zoo Archives - Chroniques d'une Chocoladdict
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Si on passait par le parc ? on venait de goûter à pas mal de chocolats (au Salon du Chocolat dont je reparle bientôt) et dans un sursaut de culpabilité, j’ai proposé au fiston de prolonger notre tête à tête par une balade dans notre central parc à nous lyonnais, le parc de la Tête d’Or. Alors que j’essayais de calculer le nombre de calories que j’étais susceptible de dépenser en empruntant le chemin le plus long, on n’arrêtait pas de croiser des joggers et le chérubin m’a demandé :

« pourquoi ils courent? où vont-ils?  »
J’en sais rien mais tu parles comme une pub de la société générale, je lui ai répondu.

On a admiré les oiseaux sur leurs branches, les couleurs de l’automne comme dans la chanson de Joe Dassin (ou d’Alexis HK vu qu’ils ont exactement la même voix), je donnais des réponses évasives aux questions animalières (note pour plus tard : emporter la zoologie pour les nuls la prochaine fois).

A l’entrée du zoo, j’ai pensé à la chanson de Delerm, La vipère du Gabon alors que devant la cage des mangoustes, le fiston ne m’a dit pas « ah bon? « mais « y en a dans Kirikou« . A chacun ses références …

Visiblement on est arrivé à l’heure du déjeuner, beaucoup d’animaux étaient sortis mais le parc était relativement désert (à part les fameux joggers) …on a eu notre quart d’heure Out of Africa.

En arrivant devant la fosse aux ours, j’ai dit au fiston « Tu as vu comment il mange sa pomme en une bouchée ? pas de « tu peux me la peler maman?  » « tu peux me la couper en morceaux ?« .
Je sais pas, maman, je parle pas ours, il m’a rétorqué.

 

non mais laissez moi, mangez ma banane, tout seul sur…enfin bref quoi )

Il faisait un temps à écouter le poème de Victor Hugo Si vous n’avez rien à me dire chanté par Françoise Hardy dans son dernier album L’amour fou…

…mais je crois que j’aurais un peu casser ce moment de complicité filiale ) Alors on a rejoint doucement la sortie en passant devant le parc aux daims (et aux autruches) et on n’a même pas évoqué Bambi.

 

Ah les crocrocro les crocrocro les crocodiles, sur le bord du Nil ils sont partis n’en parlons plus…même pas vrai, Alligator junior a lancé l’idée d’un apéro sur twitter et ils se sont tous retrouvés à la ferme aux crocodiles de Pierrelatte.

Je te rappelle que je suis phobique des serpents mais aussi de tout ce qui a, pour moi, une tête de reptile : tortues, lézards voire verre de terre. Bref voilà une visite qui m’enchantait d’avance mais pour un enfant, une mère est prête à se dépasser, n’est ce pas? (si cela avait été l’île aux serpents c’était no question).

Après avoir honteusement grillé la file qui attendait dehors sous la pluie, sous prétexte que nous avions déjà les tickets, me voici face à des aquariums géants à chercher parmi les branchages s’il y a moyen de ramener un souvenir : un sac ou une paire de bottes par exemple.

Je tombe sur le croco albino d’entrée de jeu, particulièrement hideux à mes yeux :

il vient de Floride..y-a-il un crocodile dans l’avion? tu imagines…

Les serres sont aménagées comme si le visiteur était dans une forêt tropicale..je suis sur mes gardes : auraient-ils poussé le vice jusqu’à intégrer des boas dans les bananiers?

J’avance sur un parcours en bois (est-ce bien solide? ) alors que sous mes pieds nagent deux ou trois crocodiles. La plupart des participants à l’apéro sont immobiles, l’oeil fixe :

Trois jours qu’ils n’ont pas mangé (ils mettent du temps à digérer il parait) alors vaut mieux pas tenter la baignade.

Sans le vouloir, nous arrivons pile poil pour l’heure du repas (le goûter devrais-je dire car il était 15h)…la légende veut que les animaux se battent quand les soigneurs lancent des carcasses de poulet dans le bassin, que ça saigne comme dans un duo stop ou encore C Jérôme. La foule d’ailleurs se presse aux endroits stratégiques, les réflex sont tous pointés vers les gueules entre-ouvertes de nos amis les bêtes…finalement la becquée a lieu dans la plus grande courtoisie « après vous, je vous en prie…je n’en ferai rien… ». La foule est déçue.

