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nuit de fourviere

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Vous en rêvez depuis dimanche dernier, vous avez programmé une alarme sur votre téléphone pour ne pas le rater (faites semblant au moins, je me suis levée à 7h30 pour écrire ce billet – non personne ne me force )), voici les 5 j’aime de la semaine :

1-Etienne Daho aux Nuits de Fourvière

Lundi, j’ai vérifié la météo annoncée pour la soirée environ toutes les 2 h mais rien à faire, il semblait bien flotter à l’heure où j’étais sensée m’installer sur les gradins des arènes de Fourvière. En sortant du funiculaire, j’ai été accueillie par une franche averse et le ciel était tellement sombre que je ne voyais pas trop comment cela pouvait s’arrêter. J’avais un imperméable mais j’ai préféré attendre jusqu’au dernier moment à l’abri plutôt que d’être trempée (ma hantise en tant que freelance : être malade, les congés maladie n’existant pas).

Et puis Etienne Daho est arrivé et le ciel s’est dégagé, la pluie s’est totalement arrêtée (ce n’est pas la première fois que j’assiste à ce « miracle », il y a de la magie à Fourvière j’en suis sûre).  J’étais debout à quelques mètres à peine de ce chanteur que j’écoutais ado. Le premier album (pas un cd à l’époque) que j’ai eu en cadeau est celui avec Etienne Daho en marinière, un perroquet sur l’épaule. Ma mémoire est très sélective mais je me souviens très bien de ce moment où ma tante me l’a offert. C’était donc assez irréel xxxx années (on va éviter de compter mais la moyenne d’âge du public autour de moi dans la fosse était un bon indicateur )) d’entendre Etienne Daho reprendre ces chansons que j’ai tellement écoutées depuis.

Lui, la même voix, la même élégance,  le geste si dahoesque (oui j’invente des mots, je suis sur mon blog) tant il a une façon de bouger bien à lui, cette timidité qui affleure quand il parle.  Nous, tous de poncho vêtus ou presque (imaginez plus de 4000 personnes avec pas mal de cirés jaunes, effet assez comique vu de la fosse), reprenant ses refrains si souvent fredonnés.

Sur la scène, les lumières façon boîte de nuit associées aux rythmes pop du chanteur du répertoire ont transformé Fourvière en Dance Floor Géant.  Sortir ce soir, Comme un boomerang (que je préfère chanter en duo), l’invitation, Week-end à Rome (avec un très beau enchaînement avec Les flocons d’été), je les aime toutes  ! Voilà qu’Etienne Daho enchaine sur Tombé pour la France, Epaule Tatoo, Bleu de toi, Le premier jour du reste de ta vie dans des versions  2018, évitant l’écueil de jouer à fond la carte de la nostalgie. Les musiciens sont à l’unisson et assurent, Etienne Daho, dont c’est la première de la tournée « Blitz Tour », est visiblement de plus en plus à l’aise.

Il nous offre alors un moment magique en interprétant L’ouverture, la plus belle chanson sur la rencontre amoureuse pour moi.  Il la dédie à la rencontre avec le public.

Nous n’avons pas envie de le laisser partir et avant de s’éclipser, Etienne Daho chante à capella Duel au soleil avec 4400 choristes. Difficile de trouver plus belle conclusion à cette soirée aux Nuits de Fourvière.

crédit photo : D.R.

2-Youhou spécial Grand Prix des Lectrices Elle 2019

Mercredi j’ai appris en regardant ma boîte mail que j’avais été sélectionnée pour faire partie du jury du Grand Prix des Lectrices Elle 2019. Cris de joie au milieu des cris des enfants (mercredi )). J’ai hâte maintenant de savoir quand je vais commencer à recevoir des livres. Je partagerais tout ça sur mon compte Instagram @bookaddictlyonnaise dans un premier temps et aussi sur le blog.

 

3-Ma nouvelle robe rouge

La photo est floue et on ne voit pas grand chose mais j’avais quand même envie de vous montrer cette robe rouge à fleurs repérée dans une boutique de mon quartier. D’abord parce que côté couleurs, je suis passée du tout noir à plus de couleurs et plus de motifs et tant pis si cela n’amincit pas. Ensuite parce que c’est le genre de robe parfaite quand on a 1) version médicale des kilos en trop 2) version soyons positifs des jolies formes.

