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A l’heure où le froid s’est installé d’un coup et où je rêve de trouver une grotte avec un feu de cheminée, une bibliothèque pleine de bouquins, des litres de thé (et du chocolat ? ) pour passer le reste de l’hiver, voici aussi le moment du fameux bilan de l’année écoulée. J’ai débuté 2014 avec le défi de FatMumSlim (qui consistait à prendre et publier une photo par jour en suivant l’indication donnée par un mot). Je l’ai abandonné en cours d’année car les mots étaient trop souvent gnangnan pour moi mais j’ai continué malgré tout à publier des récap hebdomadaires de chaque semaine en photos (celles publiées sur Instagram). Je ne sais pas si je continuerai l’an prochain car au vu du nombre de commentaires, j’ai l’impression que ce n’est pas très intéressant. Parmi les autres défis, j’ai rempilé pour le challenge de la rentrée littéraire, j’ai suivi sans trop de mal celui consistant à exécuter une série de squat tous les jours (mais bizarrement cela n’a pas eu beaucoup d’effet sur mon fessier )) et j’ai lamentablement laissé tomber le défi sportif lancé par le blog Une fille ordinaire (et compris une bonne fois pour toutes que pour un certain nombre de choses j’ai besoin de la motivation d’une tierce personne ou d’un groupe non virtuel)maman

En 2014, j’ai continué à piquer régulièrement les playmobil de mes enfants (mais ils n’en ont pas demandé pour Noël, me voilà à court de minutions) mais je déteste toujours autant les squares et jardins d’enfant, les jeux de société et les jeux de carte (oui je suis une vraie boute-en-train) et les endroits spécial famille ont tendance à me donner envie de fuir à toutes jambes.  Je suis toujours aussi nulle en DIY (encore une année sans calendrier de l’Avent maison). Il y a sûrement mille et une façons d’être mère. Moi j’ai du mal à tout organiser autour et pour mes enfants mais s’ils me demandent de les aider pour leur spectacle, imaginer une chorégraphie, de les emmener au ciné, à un atelier enfant ou de leur préparer un super gâteau, je suis toujours partante.

S’il y a bien un domaine où j’aimerais m’améliorer en 2015 c’est le travail, l’année qui vient de s’écouler n’ayant pas été une grande année (doux euphémisme). Je crois que j’aurais pu écrire plusieurs billets sur le thème « vis ma vie sans salaire » car j’ai connu une longue  traversée du désert. J’ai bien conscience que ce blog a perdu en légèreté et en drôlerie (cela est du au fait aussi qu’il y a pas mal de choses que je ne peux plus raconter car je sais qu’il est lu par telle ou telle personne) mais si je n’en ai jamais parlé ouvertement ici par politesse en somme (il y a des malheurs bien plus graves), ça m’a pesé sérieusement sur le moral. Être freelance c’est apprendre à se vendre, apprendre à ne pas se brader, apprendre à dire non, apprendre à faire le tri aussi dans toutes les personnes qui mobilisent votre temps sur des projets qui ne verront finalement jamais le jour et je crois que je n’étais pas préparée à tout cela. En même temps, quand on a goûté à la liberté de s’organiser comme on veut, à la diversité des missions, à la possibilité d’apprendre des nouvelles choses tous les jours, on a bien du mal à y renoncer et puis j’aime vraiment la rédaction web et le community management. Cela étant dit, il n’est pas exclu qu’en 2015, je revienne bosser en bibliothèque parce qu’il arrive un moment où mes choix personnels ont des conséquences sur d’autres personnes et que le blog ne paie pas les factures.

