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Dimanche soir j’ai éteint très tard pour finir Nymphéas Noirs de Michel Bussi alors même si je suis un peu flemmarde lorsqu’il s’agit de partager mes lectures (car pour moi ce n’est pas un exercice rapide et facile), je me suis dit que cela valait quand même le coup de vous dire quelques mots sur ce roman que je n’arrivais pas à lâcher.

Au sujet de cet auteur, j’étais assez mitigée, ayant lu du bon et du moins bon. Nymphéas Noirs étant revenue plusieurs fois dans les conseils de lecture, d’autant plus après ma visite de Giverny, j’ai laissé de côté mes à priori et je suis partie en Normandie.

Indéniablement, il y a un côté jubilatoire à connaitre les lieux où se passe l’intrigue, à revenir dans les rues parcourues, à se souvenir de tel ou tel détail grâce à l’auteur. On est plongé d’autant plus vite dans l’histoire que côté décor, on se sent un peu comme chez soi.

Et puis comme le laisse deviner le titre, le livre est une invitation dans l’univers et la vie de Monet, dans le monde des impressionnistes, une invitation qui donne envie de découvrir le musée Marmottan à Paris, le musée des Beaux Arts à Rouen ou de retourner au musée d’Orsay.

A ces deux éléments, s’ajoutent des personnages qu’on prend plaisir à accompagner et à connaitre : Fanette la fillette douée qui rêve de gagner le concours des jeunes peintres de la fondation Robinson, Stéphanie Dupain la belle institutrice aux yeux mauves, l’inspecteur Laurenc Serenec et son adjoint Sylvio Benavides aussi différents que complémentaires tout comme cette narratrice qui habite le Moulin et qui connait le nom du meurtrier.

Mais la véritable force de Nymphéas Noirs (qui est pour moi vraiment le meilleur livre de l’écrivain) c’est sa construction. On est assez souvent déçu dans les polars par le dénouement, en se creusant un peu les méninges on voit parfois arriver la résolution de l’énigme avant la fin, on a quelques soupçons qui s’avèrent juste …ici impossible de deviner ce que le dernier chapitre nous révèle (ou alors vous êtes vraiment très très fort ) et c’est tellement bon de se faire balader de la sorte, qu’on en redemande !

Lorsque j’étais en primaire, j’avais des jumelles dans ma classe. Je me souviens de leurs prénoms, vaguement de leur visage, elles n’avaient pas la même coiffure et dans ma mémoire, avaient chacune des personnalités différentes, des traits dissemblables. J’étais trop petite pour m’intéresser à leur psychologie et à tout ce qu’on entend à propos des jumeaux : reliés par un sixième sens qui ferait que lorsqu’un va mal l’autre le sent même s’il est loin,  s’amusant à interchanger les places le temps d’une soirée, d’un examen, d’un flirt (on dit encore flirt en 2015 ? )), inséparables. Je ne sais pas quelle est la part de vérité et de légendes dans ces affirmations mais j’ai toujours été interloquée par les jeunes jumeaux que les parents habillent de la même façon comme s’ils étaient des clones. Cela doit être étrange de vivre avec un miroir en permanence sous les yeux.

Lorsque j’ai vu que l’écrivain Jacques Expert avait choisi de bâtir l’intrigue de son dernier polar, Deux gouttes d’eau, autour de deux frères jumeaux, j’ai pensé au film Faux semblants dont je n’ai vu que quelques extraits qui m’avaient paru assez troublants.

Le livre s’ouvre dans un appartement de Boulogne Billancourt alors que Robert Laforge, divisionnaire de police judiciaire, vient de découvrir une jeune femme, Élodie, morte, tuée à coups de hache. Alors que dans la plupart des romans policiers, on suit une enquête pour trouver un coupable, ici quelques pages à peine après le début du livre, une caméra de surveillance identifie le petit ami d’Élodie, sortant de chez elle, l’arme à la main.

Affaire résolue ? Pas si simple. Placé en garde à vue et interrogé, Antoine Deloye nie farouchement les faits avant d’accuser son frère, Franck Deloye, d’avoir profité de leur ressemblance pour organiser cette macabre machination contre lui. Quand Franck arrive au commissariat, il s’avère qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau à son frère et que rien dans les attitudes, les gestes, les vêtements et le physique ne peut les distinguer l’un de l’autre. Les seuls qui pourraient peut-être les identifier sans équivoque sont leurs parents. Problème : ils sont morts.

Si j’ai dévoré ce polar en trois soirées, c’est parce que la construction du livre alterne habilement entre une reconstitution des faits, la description précise et réaliste d’une vie dans un commissariat et des flash-back concernant l’enfance et la jeunesse des deux frères jumeaux. Peu à peu, on en apprend plus sur le caractère de ces hommes qui semblent toujours avoir voulu écarter quiconque de leur duo tout en étant très destructeur l’un envers l’autre. Une question nait dans les esprits : existe-t-il un jumeau maléfique ? un jumeau bourreau et un jumeau victime ? qui domine l’autre ?

