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activité physique

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A part si vous êtes un(e) vrai(e) sportif(ve) (de ceux et celles qui aiment réellement cela et non de ceux et celles qui font du sport pour pouvoir manger du fromage et du bon pain /des plats consistants/des pâtisseries ou pour ne pas trop ressembler à un flamby), vous avez sûrement été frappé au moins une fois par ce phénomène qui consiste à ne pas avoir envie du tout d’aller à une séance de natation/danse/fill the blank alors qu’une fois que l’activité a commencé, vous êtes bien et limite heureux (se).

C’est un peu l’état dans lequel je me trouvais mardi, date de la supposée reprise de la zumba, après quelques mois d’interruption. Pourtant personne ne m’avait forcé, contrainte, menacé de mort. J’avais décidé de reprendre la zumba de mon plein gré, l’aspect « danse » de cette activité me manquant grandement. Alors expliquez moi pourquoi dès le matin, je cherchais intérieurement tous les prétextes possibles pour rester chez moi comme si j’avais rendez vous chez le médecin. Florilège :

– il fait si froid dehors et il n’y a pas meilleure perspective que me glisser ce soir sous la couette avec Jonathan Coe (son dernier roman bien sûr)
– je vais être complètement perdue dans les nouvelles chorégraphies, la prof va arrêter la musique et lancer une bande son de rires enregistrés ou de huées en braquant un projecteur sur moi
-je ne vais pas suivre le rythme aussi bien qu’avant et les autres vont chuchoter ou pouffer en regardant dans ma direction
-à la fin du cours, je vais être rouge comme une tomate et je ne veux surtout pas croiser mon voisin, celui qui a un sourire charmant dans cet état, ni même le Nicolas Duvauchelle de la Croix Rousse (ne le cherchez pas, c’est un pur fantasme)
– je vais rentrer dopaminée à bloc et je n’arriverai pas à trouver le sommeil (bon au moins je pourrais avancer dans ma lecture de Jonathan Coe)
– parcourir 200 mètres (oui parce qu’en plus c’est vraiment à côté de chez moi) toute transpirante en plein hiver c’est un coup à attraper la crève
-je vais faire du bruit en rentrant et réveiller les enfants déjà couchés
-mes séances de vélo d’appartement cela suffit non ?
-20h15 c’est trop tard pour commencer une activité

J’ai fini par demander à ma petite voix intérieure de la boucler, j’ai mis mes baskets (chouette, c’est sympa tu verras..), j’ai franchi les quelques mètres qui me séparaient de la salle où a lieu le cours, je suis arrivée un peu en avance et j’ai attendu avec impatience le début. L’heure est passée vite, la prof ne m’a pas conspué, j’ai suivi à peu près correctement, j’étais bien rouge comme une tomate à la fin (et comble de l’horreur en jogging !) mais je n’ai pas croisé mon voisin dans l’ascenseur.

Heureusement que (et contrairement à ce que pourrait laisser penser la photo en Une dont je n’ai pas trouvé le crédit mais que je trouvais plus « drôle » qu’une vraie photo de zumba ) la pratique de la zumba ne nécessite nullement le port de short .. là j’aurais tenu l’excuse béton: )

Bonus : je suis tombée sur la chaîne The fitness Marshall, des vidéos courtes pour se bouger un peu sans se prendre au sérieux (et avec des musiques connues contrairement à gym direct ou aux cours gratuits en ligne de décathlon )

A toutes celles qui ont un point de côté après 5 minutes de footing (et arrêtez d’essayer de me convaincre que le running c’est génial-il suffit de s’y-mettre-ça a changé ma vie, j’aime PAS courir), à toutes celles qui détestaient les sports collectifs et faisaient un petit pas de côté en voyant arriver le ballon dans leur direction, à toutes qui ont séché les cours d’EPS, à toutes celles qui ont mal au ventre juste en respirant l’odeur du chlore de la piscine municipale et qui ne peuvent s’empêcher de penser aux champignons, à toutes celles qui n’ont qu’une envie qu’on en finisse au plus vite en pleine séance d’abdo-fessiers et compagnie, j’ai envie de dire, je vous ai compris mais surtout j’ai trouvé l’activité qui permet de se bouger tout en s’amusant (et je vous assure que pour moi sport n’a jamais rimé avec enthousiasme).

J’en avais parlé à la rentrée peu de temps après avoir commencé cette nouvelle activité mais je me connais comme si je vivais avec moi-même depuis un certain nombre d’années et je sais qu’à l’idée de sortir en hiver en jogging, je peux très très vite préférer rester au chaud, trouver un nombre de prétextes hallucinants, ressentir une soudaine et totale absence de motivation. Je jauge donc l’intérêt de la Zumba par le fait avant tout que les semaines passent sans que je trouve cela lassant ou ai envie de passer à autre chose …Pire quand je rate un cours, ça me manque.