blog

En 2014, je me suis toujours autant éparpillée sur le blog parce qu’au delà de la pâtisserie, des voyages, des coups de cœur livres ou ciné, des billets d’humeur, ce que j’aime avant tout c’est écrire. J’ai sûrement publié trop de photos sur Instagram mais tout comme pour Facebook ou Twitter, une grosse partie de l’interactivité avec les autres blogueurs et lecteurs s’est déplacée sur les réseaux sociaux alors j’aime y passer du temps. J’ai continué à épingler des photos gourmandes, des envies de voyage, des intérieurs douillets et tout ce qui m’inspire sur Pinterest. Grâce au blog, j’ai passé une nuit comme dans un conte de fées à l’hôtel ORiginal à Paris, j’ai assisté à des ateliers dégustation et pâtisserie, j’ai dormi dans un hôtel 5 étoiles, j’ai visité la chocolaterie Michel Cluizel, je suis partie à Cap Esterel (#foodtruckdansleau) et rencontré plein de nouvelles têtes. J’ai préparé des risottos, des cheese nan et des gâteaux avec le Companion, des frites sans huile avec l’Actifry et j’ai presque appris à dessiner des papillons sur des expressos. Bref l’année a été riche et déjà janvier me réserve deux chouettes surprises.

desserts

En 2014, j’ai préparé beaucoup de desserts au chocolat mais des tartes aussi, pas mal de bundt cake, des goûters express, mon premier cobbler et mon premier merveilleux. Je crois que j’ai trouvé la recette parfaite de cheesecake aussi bien en version avec cuisson que sans cuisson. Je n’ai toujours pas refait de macarons après mon cours à l’école du grand chocolat Valrhona mais ceux de Pierre Hermé sont tellement bons que je préfère m’en offrir quelques uns de plusieurs parfums chez lui de temps en temps. Un robot pâtissier a pris place sur mon plan de travail, ce n’est pas une marque (pourtant un des billets les plus lus sur le blog concerne le fameux Kitchenaid), je ne sais pas s’il durera sur la longueur mais je peux vous dire que pour monter des blancs en neige, faire une meringue ou une chantilly et bien-sûr pour tout ce qui est brioches cela change la vie. L’année prochaine j’aimerais me lancer dans les choux parce qu’on peut imaginer mille et une variations avec et que j’ai dans ma bibliothèque le livre Choux à la crème de Popelini (vous l’ouvrez et deux secondes après vous salivez !). 2014 ayant été aussi une année à insomnies, je me demande si parfois je ne devrais pas pâtisser la nuit plutôt que de rester dans mon lit pétrie d’angoisse.

voyage

Je ne possède ni appartement ni voiture ni beaux meubles ni bijoux, très peu de paires de chaussures et de sacs et ma garde robe ferait hurler bien des blogueuses mode mais s’il y a une chose pour laquelle j’ai envie de travailler ce sont bien les voyages. Cette année, les finances étant à sec, la plupart des destinations ont été familiales ou pas loin de Lyon et j’ai partagé ici quelques photos de Giverny, de Marseille, de Corrèze du Sud, des Alpes ou de Paris. En ce moment, je rêve de voyager au Nouveau-Brunswick au Canada et dans la région de Capri en Italie…il faudrait peut-être que je songe à jouer au loto : )

Lyon

En 2014, j’ai vu Lyon d’en haut en montant dans la grande roue, j’ai découvert le quartier des Brotteaux à l’occasion des Journées du Patrimoine, j’ai emprunté les quais de Saône (un de mes lieux de balade préféré) et j’ai délaissé les transports en commun pour circuler à pied dans la ville dès que le temps le permettait. Toutes les adresses  où je vais ne sont pas forcément sur le blog mais j’en parle quasi systématiquement sur Yelp Lyon avec des listes regroupant les endroits où goûter, les restaurants où le dessert vaut le coup par exemple.

L’année 2014 a été l’année de la reprise d’une activité physique. Sauf empêchement majeur, je n’ai raté aucun cours de street jazz et de zumba. Si je n’ai pas vraiment l’impression que cela ait eu une amélioration corporelle visible, j’ai gagné en endurance (et puis ça fait juste du bien à tous les niveaux !). Je transpire toujours du cuir chevelu mais je n’ai plus besoin d’aller boire un coup entre deux chorégraphies et ce progrès en quelques mois ça donne envie de continuer (et c’est chouette de retrouver tous les mardis soir mon amie Sophie). J’ai osé le rouge à lèvres rouge (prochaine étape les chapeaux que j’achète et qui finissent invariablement comme accessoires de déguisement pour les enfants ?), je me suis coupée la frange toute seule et j’ai très envie d’une couleur rousse mais j’ai peur que cela fasse une sale tête quand on n’est pas super maquillée. Je louche aussi sur un body vu sur Undiz et uniquement sur des filles minces (question cruciale, avec ou sans culotte le body …sans pas très confort à mon sens les pressions là où vous savez …avec culotte pas très glamour). Sur une fille ronde, n’est-ce pas effet boudin assuré ? n’empêche que je trouve ça très féminin.