L’auteur s’amuse à tendre à son lecteur des fausses pistes, à semer sans cesse le doute, créé une atmosphère de huit clos étouffant dans lequel personne n’est vraiment sympathique, du divisionnaire au sale caractère et aux éclats de colère incontrôlables aux jumeaux à l’apparence inquiétante (yeux d’un bleu tirant vers le blanc, froideur, absence d’empreintes due à une maladie génétique).

On croit que le supposé coupable confronté à son alibi va être piégé puis tout bascule à nouveau. Même si j’avais envisagé une partie de l’explication, j’ai été surprise par le dénouement et jusqu’à la dernière page de Deux gouttes d’eau, je me suis totalement laissée embarquer par cette intrigue où les certitudes ne durent jamais qu’une fraction de seconde.

{Deux gouttes d’eau par Jacques Expert, éditions Sonatine  }

 

Je ne sais pas s’il y a vraiment des lectures d’été, plus adaptées aux vacances, à la plage ou au transat ou si c’est juste un argument marketing pour donner envie de lire à une période de l’année pendant laquelle à priori on a plus le temps de se plonger dans un bouquin. En tous cas lorsque j’ai vu la couverture du roman policier Ne lâche pas ma main avec ses palmiers, ses fleurs tropicales et son crabe, je me suis imaginée en train de le lire sous un parasol et un cocktail à la main même si la réalité était moins clichée.

C’est d’ailleurs au bord d’une piscine que Liane et Martial passent leurs vacances avec leur fille, dans un hôtel sur l’île de la Réunion au début de Ne lâche pas ma main. Le paradis vire au cauchemar, le jour où Liane disparait de l’hôtel, laissant des traces de sang dans la chambre qu’elle occupait. Tout accuse très vite son mari qui prend la fuite avec sa fille. Une course poursuite des plages au volcan de la fournaise en passant par les forêts luxuriantes de l’île s’engage alors eux deux et la police.

Liane est-elle encore vivante ? Martial est il coupable ? Les employés de l’hôtel interrogés ont-ils tous dit la vérité ? Michel Bussi s’arrange pour que ces questions restent en suspens suffisamment longtemps pour que j’ai eu envie de connaitre la suite quitte à m’endormir très tard ou à dire à mes enfants « euh deux secondes ... » (sans lever les yeux vers eux alors qu’ils étaient en train de transformer la salle de bains en pataugeoire ou de parsemer de pâte à modeler tout le sol de l’appartement).

Ne lâche pas ma main est un thriller efficace qui, au delà de l’intrigue bien ficelée, m’a transporté sur l’île de la Réunion (en évitant les images de carte postale) à travers des personnages comme Christos et une découverte de la culture et de l’histoire de cette région d’Outre-Mer. J’ai été moyennement convaincue par le dénouement final mais j’ai mis dans ma liste de livres à lire, Nymphéas Noirs pour revenir avec Michel Bussi dans  le village de Giverny visité récemment.

(Ne lâche pas ma main de Michel Bussi, pocket, 7.30€)

 

 

Quand j’ai commencé à lire Avant d’aller dormir de S.J. Watson, j’ai eu un mal fou à me raisonner, vu l’heure déjà tardive, à attendre le lendemain pour découvrir la suite de l’histoire. Ils ne sont pas légion ces auteurs qui, par leur écriture et par la construction de leur intrigue, s’arrangent pour que le lecteur soit en haleine et n’ait pas envie de reposer le livre sur sa table de chevet. Tu sais ce genre de thriller que tu ne lâches pas même en sortant du métro, que tu continues de lire dans la rue, risquant poteau et déjections canines ) …ce genre de livre qui semble te murmurer « encore une page et après j’arrête » alors que la personne avec qui tu partages ton lit te demande d’un ton suppliant « tu éteins ? « .

Imagine qu’un matin tu te réveilles en te demandant où tu es, qui est l’inconnu(e) à côté de toi sur l’oreiller et qu’en vérifiant ton reflet dans la salle de bains tu réalises que tu as presque 50 ans alors que tu pensais en avoir 30. C’est ce qui arrive tous les matins à Christine, héroïne du livre, affectée d’un très rare cas d’amnésie.

Cela pourrait tourner rapidement en rond et ressembler à une histoire sans fin si Christine ne se mettait pas à tenir un journal intime dans lequel elle note tout ce dont elle se souvient au cours d’une journée sur les conseils du docteur Nash qui la suit. Au fil des chapitres, Christine va reconstituer son existence et découvrir que le puzzle de sa vie est bourré d’ incohérences.

A qui peut-elle vraiment se fier? pourquoi a-t-elle écrit dans la première page de son journal Ne pas faire confiance à Ben (son mari) ? et si son cerveau lui jouait des tours, si elle s’inventait des souvenirs?

Très vite je me suis glissée dans la peau de cette femme, me posant en même temps qu’elle les mêmes questions, soupçonnant tout le monde, j’ai tenté d’imaginer un quotidien avec une mémoire vierge de tout passé et cette impression de vide immense qu’on doit ressentir.

