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sylvie guillem

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Après un titre pareil, il ne faudra pas que je vienne me plaindre d’attirer les tordus, les bizarres et les  carrément space sur mon blog via les requêtes google )

Mais consacrer un billet sur un ballet et un film pas vraiment grand public un 14 juillet, n’est ce pas un peu suicidaire? Pas de ma faute, si la semaine dernière a été riche en sorties, si aujourd’hui c’est férié et si la blogosphère risque de ressembler à une station balnéaire hors saison.

L’exploit de vendredi dernier a été non seulement d’enchaîner deux sorties mais aussi de cumuler deux déceptions.

(lot de consolation : Henri Cavill ci-dessus n’est pas désagréable à regarder)

Commençons par le dernier Woody Allen, Whaterver works que je me suis empressée d’aller voir dès mon premier jour de congé.
Alors que j’avais lu et entendu de très bonnes critiques à son sujet, je l’ai trouvé paresseux, en manque d’inspiration, d’imagination, sans réelle mise en scène. Soit les dialogues sont brillants, mais cela donne un peu l’impression de lire un recueil d’aphorismes de Woody Allen et leur enchaînement n’est même pas particulièrement drôle. L’acteur principal, incarnation partielle du réalisateur, n’a rien d’exceptionnel et la jeune fille qui s’entiche de lui est carrément fade…on aurait préféré largement Woody Allen à l’écran même s’il n’a plus l’âge d’incarner le rôle. Visiblement ceux qui avaient descendu Match Point ou Vicky Christina Barcelona ont adoré ce film….et inversement ).


(photo d’un spectacle précédent, Sylvie Guillem et Akram Khan)

Le soir même, je retrouvais une amie et profiter des largesses du comité d’entreprise de l’homme pour me rendre aux Nuits de Fourvière voir le ballet  créé par Sylvie Guillem. C’est quasiment devenu une tradition : tous les ans, je dîne avec la même amie dans le vieux Lyon et puis nous montons sur la colline de Fourvière, nous profitons de la vue extraordinaire sur la ville depuis les arènes et nous assistons à un spectacle de danse (et souvent celui proposé par Sylvie Guillem).

Mais cette année, je suis restée sur ma faim malgré l’histoire de ce chevalier Éon à la destinée hors du commun, malgré les costumes magnifiques d‘Alexander Mcqueen, malgré les jeux de lumière sublimés par le lieu et la nuit noire (le spectacle commence à 22h). Après un passage époustouflant pendant lequel Sylvie Guillem, accompagné pour ce ballet de Robert Lepage et Russel Maliphant jouent et dansent autour de trois tables, j’ai guetté les passages dansés bien trop rares à mon goût au profit de monologues ou de scénettes jouées.

Sylvie Guillem a toujours une grâce, une façon de se déplacer dans l’espace, une souplesse, une expressivité éblouissantes mais j’ai eu le sentiment, peut-être à tort, qu’elle donnait moins au public que dans ses précédents spectacles… ou  bien a-t-elle voulu sciemment misé plus sur la mise en scène (parfois magiques comme le passage où l’on a le sentiment que les danseurs sont en lévitation) que sur la chorégraphie. 

Et vous, avez-vous déjà été déçu par quelqu’un dont vous étiez fan?

Edit : l’interview Thierry Pastor sera en ligne demain ! et si je vous dis, tu sais ce qu’elle te dit la fraise, vous avez deviné de qui il s’agit….

Edit 2 : demain j’ai prévu une virée à bébé neuf et je suis toujours indécise concernant l’achat d’une écharpe de portage (d’où le titre du billet vous suivez?). Pour le chérubin j’avais acheté un porte-bébé babybjork à 80 euros qui me faisait un mal de dos terrible mais je ne suis pas sûre de maîtriser les 10 noeuds pour pouvoir porter numéro 2 (je sais qu’il existe des ateliers mais bon comment te dire quand j’ai du temps libre, j’ai envie de faire autre chose..je sais je suis chieuse). Il me faut un truc facile, rapide, confortable, utilisable dès la naissance ou presque et compatible avec un chérubin qu’il faudra amener à l’école à pied. Bref si vous avez une bonne expérience, un conseil, n’hésitez pas à me les faire partager !

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