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Vous ne vous êtes jamais interrogés sur l‘alimentation des playmbobils ? moi si, ils sont tous sveltes, sans bourrelets, pimpants. Du coup j’ai voulu en savoir plus sur le secret de leur forme : régime crétois, détox ou jeûne ? J’ai fouillé dans les bacs et les petites pièces que je tente de conserver dans un pot de pâte à modeler, j’ai donné le mot d’ordre à mes assistants de tout mettre sur les tables et le résultat a été le suivant :

1- Pour brûler les graisses, le playmobil mange de l‘ananas, l’achète déjà coupé mais d’une drôle de façon

2- Le playmobil a t-il des origines alsaciennes? il semble très friand de kouglofs

3- Le playmobil n’est pas végétarien et quand il mange de la viande il associe saucisses et côtelette (brûlée?)

4- Comme le terrien, le playmobil retire une grande fierté à dire c’est moi qui l’ai fait..il a donc une machine à pain et est obligé de le manger en gros bloc  alors qu’il rêve d’une bonne baguette

5- Comme le terrien vivant dans les grandes villes, il est abonné aux paniers de légumes et trouve régulièrement à l’intérieur des choses dont il ne sait pas quoi faire

6- Côté boissons, il semble préférer le champagne format magnum

1- Le playmobil a ramené de son séjour à la ferme un bidon de lait authentique pour faire tout comme..

2- ..mais ça ne l’empêche pas d’acheter des pommes recoloriées en rouge parce qu’elles sont plus jolies que les pommes bio

3- A midi, le playmobil déjeune à la cantine mais ne mange jamais le petit pain qu’il pose sur son plateau…il le ramène à la maison, c’est toujours ça de gagner

4- Les origines alsaciennes du playmobil sont compromises par la présence massive dans sa cuisine de roulés à la cannelle suédois

5- Il y a toujours des carottes dans le frigo d’un playmobil mais l’histoire ne dit pas si c’est pour préparer un carrot cake ou pour garder le teint rose

Cet épisode de la saga playmobil m’a été inspiré par le projet (et livre) du photographe Peter Menzel Hungry People dont vous pouvez visionner quelques images sur le site de Time Magazine.

Lors de mon premier séjour en Angleterre, voulant engager la conversation sur des choses relativement simples côté vocabulaire avec ma famille d’accueil, j’ai demandé au père de ma correspondante si eux, les anglais, ils mangeaient vraiment de la jelly (ou si c’était un truc qu’on disait aux Français pour caricaturer les rosbeefs).

Ni une, ni deux, il m’a entraîné avec lui dans la cuisine, a sorti une sachet type préparation toute prête et nous voilà en train de préparer pour le soir même le dessert fluorescent et tremblotant que le monde entier leur envie. Il était très enthousiaste alors quand il m’a servi une cuillère puis une autre, je n’ai pas osé casser son bel élan….pouah que c’était sucré et en même temps sans goût identifiable.

Ça ne m’a pas empêché de pleurer le jour où Mark et Spencer a fermé ses portes à Lyon. Les scones, le lemond curd, les chips au vinaigre, les mince pie, les jacket potatoes, la bouffe anglaise moi j’aime ça. Alors quand je suis passée par hasard devant une épicerie anglaise qui vient juste d’ouvrir ses portes, forcément je suis rentrée.

Que des choses pas caloriques bien-sûr…

Voilà ce que cela me fait le London virus, et toi? (gagne deux allers-retours Lyon-Londres en jouant jusqu’au 9 novembre 2010

Tu as déjà mangé quelque chose dont tu ne raffoles pas juste pour être poli(e) ?*

Edit 1 : mes envies de desserts anglais

Le jour où Mark and Spencer a fermé boutique à Lyon, faute de clients parait-il (depuis je considère d’un œil toujours un peu suspect les lyonnais), j’ai tenté d’en finir avec la vie en mettant la tête dans un paquet de chips au vinaigre. C’en était donc fini des club-sandwichs au pain de mie anglais, des salades de fruits frais, du cheesecake, des digestives ?

