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Cette semaine j’ai essayé de trier mes photos de Suisse pour pouvoir les partager sur le blog, j’ai passé pas mal de temps à écrire pour le Mag Rue du Commerce pour laquelle je suis rédactrice maintenant pour la rubrique Art de Vivre en plus de la rubrique famille (et je n’ai pas trouvé le temps de passer commenter les blogs que je suis), j’ai retrouvé des blogueuses au restaurant Preskil entre deux averses, j’ai été voir chanter Benjamin Biolay au transbordeur (et depuis j’écoute ses albums pour prolonger la magie d’une soirée)….et ma fille à sa première chorale d’école ).

J’ai vu aussi le très beau film Le passé de Asghar Farhadi, c’est un très beau polar amoureux pour reprendre un terme lu dans la presse. Un grand merci à ma BM (qui n’est pas vraiment ma BM vue que je ne suis pas mariée) qui régulièrement descend quelques jours sur Lyon et qui permet les sorties sans enfant à deux )

20 Light / la luminosité irréelle au glacier 3000 des Diablerets en Suisse où j’étais lundi dernier
21 I care about this ../ passer du temps avec les gens que j’aime même si parfois les distances séparent
22 Change / changer mes pauses thé avec ce cadeau du Palais des thés pour la fête des mères très agréable quelque soit l’heure à laquelle il est bu avec un léger goût de fleurs de cerisier
23 Pyjamas party / du rose, du rose et encore du rose, j’ai vérifié ma fille n’a que des pyjamas roses !
24 Go / à Cuba prendre une dose de soleil et de chaleur
25 Us / Collector est un chouette guide des bonnes adresses des lyonnais publié par Yelp Lyon, My Little Lyon et l’Office du Tourisme. Il paraitra deux fois par an pour être toujours à jour, est disponible gratuitement à l’Office du tourisme de Lyon et à l’intérieur mon avis de Yelpeuse sur la boutique Chokola de Sébastien Bouillet a été retenu ! (us pour Nous les lyonnais ))
26 Favorite things to do on Sunday /prendre un petit déjeuner tardif (mes parfums préférés : framboise litchi et brugnon macaron), bouquiner, sortir se balader en famille, goûter un des desserts préparés souvent la veille, regarder une série le soir parfois…

Et vous, votre semaine ?

[typography font= »Ubuntu Condensed » size= »24″ size_format= »px »] Une très bonne fête à toutes les mamans ![/typography]

 

L’homme a de nombreuses qualités dont celle d’avoir un CE qui nous permet tous les ans de profiter d’un spectacle aux nuits de Fourvière à un tarif plus qu’avantageux. Cette année pas de danse mais un concert, tu me suis?

Une chaleur écrasante s’est installée sur Lyon depuis quelques temps et c’est le jour même du concert en plein air qu’il se met à pleuvoir dès le matin. Échanges de mails au sommet pendant la journée, achat de k-way envisagé, semi-résignation à l’annulation. Finalement au dernier moment la pluie se calme, je troque mes manches courtes pour un pull et un trench (oui Madame je suis frileuse et les températures ont soudainement chuté ), pas de parapluie car c’est interdit (tu imagines les dégâts d’un jeté de parapluie collectif ) et en route joyeuse troupe.

Les nuits de Fourvière se déroulent sur la colline du même nom; pour y accéder, il faut emprunter un funiculaire aux sièges en bois et à l’allure poussive qui grimpe raide jusqu’à destination. Petit dépaysement ou grand (si tu as un peu plus d’imagination, tu peux rêver un court instant aux vieux trams jaunes de Lisbonne) garanti. Dans la rame, les habitués ont prévu les minutions : de gros coussins sur lesquelles poser ses fesses et amoindrir la rudesse des gradins en pierre.

Comme les moins organisés, les novices ou ceux qui n’ont pas envie de se charger, je récupère l’accessoire indispensable du festival fourni à l’accueil mais je fais l’impasse sur les ponchos proposés à la vente étant donné le ciel menaçant et gris. Il en va de mon image ). S’ensuit la montée des marches ou devrais-je dire l’ascension étant donné la hauteur de celles-ci (c’était des géants dans l’Antiquité ?) à la recherche de la place centrale si possible.

