

Julien Doré aux nuits de Fourvière

Vendredi soir j’ai pris la direction des arènes de Fourvière. En dehors de l’artiste, les nuits de Fourvière c’est tout un rituel : emprunter le funiculaire jusqu’à l’arrêt minimes, juger de la popularité du spectacle en fonction de la longueur de la file d’attente, attendre des fourmis plein les jambes que les portes s’ouvrent, presser le pas en espérant avoir une place pas trop haut dans les gradins, attraper au passage un coussin pour amortir la rudesse de la pierre sur laquelle nos fessiers seront assis pendant quelques heures, voir les arènes se remplir doucement alors que le ciel peu à peu change de lumière, se laisser envelopper par cette ambiance si particulière, imaginer tous ceux et celles qui se sont assis ici à travers les siècles en voyant les colonnes sur la scène, commencer à s’impatienter ….

Et puis, le rideau cachant une esperluette est tombé, les balances ont pris fin, un murmure de plus en plus puissant a parcouru l’amphithéâtre, les musiciens sont arrivés sur scène et  Julien Doré est apparu dans l’encadrement de l’esperluette.

Dès la première chanson, il nous a embarqué avec lui avec son énergie incroyable, avec cette façon de faire corps avec les spectateurs et de leur tendre le micro (mieux vaut connaitre ses chansons), avec sa folie, sa façon de bouger, son humour.

Ses musiciens étaient toujours aussi bons. Je l’ai déjà écrit ici mais il est bien plus qu’un chanteur : on le voit dans le soin qu’il prend dans chaque détail de l’album en tant qu’objet, on le voit dans la conception de ses clips et sur scène il bondit, il séduit, il est sensuel puis drôle puis tendre ….il s’éclate et c’est communicatif.

Et puis il y a ces surprises qui ont émaillé le spectacle et que je tairais par ce que sa tournée est loin d’être finie et que cela fait partie du plaisir. Comme l’a dit @carnetsdemode avec qui j’étais, on ne peut pas rembobiner ? (vous imaginez si on pouvait rembobiner les moments les plus forts, les plus heureux de notre vie, ce serait un sacré super pouvoir ? …ou peut être qu’ils ont de la valeur justement parce qu’ils sont uniques )

Aluna Festival 🐬 #JDTOUR

Une publication partagée par Julien Doré Øfficiel (@jdoreofficiel) le

Puzzle café

Samedi matin, j’avais rdv avec Emilie du blog Cinnamon & Cake pour tester la formule pancakes de Diploïd. Sauf qu’en arrivant devant la devanture à 9h, on s’est rendue compte que cela n’ouvrait qu’une heure plus tard et que toutes les adresses auxquelles on pensait sur la presqu’île étaient également fermées. Je crois qu’il y avait une sorte de malédiction sur ce samedi 17 (la principale intéressée comprendra), heureusement on est arrivées par hasard devant Puzzle Café et c’était ouvert.

On aurait pu juste boire un café (le mien n’étant déjà pas très « instragrammable » car je n’aime pas le lait en boisson) mais les pancakes se rappelaient encore douloureusement à notre esprit, alors on a craqué pour une part de carrot cake bien parfumé et moelleux.

Il y a assez peu de tables mais du coup je trouve que cela créé une ambiance intime, dans laquelle on imagine se retrouver entre habitués. J’ai apprécié mon americano et j’ai vu sur le tableau noir derrière le comptoir une formule déjeuner. Bref je repousserai la porte de cet  endroit qui a la bonne idée d’ouvrir tôt.

 Puzzle Café
4 rue de la poulaillerie (près de Cordeliers et des Terreaux)
Lyon, 2ème

 

Voilà cette semaine était bien remplie, je crois que j’en profite avant les vacances scolaires (deux mois avec les enfants, ce n’est pas maternellement correct mais oui moi je trouve cela long !)

Hydratez-vous, restez à l’ombre, il parait qu’il va faire encore plus chaud cette semaine !

Laissez moi encore un peu sur mon petit nuage, celui sur lequel Benjamin Biolay m’a déposé vendredi soir lors de son concert aux Nuits de Fourvière. Je n’ai d’ailleurs pas vraiment quitté l’amphithéâtre depuis,  les albums de Benjamin Biolay tournant sur ma platine.

Le dernier album de Benjamin Biolay, Palermo Hollywood, à la fois si différent des cd différents avec ce voyage en Argentine aux allures de bande son ciné et si « Biolayen » dans l’écriture et dans la puissance mélodique, je l’avais écouté un paquet de fois déjà mais il a pris toute son ampleur sur scène à Fourvière.