4-Une escapade parisienne 

J’ai fini la semaine à Paris avec au programme :

-du beau temps 

 

– de gros coups de coeur sucrées dont ce cheesecake mosaïc de Pierre Hermé. Il m’a ravi aussi bien par son jeu de textures (pâte sablée légèrement croustillante, biscuit moelleux imbibé aux griottes, onctuosité de la crème légère au cream cheese et à la pistache) que par l’équilibre de ses saveurs (douceur du cheesecake pistache, saveur légèrement acidulée des griottes, pointe de sel).
J’ai adoré aussi les petits morceaux de pistache qui craquent sous le dent. Si vous aimez les cerises, la pistache et le cheesecake (en sachant qu’on est à des années lumières de certains cheesecakes un peu bourratifs, ici on n’a pas du tout envie de le partager )), foncez tant que c’est la saison des cerises.


– des moments enrichissants avec deux personnes qui sont de grosses bosseuses mais qui ne la ramènent pas, Sophie du blog Turbigo gourmandises et Karine créatrice de Montmartre Addict 

– de grandes balades à pied comme je les affectionne

-un hôtel choisi par hasard mais dont je vous reparlerai

5-La balle au pied…des playmobils

Le foot je m’en fous sauf quand les playmobil jouent avec un ballon, là je trouve cela tout de suite plus marrant :

Bonne semaine : )

(et un gros merci pour vos commentaires, sans eux, je ne suis pas sûre du tout que 12 ans après avoir ouvert ce blog je serais prête à me lever à 7h30 un dimanche matin pour écrire un billet )

L’homme a de nombreuses qualités dont celle d’avoir un CE qui nous permet tous les ans de profiter d’un spectacle aux nuits de Fourvière à un tarif plus qu’avantageux. Cette année pas de danse mais un concert, tu me suis?

Une chaleur écrasante s’est installée sur Lyon depuis quelques temps et c’est le jour même du concert en plein air qu’il se met à pleuvoir dès le matin. Échanges de mails au sommet pendant la journée, achat de k-way envisagé, semi-résignation à l’annulation. Finalement au dernier moment la pluie se calme, je troque mes manches courtes pour un pull et un trench (oui Madame je suis frileuse et les températures ont soudainement chuté ), pas de parapluie car c’est interdit (tu imagines les dégâts d’un jeté de parapluie collectif ) et en route joyeuse troupe.

Les nuits de Fourvière se déroulent sur la colline du même nom; pour y accéder, il faut emprunter un funiculaire aux sièges en bois et à l’allure poussive qui grimpe raide jusqu’à destination. Petit dépaysement ou grand (si tu as un peu plus d’imagination, tu peux rêver un court instant aux vieux trams jaunes de Lisbonne) garanti. Dans la rame, les habitués ont prévu les minutions : de gros coussins sur lesquelles poser ses fesses et amoindrir la rudesse des gradins en pierre.

Comme les moins organisés, les novices ou ceux qui n’ont pas envie de se charger, je récupère l’accessoire indispensable du festival fourni à l’accueil mais je fais l’impasse sur les ponchos proposés à la vente étant donné le ciel menaçant et gris. Il en va de mon image ). S’ensuit la montée des marches ou devrais-je dire l’ascension étant donné la hauteur de celles-ci (c’était des géants dans l’Antiquité ?) à la recherche de la place centrale si possible.

Une fois installée, je me livre à un de mes jeux préférés : l’observation de mes contemporains. Derrière moi, j’entends un accent américain prononcé et charmant. Avec ma grâce et ma discrétion légendaire, je me retourne, l’individu en question me sourit et je me dis que j’aurais du me contenter de fantasmer sur sa voix…la réalité est parfois (souvent?) décevante. J’ai toujours l’impression de choisir LA rangée où 5 ou 6 individus passeront leur temps à faire des allées et venues m’écrasant les pieds à chaque fois. Je repère les places réservées qui arrivent au dernier moment; ceux qui sont venus pour faire plaisir à leur belle mais qui tirent la tronche du début à la fin et ne bougent pas un cil durant tout le concert..très plaisant; ceux qui ont sorti la polaire et ceux qui ne grelottent pas à manches courtes; ceux qui semblent avoir atteri là par hasard et qui demandent à la gentille organisatrice des précisions sur l’artiste assimilé à un dépressif.