beaute
J’ai bichonné ma peau tout au long de l’année avec les crèmes pour le visage et pour le corps de Ma boîte à beauté. J’ai un gros coup de coeur, dans la dernière boîte à beauté, pour la véritable crème de Laponie à la texture assez riche. Elle hydrate parfaitement la peau en hiver mais ne colle pas. Mes best of pour l’année 2014 restent le gel fixant K pour Karité adopté pour le fiston (super odeur, ne rend pas le cheveu poisseux), le gommage moana de Baïja rien que pour son parfum et pour son jolie boîte, la crème de teint absolution dont je me sers tous les jours (qui donne bonne mine sans se voir même sur une peau très claire comme la mienne), le vernis à ongle rouge de la marque Avril qui tire méchamment sur sa fin et l’huile précieuse Sublime de Kadalys qui concurrence sérieusement l’huile Nuxe avec son effet pailleté (tous les produits sont bio ou respectueux de l’environnement et je suis toujours aussi bluffée par le rapport qualité prix de cette boîte)
J’ai toujours pas mal de kilos en trop mais comme une vie sans dessert ni chocolat me parait bien triste (ok on peut aussi nettement réduire)), je ne sais pas trop comment m’en débarrasser. Je pense depuis longtemps à consulter un nutritionniste de l’école Zermati …si j’ai le budget et que je franchis le pas en 2015, pas de doute je partagerai mon expérience sur le blog avec vous.

Je ne sais pas si vous êtes arrivé, sain ou sauf, au bout de ce roman/bilan (ou combien se sont endormis en cours de route) mais si j’ai intitulé ce billet 2015 : moi en mieux, vous, par contre, ne changez rien. Chaque fois que je lis un commentaire, que je lis que je vous ai fait rire ou qu’une de mes recettes vous fait saliver, chaque fois que je reçois un mail de l’un d’entre vous, j’aimerais vous dire merci parce que ça me touche, ça me donne envie de continuer et ça me fait très très plaisir …alors mille mercis pour votre fidélité, votre présence et votre bienveillance !

Parfois la chose que vous ne voulez pas faire est la clef des choses qui va tout ouvrir. Plus on vieillit, plus on fait les mêmes choses et c’est dommage : il faut rester ouvert et garder un espace à la nouveauté. Donna Tartt

Je vous souhaite des fous rires, des découvertes, des belles surprises, du plaisir, des moments gourmands, de l’amour, des instants partagés et tout ce qui, pour vous, fait le sel de la vie pour 2015 !

Edit : le retour sur l’année 2014 en films, livres et séries ici.

A la base, je ne sais pas si c’est génétique ou culturel mais je n’ai jamais été (très) sportive. Mes parents m’ont mis à la danse très jeune, j’ai suivi des cours de nombreuses années avec plaisir mais à part cette activité, j’ai toujours détesté les sports collectifs, la gym, l’endurance et toutes les heures d’éducation physique et sportive qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’école. En primaire, j’avais été repérée comme cible facile lors des parties de ballon prisonnier, je ne me souviens pas si on constituait déjà des équipes mais ce qui est certain c’est que j’étais toujours dans les dernières à être choisies, le capitaine soufflant bruyamment en me montrant du doigt m’appelant par mon nom plutôt que par mon prénom (ce que cela pouvait m’énerver ….intérieurement) alors que je fixais le goudron ou le sol du gymnase en priant pour que cela finisse.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui a le plus souvent ses règles pendant le cycle (sic) de natation. Le prof était un homme et était visiblement peu à l’aise dès qu’on abordait le sujet. On est quelques unes à en avoir pas mal profité. Aujourd’hui lorsque je mets les pieds dans une piscine municipale, tout me rappelle ces séances où nous étions sensés récupérer un mannequin au fond de l’eau, là où c’est le plus profond bien-sûr : l’odeur de la javel, le sol glissant dans les vestiaires, le petit bac dégueulasse et glacé dans lequel tu essaies de mettre à peine les orteils, l’eau du bassin toujours trop froide, le maitre nageur avec son tee-shirt ultra moulant pour qu’on ne rate rien de sa musculature mais avec un logo de la ville et ses claquettes blanches qui cassent quand même un peu le look, les cheveux encore mouillés qui collent dans le cou au sortir de la piscine en plein hiver pour rejoindre le collège.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui avait toujours un point de côté…au bout de 10 minutes d’endurance. On a du oublier à la naissance de me fournir la capacité « apprendre à respirer correctement en courant » car c’était automatique et cela me pliait quasiment en deux. Pendant que j’ahanais, mes camarades trottinaient en parlant et reprenaient leur vie tranquillement une fois les 10 tours finis. Je mettais une heure pour récupérer une couleur normale et ne plus être rouge comme une tomate.