Il faut dire que le chanteur lyonnais n’a pas fait les choses à moitié : pas moins d’une vingtaine de musiciens sur scène (dont une grande partie argentine), une section de cordes, violon, violoncelle, contrebasse dirigée par un chef d’orchestre, une chanteuse lyrique et un ténor, des invités (Chiara Mastroianni pour des duos plein d’élégance; Melvil Poupaud) , des jeux de lumière magnifiant l’ensemble. J’imagine que la maison Barclay appréhendait autant que les spectateurs que la pluie ne s’invite et gâche cette soirée qui restera gravée dans les mémoires (à part une averse avant de rentrer dans les arènes, il y aura à peine quelques gouttes).

Quand Benjamin Biolay arrive sur scène et prononce les paroles de Palermo Hollywood, je me souviens que c’est, assise sur ces mêmes gradins, il y a quelques années, que j’ai eu un coup de foudre musical pour lui. J’étais venue l’écouter sans le connaitre vraiment. Après le concert qui avait été comme une révélation, j’avais acheté tous ses disques.

Je ne vais pas vous faire un compte rendu chanson par chanson, je n’ai pas le talent d’un chroniqueur musical et je ne suis pas sûre que ce soit très intéressant. J’ai savouré le plaisir d’entendre Miss Miss  et la débandade dans ce lieu si particulier, j’ai eu envie de danser sur Palermo Queens alors que la chanteuse Sofia Wilhemi avec ses mouvements chaloupés faisait grimper la température des arènes de quelques degrés.

Le premier moment de grâce est venu (pour moi) avec Pas sommeil (écoutez la je vous en supplie, cette chanson est magnifique !) sublimé par la réorchestration et par les envolées des cordes.  Difficile de l’expliquer mais cela a été comme une déflagration émotionnelle. Je crois qu’à ce moment là j’ai regardé l’amie que j’avais retrouvé sur place et qu’on s’est regardé comme pour vérifier si l’autre avait ressenti la même émotion avec la même intensité. Sourire ébahi sur nos visages.

Après la très belle Ballade française, dernier titre de l’album Palermo Hollywood, Benjamin Biolay a chanté les Cerfs Volants et raconté (avec une voix qui est une pub vivante pour ne pas arrêter la cigarette !))  l’histoire de cette chanson à laquelle personne ne croyait à part lui,  Thierry Plannelle et Hubert Mounier, disparu récemment. L’hommage qu’il lui a rendu en revisitant quelques uns de ses titres, a été l’occasion de découvrir qu’au delà de Chic Planète et Tout mais pas ça, Hubert Mounier était un mélodiste de talent. J’ai fait un bon en arrière avec Mobilis in Mobile et j’ai trouvé très émouvante son interprétation du très beau titre Loin.

Et puis Benjamin Biolay m’a mise KO en se mettant au piano pour Ton héritage, La Superbe ou la moins connue mais tout aussi puissante Négatif (avec une voix plus grave et sensuelle qu’à l’époque de la sortie de cette chanson).

Benjamin Biolay jouait à domicile comme on dirait dans cette période « foot », il a quitté la scène, après quasiment 2h30 de concert, avec Lyon Presqu’île, dernière fusée dans ce feu d’artifice. J’aimais déjà ses textes et ses musiques, sa façon de parler d’amour, sa mélancolie, sa voix, son côté entier, vendredi soir, aux Nuits de Fourvière, Benjamin Biolay a révélé toute sa superbe.

crédit photo : M. Augustiniak

 

Cette semaine, j’ai assisté au concert de Vanessa Paradis aux Nuits de Fourvière entourée de spectateurs en poncho (par un coup de chance, la pluie s’est arrêtée juste à temps). Je ne suis pas particulièrement fan de la chanteuse mais j’avais eu des places et surtout il y avait Benjamin Biolay (et sa voix ah sa voix, et ses mélodies ah ses mélodies et sa façon d’agencer les mots, ah ses mots !). Vanessa Paradis était divine et glamour dans sa robe rouge (beaucoup plus classe que dans un k-way rose), Benjamin Biolay se cachait dans un coin en l’accompagnant au piano, il y a eu les chansons que j’aime écouter chez moi comme L’Au-delà, Prends garde à moi, Station Quatre Septembre, Etre celle, La chanson des vieux cons, Les roses rouges mais je n’étais pas vraiment dedans. Le public s’est réveillé les 30 dernières minutes du concert quand la chanteuse a repris ses anciens tubes : Marylin et John et Tandem.

En vrac et pas en photos, j’ai découvert une nouvelle série britannique, Mr Selfridge, dont je vous reparlerai dès que j’aurais fini la saison 1, les cookies n’étaient pas pour moi mais j’ai goûté le cheesecake abricot d’Angelina (vraiment très très bon).  Je crois que je vais éviter de jouer au loto les vendredi 13, le dernier ne m’a porté chance et je profite de ce récap hebdomadaire pour remercier tous ceux et celles qui m’ont laissé ou envoyé un petit mot …

collage semaine 24

 

★ Et pour la pause musicale du dimanche, j’ai choisi Le rempart de Vanessa Paradis puisque je vous parlais d’elle au début de ce billet :

Hé, à quoi ça sert ?
A quoi ça sert de venir te voir ?
A quoi ça sert ?
De quoi j’ai l’air ?
Quand je frappe à ta porte ce soir
Qu’est ce que j’espère ?
Qu’est ce que j’espère ?

