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10 choses à découvrir à Dijon

En juillet dernier, je suis retournée à Dijon. En 1h45, j’ai retrouvé cette ville dont j’apprécie la qualité de vie (le centre ville historique est entièrement piétonnier), la richesse de la gastronomie, la beauté des hôtels particuliers. Le temps d’une journée, j’ai découvert de nouveaux lieux, re-découvert des incontournables. C’est une destination facilement accessible depuis Lyon, pour un week-end avec au moins 10 choses à découvrir à Dijon

1-Entrer dans le marché couvert des Halles

Première halte incontournable d’une journée à Dijon : le marché couvert des Halles pour embrasser en quelques foulées les spécialités et les bons produits de la région (et éventuellement en glisser quelques uns dans son sac) avant d’aller boire un café sur une des terrasses qui jouxtent les halles.

Infos pratiques : le marché se tient dans les halles les mardis, vendredis et samedis de 6h30 à 13h.

2-Découvrir le nouveau musée des Beaux Arts

Etant donné la richesse des collections du musée des Beaux Arts, vous pouvez sans problème y passer toute une matinée. Pour ma part, j’ai juste admiré la cour intérieure qui donne un bel aperçu de l’architecture de ce musée installé dans le palais des Ducs et des Etats de Bourgogne et j’ai été voir l’exposition du peintre contemporain Yan Pei-Ming , l’homme qui pleure.
Ce qui m’a le plus marqué c’est le contraste dans la salle des tombeaux entre les tombeaux (qui sont des pièces à ne pas rater ) et les portraits de l’artiste.

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Bon à savoir : les collections du musée des Beaux Arts de Dijon sont parmi les plus riches des musées français (130 000 oeuvres conservées ) et son accès est gratuit !

3-S’offrir le 7ème ciel

Quoi de plus magique que de dominer toute la ville, de pouvoir admirer les toits de tuiles vernissées, de repérer les monuments, d’être à la hauteur de gargottes (et pourquoi pas de crier « I’m the queen of the world ! » ) ? Pour cela direction la Tour de Philippe Le Bon qui s’élève à 46 m et offre un panorama exceptionnel sur Dijon. Pensez bien à réserver votre place auprès de l’Office du Tourisme qui grimpera avec vous les 316 marches en vous racontant l’histoire de cette tour élevée entre 1450 et 1460.

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Bon à savoir : Il est possible de prendre l’Apéro là-haut avec vue à 360° les vendredis et samedis soir du 17 mai au 2 novembre, la classe non ?

4-Déjeuner à la causerie des mondes

Si comme moi, vous aimez les lieux qui mêlent livres et nourriture, vous avez déjà une grosse chance de tomber sous le charme de la Causerie des mondes. En plus c’est à deux pas du musée des Beaux Arts et de la tour Philippe Le Bon, la terrasse donne sur une rue piétonnière sans aucune voiture et dans l’assiette c’est frais, c’est coloré, c’est équilibré, c’est savoureux (avec un prix très raisonnable).

Bien-sûr Dijon regorge de bonnes adresses gastronomiques. Il y a plusieurs années, j’ai été dînée chez Stéphane Derbord et j’en garde un merveilleux souvenir.

5-Se mettre au vert au parc de l’Arquebuse

C’est devenu une habitude lorsque je visite une grande ville, je cherche systématiquement les endroits les plus verts. Alors parmi les 10 choses à découvrir à Dijon, pour une balade digestive après le déjeuner ou pour une dernière halte au calme avant de repartir, le parc de l’Arquebuse vous tend les bras avec plus de 500 espaces végétales de Bourgogne et du monde entier.
Entre vignes, fleurs, ruisseau, l’endroit est vraiment charmant !

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Bon à savoir : Si vous venez en train à Dijon , sachez que le parc de l’Arquebuse est juste derrière la gare. C’est quand même plus sympa de finir la journée sur un banc au milieu de la verdure que dans une salle de gare non ?

6-Se sucrer le bec chez Jonathan Pautet

Ce ne serait pas l’heure du goûter par hasard ? Toujours à l’affût des nouvelles adresses sucrées, j’avais repéré, avant de venir à Dijon, la nouvelle pâtisserie de Jonathan Pautet.