J’ai même pas vu
Que t’étais rien,
Que t’étais morte de chagrin,
Que t’étais seule comme un vieux chien,
qu’tu faisais la gueule dans ton coin.

(extrait de Tout ça me tourmente. C’est sûr que c’est pas la compagnie créole )

La première partie est assurée par un groupe, Angil and the Hiddentracks, dont je n’ai jamais entendu parler et que je n’écouterai probablement jamais plu. Elle se déroule sous une sorte de bruine qui évoque pour les plus optimistes le crachin breton et pour les autres un gars qui postillonerait assis sur son nuage là-haut. Je commence à regretter de ne pas être emballée dans le film alimentaire vendue à l’entrée.

A 21h30, Emilie Simon arrive sur scène. Si je ferme les yeux, je pense à Kate Bush version électro. La chanteuse nous raconte qu’en 2003, lors de sa venue précédente aux nuits de fourvière, quand elle avait chanté La pluie, il s’était mis à pleuvoir…tu vas pas me croire mais quelques instants plus tard il pleut et Emile Simon salue alors qu’une hola d’enfilage de k-way secoue les gradins.

Pendant que la scène se métamorphose pour la troisième partie de la soirée, je cède à l’appel du poncho après avoir tenté le coussin amorti-cul comme couvre-chef…l’humidité commence à pénétrer mes vêtements et ce serait ballot de tomber malade juste la veille de mes vacances (et problématique d’avoir 40° de fièvre avec deux enfants petits à garder). Au moment où je tends ma pièce à la vendeuse, les gouttes cessent de tomber (remboursé, remboursé!). Serait-ce la magie Biolay?

En tous cas c’est le moment qu’il choisit pour rentrer sur scène. Le ciel maintenant est dégagé, la lune pleine semble veiller sur notre assemblée et les lumières de la ville s’étalent à nos pieds (oh c’est beau!). Là les filles j’ai un scoop, Benjamin s’est lavé les cheveux avant le spectacle ! Personne ne crie son prénom mais il faut croire que le charme opère sur certaines car des premiers rangs on lui tend cadeaux et lettres.

Il ouvre le concert avec Tout ça me tourmente. Tout de suite je rentre dans son univers et suis touchée par la richesse et la beauté de ses mélodies et de ses textes. Lyon presqu’île a une résonance particulière ce soir-là pour celui qui a grandi ici. Il chante La Superbe, Night Shop, Si tu suis mon regard, L’espoir fait vivre, Prenons le large issus de son dernier album et 5-6 morceaux de ses albums précédents.  Vague d’émotion lorsqu’il interprète au piano, Ton héritage et Nuits blanches, deux véritables bijoux. Je suis dans un état quasi mystique, comme transportée ailleurs et hors du temps…ou pour le dire plus simplement j’ai des papillons plein le ventre et plein la tête et j’ai pas bu une seule bière )

Pour la petite histoire, ton héritage a été écrite pour sa fille mais quand il lui a fait écouter, elle l’a trouvé trop triste et lui a dit qu’elle préférait Black eyes peas…quelle ingratitude les gosses !)

Une avalanche de coussins s’abat sur la scène lors de la chanson finale (signe que les 4000 spectateurs présents ont aimé) et après les rappels, Benjamin Biolay revient avec Paddam et Brandt Rhapsody . Pas envie de partir mais il faut bien rejoindre une des navettes prévues pour l’occasion (c’est quand même bien fait, avoue?). Le concert se prolonge encore avec les débriefing des uns et des autres qui me parviennent aux oreilles alors que le bus descend de la colline.

1h30 je pose ma tête sur l’oreiller la tête pleine de mélodies…et dire qu’il y a un an, je n’aimais pas Benjamin Biolay.

Et toi, tu as déjà essayé les spectacles en plein air ?

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