Oui qu’est-ce que j’espère ?
Qu’on me dise la fin de l’histoire
Qu’on me libère
Qu’on me repère
Qu’on me dise si je viens, si je pars
Que l’on m’éclaire
Que l’on me fasse voir
Ce qu’il y’a derrière
Derrière cette histoire
Derrière ce rempart
C’est un mystère

Moi j’ai peur du noir
J’ai peur de la nuit, du hasard
J’ai peur ici de ne plus savoir
J’ai peur de me perdre, il est tard
Là sans lumière, j’ai quel espoir ?

Hein qu’est ce que je dois faire ?
C’est vrai j’dois bien finir quelque part
Loin de tes terres, de ta mémoire
Je voulais juste te dire au revoir
Juste une dernière fois te revoir
Avant que j’erre, que je ne m’égare
J’aimerais qu’on se serre
Puis qu’on se sépare

D’autres photos de la semaine (dont le fameux cheesecake) sur Instagram

Chaque année, grâce au travail de l’homme, j’ai la chance d’assister à au moins un spectacle des Nuits de Fourvière à tarif vraiment tout petit. C’est comme ça que je me suis retrouvée lundi soir, assise dans l’amphithéâtre, devant les ballets Trockadero de Monte-Carlo.

Cette compagnie a plus de 30 ans d’existence pourtant je n’en ai entendu parler que depuis peu et je n’ai jamais eu l’occasion de les voir à la télé. J’étais donc assez déroutée quand j’ai vu débarquer sur scène, sur une musique très connue du Lac des cygnes, des hommes et exclusivement des hommes en tutu blanc et pointes au pied.

D’abord j’ai cru que l’aspect comique allait l’emporter sur le reste : mimiques exagérées, reprise des codes de la danse classique pour les détourner, chutes et glissages, envoi du partenaire dans le décor, dérapage ou pied aux fesses.

Et si c’était une façon d’obtenir l’adhésion du public, même le plus novice, même celui qui n’aurait jamais l’idée (ou l’envie) d’aller voir un ballet du répertoire pour l’embarquer dans ce monde de grâce, de gestes parfaits où la beauté des tableaux de groupe le dispute à celle des solos ou duos ?

 En effet au rire succède très vite l’émerveillement devant la virtuosité des danseurs. Pirouettes, entrechats, grands jetés et  mouvements réservés habituellement aux danseuses, les 15 interprètes s’approprient tout avec une technique qui laisse ébahie. J’en suis presque venue à douter qu’il s’agissait bien d’hommes.

Les ballets Trockadero de Monte Carlo, en choisissant la voie du burlesque et en parodiant des ballets célèbres comme le lac des cygnes, les Sylphides ou des chorégraphies de Merce Cunningham, réussissent leur pari de dépoussiérer l’image de la danse classique et la rende accessible à tous. Alors cours-y si la troupe passe près de chez toi !

 

 

Et toi, tu les connaissais ?

crédit photo : vol25, etsy

Contre les petits coups de mous, les baisses de moral, voici ma posologie : note chaque jour de la semaine, un petit bonheur, fugace ou plus tenace …

Samedi : j’ai profité du soleil pour déjeuner sur la terrasse..et j’ai eu l’impression d’être en vacances

Dimanche : j’ai retrouvé une amie pour un ciné et un verre …on s’est raconté des morceaux de nos vies en riant

Lundi : je me suis précipitée sur la programmation des Nuits de Fourvière 2011 qui vient juste d’être mise en ligne … le plus dur va être de choisir le ballet ou le concert

Mardi : j’ai reçu un mail  m’annonçant que j’étais sélectionnée au Prix du meilleur Polar des lecteurs de Points et que des livres vont atterrir dans ma boîte aux lettres..chouette !

Mercredi : j’ai réussi à mettre une barrette à ma fille, j’ai récolté des compliments sur sa frimousse (jusqu’à ce qu’elle croise sa tête dans un miroir et qu’elle se rende compte de la présence de la barrette…bien entendu elle ne l’a pas supporté une seconde de plus)

Jeudi : j’ai rejoint ma sœur pour une nocturne Ikéa

Vendredi: j’ai emprunté des guides et des livres sur l’Italie juste pour rêver de Naples, de Toscane et de Rome et parce que ce mois ci sur Fais toi la belle, on part en Italie

Et un autre petit plaisir, les 5 gagnants des deux mini-paquets de carambars : Ginie, Cla, Sonia, Jerome69 et Océane (envoyez moi vite vos adresses svp).

 

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