Ce chef pâtissier s’est installé rue de la verrerie (avec ses belles maisons à colombages). Il a fait ses armes de Veyrat à Ladurée et propose dans sa boutique lumineuse et spacieuse des chocolats et des pâtisseries. L’accueil assuré par Sara Happ est souriant, charmant, pas du tout snob.

Pour des questions purement pratiques (un seul estomac, un train le soir même et le risque que tout arrive en bouillie), je n’ai pas pu goûter les pâtisseries si alléchantes et élégantes présentées en vitrine. Je suis donc obligée de revenir à Dijon ! Par contre, j’ai emmené à Lyon ses escargots au praliné déclinés en 7 variantes et ils sont délicieux. Gros coup de coeur pour celui au praliné noisettes caramélisées et celui à la ganache citron !

7-Pousser la porte de librairies indépendantes

Après cette explosion de papilles, que diriez vous de nourrir votre esprit ? Si je devais ouvrir une librairie salon de thé, je l’aimerais aussi cosy, charmante, accueillante que La fleur qui pousse à l’intérieur. Attention risque de tomber dans une faille spatio temporelle élévé !

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Vous pouvez aussi boire un verre en bouquinant à la librairie Grangier près de la poste (profitez-en pour jeter un oeil à la façade ).

8-Suivre le parcours de la chouette

Si vous venez à Dijon en famille, c’est doublement chouette : d’abord parce que le centre ville est un véritable paradis pour les piétons, ensuite parce que vous pourrez visiter la ville en suivant les petites chouettes présentes dans les pavés ou sur les trottoirs (exit le nez sur les plans).

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9- Flâner d’hôtels particuliers en jolies boutiques

Le centre historique de Dijon compte de nombreux hôtels particuliers construits entre le XVème et le XVIIIème siècle. Certains sont indiqués par des panneaux extérieurs et accessibles facilement. L’Office du Tourisme propose également des parcours guidés.

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Ne manquez pas, près de la fameuse chouette à toucher de la main gauche pour excauser les vœux, deux jolies boutiques où vous pourrez, en plus, ramener des souvenirs de votre séjour.

La moutarderie Edmond Fallot a un choix totalement dingue de moutardes de Dijon (label IGP) avec des moutardes classiques, des moutardes aromatisées, un distributeur de mini-pots de moutarde et la possibilité de déguster des produits sur place.

J’ai acheté de la moutarde au pinot noir qui s’accorde très bien avec des viandes et de la moutarde au pain d’épices que je n’ai pas encore ouverte.

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En parlant de pains d’épices, à quelques pas de là, la boutique Mulot et Petitjean est une véritable caverne d’Ali Baba, le genre d’endroit où vous savez quand vous rentrez mais pas quand vous sortez : )

10-Plongez dans l’histoire de la maison Mulot et Petit Jean

Pour en savoir plus sur cette maison Mulot & Petitjean fondée en 1796 qui a été labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » en mars 2012 pour son histoire et son patrimoine séculaires, ses capacités d’innovation et son savoir faire rare, je suis allée visiter la fabrique de pain d’épices.

A travers un parcours visuel, la visite revient sur l’histoire du pain d’épices et de la Maison Mulot et les différentes étapes de la fabrication du pain d’épices.

Savez vous quelle est l’une des différences entre pain d’épices d’Alsace et pain d’épices de Dijon ? le premier est à base de farine de seigle alors que le second est avec de la farine de froment.

Connaissez-vous les Jacqueline ? Cette confiserie a été inventée par A. Michelin en 1926. Mulot et Petitjean en fabrique à nouveau depuis 2002 à la main, (une par une) en découpant la forme à l’emporte pièce et en trempant chaque pièce dans la meringue. Si la fabrication est lente, le temps de dégustation peut être très court car avec son coeur praliné, cette confiserie est très addictive !

Nonnettes, glacés minces, pains d’épices variés, la visite se termine dans une belle boutique en bois où il y a de quoi satisfaire tous les gourmets et gourmands.