Alertant mes amis face à cette catastrophe, je ne rencontrais qu’incompréhension et indifférence. Personne ne comprenait cet engouement pour les agapes d’Outre-Manche, chacun étant traumatisé par un épisode d’échange linguistique à jamais associé aux petits pois verts fluos, aux minces pies, à la jelly ou au rosbeef sauce marmite.

Tant pis j’étais prête à partir en croisade et à me sacrifier pour un salon de thé  londonien avec tapisserie Laura Ashley, napperons en crochet, scones servis avec de la clutted cream et de la confiture de fruits rouges, le tout dégusté en compagnie d’ Hugh Grant.

Fais pas cette tête, Hugh, je t’ai dit que je venais

Afin d’œuvrer pour la réhabilitation de la gastronomie britannique, j’allais enfin répondre à l’invitation de Jude Law pour un petit déjeuner anglais au lit.

Demander aussi gentiment, comment pourrais-je refuser?

Pour mettre un terme à bien des clichés, je ne repousserais plus les assauts répétés de Colin Firth pour que je le rejoigne dans   les Cornouailles pour un fish ou chips ou des jacket potatoes suivi d’une apple pie tiède  avec une boule de glace à la vanille.


C’est pas un peu paumé ton cottage, Colin ?

Je jurais  même de gouter le haggis (spécialité écossaise consistant en de la panse de brebis farcie épicée) si Ewan McGregor mettait son kilt et me laissait vérifier la véracité de la légende à ce propos.

T’es pas obligé non plus d’être torse poil Ewan )

Mes amis, ne désirant pas briser ma vie de couple, m’enjoignèrent de gagner plutôt le concours organisé par Manu pour me ravitailler en victuailles anglaises  Regent’s Park...peut-être changeraient-ils d’avis en croquant dans  un toast tartiné de lemon curd ….

Il ne vous reste plus qu’à voter pour moi à partir du  22 juillet sur le blog de Manu !


Me demander de parler de gourmandise c’est comme demander à Drucker de poser des questions dans le sens du poil à ses invités, demander à Lio de montrer ses seins dans une émission de la Nouvelle Star ou encore demander à Carla Bruni de dire du bien de son ami Hortefeux…fingers in the nose !

Qui d’autre passe des heures sur les blogs culinaires à baver d’envie devant des recettes chocolatées? qui d’autre est à la recherche de LA recette du cheesecake, ou LA recette du brownie et qui poursuivra sa quête jusqu’à ce que mort s’ensuive? Qui d’autre est prêt à ressortir un dimanche soir sous la pluie et dans le froid en constatant, OGM, qu’il n’y a pas une seule tablette de chocolat d’avance? Qui d’autre choisit avec autant de soins les restos des villes dans lesquelles elle passe? Qui d’autre est prêt(e) à courir à l’autre bout de la ville pour tester le nouveau pâtisser, le nouveau traiteur italien ou le nouveau fromager?

La gourmande ne fait pas dans la demie-mesure, elle a du mal à se contenter d’un seul carré de chocolat. La gourmande n’est pas diététiquement correct, elle ne mange pas parce qu’elle a faim, elle mange pour le plaisir. La gourmande laisse parait-il entrevoir des promesses érotiques aux hommes (vous connaissez la chanson, dis moi comment tu manges, je te dirais comment tu te comportes dans un lit…) mais la gourmande, la vraie, pas la raisonnable, est rarement longiligne sauf erreur de Dame Nature. Alors la gourmande est face à un dilemme cornélien : fruster sa gourmandise et retrouver sa minceur ou libérer sa gourmandise et se plaindre de son poids….

Ce billet est publié dans le cadre du concours lancé par MissBrownie sur son blog Mes doudoux et compagnie sur le thème de la gourmandise bien-sûr.

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