Au collège et au lycée, j’étais malade de stress le dimanche soir en pensant au cours de gym du lundi et lorsque j’ai eu mon bac, ma première pensée a été « youhou plus de sport à l’école ! » (je jure que c’est vrai). Ça ne m’a pas empêché de vivre pendant de longues années avec quelqu’un dont le rêve le plus cher était de devenir prof de sport et qui passait tous ces week-ends à jouer au football …cherchez l’erreur.  J’ai détesté avec la même pugnacité : le saut en hauteur, le handball, le volley, la course d’obstacles, l’odeur de vieilles chaussettes dans le gymnase, devoir se changer devant tout le monde dans les vestiaires, le rugby (oui j’ai même eu droit au rugby), la poutre, les barres parallèles, le cheval d’arçon, le judo, les joggings qui me semblaient toujours informes et moches sur moi. Cela reste encore un grand mystère mais j’aimais bien le basket alors que je ne suis pas spécialement grande. J’essayais de transformer la gym au sol en danse…ça ne trompait pas grand monde.

J’enviais ceux et celles qui étaient dispensés à vie, je me prenais des engueulades régulières traînant avec les cas sociaux du sport (heureusement nous étions quelques unes à mettre autant de mauvaise volonté dans ces heures sensées nous apporter un bien être physique) et passant le plus clair de mon temps à bavarder (dans le sud on dit bavasser ). J’ai fini au lycée par sécher de manière très régulière les cours d’EPS. Sur mes bulletins j’avais des bonnes notes partout et une case vierge sur la ligne correspondant à cette matière. Interrogée par mes parents à ce sujet, j’ai feint la surprise …Ont-ils été dupes ? oui Papa, Maman, je vous ai menti : )

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 Traumatisée depuis mon plus jeune âge, j’écoute depuis les récits ravis de celles et ceux qui courent, enchaînent les longueurs, participent à des marathons, skient ou que sais-je encore. Comme j’ai arrêté même la danse -qui était pourtant les seuls moments où aucune pensée ne parasitait mon esprit- que le sport est, parait il, bon pour la santé (on ne parle pas de tous les accidents comme les foulures, rupture de ligaments croisés …non on n’en parle pas), j’ai, un jour d’enthousiasme suspect, commandé sur Amazon, le DVD de Mia Fry. Vu qu’il est super vieux, mon investissement a été d’à peine 5 euros et heureusement étant donné son destin. Vous vous souvenez de Mia Fry ? Ses expressions mythiques « Pia pia pia », « Happy Face », un corps de lionne, les mots cellulite, masse graisseuse, elle les a rayé de son vocabulaire. Elle casse les œufs durs sur son ventre ou sur ses cuisses ou sur bras…enfin bref.

Avant la partie chorégraphie, le DVD commence par une séquence échauffement et étirement dans un décor un peu cheap façon je reconstitue la jungle dans mon salon. Pendant que Mia Fry attrapait une de ses jambes pour la passer derrière son oreille, tout en conseillant de suivre l’exercice selon son niveau (c’est à cet instant précis que j’ai commencé à la détester), j’étais en train de pleurer sur ma souplesse perdue. Du grand écart au grand rien, c’est rude. Tant pis j’allais me rattraper sur la partie dansée, j’ai toujours eu une facilité à mémoriser les mouvements ….ok ça c’était avant. Mia Fry a une seule élève dans son cours sensée jouer la « pas douée » ou l’idiote sauf qu’elle assure comme une dingue alors même que chaque série n’est montrée qu’une seule fois avant de tout enchaîner.  Bref je me suis sentie bien nulle, j’ai mis le DVD en tout et pour tout une fois, j’ai essayé de le refourguer à Gilbert, ils en ont pas voulu.