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//NONNETTE// Scoop : les nonnettes existent aussi au chocolat 🍫🍫. Je les ai découvertes chez @mulotpetitjean lors d’une journée à Dijon avec @mybourgogne . Le pain d’épices et le chocolat ça marche 👌👌. J’ai d’ailleurs emporté une recette de tarte pain d’épices (absolument rien à voir avec Prosper youp la boum, personnellement je pensais ne pas aimer le pain d’épices jusqu’au jour où j’ai découvert toutes les variations autour de ce produit chez @mulotpetitjean) chocolat 🍫 que j’ai bien envie d’essayer. ▪️ #nonnette #chocolat #chocolate #yummy #sweet #dijon #mybourgogne #foodphotography #tourismesucre #bonneadresse #lyonnaise #blog

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10 choses à découvrir à Dijon : les adresses à retenir

J’espère que ces suggestions de 10 choses à découvrir à Dijon vous ont donné envie d’aller passer un week-end dans cette jolie ville. C’est un tout petit aperçu, purement subjectif mais il y a mille autres choses à voir, à faire, à goûter à Dijon et en Bourgogne qui est une région magnifique !

Un petit récapitulatif des bonnes adresses

La Fabrique de pains d’épices
6 boulevard de l’Ouest -Dijon
du mardi au samedi de 10 à 12h30 et de 14h à 18h30 (dernière visite à 17h30)
à 750 m de la gare à pied ou en bus ligne 10-12 arrêt Perrières

Librairie la fleur qui pousse à l’intérieur
5 Place des Cordeliers – Dijon
(fermée dimanche, lundi)

Librairie Grangier
14 Rue du Château -Dijon
(fermée dimanche)

La causerie des mondes
16 Rue Vauban -Dijon
(ouvert de 8h30 à 19h30 sauf dimanche et lundi)

Pâtisserie-chocolaterie Jonathan Pautet
2 Rue de la Chouette – Dijon
(fermé le dimanche)

A lire aussi :
Une journée au château de Couches
La pâtisserie Pierre Hubert à Dijon
Pause chocolatée chez Fabrice Gilotte

Merci à Bourgogne Franche Comté Tourisme, Designed By Bourgogne et l’Office du Tourisme de Dijon pour leur accueil !

Journal de L. : Redonner la voix à Lolita

Ce que j’ai tout de suite remarqué avec Journal de L. (1947-1952), c’est sa couverture. Elle est gaufrée et en creux est écrite la première phrase du journal. Il y a cet or orangé qui se détache sur le titre, le nom de l’auteur, la maison d’édition, la 4ème de couverture. En ouvrant le livre, on découvre sur les rabats,de part et d’autre, les lettres qui forment le surnom Lolita comme si on commençait la lecture avec une image partielle du personnage principal et que celle ci se dessinerait totalement en refermant la dernière page. Je n’avais pas le classique de Nabokov en tête (je l’ai lu il y a très longtemps) mais une idée de cette adolescence la plus célèbre de la littérature américaine très conforme au regard porté sur elle par les hommes, une poupée plus qu’une jeune fille.

Et puis j’ai écouté la voix de Dolores dans son road trip infernal à travers le journal de L.


Lolita est une jeune femme objet pour son beau-père, un objet qu’on trimbale partout, qu’on exhibe comme un trophée, qu’on habille pour le rendre plus attrayant à son goût. C’est d’autant plus facile de la voir ainsi que Lolita est muette. Muette par sidérée par ce qu’elle subit dès 12 ans, muette parce que Humbert Humbert la menace et qu’elle a peur. Muette parce qu’il est la seule personne qu’il lui reste et qu’elle est, au moins au départ, attachée à lui.

En faisant de ce roman, le journal intime de Dolores Haze, Christophe Tisson lui redonne une voix, lui redonne sa vraie place, son épaisseur, sa complexité d’être humain.

Dolores a un corps d’adolescence mais dans sa tête, elle a encore des rêves d’enfant. Assistant à une scène où une mère réprimande ses enfants parce qu’ils traînent, elle écrit :

« J’aurais voulu la tuer, puis lui dire que dans la vie, on a le droit de lambiner. Si on ne le fait pas à cet âge, on le fait quand ? Après tout s’accélère, je suppose, on a des tas de choses à faire comme Madga et Neil. Des tas de choses absurdes. Vite se lever, se laver, s’habiller, vite prendre le train, travailleur, déjeuner, travailler encore, et puis vite rentrer, faire les courses, le dîner, manger, se coucher et vite, vite, ça recommence. Plus le temps de rien, plus le temps de chanter en évitant les rainures, entre les dalles d’un trottoir. »

Dolores a le sentiment d’être invisible. Comment expliquer autrement que les autres (tous ceux qu’elle croise dans ce road trip américain, d’hôtel en hôtel, accompagné de cet homme ) ne voient rien ? Elle s’absente aussi d’elle même, les yeux vides, l’esprit aussi, pour survivre aux viols répétés.