Mon fils, déjà misanthrope à 4 ans, se plaint du monde alors j’accélère un peu la visite direction la nurserie. J’ai comme la désagréable impression que certains me regardent d’en haut avec mépris :

La nurserie est l’endroit préféré du chérubin qui s’extasie sur les bébés tortues (peut-être aussi parce qu’il peut les voir de près contrairement aux crocodiles) :

Même petits, je les trouve répugnants

Là je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête mais je décide de toucher un crocodile, je veux savoir s’il a la peau douce ou pas…apparemment il ne connait pas la crème hydratante (j’ai pas mis la photo ..trop impressionnante)

Après le bébé croco, la maman croco qui doit sentir que je commence à trouver ça un peu rengaine et qui me sort le grand jeu en ouvrant sa gueule en grand :

une visite chez le dentiste s’impose je crois

Verdict : le prix de l’entrée est cher par rapport au temps de la visite, surtout si tu n’es pas passionnée par les caïmans et les alligators qui, la plupart du temps, sont immobiles (pas de salto arrière, pas de bras déchiqueté, pas de prise à la crocodile dundee, nada).

Néanmoins, pour  le décor particulièrement soigné, pour le nombre de crocodiles et d’espèces différentes (pas à l’étroit), pour la nursery, la Ferme aux crocodiles est une visite incontournable qui laissera des souvenirs à toute la famille (cauchemars garantis).

Et toi, les zoos, tu aimes?

A défaut d’emmener le chérubin voir les lions dans la savane, les dromadaires dans le désert ou les ours polaires en artique, nous avons profité des vacances de Pâques pour visiter le parc animalier de Peaugres.

Il est conseillé de commencer par la partie en voiture pour découvrir les éléphants, les autruches, les hippopotames, les cerfs d’asie, les rhinocéros et les ours entre autres. Les singes qui, quelques années plus tôt, sautaient sur les voitures, s’amusaient avec les essuie-glaces et abîmaient quelques carrosseries au passage ont été délocalisés dans la partie se visitant à pied tout comme les lions.

Et dans les yeux du chérubin? pas d’émerveillement intense…pour lui le fait qu’un énorme ours brun marche juste à côté de sa portière n’avait rien d’extraordinaire et il avait envie de sortir de la voiture car il avait mal au coeur (une fois de plus le remède homéopathique pour le mal du transport n’a eu aucun effet sur lui)…pas ici chéri, c’est juste un peu risqué )

Et dans les yeux de la maman? les animaux ont, il me semble, vraiment de l’espace et pas des enclos sur lesquels ils tournent sur eux-mêmes.

Après une pause snack (à l’intérieur vu le vent ce jour-là), nous avons attaqué la partie à pied pour aller voir les girafes, les lémuriens (qui viennent bondir à nos pieds), les pingouins, les singes, les kangourous et j’en passe.

Et devinez ce qu’a préféré ma chère tête blonde? les bestioles dont il me parle encore maintenant.?….les serpents !! inutile de préciser que je ne l’ai pas accompagné au vivarium dans lequel, parait-il, il s’est arrêté devant chaque vitrine, faisant mine de caresser les reptiles ! Non mais il le sait ce petit que sa mère devient complètement barge à la  simple vue d’un lézard et que le mot même de serpent lui file des frissons? Faudrait pas qu’il cultive cette soudaine passion, hein? )

A part ça, il a trouvé les chauves-souris flippantes et quand il prononce chauve-souris, on dirait qu’il dit ‘Sarkozy » alors je le comprends…

Le grand regret de la journée dont il ne se remet toujours pas actuellement est qu’il a, je cite dans le texte, « raté les loups »…épuisé par le début de journée et d’après-midi, incapable de se priver de sieste, il s’est endormi dans sa poussette au moment même où nous passions sur le pont qui enjambe l’espace où sont les loups !

Verdict ? une bonne idée de sortie en famille (ou sans famille d’ailleurs) même si cela revient assez cher vu les tarifs d’entrée au parc. J’ai trouvé que la partie à pied avait un peu vieilli et qu’elle aurait besoin d’un ravalement général. Peut-être que le chérubin est encore un peu jeune pour vraiment apprécier les zoos mais nous aurons sûrement l’occasion d’y retourner un jour.

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