Une fois installée, je me livre à un de mes jeux préférés : l’observation de mes contemporains. Derrière moi, j’entends un accent américain prononcé et charmant. Avec ma grâce et ma discrétion légendaire, je me retourne, l’individu en question me sourit et je me dis que j’aurais du me contenter de fantasmer sur sa voix…la réalité est parfois (souvent?) décevante. J’ai toujours l’impression de choisir LA rangée où 5 ou 6 individus passeront leur temps à faire des allées et venues m’écrasant les pieds à chaque fois. Je repère les places réservées qui arrivent au dernier moment; ceux qui sont venus pour faire plaisir à leur belle mais qui tirent la tronche du début à la fin et ne bougent pas un cil durant tout le concert..très plaisant; ceux qui ont sorti la polaire et ceux qui ne grelottent pas à manches courtes; ceux qui semblent avoir atteri là par hasard et qui demandent à la gentille organisatrice des précisions sur l’artiste assimilé à un dépressif.

J’ai même pas vu
Que t’étais rien,
Que t’étais morte de chagrin,
Que t’étais seule comme un vieux chien,
qu’tu faisais la gueule dans ton coin.

(extrait de Tout ça me tourmente. C’est sûr que c’est pas la compagnie créole )

La première partie est assurée par un groupe, Angil and the Hiddentracks, dont je n’ai jamais entendu parler et que je n’écouterai probablement jamais plu. Elle se déroule sous une sorte de bruine qui évoque pour les plus optimistes le crachin breton et pour les autres un gars qui postillonerait assis sur son nuage là-haut. Je commence à regretter de ne pas être emballée dans le film alimentaire vendue à l’entrée.

A 21h30, Emilie Simon arrive sur scène. Si je ferme les yeux, je pense à Kate Bush version électro. La chanteuse nous raconte qu’en 2003, lors de sa venue précédente aux nuits de fourvière, quand elle avait chanté La pluie, il s’était mis à pleuvoir…tu vas pas me croire mais quelques instants plus tard il pleut et Emile Simon salue alors qu’une hola d’enfilage de k-way secoue les gradins.

Pendant que la scène se métamorphose pour la troisième partie de la soirée, je cède à l’appel du poncho après avoir tenté le coussin amorti-cul comme couvre-chef…l’humidité commence à pénétrer mes vêtements et ce serait ballot de tomber malade juste la veille de mes vacances (et problématique d’avoir 40° de fièvre avec deux enfants petits à garder). Au moment où je tends ma pièce à la vendeuse, les gouttes cessent de tomber (remboursé, remboursé!). Serait-ce la magie Biolay?

En tous cas c’est le moment qu’il choisit pour rentrer sur scène. Le ciel maintenant est dégagé, la lune pleine semble veiller sur notre assemblée et les lumières de la ville s’étalent à nos pieds (oh c’est beau!). Là les filles j’ai un scoop, Benjamin s’est lavé les cheveux avant le spectacle ! Personne ne crie son prénom mais il faut croire que le charme opère sur certaines car des premiers rangs on lui tend cadeaux et lettres.

Il ouvre le concert avec Tout ça me tourmente. Tout de suite je rentre dans son univers et suis touchée par la richesse et la beauté de ses mélodies et de ses textes. Lyon presqu’île a une résonance particulière ce soir-là pour celui qui a grandi ici. Il chante La Superbe, Night Shop, Si tu suis mon regard, L’espoir fait vivre, Prenons le large issus de son dernier album et 5-6 morceaux de ses albums précédents.  Vague d’émotion lorsqu’il interprète au piano, Ton héritage et Nuits blanches, deux véritables bijoux. Je suis dans un état quasi mystique, comme transportée ailleurs et hors du temps…ou pour le dire plus simplement j’ai des papillons plein le ventre et plein la tête et j’ai pas bu une seule bière )

Pour la petite histoire, ton héritage a été écrite pour sa fille mais quand il lui a fait écouter, elle l’a trouvé trop triste et lui a dit qu’elle préférait Black eyes peas…quelle ingratitude les gosses !)

Une avalanche de coussins s’abat sur la scène lors de la chanson finale (signe que les 4000 spectateurs présents ont aimé) et après les rappels, Benjamin Biolay revient avec Paddam et Brandt Rhapsody . Pas envie de partir mais il faut bien rejoindre une des navettes prévues pour l’occasion (c’est quand même bien fait, avoue?). Le concert se prolonge encore avec les débriefing des uns et des autres qui me parviennent aux oreilles alors que le bus descend de la colline.

1h30 je pose ma tête sur l’oreiller la tête pleine de mélodies…et dire qu’il y a un an, je n’aimais pas Benjamin Biolay.

Et toi, tu as déjà essayé les spectacles en plein air ?

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