Mais Dolores renaît lorsqu’elle rencontre Stan et en tombe amoureuse :

Il m’a embrassé sur les lèvres et mon corps entier s’est dissous, envolé. Mes jambes, de la fumée et mon coeur sortait de ma poitrine.
C’est donc ça, ce baiser ? Comme si j’étais à vif, et l’espace autour de moi devenu soudain clos, plein d’élan et chargé d’avenir, le temps d’un baiser de théâtre. Ce temps-là, si court, j’appartenais enfin au monde, j’y avais à nouveau une place.

Dolores est réduite à un objet de désir (impossible pour moi de ne pas penser à Marylin Monroe, réduite aussi à son physique) mais sous la plume de Christophe Tesson, elle relève la tête, elle se libère de l’emprise de son bourreau. Ses désirs de fuite grandissent, elle élabore un plan avec Clare …qui s’avère encore plus cruel et pervers qu’Humbert, Humbert.

Journal de L. est glaçant souvent, cru (mais pour moi nécessairement cru, c’est comme une réponse à tous ceux qui minimisent, qui insinuent que les victimes l’ont cherché d’une manière ou d’une autre …j’aurais toujours en tête les paroles terribles de la mère de la jeune fille dans le film Les chatouilles, qui lui dit qu’elle fait bien « des histoires pour deux doigts dans la zézette » ), sans fausse note (probablement parce que l’auteur a lui-même été abusé enfant), rageant, émouvant.

Elle m’accompagnera longtemps cette jeune fille réduite à un « ça » et qui voulait juste être aimée.

Journal de L., Christophe Tisson, Editions Goutte d’Or

Balade parisienne verte et gourmande dans le XIème

Il est certainement paradoxal (voire contradictoire) d’aimer les grandes villes et dans chacune d’entre elles, rechercher les coins calmes, les allées piétonnières et les jardins à l’écart des grands boulevards et carrefours bruyants. Ou peut être qu’avec l’âge, je supporte de moins en moins le bruit des voitures et scooters, l’odeur des pots d’échappement. En tous cas, lors de mon dernier très court passage à Paris, j’ai suivi avec plaisir un parcours entre Bastille et Voltaire, avec du vert, des pavés, des ateliers d’artistes, quelques chats et cela m’a donné envie de privilégier désormais ce genre de promenades. Pour que la luminosité des photos soit idéale, il aurait fallu être en tout début de matinée ou en fin de journée mais c’était déjà un exploit d’avoir quelques heures à 2 juste avant la rentrée alors j’ai savouré chaque minute de cette balade parisienne dans le 11ème arrondissement.

Balade parisienne dans le 11ème : De Bastille à Voltaire

Le point de départ de cette balade est le métro Bastille. A quelques pas se situe la cour Darnoye, qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas une cour, mais un passage avec une belle devanture de torréfacteur, des façades végétalisées et une ambiance sonore qui contraste avec celle de la place Bastille.

balade parisienne dans le 11ème
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J’avais ensuite repéré rue Sedaine, une librairie salon de thé où je me serais bien attablée mais Paul & Rimbaud étaient encore en vacances et c’est sur un rideau de fer que je suis tombée.

Si comme moi, vous aimez flâner dans les librairies, sachez que toujours dans la même rue, se trouvent la librairie L’impromptu (48, rue Sedaine) et la libraire Les Parages (89, rue Sedaine).

balade parisienne dans le 11ème
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Pour trouver la prochaine allée verte, il faut traverser l’avenue Parmentier et hop sur la gauche, se dessine une petite impasse à côté de la rue Camille Desmoulins (et personne à cette heure là).

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Van Gogh, la nuit étoilée à L’Atelier des Lumières

Le premier arrêt prévu de la balade était l’Atelier des Lumières (38, rue Saint Maur) pour une exposition immersive sur Van Gogh. Dans une ancienne fonderie, tous les espaces (murs, sols, citerne au centre) sont utilisés pour projeter une création numérique de Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi.

