Tag

récit de voyage

Browsing

Je vous ai parlé à plusieurs reprises je crois de l’écrivain américain Bill Bryson, spécialisé dans les récits d’aventure drôles.  Qu’il roule sa bosse aux Etats Unis ou en Australie, j’ai toujours suivi ses périples avec plaisir, riant de ses mésaventures (j’imagine qu’il exagère certains détails mais cela marche !). Dans son dernier livre, Des cornflakes dans le porridge, Bill Bryson pose son sac à dos en Grande Bretagne, mêlant première fois en terre anglaise et voyages plus récents.

Si son premier contact a été pour le mois inhospitalier (après avoir cherché en vain un endroit où dormir, il finit sa nuit dans une sorte d’abribus, trempé et transi de froid), c’est en Grande Bretagne que l’auteur a rencontré sa femme et après avoir vécu en famille aux Etats Unis, il est établi aujourd’hui dans le Norfolk. Je le soupçonne d’ailleurs d’avoir été contaminé par l’humour anglais, cet humour pince sans rire et second degré dont il dit lui même qu’il est totalement incompréhensible pour des américains.

On a pas mal de points communs Bill Bryson et moi  : même si je rêve de voyages en Italie et que je tiens la cuisine italienne comme la meilleure au monde, j’ai une tendresse particulière pour l’Angleterre et pour les anglais. Je nourris la même aversion que lui pour les voitures (il se déplace la plupart du temps en train et ce qu’il en décrit, ne m’est pas étranger) et le même attachement pour la marche…et les salons de thé : )

Au delà des coins qu’il fait découvrir aux lecteurs au fil des chapitres (avec beaucoup de pluie, vous vous en doutez !), j’ai aimé sa façon de décrire les plaisirs du voyageur solitaire et toutes les anecdotes liées aux villes, villages ou endroits où il se pose et qui rendent son récit si vivant et attachant.

Bill Bryson a roulé sa bosse souvent en Grande Bretagne (et a travaillé aussi pour la presse anglaise), son regard n’est pas celui d’un touriste ni vraiment celui d’un anglais dans Des Cornflakes dans le porridge même s’il arrive à saisir mille et un détails dont cette « façon d’être » so british. Une chose est sûre : il me donne envie de traverser la Manche !

Si tu n’as pas la chance de te faire dorer la pilule au soleil cet été , si tu ne sais pas quoi choisir quand tu vas à la  bibliothèque, si les soirées télé te paraissent aussi désespérantes qu’un dimanche devant Michel Drucker alors voici mes derniers coups de coeur rayon livres :


Rêves de garçons de Laura Kasischke

Une fois de plus, ne t’arrête pas au titre ! Je ne sais pas si la traductrice ou l’éditeur font un travail de sape délibéré ou si c’est du second degré mais je m’étais faite la même remarque avec un livre que j’avais adoré du même auteur, A moi pour toujours. Dans les deux cas, ça sonne comme du harlequin mais ce n’en est pas l’espace d’une seconde ! Cette fois-ci Laura Kasischke nous entraîne, dans les années 70, dans un camp d’été lors d’un stage de formation de pom-pom girls. Elle n’a pas son pareil pour nous décrire les tourments, les peurs, les découvertes des adolescents. Après avoir fait monté la tension peu à peu à partir d’une situation de départ assez banale (trois jeunes filles fuguent du camp l’espace de quelques heures pour aller se baigner dans un lac), on se laisse totalement dérouter par la fin. A lire avant la fin de l’été ! (NB: existe en poche)



Moi vivant, jamais vous n’aurez de pause de Leslie Plé

Pas besoin d’aimer ou de s’y connaître en BD pour apprécier ce titre qui se dévore  très très vite. L’auteur raconte en bulles et avec beaucoup d’humour son expérience de libraire/vendeuse dans une grande surface de la culture. Conditions de travail abrutissantes, management à la japonaise, clients dont les demandes rivalisent d’absurdité, collègue lourdingue…on comprend pourquoi Leslie Plé a fini pour rendre son tablier et se consacrer à ses crayons. Rires assurés !




Le koala tueur de Kenneth Cook

On se demande en refermant ce recueil de nouvelles si l’auteur n’a pas une nette tendance à exagérer car à en croire ses chroniques il a échappé plusieurs fois à la mort ! Pandas, crocodiles (et voilà comment cette nuit-même j’ai cauchemardé que l’homme courait le fis dans les bras avec un énorme alligator sur les talons…c’était horrible!), éléphants, serpents, (là j’ai carrément zappé les chapitres étant donné mon hystérie à la simple évocation d’un reptile) , chat sauvage, requins, chameaux, Kenneth Cook a vécu une expérience mémorable avec chacune de ses bêtes en Australie. J’ai juré de ne jamais mettre un pied dans ce pays en refermant ce bouquin ou de ne pas m’éloigner des grandes villes ! A découvrir si vous aimez les reportages animaliers ou les voyages !



Seul le silence de R.J. Ellory

LE meilleur thriller que j’ai lu depuis longtemps ! Une fois ouvert, tu ne le lâches plus , absorbée aussi bien par la vie de Joseph Vaughan pleine de rebondissements que par cette série de meurtres de petites filles jamais élucidées et qui le poursuit toute sa vie..jusqu’à ce qu’on apprenne la  vérité dans les dernières pages. C’est noir, c’est puissant, c’est bien plus qu’un roman de serial killer, plus ambitieux qu’un roman policier….le plus difficile sera de trouver le sommeil après avoir refermé le livre ! (et en plus j’ai une petite dédicace de l’auteur présent au salon du polar cette année à Lyon)

La moisson ne pouvant être bonne à tous les coups, j’ai rencontré aussi quelques petites déceptions dans mes récentes lectures…la critique étant par essence subjective, ne jette pas ces livres dans ta poubelle si jamais ils sont sur ta table de chevet…



Retour en terre de Jim Harrison

Je crois que j’ai à peu près tout lu de cet écrivain américain et peut-être que je me suis lassée…j’ai retrouvé les mêmes thèmes, un personnage principal qui ressemble à beaucoup d’autres dans des livres précédents bref je n’ai pas eu de grande surprise…une réflexion tout de même sur la façon dont on aimerait mourir….



L’histoire d’un mariage de Andrew Sean Green

J’en avais entendu beaucoup parlé en bien et j’ai toujours trouvé passionnantes les histoires de couple, surtout lorsqu’il est annoncé sur la 4ème de couverture qu’on ne connaît jamais vraiment la personne avec qui on vit. Est-ce la faute à la traduction? est-ce le fait qu’on attend, page après page, quelque chose qui n’arrive pas? En tous cas, ce roman n’a pas réussi à me captiver…vite lu, vite oublié….



Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois

J’avais tellement aimé Une vie française que j’attendais la même force, la même justesse, la même émotion avec le dernier livre de Jean-Paul Dubois annoncé comme une saga. Hélas, trois fois hélas, cette fois la magie n’a pas opéré. La vie de ce quinquagénaire scénariste qui part à Hollywood pour adapter un film et pour s’éloigner d’une famille qu’il ne comprend plus ne m’a pas passionné. Les situations, pourtant peu communes ‘(soirées dans lesquelles il rencontre Nick Nolte ou Jack Nicholson), pourraient être largement plus savoureuses,  le sort du héros, plutôt anti-héros, m’a très vite laissé indifférente.

Maintenant tu ne peux plus dire « j’sais pas quoi lire! »…je vais tenter, de mon côté, de poursuivre mon rythme de croisière avant les nuits blanches et l’absence de toute activité intellectuelle à venir….

Pin It