Bien-sûr je ne vais pas vous raconter de salades, le cours a lieu à 20h et j’ai toujours un petit passage à vide où j’envisage de ne pas y aller parce que j’ai un bon DVD à regarder / un livre qui m’attend sur ma table de chevet / une flemme brutale /une fatigue qui s’abat sur moi. Heureusement le cours a lieu à environ 2 minutes à pied de mon appartement (tellement près qu’une fois m’apercevant que j’avais oublié d’envoyer un mail important, j’ai eu le temps de rentrer, envoyer le mail et être à l’heure au début du cours) alors même s’il pleut, qu’il fait froid, j’ai vraiment zéro excuses.

Et puis surtout j’aime vraiment la Zumba même si la différence de  perception entre ce que je ressens et la réalité doit être à peu près équivalente à ça :

zumba 3

Non pas que je me sente forcément dans la peau d’une bombasse dès que le cours commence mais je me fous royalement de ce que les autres peuvent penser de moi à ce moment là (le cours est donné par une association, ici pas de concours de qui a la plus belle tenue), je ne me vois pas car il n’y a pas de miroirs dans la salle et je vis le truc vraiment à fond (je me fais violence pour ne pas chanter fort sur le refrain de « I kiss a girl » de Katy Perry). J’ai d’ailleurs résolu une partie du mystère sur les filles qui ne sont jamais rouges et qui ne transpirent pas : il y a zumba et Zumba. Vous pouvez suivre le cours sans sauter trop haut, sans descendre trop bas sur les cuisses, sans mettre les bras, en mode tranquillou-bilou, voire même en discutant des faits marquants de la semaine avec votre voisine (j’ai des noms). Et puis vous pouvez mettre la gomme, boostée par la musique, par l’énergie de la prof et par l’envie de vous libérer de toutes vos tensions….bon je crois que c’est comme ça que je suis mal retombée sur une cheville, du coup au dernier cours je faisais moins la maline.

zumbaj’aurais pu vous montrer mon corps de rêve grâce à la zumba mais il était déjà pris : )

Une grosse partie du succès du cours tient à la prof j’en suis certaine. Elle a une telle patate sur scène, que c’est comme si elle nous en donnait une partie et puis on a envie de lui renvoyer les mêmes ondes. Les chorégraphies changent très régulièrement et sont variées tant au niveau des influences (bollywood, danse orientale, salsa, funk, danse africaine…) que des musiques. Parfois je me dis que ce cours de Zumba c’est comme si j’avais l’autorisation d’aller en boîte une fois par semaine. Je peux danser sur du Dalida (oui, oui), Partenaire Particulier, Mickaël Jackson ou même une version « zumbatisée » de Ella elle l’a de France Gall (oui ça fait peur dis comme ça mais le morceau est juste parfait pour se déhancher). Au dernier cours, la prof nous a toutes fait mettre en ligne pour un morceau de danse irlandaise …grand moment !

Le seul pré-requis est peut-être d’avoir un peu le sens du rythme et d’être capable d’assimiler rapidement les chorégraphies en sachant qu’on connait assez vite un répertoire de mouvements qui revient régulièrement. Bien entendu si vous n’aimez pas danser (en plus de ne pas aimer le sport ? ) alors là c’est mal barré.

La zumba peut même être drôle (à son insu) quand vient le moment des étirements et que j’ai l’impression que mes bras ont raccourci au lavage. Pourquoi la nana juste devant moi arrive à être à l’écart , le ventre contre le sol alors que j’ai du mal à toucher du bout des doigts mes pieds ?

J’aime bien aussi l’après-zumba, quand le cours est fini, qu’avec mon amie Sophie on est toutes les deux rouges comme des tomates (mais quand même moins au fil du temps, on a gagné en endurance mine de rien) et qu’on marche dans la nuit jusqu’à son arrêt de bus en discutant. Plaisir aussi de la douche qui n’est jamais aussi agréable qu’après un cours de zumba quand le corps a transpiré et qu’on sent l’eau chaude glisser sur tous les muscles qui ont travaillé.

Prochaine étape si tout va bien (si ma cheville est d’accord), une Zumba party avec plusieurs profs sur scènes, plusieurs heures de zumba (là, l’angoisse pointe : vais-je tenir le coup ? ) et que des gens en jogging …allez avouez ça fait envie non ? : )

crédit photo : we heart it

Il y a un mois et demi j’étais pleine de bonne volonté sportive : j’allais reprendre une activité physique, abandonner mon corps flamby pour des jambes fuselées et musclées (eh oh on peut rêver), me défouler en musique, me sentir en pleine forme…à la mi-octobre, la réalité est un petit peu différente :

Glop : En compagnie de Madame Sophie, je suis allée jouer à qui sera la plus rouge de nous deux ou la plus essoufflée lors d’un cours de zumba. Je craignais un peu qu’elle me haïsse jusqu’à la fin de ses jours et sur plusieurs générations mais visiblement elle a apprécié et à l’heure actuelle elle m’adresse toujours la parole.