Pendant 35 minutes, cette création parcourt l’immense production de cet artiste (il peignit plus de 2000 tableaux sur 10 ans !), montrant combien son oeuvre a radicalement évolué au fil des ans.

Cette immersion permet de voir autrement les tableaux les plus célèbres de Van Gogh (La nuit étoilée, La chambre à coucher, ses autoportaits) mais aussi de découvrir des oeuvres moins connues. Le parti pris de cette exposition (une projection XXL) révèle la puissance du trait (voire une certaine rage), des couleurs mais aussi le tourment intérieur du peintre.

Ce parcours thématique qui retrace les différentes étapes de la vie de l’artiste (et les différents lieux où il a vécu) est accompagné de manière sonore et cette sélection musicale ( collaboration musicale de Luca Longobardi ) amplifie encore la beauté des ombres et des lumières, des dessins et des mouvements.

Pour info, sachez qu’une exposition immersive sur Picasso est prévue à la Sucrière à Lyon à partir du 11 octobre 2019.

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Une pause gourmande à Broken Biscuits

Si vous lisez ce blog depuis quelque temps, vous savez combien j’aime la pâtisserie. Si vous arrivez ici par hasard, sachez qu’il était impensable pour moi d’être presqu’une journée à Paris et repartir sans avoir essayé une des nombreuses adresses qui me font saliver à distance.

En flânant à la sortie de l’Atelier des Lumières, nous sommes tombés sur une petite boutique de Broken Biscuits fermée mais un panneau indiquait que l’autre adresse située dans le coin était ouverte. Nous sommes donc revenus avenue parmentier (au 13) et nous nous sommes posés dans cette pâtisserie café (où vous pouvez aussi déjeuner salé).

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Le choix a été compliqué car dans la vitrine de pâtisseries tout me faisait envie du petit chou au baba en passant par le roulé framboise pistache. Finalement nous nous sommes décidés pour cacahuète dreams et lemon berry.

J’ai choisi cette pâtisserie pour sa forme en tourbillon et aussi pour les goûts proposés à savoir un sablé cacahuète, une mousse chocolatée, une crème aux cacahuètes et un coeur praliné cacahuètes maison. C’est réconfortant, gourmand, c’est peut être plus un choix pour les premiers frimas de l’automne que pour les derniers jours encore chauds de l’été mais je me suis régalée (j’aurais juste aimé que le sablé soit un peu moins épais).

Lemon berry est plus frais, fruité, avec une petite touche d’acidulé et est composée d’une base crumble coco d’un crémeux citron, d’une ganache montée à la myrtilles, de petites meringues et de myrtilles fraîches. Un délice !

En prime vous avez l’accent charmant du couple anglo-irlandais (je ne leur ai pas demandé mais je l’ai lu ensuite dans un article), une petite salle avec des tables en bois qui donne envie de rester bouquiner avec un livre bref une adresse où je retournerai volontiers !

Balade parisienne dans le 11ème : Autour du boulevard Voltaire

Après ces douceurs, nous avons continué l’exploration du quartier avec l’idée de rester dans un périmètre assez limité, sans se presser, sans à avoir à prendre des métros. Nous avons ainsi marché jusqu’à l’impasse Mont-Louis puis avons rejoint le formidablement vert passage Gustave Lepeu (avec plein de jeux de mots à faire).

balade parisienne dans le 11ème
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La promenade s’est achevée dans le jardin de la Folie Titon dont une des sorties donne sur la pâtisserie et la chocolaterie Cyril Lignac (mais même si ma gourmandise me perdra, je n’avais plus de place pour une autre pâtisserie).

balade parisienne dans le 11ème

Pour trouver les passages, même si on a essayé de ne pas avoir le nez sur une carte non stop, nous nous sommes bien aidés d’un article, Les ruelles du Onzième, de Juliette du blog Je ne sais pas choisir.

J’espère que cette balade parisienne dans le 11ème vous a plu, en tous cas cela m’a donné très envie d’en faire d’autres avec le même « triptyque » : des librairies, une pâtisserie et du vert !