Youtube est alors devenu mon coach sportif. On y trouve un nombre impressionnant de « comment avoir un ventre plat en seulement 15 jours tout en mangeant des frites et du chocolat », de cours de fitness gratuits ou ce que je préfère et que je suis le plus souvent (souvent étant plutôt pas assez souvent) des séances de zumba. Dommage que ce ne soit pas toujours bien filmé (euphémisme) et qu’il faille avoir du temps pour se laver les cheveux ensuite parce que ça fait transpirer du cuir chevelu (excuse de compétition).

Allez sur ce, je retourne à mes squats : )

(photo en Une trouvée sur Pinterest ; débardeur activate apparel)

Avant d’attaquer une nouvelle année (en même temps a-t-on le choix? tu imagines « je reste en 2011, 2012 ne me dit rien qui vaille« ), je me suis retournée sur ses douze derniers mois qui ont filé tellement vite que j’ai l’impression que les deux Noëls se sont télescopés.

L’année a rimé avec voyages : des week-end à Aix en Provence, Strasbourg, Pézenas, Annecy et Paris, des vacances d’été à Port Camargue et en Bretagne et tous ceux que j’ai partagés, rêvés, imaginés sur le blog écrit à 4 mains avec Virginie B depuis mars dernier Fais-toi la belle !

Pour partir plus souvent, je suis allée m’assoir une fois par mois au cinéma. Des films vus (et j’en ai raté un paquet), je retiens Les bien-aimés parce qu’il parle d’amour, de désir, du temps qui passe, parce que je réécoute chaque chanson avec plaisir, parce qu’il m’a remué, touché et que j’y pense encore. J’ai adoré redécouvrir Paris (à Minuit) sous l’œil de Woody Allen et même si on lui reproche de tourner toujours le même film, je ne suis pas prête à me passer des siens. Enfin j’ai été  bouleversée par La guerre est déclarée et Polisse.

Grâce au blog, j’ai été testeuse de poussette Quinny, j’ai joué à la mini-reporter, j’ai parlé sur un plateau télé, j’ai rencontré Tsonga et les enfants du village Kinder, je suis devenue chroniqueuse pour Mathon, j’ai assisté à ma première soirée mode, j »ai agrandi mon rayon de livres de cuisine grâce à rue du commerce, j’ai été au Salon de Chocolat à Paris avec Sébastien Bouillet et à Lyon.

J’ai rencontré de nouvelles blogueuses lyonnaises et je ne désespère pas d’avoir un jour la possibilité de voir aussi des blogueuses d’autres coins de France et de Paris si un événement se déroule un week-end et pas en semaine.

J’ai participé à plusieurs très chouettes soirées Yelp et j’ai rencontré des filles aussi gourmandes que moi.

Je n’ai pas tenu mes résolutions : j’ai acheté le livre de Zermati pleine de bonne volonté et puis il a fini ranger dans la bibliothèque. Peut-être qu’en 2012 je franchirai le pas de la consultation d’un nutritionniste comportementaliste (si tu as un nom sur Lyon?), en tous cas aujourd’hui je ne veux plus entendre parler de régime. Malgré un abonnement gagné à coach club, mes séances de sport ont été fort peu nombreuses. Je ne suis pas arrivée à m’organiser pour les caler quand je suis à la maison sans les enfants (ça arrive?). J’ai négligé ma forme jusqu’à ce que ce mon corps tire la sonnette d’alarme et j’ai fini l’année entre les mains d’une ostéopathe qui a réparé les dégâts d’un rythme de vie un peu dingue.