Pas glop : Mon dos par contre a nettement moins aimé la séance, je me suis levée le lendemain matin avec l’impression qu’un troupeau de vaches m’était passé sur le bas du corps pendant la nuit. J’ai voulu tuer la douleur avec un décontractyl mais c’est le décontractyl qui m’a achevé. Aligner une phrase correcte s’est vite avéré très difficile. Comme l’épisode médoc est arrivé un mercredi de garde d’enfants, côté énergie j’étais pile synchro !

Pas glop : Mon banquier m’a également envoyé des messages subliminaux quand j’ai pris connaissance des tarifs d’abonnement à ce cours et m’a incité à choisir une autre activité

Glop : comme la piscine par exemple, option excellente pour le dos en plus !

Pas glop : oui je sais je ne suis pas très crédible puisque je te parlais déjà de mon envie de natation palmée …en mars dernier. Ma motivation sera-t-écornée par la perspective des dimanches matins d’hiver froid quand je me retrouverai à tenter d’aligner trois longueurs au milieu des barbotages familiaux ou quand je repartirai les cheveux mouillés renonçant à  comprendre le fonctionnement d’un sèche cheveu dont la soufflerie est dirigée vers le sol? 

Pas glop : j’ai bien pensé au jogging mais j’ai peur d’être kidnappée …(oui j’ai osé)

Et toi, le sport fait-il partie de ton programme de la rentrée?

Edit : dernier jour pour participer au concours Quand je serai grande !

Je ne sais pas ce qui m’a pris mais dernièrement j’ai voulu me mettre au pilates. Comme je n’avais pas les moyens de me payer des cours à 25 euros l’unité (tarif en vigueur sur Lyon), j’ai loué le DVD Pilates pour les nuls et j’ai profité d’un créneau libre de mon dimanche matin pour me planter devant la télé.

Comme 90% des DVD de fitnes, il est américain, ce qui nous vaut un doublage en total décalage et un ton enthousiaste et ultra-pédagogique agaçant au bout de 5 minutes mais au moins cette fois on échappe au waouh, yeah enthousiastes des participants au cours. La prof ressemble à Jane Fonda jeune et a un corps parfait, mince et musclé, moulé dans un body riquiqui…2 minutes me suffisent à la détester)

Je m’allonge à même le sol, constatant qu’un petit tapis en mousse n’aurait pas été du luxe, et 20 secondes après, le chérubin se radine et s’appuie de tout son poids sur mon buste, visiblement amusé par la perspective de voir sa mère faire un peu de sport. L’homme en rajoute une couche en mimant le premier exercice mais comprend vite que les abdos n’ont rien d’amusant, ça se saurait. J’arrive à envoyer père et fils s’occuper ailleurs que dans le salon et j’enchaîne mouvements de jambes, de bustes, assouplissements. Le pilates a l’avantage d’allier travail sur la silhouette (objectif : s’affiner et non prendre du muscle) et travail sur la souplesse.

Ma concentration n’est pas au top car père et fils font des allées et venues régulières : l’un me demande si « il faut habiller le chérubin? » si « ‘il doit aller le promener? » ou s’il « peut aller prendre sa douche? » alors que l’autre réclame Baldé ou m’incite à jouer avec lui plutôt qu’à mimer le crawl ventre à terre. Malgré cela, je constate que ma souplesse comparée à celle de Jane Fonda est assez navrante et que malgré le titre du cours, Pilates pour les nuls (dans le menu, j’ai même choisi niveau débutant), c’est loin d’être fingers in the nose )

Verdict? Au bout des 30 minutes, j’ai l’impression d’avoir pas mal travaillé et chaque mouvement est détaillé de sorte à ne pas faire n’importe quoi. Pas sûre pour autant que le Pilates m’enthousiasme réellement. Il n’y a pas de musique, il n’y a pas une once de ludique, j’ai un peu l’impression de refaire du Davina et Véronique sans les tou tou you tou et je sais qu’une fois que j’aurais visionné le DVD une dizaine de fois j’en aurais ras le bol.

Et vous, sportives d’appartement ou pas?

Edit 1 : d’après Flick-r la dame de la photo est enceinte, je cherche encore son ventre)

Edit 2 : ce matin, je n’ai jamais autant senti la présence de mes abdos)

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