Les madeleines de Benoît Castel

L’heure de la rentrée scolaire a sonné et ce rituel qui consiste à proposer le mercredi un goûter maison a repris. En tombant sur une recette de madeleines de Benoît Castel, j’ai eu envie de l’essayer. C’est un dessert qui demande peu d’ingrédients, on en fait plusieurs tournées en espérant avoir des réserves pour quelques jours (tout dépend si vous avez ou pas un ado à la maison ) et c’est assez rapide à préparer. J’ai déjà proposé des recettes de madeleines sur le blog comme celles de Claire Heitzler au chocolat. Cette fois j’ai mis mis la pâte au frigo toute la nuit. J’ai un peu diminué la quantité de sucre indiqué dans la recette initiale, la quantité de beurre va probablement faire hurler certaines mais 1) ramenez cette quantité à 30 madeleines 2) je suis sûre qu’il y a des recettes healthy sur des blogs dont c’est le créneau …et je ne force personne. Pour ceux et celles qui aiment la pâtisserie avec du beurre, voici la recette : )

Pour une trentaine de madeleines

5 oeufs
180 g de sucre glace
190 g de beurre
210 g de farine
8 g de levure chimique
un peu de fève tonka râpée

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Fouettez au batteur les oeufs et le sucre glace jusqu’à ce que le mélange double de volume. Pendant ce temps, faites fondre le beurre et laissez-le tiédir.
2-Tamisez la farine et la levure et ajoutez-les au mélange oeufs/sucre glace.
3-Mélangez doucement pour incorporer la farine et la levure mais terminez par ajouter le beurre fondu. Si vous mettez de la fève tonka, ajoutez la à ce moment là et mélangez toujours doucement.
4-Filmez la pâte au contact avec du film alimentaire et laissez toute une nuit au frigo.
5-Le lendemain préchauffez votre four à 180°C. Versez dans chaque moule à madeleine préalablement beurré de la pâte à madeleine (avec une poche à douille c’est plus facile).
6-Mettez au four à 180°C jusqu’à ce qu’une bosse se forme (entre 6 et 8 minutes) puis prolongez la cuisson de quelques minutes encore (4 minutes pour mon four) en baissant le four à 160°C. Le contour des madeleines doit être bien doré.

Démoulez quand les madeleines sont encore tièdes pour éviter qu’elles n’attachent.

madeleines
madeleines

Bon à savoir spécial bosses

-Utilisez absolument un moule métallique et pas en silicone
-Mettez la pâte froide dans votre moule (soit en faisant la pâte la veille, soit en remplissant les moules puis en les laissant 1h au frigo et entre deux fournées, remettez la pâte au frigo)
-Remplissez les moules seulement aux 3/4 (toutes mes madeleines ne sont pas montées car j’avais trop rempli certaines empreintes)
-Mettez le moule à madeleines directement sur une grille et pas sur une plaque
-Commencez la cuisson des madeleines par une température à 180°C jusqu’à ce que les bosses apparaissent puis baissez le four pour terminer la cuisson

madeleines
madeleines

Les madeleines sont à leur top quand elles sortent du four. Vous pouvez les conserver dans une boîte hermétique et les passer 2 minutes au four avant dégustation pour qu’elles retrouvent leur texture initiale.

Vous avez préparé ces madeleines ? N’hésitez pas à me faire un clin d’oeil sur Instagram avec la mention @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

Brownie double chocolat

On est 20 août et il fait 16°. Y a plus de saison ma pauvre dame. Je regarde par ma fenêtre, le ciel est plombé et incroyablement gris, les gens ont des blousons et des parapluies, une femme passe dans un k-way bleu en poussant un vélo en évitant les flaques d’eau …et moi j’ai soudain envie de chocolat. Je cherche une idée très simple et rapide à préparer avant d’attaquer ma journée de travail et voilà comment le brownie double chocolat arrive dans ma cuisine. Vous pouvez déjà trouver des recettes de brownie sur le blog. Cette fois, j’ai suivi la recette de Frédéric Bau, en réduisant juste un peu la quantité de sucre et en mettant des chunks au chocolat noir plutôt que des noix (c’est très bon avec mais ma fille n’en aurait pas mangé et je pâtisse pour mes proches pas pour moi )). C’est parti pour la recette !

Ingrédients pour un brownie double chocolat

3 oeufs
90 g de sucre semoule
100 g de cassonade
90 g de chocolat noir 60%
170 g de beurre demi-sel (ou doux si vous préférez)
40 g de farine
10 g de poudre de cacao amer
une grosse poignée de chunk au chocolat noir

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

1-Dans un saladier, mélangez les oeufs à température ambiante avec le sucre et la cassonade sans faire mousser (pas de fouet).