J’ai tourné la page d’une période familiale avec la ventre d’une maison et tout ce qu’elle symbolisait , j’ai dit adieu à un proche parti trop tôt, j’ai fêté les 5 ans du chérubin, les deux ans de Miss Zen et 10 ans de vie de couple, j’ai eu le moral plombé par un travail dans lequel je m’ennuyais profondément et puis j’ai décidé de changer de voie après moult tergiversations.

Le dernier trimestre a été plutôt stressant avec la reprise des études, la perte de mon salaire, j’ai savouré chaque soutien et j’ai trouvé aussi une dose de courage dans celles qui commentent ici, j’ai voulu continuer à mener tout tambour battant même si en réalité j’ai été forcée de lâcher certaines choses.

Une année avec des hauts et des bas, des accélérations et des ralentissements, des espoirs, des larmes, des fous rires, des rêves, de l’amitié, des surprises…

Bye bye 2011, tu me suis sur les routes à venir ?

Tu me réveilles au saut du lit avec cette interview beauté...ce teint rose et frais?  héritage naturel ..à moins que ce soit ce grand verre d’eau additionné de jus de citron que je bois tous les matins pour l’effet détox (1).Arrête de regarder mes jambes de cette façon, c’est gênant….tu devrais songer à quelques longueurs dans la piscine plutôt ..ah tu n’as pas de piscine? c’est ballot (2). Non non je t’assure, je n’ai même pas de blush pour l’effet bonne mine, je ne porte jamais de maquillage au quotidien, je n’en ai pas vraiment besoin (3). Je vois que tu louches sur mes cheveux : je n’aurais qu’un nom à te conseiller, Christophe Robin…un produit chez lui équivaut à un dîner dans un restaurant mais on le vaut bien non? (4). Regarde comme je suis souple, 15 ans de barre au sol et de danse classique ça ne s’oublie pas (5). Oh mon dieu, il y a un accro à mon vernis Chanel, je ne comprends pas pourtant je n’ai jamais les mains dans l’évier (6). Tu peux m’attraper le pot de crème La prairie sur la coiffeuse derrière toi (7). Bon ce n’est pas que je m’ennuie avec toi mais je dois commander mon plat de légumes à la vapeur et de viande bouillie pour ce midi (8), appeler mon coach pour connaitre le programme de mes 2h d’exercices physiques d’aujourd’hui (9) et me préparer pour mes 10km de jogging….un corps de rêve, ça ne s’improvise pas !

Et maintenant la version choc ou cheap..enfin la mienne quoi :

Tu me réveilles pour me parler beauté? t’es maso ou quoi, le matin je grappille chaque minute de sommeil ..tu crois que je prends 10 minutes pour m’étirer comme conseillé dans les magazines? (1). Toutes les femmes sont belles, il parait, c’est Christina Cordula qui l’a dit (d’ailleurs pour une fois, je ne suis pas assez grosse pour son casting c’est un comble ! dommage j’aurais bien aimé qu’elle apprenne à m’habiller selon ma morphologie) mais certaines sont plus jolies que d’autres alors la matinée commence par la case maquillage pour moi (2). Comme je suis pâle de nature, un peu de poudre, du blush …je ne comprends toujours pas pourquoi j’écarquille les yeux quand je mets du fard à paupière ou du mascara, je crois que c’est un tic (3). Tu ne trouves pas que mes cheveux sont un peu gras? c’est une obsession chez moi, je me maitrise pour les laver tous les deux jours et c’est déjà difficile…même après un acccouchement et des points de suture en veux-tu en voilà, j’ai couru sous la douche car je ne supportais pas l’idée qu’on me voit le cheveu huileux (4). Je n’ai pas gardé grand chose de mes 12 ans de danse si ce n’est le sens du rythme et la mémoire facile des chorégraphies (5). Tiens mon vernis Mavala est en train de s’écailler..vu les lessives, vaisselle, bain des enfants il ne reste pas longtemps impeccable mais j’adore leur gamme de couleurs (6). Oui la boîte derrière toi, sur le vasistas de la salle de bain, c’est une coloration mousse maison…plus les moyens de me les payer chez le coiffeur mais pas envie d’avoir des cheveux blancs (7). J’aurais bien discuter avec toi injustice de la nature, celle qui te fait grossir rien qu’en regardant un éclair au chocolat (8) mais je dois habiller les enfants, les mener au parc, ranger l’appartement…c’est pas du sport ça ? (9)…faudrait quand même que je trouve le temps de caler des séances d’urban danse avec coach club, ça compenserait un peu ma gourmandise (10).