Plus le roman avance et plus la tension est palpable et pour mettre fin à celle ci, il n’y a qu’une solution…finir vite le livre avant d’aller dormir )

J’ai hésité pour le titre de ce billet entre Hypothermie m’a endormi et Hypothermie… mieux qu’un somnifère mais je trouvais ça un peu sévère, d’autant que les critiques sur les blogs et dans la presse sont très positives au sujet de ce roman policier (et alors? me diras-tu)

Toujours est-il que tous les soirs, après quelques pages d’Hypothermie, mes paupières étaient lourdes et je sombrais dans le sommeil…sa lecture a donc pas mal traîné et quand j’ai appris le dénouement, cela ne m’a pas plus convaincu que le reste.

Le pitch  (plutôt prometteur) : Maria est retrouvée morte dans son chalet au bord du lac Thingvellir. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. Cela n’a a priori rien d’étonnant dans un pays où le suicide fait beaucoup plus de victimes que les meurtres. Pourtant Karen, une amie de Maria, remet à Erlendur une cassette qui va semer le doute dans son esprit. Il s’agit de l’enregistrement d’une séance de médium. Maria espérait pouvoir contacter par ce biais ses parents disparus. Erlendur décide de faire cavalier seul et de mener l’enquête discrètement.

Le problème est qu’on devine très rapidement qui est le coupable dans l’histoire et que du coup l’intrigue perd tout son suspens et pas mal de son intérêt. Si j’ai toujours préféré les anti-héros aux héros (ils sont plus drôles), j’ai eu du mal à trouver sympathique, ne serait-ce qu’un court instant, le personnage d’Erlendur. Quand sa fille qui se drogue lui annonce que sa meilleure amie est morte d’une overdose, il lui demande « peux-tu me rappeler quel était son parcours? ».

De chapitre en chapitre, on suit ce flic qui va interroger untel puis untel dans une linéarité narrative sans surprise. Je ne demande pas forcément du sang, des coups de feu, des poursuites mais le petit truc qui donne envie de connaitre la suite, qui pousse à repousser l’heure de reposer son livre, je ne l’ai pas eu avec Indridason.

Je pensais être transportée en Islande dans des paysages un peu irréels, là encore cela n’a pas fonctionné..je n’ai rien vu.

Peut-être que je suis hermétique à cette veine littéraire d’Europe du Nord qui a pourtant le vent en poupe. Si je n’ai jamais été déçue par Mankell, je me suis arrêtée au tome 1 de Millenium, pas vraiment enthousiasmée par une histoire qui démarre après 200 pages.

Et toi, les auteurs de roman policier d’Europe du Nord tu en lis?

crédit photo : jmweb, etsy.com

Samedi : attirer son attention sur  les poissons de la fish manucure dans la salle d’attente du coiffeur pendant qu’un jeune homme lui coupe patiemment les cheveux…ou comment éviter le drame

Dimanche : assister au triomphe de l’homme qui en mettant deux euros dans une machine à jeux gagne une console DS3 et voir le chérubin pleurer car il préfère repartir avec la peluche Monsieur Chatouille (que la gérante lui a donné incrédule)

Lundi : avoir un pincement au coeur lorsque mon fils a soufflé ses 5 bougies et partager sa joie devant ses cadeaux et son gâteau (pendant que Miss Zen nous faisait du maxi boudin par jalousie, jamais vu ça !)

Mardi : recevoir des cartes postales qui me font voyager aux quatre coins de France et en Corse avec Framboize

Mercredi : encore un anniversaire mais pas celui du chérubin cette fois.. une pêche aux cadeaux, des brochettes de bonbons, un parc rien que pour quelques enfants, je l’ai récupéré ravi !

Jeudi : Finir ENFIN Moonlight drive, le dernier livre de Denis Lehane..je ne sais pas si j’aurais le temps de le chroniquer en tant que je n’ai pas été déçue !

Vendredi : goûter le fondant au chocolat au lait tenté avec ce que j’avais dans les placards et préférer définitivement sa version chocolat noir mais j’ai du raisonné les enfants pour qu’ils ne se rendent pas malades

Pour les semaines à venir, le blog va changer son rythme de publication mais la weekly chocolate ne s’arrête pas alors si tu découvres une spécialité chocolatée pendant tes vacances, si tu prépares un dessert au chocolat, si tu passes devant un pâtissier qui te fait saliver ou si tu choisis le parfum chocolat dans ta coupe de glace, pense à la Weekly !

Tu peux me lire aussi un jour sur deux sur Fais-toi la belle et venir me parler de ton coin de France préféré, celui où tu vis, celui où tu es partie en vacances ou celui où tu rêverais de t’acheter une maison par exemple jusqu’à la fin du mois d’août.

Et toi, ta semaine ? celle d’Arwen

Edit : tu te demandes peut-être pourquoi j’ai choisi un phare pour illustrer ce billet vu que cela n’a rien à voir? juste parce que je suis comme fascinée par ceux-ci, leur faisceau lumineux m’hypnotise, m’emmène ailleurs et ceci est ma participation pour l’objet du mois pour Fais belle la casa.

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