2-Faites fondre bain-marie le chocolat noir coupé en morceaux et le beurre en dés. Laissez tiédir avant d’incorporer dans le mélange oeufs/sucre.

3-Ajoutez la farine et le cacao amer tamisés. Mélangez brièvement.

4-Versez dans un moule carré (de 20 cm de côté) chemisé d’une feuille de papier cuisson. Parsemez le dessus de chunks au chocolat noir.

5-Enfournez dans un four préchauffé à 160°C (th. 5/6) pendant une vingtaine de minutes.

6-Attendez que le brownie double chocolat soit froid avant de le démouler et de le découper.

brownie double chocolat

Bon à savoir :

Les chunks que je trouve chez G Detou (on en trouve aussi sur des boutiques en ligne) ont la particularité de résister à la cuisson. Ils sont parfaits dans des cookies et ici dans le brownie. Si vous utilisez les pépites de chocolat qu’on trouve en grande surface, elles vont plus fondre et se sentiront moins (voire pas du tout).

Il n’y a pas de difficulté particulière dans cette recette. Veillez juste :

♦à ne pas faire mousser les oeufs et le sucre mais à juste mélanger.

♦Quand vous incorporez la farine, dès qu’il n’y a plus de traces de farine, arrêtez de mélanger.

♦Enfin surveillez bien la cuisson car un brownie trop cuit, ce n’est plus un brownie. Au bout de 20 minutes, mon brownie double chocolat était encore trop tremblotant au centre et je l’ai remis 5 minutes. Il doit être humide mais pas coulant.

brownie double chocolat

Verdict ? La texture est comme je l’aime, l’usage du beurre demi-sel apporte une petite salée qui se marie très bien avec le chocolat. Grand succès auprès de mes testeurs !

Le meilleur brownie pour vous il est comment ?

Vous avez refait ce brownie double chocolat chez vous ? N’hésitez pas à me faire un clin d’oeil sur Instagram avec la mention @chocoladdict69 ou #chroniquesdunechocoladdict.

Un samedi soir sur la terre (en Bretagne)

Isn’t it ironic… don’t you think, comme le chantait Alanis Morissette, à chaque fois que je parle de vacances en Bretagne (si vous passez par là par hasard, sachez que je suis totalement sous le charme de cette région) à quelqu’un, on me répond « pluie » et c’est de retour à Lyon, que des pluies diluviennes tombent tout l’après-midi. Alors je n’ai pas résisté longtemps à me shooter aux couleurs et à la lumière de ce coin de Bretagne découvert cette année en regardant les xxx photos prises ces deux dernières semaines. J’en ai trié quelques unes pour partager avec vous notre premier soir sur la côte de granit rose.

Traverser toute la France en quelques heures de train et se retrouver dans ce décor à la fois irréel, celtique, végétal et marin, c’est ce qui s’appelle « faire une bonne première impression ». Il se trouve que ce soir là (oui c’était le soir, là bas le soleil ne se couchait pas avant 22h et à 21h il faisait encore bien jour), le ciel était sans nuage, la lumière magnifiait les landes environnantes et faisait scintiller les roches de granit rose. It’s a kind of magic, aurait pu être la bande-son.

côte de granit rose
côte de granit rose
le phare de Mean Ruz
côte de granit rose
côte de granit rose

Quand j’ai vu de la bruyère, j’ai commencé à chercher les hommes en kilt #passionkilt.

côte de granit rose
côte de granit rose

Depuis quelques années, je m’amuse à prendre les enfants en photo alors qu’ils sautent en l’air. Il y a pas mal de loupés mais sur mon téléphone, j’ai le « sauté » le plus réussi depuis longtemps, on dirait qu’ils volent devant le phare.

côte de granit rose

Aller sur la côte de granit rose sans voiture depuis Lyon ?

TGV Rennes-Lyon (4h), attention il ne circule pas tous les jours et pas les samedis (bizarrement) à cette période de l’année.
TER Rennes-Lannion (1h30) puis bus jusqu’à Perros Guirrec/Ploumanach/Trégastel .

J’espère que cela vous a donné envie de voir d’autres photos car j’en ai pas mal en stock : )

Connaissez-vous la côte de granit rose ?

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