Et toi, des secrets de beauté à partager?

Il y a un mois et demi j’étais pleine de bonne volonté sportive : j’allais reprendre une activité physique, abandonner mon corps flamby pour des jambes fuselées et musclées (eh oh on peut rêver), me défouler en musique, me sentir en pleine forme…à la mi-octobre, la réalité est un petit peu différente :

Glop : En compagnie de Madame Sophie, je suis allée jouer à qui sera la plus rouge de nous deux ou la plus essoufflée lors d’un cours de zumba. Je craignais un peu qu’elle me haïsse jusqu’à la fin de ses jours et sur plusieurs générations mais visiblement elle a apprécié et à l’heure actuelle elle m’adresse toujours la parole.

Pas glop : Mon dos par contre a nettement moins aimé la séance, je me suis levée le lendemain matin avec l’impression qu’un troupeau de vaches m’était passé sur le bas du corps pendant la nuit. J’ai voulu tuer la douleur avec un décontractyl mais c’est le décontractyl qui m’a achevé. Aligner une phrase correcte s’est vite avéré très difficile. Comme l’épisode médoc est arrivé un mercredi de garde d’enfants, côté énergie j’étais pile synchro !

Pas glop : Mon banquier m’a également envoyé des messages subliminaux quand j’ai pris connaissance des tarifs d’abonnement à ce cours et m’a incité à choisir une autre activité

Glop : comme la piscine par exemple, option excellente pour le dos en plus !

Pas glop : oui je sais je ne suis pas très crédible puisque je te parlais déjà de mon envie de natation palmée …en mars dernier. Ma motivation sera-t-écornée par la perspective des dimanches matins d’hiver froid quand je me retrouverai à tenter d’aligner trois longueurs au milieu des barbotages familiaux ou quand je repartirai les cheveux mouillés renonçant à  comprendre le fonctionnement d’un sèche cheveu dont la soufflerie est dirigée vers le sol? 

Pas glop : j’ai bien pensé au jogging mais j’ai peur d’être kidnappée …(oui j’ai osé)

Et toi, le sport fait-il partie de ton programme de la rentrée?

Edit : dernier jour pour participer au concours Quand je serai grande !

Quelle bonne idée a eu pocket de proposer quelques titres de bande dessinée en format poche ! Cela m’a permis de lire Mon gras et moi tiré de l’excellentissime blog d’une grosse d’une certaine Gally.

J’ai adoré la façon dont elle revisite les supers héros  à savoir Super Grosse dont les pouvoirs seraient de modifier le goût des légumes bouillies, de faire du sport sans bouger de son canapé ou bien encore d’activer son bouclier anti-vendeuses maigres quand elle rentre dans un magasin de vêtements.

Si je me souvenais en particulier de son dessin pastichant la couverture célèbre d’Emmanuelle Béart nue de dos dans la mer pour le magazine Elle ou de sa publicité revisitée « perdez 10 kilos en 3 jours », j’ai redécouvert les bulles beaucoup plus sombres de cette série. La compulsion, la difficulté pour s’habiller, le regard de l’amoureux, l’origine des premiers kilos en trop, les petites phrases qui font mal que ce soit celles des proches ou celles des gens croisés chaque jour, on sent bien, sous la dérision, le rire, l’auto-dénigrement , la tristesse, les idées noires et même parfois le désespoir de cette jeune fille.

La bande dessinée se conclut néanmoins sur une note positive : et si ce gras était une façon pour elle de camoufler ce qu’elle est derrière son apparence, si elle apprenait à ne plus se cacher d’une façon ou d’une autre ?

En ce qui me concerne, j’ai toujours été complexée par mon poids, mon corps, mes jambes pas fines, mes mollets poteaux, mes bras ronds, mes fesses pas assez rebondies..j’en passe et des meilleurs et comme Gally, j’ai toujours fait preuve d’auto-dénigrement à défaut de m’accepter…..mais mieux vaut en rire, non?

et toi, as-tu un complexe? 

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